Guide de SEOUL 서울 : Population et langues

Relève de la garde au palais Deoksugung.
Relève de la garde au palais Deoksugung.
Une mégalopole asiatique

La population de la ville de Séoul dépasse les 10 millions d'habitants. Mais si on y ajoute les villes des environs, notamment Incheon et Suwon, l'aire urbaine dépasse les 25 millions de personnes. Séoul est ainsi la troisième plus peuplée mégalopole de la planète, après Tokyo et New York, qui ne la devance que de très peu. A titre de comparaison, la région parisienne ne compte que 11,5 millions d'habitants, ce qui en fait pourtant déjà une mégalopole de premier plan en Europe. C'est donc la moitié de la population de la Corée du Sud, qui avoisine les 50 millions, qui se concentre autour de la capitale. Ce ratio suffit à lui seul à expliquer l'importance de Séoul à échelle nationale. A titre de comparaison, la population de l'aire urbaine de Séoul dépasse même celle de l'ensemble de la Corée du Nord (23 millions).

Séoul présente toutes les caractéristiques de la mégalopole d'Asie du nord-est, comme Tokyo ou Osaka. Un centre très dense où se concentrent l'essentiel de l'activité économique, les quartiers d'affaires, les commerces et les principaux sites ; une banlieue gigantesque et très peuplée, reliée par un réseau de transports très performant ; et des parcs et forêts dans lesquels se retrouve la population les week-ends. Les prix du logement y sont très élevés, et les complexes gigantesques - des immeubles numérotés et aux allures de HLM - construits par les chaebol concentrent l'essentiel de la population. C'est également une ville généralement très propre et où la criminalité reste très faible, malgré le fait que l'activité semble ne jamais s'y arrêter.

Homogénéité ethnique

Les Coréens insistent beaucoup sur l'homogénéité ethnique de leur peuple, et l'identité nationale passe pour eux par le sang. Cela ne signifie pas que tous les Coréens se ressemblent ou qu'ils soient radicalement différents de leurs voisins. Il y a des tendances morphologiques évidentes, mais si on met côte à côte des Chinois, des Japonais, des Mongols et des Coréens habillés et coiffés de la même manière, il est pratiquement impossible de les différencier avec certitude. C'est particulièrement frappant lorsqu'on voyage en Mongolie. A vrai dire, l'homogénéité n'est vérifiée que par les statistiques portant sur un grand nombre d'individus. Les signes particuliers des Coréens se retrouvent aussi dans les populations japonaises, chinoises ou mongoles, bien que chez un moins grand nombre d'individus. Ces signes caractéristiques sont un large front, comme les Chinois du Shandong et les Japonais, une peau naturellement plus claire que les Chinois et les Japonais, la tête brachy-céphale (aussi large que haute, en fait en forme de poire retournée) comme les Mongols et les Toungouzes, les yeux bridés, les pommettes hautes et saillantes, les cheveux noirs et raides (moins de 1 % de la population les a naturellement ondulés) et le nez fin. Les enfants naissent avec la tache bleue mongole sur le haut des fesses, mais elle disparaît par la suite. Comme ailleurs en Asie du Nord-Est, il y a peu de personnes de groupe sanguin O et de rhésus négatif. Les groupes A et B prédominent, ce qui est intéressant puisqu'en Chine et en Mongolie c'est le groupe B qui est le plus représenté, et qu'au Japon c'est le groupe A. Pour la taille moyenne, les Coréens sont originellement aussi grands que les Chinois du Nord-Est, plus petits que les Chinois Han, plus grands que les Japonais, du moins pour les hommes qui appartiennent à l'échelle moyenne haute. Mais ces moyennes ont beaucoup changé depuis l'après-guerre et l'amélioration de la nutrition, Coréens et Japonais ayant grandi de plusieurs centimètres. La coloration de leur peau ne provient pas d'une pigmentation mais d'une fine couche de graisse présente sous l'épiderme, et qui protégeait leurs lointains ancêtres des vents glacés lorsqu'ils habitaient dans les steppes de Sibérie et d'Asie centrale. De même leurs yeux, parfois très bridés, tiennent cette particularité d'un repli graisseux sous la paupière qui protégeait les yeux du soleil, du vent et du froid, comme le faisaient les pommettes saillantes. Les Coréens sont donc de race mongoloïde, mais avec des traits orientaux, et même occidentaux selon certains, qui attestent d'un mélange de peuples : principalement des Chinois du Shandong, des Toungouzes (peuplade de Sibérie orientale et de Mandchourie appartenant au groupe linguistique ouralo-altaïque) et des Mongols. Ils constituent donc un peuple distinct de ses voisins chinois et japonais, et d'une (relative) homogénéité ethnique et culturelle depuis environ 2 000 ans.

Origine de la population

La Corée serait habitée depuis 500 000 ans par des hominidés, mais les autochtones du paléolithique ancien n'avaient certainement rien à voir avec les Coréens actuels. Ces populations furent chassées par l'arrivée de tribus nomades venues d'Asie centrale par la Sibérie orientale et la Mandchourie, certainement en plusieurs vagues de migration entre 6000 et 3000 ans av. J.-C. Ces premiers habitants paléoasiatiques ont été repoussés pour la plupart vers le nord-est (Sakhaline, côte est de la Sibérie) et le nord du Japon, certains étant assimilés par les nouveaux arrivants. C'est la raison pour laquelle on retrouve des similitudes (mythes, en particulier culte de l'ours, coutumes, etc.) entre les anciens Coréens, les peuples de Sibérie et les Japonais (surtout les Aïnous). On admet que les nouveaux arrivants qui apportèrent avec eux leur culture néolithique sont les ancêtres directs des Coréens modernes. Mais le peuple actuel résulte en fait de mélanges successifs. Ces peuplades nomades qui vont se fixer dans la péninsule coréenne se sont installées en chemin en Mandchourie et vont descendre jusqu'au Japon. Les légendes, l'anthropologie et la linguistique leur donnent comme origine les monts altaïques ; les Coréens seraient donc de race mongole, ou plus précisément issus du sous-groupe toungouze. Il va y avoir ensuite plusieurs autres vagues migratoires distinctes, car au néolithique les chasseurs-cueilleurs habitent près des côtes et des rivières et produisent une poterie dite " au peigne ", alors qu'à l'âge du bronze (à partir de 1500 av. J.-C.) les populations pratiquent l'agriculture, produisent des poteries simples similaires à celles que l'on trouve en Chine du Nord-Est, et habitent sur des hauteurs. On a affaire en tout cas à des cultures semblables, proches de celle des Chinois du Shandong (golfe du Bo Hai). La culture mégalithique (dolmens, etc.), présente sur la péninsule à cette époque et que l'on retrouve sur une large bande allant de l'Europe à la Mandchourie, a fait penser qu'il y aurait dans les ancêtres des Coréens des Aryens migrants venus de l'ouest, ce qui expliquerait leur peau claire. La culture mégalithique pourrait aussi trouver son origine dans la culture scytho-sibérienne qui se serait répandue dans la péninsule en même temps que la culture du fer. Quoi qu'il en soit, on estime que les derniers arrivants constituèrent une aristocratie qui régna par le pouvoir du bronze sur les populations précédemment installées.

L'agriculture entraîne de profondes modifications sociales : différenciation sociale, organisation en clans, création de petites cités Etats et surtout croissance démographique. Les habitants de la Corée vont alors migrer vers le sud-ouest du Japon. Les Coréens d'alors sont répandus de la région nord du fleuve Jaune en Chine et de la Mandchourie au sud de la péninsule, sans oublier des contacts avec le Japon. Au IVe siècle av. J.-C., la culture du fer est introduite de Chine, les guerres qui y ont lieu poussant beaucoup de Chinois du nord-est à émigrer vers la péninsule coréenne. Les contacts et la compétition sont de plus en plus forts avec les Chinois. Les petits royaumes coréens se fédèrent, et trouvent le sens d'une unité ethnique et culturelle dans leur lutte contre leurs voisins. Les Chinois vont cependant obtenir un contrôle de tout le nord du pays en établissant quatre commanderies qui dureront près de 400 ans. Les deux cultures et les deux peuples vont donc se mélanger à cette époque (au moins à partir du IIe siècle av. J.-C.). On peut dire qu'à ce moment, les grandes vagues migratoires s'arrêtent, et que le peuple coréen devient ce qu'il est. L'unification du sud du pays par Silla en 668 complète cette unité en créant une société unique à partir de différentes tribus. Depuis lors, les Coréens se considèrent comme une culture et une race homogènes, mais on a vu qu'elles résultent de différents apports. Ces apports vont d'ailleurs continuer avec les invasions mongoles, mandchoues, japonaises. Mais ce sont des invasions, et même s'il y a des échanges culturels, surtout avec la Chine, les Coréens résisteront à toute tentative d'assimilation ethnique ou culturelle, certainement grâce à ce sens de leur identité gagné sous Silla. Le royaume de Goguryeo au nord, qui occupait un territoire immense, devient alors Barhae : une élite coréenne règne sur des peuples locaux non coréens, surtout des Toungouzes de Mandchourie, qui ne seront jamais intégrés. Le royaume s'écroule, les élites fuient vers le nouveau royaume de Goryeo, et depuis lors la Mandchourie est occupée par différents groupes toungouzes. Quant aux rapports avec le Japon, ils furent étroits pour le royaume de Gaya et celui de Baekje. Quand ces deux royaumes seront détruits par Silla, les élites et artisans fuiront au Japon, emportant leur culture vers leur terre d'accueil. On voit donc, malgré ce qu'en disent les Coréens, les liens étroits qui les unissent avec les Japonais, ethniquement et culturellement.

Il y a plus de 70 millions de Coréens dans le monde, 45 millions au sud, 23 millions au nord, quelques millions en Asie centrale et Sibérie, en Mandchourie, au Japon, aux Etats-Unis. Ils forment partout des communautés fermées qui préservent jalousement leur culture et leur ethnicité. L'indice de fécondité au Sud est tombé, après le baby-boom, à 1,6 (1,7 en France). La population vieillit et ne s'accroît plus guère, tandis qu'au nord, avec un indice de 2,4, elle reste encore très jeune et devrait s'accroître de 36 % d'ici à 2025 (si la famine et la grave crise du pays sont enrayées). Il y a une petite communauté chinoise au Sud, installée surtout à Incheon et à Séoul, une forte présence américaine (environ 35 000 GI's), mais aucune minorité ethnique de nationalité coréenne (ce qui fonde le mythe de l'homogénéité). Les Japonais ont presque tous quitté le pays après la libération en 1945. De nos jours, les mariages mixtes se multiplient.

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