Guide de SEOUL 서울 : Politique et économie

Politique

La vie politique occupe une place très importante dans la société sud-coréenne, pour plusieurs raisons. Le poids de l'histoire récente d'abord, ce pays ayant été colonisé pendant près d'un demi-siècle par le Japon, divisé par la Seconde Guerre mondiale, et aujourd'hui dernier symbole d'une guerre froide qui semble jouer des prolongations. La force des convictions ensuite, la Corée du Sud étant une jeune démocratie active, qui ne se contente pas d'être une puissance économique de premier plan, mais cherche à consolider ses institutions pour affirmer son identité politique. Les espoirs et incertitudes de l'avenir enfin, avec des perspectives de dialogue régional sans cesse grandissantes, mais dans le même temps la crainte de voir les puissances voisines imposer leur hégémonie. Les Sud-Coréens vivent à l'heure de la politique, se déplacent en masse lors des scrutins électoraux, se passionnent pour les débats sur l'avenir de leur pays, la question de la réunification, la consolidation des institutions ou encore les déboires de la dynastie Kim en Corée du Nord. Car les Sud-Coréens suivent parallèlement, et c'est leur spécificité, la vie politique de deux entités distinctes à la fois, conscients que les enjeux qui se jouent au nord du 38e parallèle ont un impact direct sur leur propre existence.

Structure étatique

Institutions - Constitution.

La Constitution de la Grande République des Han (Daehanminguk, nom officiel du pays) a été adoptée en 1948 avec l'appui des Nations unies. Elle a connu neuf amendements lors des six républiques qui se sont succédé de 1952 à 1987. Ces modifications ont correspondu aux six régimes présidentiels, la plupart autoritaires et militaires, qui ont gouverné la Corée. Depuis Kim Young-sam, la Corée semble en passe de réaliser les idéaux formulés par sa Constitution. Celle-ci est inspirée des idées occidentales et de la plupart des concepts des démocraties modernes : souveraineté du peuple coréen s'exerçant par les élections de représentants nationaux (députés d'une chambre unique) ou locaux (maires et conseillers régionaux) ; séparation des trois pouvoirs ; égalité des citoyens quel que soit leur statut social ou leur sexe ; liberté de religion, de pensée, de déplacement ; droit au travail, de grève, à la propriété, à la liberté individuelle, au bonheur... La liberté de culte est la seule qui ait existé pendant longtemps. La liberté de déplacement à l'étranger n'a été accordée qu'à la fin des années 1980, l'égalité des sexes est théorique, les arrestations arbitraires furent légion sous les anciens dictateurs, la liberté de la presse est encore problématique... Peu à peu cependant, le peuple coréen accède à ces libertés et droits grâce à de nombreuses manifestations et grèves qui ont imposé ses aspirations. Le président est élu au suffrage universel direct depuis la Constitution de la sixième République, voté le 27 octobre 1987.

Président.

Il est désormais élu au suffrage universel direct pour 5 ans et n'est pas rééligible. Il ne peut plus prendre des mesures d'urgence ni dissoudre l'Assemblée nationale. Les Coréens sont très soucieux de limiter les pouvoirs du président, craignant le retour de la dictature plus que tout. C'est pourquoi ses pouvoirs politiques sont importants (et symboliques également, puisqu'il est le représentant de la nation), mais restent limités à la fois dans le temps et l'exercice de ses fonctions.

Assemblée nationale.

Elle siège au centre de la petite île Yeoeuido, sur le fleuve Han à Séoul. Deux tiers des membres sont élus par le peuple pour 4 ans, le tiers restant étant distribué proportionnellement aux partis qui ont eu plus de 5 élus. Elle se réunit en session de 100 jours et son pouvoir est désormais accru. L'Assemblée peut refuser le Premier ministre choisi par le président et peut aussi refuser son accord au Premier ministre comme à tout ministre ; cependant, durant leur première année de fonction, ces derniers ne peuvent être démis par l'Assemblée. Elle propose, discute, approuve ou rejette toutes les lois, ratifie les traités, ajuste ou accepte le budget. Elle contrôle désormais les actions du président et peut même le mettre en empêchement. C'est elle aussi qui accepte ou refuse le chef du pouvoir judiciaire choisi par le président.

Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel juge la conformité des lois à la Constitution sur la requête des cours de justice, ainsi que tous les conflits au sein du gouvernement. Ses membres sont présentés par le chef du pouvoir judiciaire au président qui les choisit, puis ce choix est ratifié par l'Assemblée.

Pouvoir exécutif.

Le président de la République est le chef du pouvoir exécutif. Il représente l'Etat, doit maintenir l'unité et l'indépendance du pays et doit oeuvrer à la réunification pacifique des deux Corées. Il peut démettre et nommer tout ministre ou membre du gouvernement et de l'administration (sauf les juges). Il est commandant en chef des armées et bénéficie du droit de grâce. Ce droit a été utilisé dernièrement pour amnistier les ex-présidents Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo. Il exerce ses fonctions à travers un Conseil du gouvernement dont il est le responsable. Ce dernier comprend entre 15 et 30 membres. Le Premier ministre quant à lui est responsable des actions de ses ministres sous la surveillance du président.

Plusieurs agences gouvernementales viennent aider l'action du président, comme le Conseil de sécurité, le Conseil de la réunification pacifique et démocratique, le Conseil de l'économie, le Bureau d'audit et d'inspection (l'équivalent de la Cour des comptes). Il avait autrefois à compter avec l'Agence de planification de la sécurité, nom donné aux services secrets, qui soit aidait dans l'ombre le président, soit ourdissait divers complots contre lui. Depuis l'arrivée au pouvoir de l'éternelle opposition démocratique, sa principale et plus célèbre victime, l'Agence a été rebaptisée, purgée de nombre de ses anciens cadres et ses fonctions redéfinies. Elle ne devrait plus s'occuper de politique intérieure (elle est accusée par exemple d'avoir monté un complot contre Kim Dae-jung, durant les élections de 1997, visant à le faire passer pour un traître à la solde de la Corée du Nord !) mais principalement, comme ses consoeurs occidentales, d'information industrielle et commerciale.

Partis
Partis politiques

Les partis furent nombreux après les premières élections de 1948, mais ils n'avaient pas de politique bien définie. En 1951, le parti libéral (Chayudang ou LP) prit de l'importance et, aux côtés du parti démocratique (Minjudang ou DP), forma l'opposition. De 1961 à 1963, après le coup d'Etat militaire, tous les partis furent interdits. Avec l'arrivée au pouvoir du président Pak, le parti libéral s'associa au gouvernement. Le parti démocratique devint dès lors le leader de l'opposition. Ce bipartisme apparent dura jusqu'aux événements de 1979-1981. Sous la pression populaire des manifestations étudiantes et du mouvement de Gwangju, la vie politique sembla reprendre forme. Trois partis dominèrent alors la scène politique : le parti démocratique de la justice (DJP) du président Chun, le parti de la Corée démocratique (DKP) et le parti national de Corée (KNP). Malgré tout, les opposants eurent peu de pouvoir au sein de ces partis limités dans leur action par des lois martiales restrictives sur le rôle de l'opposition. Le premier pas vers la démocratie est effectué lorsque le candidat à la présidence et chef du DJP, Roh Tae-woo, lance en 1987 l'idée du suffrage universel direct pour élire le président. Le président Chun Doo-hwan fut peu à peu obligé de libéraliser la vie politique, et Roh fut élu président. Dès son arrivée au pouvoir, ce dernier perdit la majorité au profit du nouveau Parti libéral démocratique (DLP ou Minjudang). En 1992, Kim Young-sam est le premier président civil élu au suffrage universel en Corée. Le processus de démocratisation enclenché avant son arrivée au pouvoir se poursuit irrémédiablement. Il y a désormais deux grands partis politiques sur la scène politique coréenne. Le Parti de la grande Corée (anciennement Parti de la nouvelle Corée ou NKP) est le parti conservateur, au pouvoir de 1945 à la victoire de Kim Dae-jung en 1997. Il est miné par les accusations de corruption, liées à sa mainmise sur le pouvoir lors de ces 40 dernières années, mais il assure cependant actuellement le pouvoir, depuis la victoire aux élections présidentielles de Lee Myung-bak en décembre 2007. Il a changé de nom en février 2012, et s'appelle désormais le Saenuri. Son président actuel est Hwang Woo-yea, mais la figure la plus importante est bien entendu Park Geun-hye, première femme élue à la présidence de la République, le 19 décembre 2012. Face à ce vaste parti conservateur fort de 158 députés, le principal parti d'opposition est la nouvelle alliance politique pour la démocratie, fondée en 2014 et qui compte 130 députés. On assiste donc aujourd'hui à une forme de bipolarisation de la vie politique sud-coréenne, le troisième parti, le Parti de la justice fondé en 2012, ne comptant que 5 députés.

On a vu beaucoup d'alliances, de défections, de fusions et de changements de nom des partis ces dernières années, preuve s'il en faut que la démocratie coréenne est toujours en mouvement. Aucune comparaison avec le système français d'opposition gauche-droite ne peut par ailleurs être effectuée : le parti démocrate serait plutôt positionné au centre, les idées de gauche étant plus l'apanage du Parti travailliste, créé en 2013. A noter que le Front démocratique national anti-impérialiste, pro nord-coréen, est interdit mais fonctionne clandestinement.

Syndicats

Bien que limités dans leur pouvoir (ils ne fonctionnent pas au niveau national mais par secteurs d'activités), les syndicats sont de plus en plus actifs en Corée. Les licenciements massifs qu'ont entraînés les restructurations et les faillites obligent les syndicats à se battre désormais pour un droit au travail et pour la reconnaissance des chômeurs. Les conditions de travail, souvent très dures, sont imposées par les entreprises avec pour justification l'effort de redressement national. Les syndicats ont ainsi à conjuguer patriotisme et droits élémentaires, ce qui ne va pas sans mal. Les syndicats étudiants ont eux aussi à faire avec le patriotisme, sous un autre angle. Nombre d'entre eux détiennent une tradition de lutte démocratique. La démocratisation quasiment achevée de la Corée les laisse désoeuvrés. L'aile la plus à gauche et la plus radicale, comme le célèbre Hanchongnyeon, mélange démocratie, réunification et antiaméricanisme. Alors qu'ils sont officiellement pour une réunification démocratique du pays, leurs idées anticapitalistes leur ont souvent valu l'étiquette de pro-nord-coréen. Ce mouvement disparate et romantique semble ne pas laisser beaucoup de traces chez les ex-étudiants après leur intégration dans la vie active. Le service militaire de 26 mois calme souvent les plus passionnés.

Enjeux actuels
Relations Nord-Sud

C'est LE drame coréen, plus encore que la colonisation japonaise. Coupée en deux après la libération, la Corée pleure encore ses familles déchirées et cette lutte fratricide. Toute la population désire en réalité, au nord comme au sud, la réunification. Elle est désirée pour d'évidentes raisons affectives mais également pour des raisons économiques : les grands chaebols se sont déjà partagé théoriquement le gâteau et ont prévu leurs zones d'implantation. Ils y voient des ressources naturelles, de l'espace, une main-d'oeuvre disciplinée et bon marché, de nombreux éléments qui font défaut aujourd'hui au sud. Les étudiants aussi se sont battus pour la réunification, un idéal teinté de romantisme anticapitaliste et antiaméricaniste souvent défendu violemment. Par exemple, le groupe Hanchongnyeon envoya en 1996 des émissaires en Corée du Nord pour inviter une délégation à leur festival pour la réunification. Il en résulta des affrontements très violents avec la police et l'occupation de l'université Yonsei pendant plusieurs jours. Les nombreuses victimes n'aidèrent en rien le processus de réunification et amenèrent les autorités à être plus virulentes à l'égard de ce mouvement. C'est que de nombreux dirigeants au sud ont commencé à se poser des questions sur l'opportunité d'une telle réunification. La Corée du Nord est loin d'être dans la situation de l'Allemagne de l'Est avant la chute du mur. Le prix à payer serait très lourd pour le Sud : 250 milliards de dollars de dépenses publiques et 1 000 milliards de dollars d'investissements privés seraient nécessaires. Soit un véritable sacrifice pour la nouvelle génération, voire un risque de ruine pour le pays, même si à long terme cela ne peut être que bénéfique pour chaque Corée.

Si la question de la division est bien entendu incontournable dans l'ensemble de la Corée du Sud, elle est encore plus sensible à Séoul en raison de la proximité géographique avec la Corée du Nord. La mégalopole n'est située qu'à une cinquantaine de kilomètres de la ligne de démarcation, et une reprise des hostilités se solderait presque immédiatement par une attaque nord-coréenne contre Séoul. D'autant que le précédent de 1950 est encore dans toutes les mémoires. Les Séoulites craignent qu'une nouvelle guerre se solde par la destruction de leur ville. C'est pourquoi la capitale sud-coréenne prend la question nord-coréenne très au sérieux (de manière plus sensible encore que les grandes agglomérations du sud du pays, comme Busan).

Un fol espoir de réunification déçu

Tout cela rend bien sûr la réunification diplomatique à court terme plutôt utopique. La situation intérieure de la Corée du Nord pourrait cependant précipiter subitement le processus. Fin octobre 1998, le voyage du fondateur de Hyundai au Nord pour d'éventuels contrats commerciaux et l'organisation de la fameuse croisière vers le Geumgangsan fut un pas historique vers le rétablissement de relations normales entre les deux pays. Cette croisière qui a déjà emmené des centaines de Sud-Coréens au Nord fut suivie dans les dernières années de plusieurs événements sans précédent. En premier lieu, la visite de Kim Dae-jung à Pyongyang en juin 2000 et sa rencontre avec Kim Jong-il, qui profita de ce coup médiatique parfaitement organisé et maîtrisé pour sortir de l'ombre mystérieuse dont il s'était entouré jusqu'alors, furent des moments historiques inoubliables, même si leur sens politique et diplomatique n'est pas évident à analyser. En août suivant, eut lieu à Séoul et Pyongyang une rencontre croisée de 200 personnes séparées par la partition du pays, une première marquée par l'émotion et l'espoir. Kim Dae-jung reçut peu après le prix Nobel de la paix pour sa sunshine policy. Plusieurs autres rencontres interfamilles ont été organisées depuis. La ligne de chemin de fer Séoul-Pyongyang est en travaux pour une remise en service dans un futur proche, on parle même de voyages au nord qui se feraient par la route vers les monts Geumgangsan (que développe actuellement le groupe Hyundai) ou vers l'ancienne capitale Gaeseong ! Tout cela représentera une brèche inespérée dans la DMZ, symbole de la partition, et certainement un pas de géant vers la réunification.

Ce brusque changement de politique de la part du Nord suscite bien des interrogations cependant et les adversaires politiques de Kim Dae-jung au sud lui ont souvent reproché de livrer le pays à l'ennemi par sa politique de dialogue hardie. L'avenir est donc encore incertain, d'autant que le placement de la Corée du Nord dans l'axe du mal par l'administration Bush n'a pas amélioré les choses. Recevant pour toute réponse une fin de non-recevoir de l'intransigeante administration Bush, la Corée du Nord a décidé de couper tout contact, avant d'annoncer sa volonté de poursuivre son programme d'enrichissement de plutonium. Jusqu'à cette annonce début 2005, assez mystérieuse et alambiquée, analysée comme l'aveu de la possession de l'arme nucléaire. Finalement, après six ans de blocage de la part de Washington, l'administration Bush revient à la table des négociations et obtient un accord de Pyongyang. La situation qui prévalait en 2001 est rétablie, les Etats-Unis n'ont rien obtenu sinon encore plus de discrédit quant à leur incapacité à comprendre le fonctionnement de la région. Le manque d'avancée concrète entre les deux pays a pourtant favorisé l'élection en décembre 2007 de Lee Myung-bak. Le retour des conservateurs au pouvoir a signifié le retour d'une politique bien plus dure vis-à-vis de Pyongyang, et la tension a même dégénéré à plusieurs reprises en escalade militaire, suite aux assauts nord-coréens contre une vedette militaire sud-coréenne et une île habitée par des civils, en 2010. Pour certains observateurs, jamais les deux Corées ne furent aussi près de la guerre depuis 1953 qu'à l'occasion de ces deux crises. Cela reste à voir, mais il semble en revanche indiscutable que cette politique de bras de fer menée par Séoul a pour l'instant été un échec. En effet, malgré les rapprochements successifs des années 2000, Pyongyang semble plus que jamais engagé dans sa politique de nucléarisation, et seule la chute du régime pourrait aujourd'hui amener un nouveau souffle au processus de réunification. A moins que le prochain président sud-coréen ne se montre plus disposé à engager un nouveau dialogue, qui se solderait par le retour des aides massives apportées au régime nord-coréen et la survie de celui-ci, mais dans le même temps ré-ouvrirait les discussions sur la signature d'un traité de paix.

La lutte contre la corruption

Il n'y a pas qu'en Corée du Nord que la corruption s'est installée au pouvoir. Les derniers présidents sud-coréens, quelle que soit leur couleur politique, ont été suspectés de corruption, phénomène qui a également gagné leur entourage, et a gangréné dans la vie politique. Conséquence de ce phénomène, les électeurs commencent à se lasser de leurs élites politiques, et l'élection de Lee Myung-bak en décembre 2007 fut marquée par un taux de participation nettement plus faible que les scrutins précédents. Pour que la politique continue à intéresser les Sud-Coréens, il est indispensable d'imposer une lutte contre la corruption plus stricte. Les grands partis politiques se sont engagés dans ce sens, mais les résultats tardent encore à se manifester. Plus généralement, les élites politiques sud-coréennes doivent prendre garde de ne pas reproduire le phénomène déjà constaté au Japon de véritable désaveu de la part de l'opinion publique. Cette question est d'autant plus sensible que face à la Corée du Nord, le pouvoir sud-coréen a tout intérêt à se montrer exemplaire.

La relation avec les voisins : une priorité

Bien que désormais reconnue à sa juste place au niveau international, la Corée du Sud fait encore face à une relation ambiguë avec ses voisins, qui se traduit souvent par des tensions. Entourée par deux puissances de premier plan, le Japon et la Chine, qui sont également des rivaux pour la suprématie régionale, la Corée du Sud cherche à imposer un dialogue régional dans lequel elle a une vraie carte à jouer. Mais pour parvenir à un tel format, une véritable priorité pour Séoul tant économiquement que politiquement, qui suppose un dialogue durable entre Pékin et Tokyo, la Corée du Sud doit également mettre de côté ses différends avec ses voisins, historico-territoriaux avec le Japon, et politiques avec la Chine. Un véritable défi, compte-tenu des rancoeurs encore très nettes avec le Japon, et des inquiétudes qui entourent la montée en puissance de la Chine.

Soigner le partenariat avec Washington

Un autre défi de taille auquel la Corée du Sud doit faire face est l'avenir de la relation stratégique avec Washington. Les Etats-Unis sont le principal allié depuis la guerre de Corée, avec une forte présence militaire et des garanties de défense en cas d'agression de la Corée du Nord. A cela s'ajoute un accord de libre-échange récemment signé entre les deux pays, et une présidence sud-coréenne actuellement très " pro-américaine ". Mais l'état excellent de ces relations masque des réalités complexes. Les prédécesseurs de Lee se sont montrés beaucoup plus critiques de Washington, en particulier pendant l'administration Bush, et les jeunes générations de Sud-Coréens, qui ont soutenu leurs présidences, ne sont pas aussi émotionnellement liées aux Etats-Unis qu'ont pu l'être leurs ainés. Entre nécessité de maintenir un lien étroit avec la première puissance militaire mondiale et tentation de s'émanciper, à l'heure où l'avenir semble se dessiner en Asie orientale, les Sud-Coréens se montrent encore hésitants et partagés, à tel point qu'il s'agit d'un véritable sujet de joutes politiques.

Faire de la Corée une puissance : entre rêve et ambition

Le miracle économique coréen qui a accéléré la montée en puissance de ce pays au cours des trente dernières années peut-il se traduire par un statut de puissance internationale, à la fois économique mais également politique ? Ce fut longtemps le rêve de ceux qui mirent toutes leurs forces dans la construction d'un Etat solide, c'est aujourd'hui l'ambition des dirigeants, qui estiment que la Corée du Sud ne doit pas être, comme le fut le Japon au cours des six dernières décennies, " un géant économique et un nain politique ", mais un acteur à part entière des relations internationales. Séoul est au coeur de cette ambition. Mégalopole gigantesque où la modernité et le dynamisme sont devenus une véritable religion, la capitale sud-coréenne symbolise tous les espoirs d'un peuple qui veut se faire entendre et respecter. Les ambitions sud-coréennes se traduisent parfois par un nationalisme exacerbé et qu'il faudra contrôler avec soin, mais elles sont surtout le résultat d'une mutation politique exceptionnelle et le reflet d'une fierté nationale retrouvée.

Économie
Principales ressources

La Corée du Sud est un pays pratiquement sans ressources naturelles, dont le relief très accidenté rend en plus particulièrement difficiles les transports. Pour développer ce pays, par ailleurs totalement ruiné après la guerre de 1950-1953, les dirigeants se tournèrent vers l'exemple japonais, avec des résultats exceptionnels. Plus récemment la Corée du Sud s'est résolument orientée dans la voie des hautes technologies, avec des succès là encore spectaculaires.

Le commerce extérieur

Prenant exemple sur le miracle japonais, la Corée du Sud a choisi de compenser le manque de ses ressources par les produits manufacturés, jusqu'à s'imposer comme une puissance exportatrice de premier plan. Le commerce extérieur coréen s'est développé très fortement à partir des années 1970, passant de 0,04 % à 2 % des échanges mondiaux dès 1991. A partir de cette époque, les produits made in Korea sont devenus célèbres dans le monde. Des produits manufacturés peu chers et de qualité souvent médiocre. La croissance des exportations fut environ de 40 % de 1970 à 1980 (20 % pour les importations, surtout des matières premières). A partir des années 1980, cette croissance n'était plus que de 15 %. C'est que le type d'échanges a évolué : les produits exportés, aussi bien que ceux importés, sont devenus plus sophistiqués, accompagnés d'échanges de savoirs et de technologie. Les productions coréennes rivalisent alors avec les grands pays industrialisés dans bien des domaines. L'arrivée en force sur les marchés mondiaux oblige le pays à respecter les accords internationaux de libre-échange et à s'ouvrir aux importations. La libéralisation commencée sous Kim Young-sam se poursuit et s'accélère même avec la crise, un grand défi pour les entreprises coréennes maîtresses sur le marché intérieur : si le nationalisme coréen favorise la consommation des produits locaux, les produits importés, surtout de luxe, restent un signe extérieur de richesse convoité.

La Chine est le principal partenaire économique de la Corée, devant les Etats-Unis, le Japon et Hong Kong. Ces dernières années, les liens avec la Communauté européenne se sont fortement resserrés avec la prise de conscience européenne de l'importance du marché asiatique. C'est ainsi qu'en octobre 2009, l'Union européenne a paraphé à Bruxelles un accord de libre-échange (ALE) avec la Corée du Sud, considéré comme l'accord commercial " le plus important " jamais négocié entre l'UE et un pays tiers. Cet accord conduit à l'élimination de quasiment tous les obstacles tarifaires et à la suppression de nombreuses barrières non tarifaires entre les deux économies. Entré en vigueur en 2011, il se traduit pour l'heure par une hausse massive des exportations européennes vers la Corée (+30%), moins forte dans le sens inverse (+3%). La Corée du Sud a signé pour le moment dix accords de ce type, et en négocie d'autres, preuve de sa volonté de multiplier ses échanges extérieurs, indispensables à sa croissance.

Les chaebols, piliers du miracle coréen

Les chaebols sont des ensembles d'entreprises, de domaines variés, entretenant entre elles des participations croisées. Ils sont les équivalents coréens des anciens zaibatsu japonais (dissous par les autorités d'occupation américaines et réapparus sous la forme des keiretsu). Cette proximité s'explique par le fait que les chaebols se développèrent pendant la période d'occupation japonaise, dans l'entre-deux-guerres. Après l'indépendance, la Corée du Sud ne fit donc qu'accentuer une pratique déjà ancrée dans la vie économique de la péninsule. Véritables géants de l'industrie et piliers de la croissance économique coréenne, avec des dizaines de milliers d'emplois et des activités diversifiées, les chaebols les plus connus sont Samsung, Hyundai, Lotte, LG ou encore SK. Après la crise de 1997, ils furent en partie restructurés, mais ils conservent toute leur importance dans l'économie sud-coréenne.

Le miracle technologique

La Corée du Sud est devenue un géant économique en grande partie grâce à ses succès dans la construction automobile, la sidérurgie, les constructions navales et l'électronique grand public, secteurs dans lesquels elle occupe des places de premier plan sur la scène internationale. Mais depuis quelques années, la Corée se tourne résolument vers les hautes technologies pour s'imposer comme une véritable puissance dans le secteur. Les chaebols ont clairement adopté cette voie, Samsung en tête, et des secteurs comme l'informatique et la téléphonie, mais également la recherche & développement sur les technologies du futur, sont devenus les priorités de l'économie sud-coréenne. Les succès sont au rendez-vous, en raison des faibles coûts de main-d'oeuvre en comparaison avec les pays concurrents, mais aussi du haut niveau d'éducation des employés coréens, qui sont invités à participer de manière active aux efforts de leur entreprise. Résultat, la Corée du Sud est aujourd'hui l'un des pays les plus modernes au monde sur le terrain des hautes technologies, avec des records en matière de connexion à Internet, de téléphonie mobile, d'écrans tactiles, etc. Le miracle technologique coréen est en marche, et il fascine de plus en plus les observateurs étrangers.

Séoul, le coeur de l'économie coréenne

Avec plus de 20 % du volume total du PIB coréen, sur un territoire minuscule (moins de 1 % de l'ensemble du pays), Séoul est au coeur de l'économie sud-coréenne. Cela s'explique bien entendu par la forte concentration de population, mais aussi par la présence du siège des principales entreprises. Ainsi, la capitale sud-coréenne se place au 7e rang mondial en matière de sièges sociaux des 500 plus grosses entreprises de la planète, excusez du peu. Il faut ajouter à cela la concentration de l'activité touristique et culturelle. Au total, Séoul semble tenir l'économie sud-coréenne à elle-seule.

Place du tourisme

Le tourisme représente encore une part réduite dans le PIB de la Corée du Sud, à l'instar des autres pays de la région. Le développement d'infrastructures et la société de loisirs ont cependant considérablement augmenté le tourisme intérieur au cours des deux dernières décennies. La Corée du Sud se lance aujourd'hui à l'assaut d'un tourisme international, avec une vaste campagne de promotion de ses particularités et la mise en valeur de ses sites. Avec le développement de l'écotourisme et de ses parcs nationaux, la Corée du Sud cherche désormais à étendre son potentiel, en ciblant une clientèle qui lui tournait jusque récemment le dos.

Enjeux actuels

Les deux dernières décennies furent, sinon les plus difficiles, du moins les plus agitées pour une économie sud-coréenne parvenue à un niveau de puissance jusqu'alors inégalé. Deux crises économiques successives et des plans de relance multiples ont marqué la vie économique de ce pays au cours des 15 dernières années.

La crise de 1997

Au mois d'août 1997, le baht thaïlandais s'effondre. Le FMI (Fonds monétaire international) doit alors intervenir. La Malaisie et l'Indonésie connaissent à leur tour une forte dévaluation. Au mois d'octobre, le séisme boursier reprend : Hong-Kong chute, suivi par Séoul. L'Europe est ébranlée, mais à la fin du mois, la situation semble s'être stabilisée. En novembre, les places asiatiques rechutent spectaculairement. Le 18, le won ayant perdu 12 % de sa valeur face au dollar en trois semaines et plusieurs banques étant au bord de la banqueroute, le ministre sud-coréen des Finances démissionne. Le 28, Séoul demande une aide du FMI de plus de 20 milliards de dollars. La 11e puissance économique du monde est au bord de la faillite. Que s'est-il donc passé pour que cette crise inattendue survienne dans ce pays que l'on croyait en pleine croissance ? Il faut d'abord reconnaître l'importance de la circonstance : la crise des autres pays asiatiques a précipité celle de la Corée, jusque-là latente. La Corée a en effet succombé à un déficit monétaire plus grand qu'imaginé et à un surendettement de ses chaebols, les conglomérats. Les investisseurs étrangers, inquiets, ont brusquement retiré leurs capitaux. La plupart des banques coréennes, ayant accordé des prêts faramineux aux chaebols, n'étaient plus solvables. Certains groupes dont l'endettement atteignait des taux proches de 1 700 % de leur capital se sont retrouvés insolvables.

Malgré de nombreux signes annonciateurs, le gouvernement de Kim Young-sam n'a pas agi. Il a donc violemment été mis en cause, et la crise a largement expliqué la victoire de Kim Dae-jung lors de l'élection présidentielle de décembre 1997. Plusieurs explications sont données à cette absence d'action. Un ex-ministre de ce gouvernement a expliqué dans un livre édité en 2000 que les dirigeants avaient trop confiance dans le pouvoir économique du pays et des conglomérats. Leur manque de formation en la matière ne les préparait pas à analyser correctement la crise asiatique. Le " royaume ermite " n'avait en effet pas appris à prendre au sérieux les nouvelles donnes de la globalisation. De plus, la situation politique interne aurait retardé les réformes attendues : les élections présidentielles prévues pour décembre, le président aurait préféré repousser les mesures d'urgence nécessaires de peur de mettre au grand jour l'état de l'économie sous son mandat. Hélas, la crise régionale a précipité la situation et a prouvé l'aspect désastreux de ce calcul politique.

" L'ère FMI "

La Corée a demandé au FMI une aide de 20 milliards de dollars, qu'il a fallu étendre à 57 milliards en décembre 1997, dont 15 ont été débloqués immédiatement devant l'urgence de la situation. La dette s'est en effet avérée deux fois plus importante que ce qui avait d'abord été annoncé. La demande du prêt a été perçue, selon la presse, comme la " deuxième honte nationale ", juste après l'établissement de la colonisation japonaise en 1910. L'ampleur du choc psychologique n'a pas empêché les Coréens de réagir très vite. Ils ont tout de suite nommé cette période, non pas " crise ", mais " ère FMI " (IMF sidae). Des campagnes nationales dans les rues, au cinéma, sur des autocollants et des banderoles exhortaient à se remettre " à courir ", comme dans les années 1960, lorsqu'il fallut reconstruire le pays. Plus de café ni de denrées importées, il fallait désormais consommer national. Un grand mouvement de solidarité populaire a vu des millions de personnes apporter leurs bijoux en or et leurs devises étrangères pour essayer de rembourser la dette. Plutôt que d'admettre leurs erreurs, ou plutôt celles de leurs dirigeants, les Coréens firent du FMI un bouc-émissaire adéquat. Le FMI devint donc le responsable de leur situation catastrophique, de leur perte de pouvoir d'achat, du déshonneur de leurs chaebols. Les restaurants affichaient des " menus FMI ", les grands magasins faisaient des " soldes FMI ". Il n'était pas une discussion, une émission de radio ou de télévision qui n'évoquait ces trois lettres de " l'infamie " transformées, avec un sens étonnant de l'humour, en véritable bannière, voire en slogan publicitaire, allant jusqu'à proposer des " permanentes FMI " chez les coiffeurs !

La Corée, pays du quasi-plein emploi, sans réel système de protection sociale, connut ainsi une véritable révolution sociale. Le chômage, qui touchait 2 % de la population active, devint une dure réalité pour plus de 1 600 000 personnes (soit près de 10 % de la population, taux ramené à 7 % pour l'année 1998), plus 10 000 licenciements ayant lieu par jour au sommet de la crise. Pour beaucoup de chômeurs qui avaient épousé la cause de leur entreprise pendant des années, ne voyant aucun avenir pour eux ni pour leur société (et ce facteur est important en Corée où la mentalité est plutôt collective), le suicide ou la misère devinrent la seule alternative. Certains pères proposèrent même le suicide collectif à leur famille, croyant retrouver en cela l'idéal de l'honneur confucianiste. La vie ne fut guère plus facile pour ceux qui gardèrent leur emploi : les salaires furent diminués et les heures de travail étendues sans limites, le dimanche étant parfois lui aussi consacré au travail (ou plutôt à des heures de présence inutiles au bureau car la crise ne signifie pas travail accru). Les syndicats ont essayé de défendre les intérêts des travailleurs et des chômeurs, réclamant un droit au travail. Eux aussi voulaient abaisser le temps de travail pour assurer plus d'emplois.

L'après-crise

Le pendant de l'aide du FMI fut l'obligation d'une réforme des structures économiques et bancaires, et un contrôle de cette réforme. Soit à court terme une perte d'autonomie mais à long terme la chance pour la Corée de traiter enfin radicalement les éléments malades de son système, avec en première ligne les chaebols et les banques. La Corée s'est donc ouverte peu à peu aux investisseurs étrangers, désormais autorisés à posséder des biens en Corée, à prendre des participations élevées dans des compagnies cotées en bourse, etc. Le pays s'est donc rapidement relevé de la crise. Le rétablissement rapide de l'économie coréenne a attiré des félicitations de nombreux pays et organismes, et la gestion du chômage a engendré envie et admiration de la part de voisins moins chanceux. Il n'en reste pas moins que les grandes réformes soutenues par les anciens gouvernements et requises par le FMI n'ont pas toutes été menées à terme, ce que cache ce prodigieux rétablissement. Les responsables du FMI et divers observateurs économistes continuent donc à se montrer prudents. D'après certains, l'ère FMI, plus qu'un choc violent mais passager, marquerait l'entrée de la Corée dans une crise économique et sociale de longue durée comme en ont connu les pays occidentaux dans les années 1980. La Corée s'est donc redressée économiquement et occupe actuellement la 11e place mondiale en termes de PIB. Chaque tournant excessif a pourtant ses effets négatifs : après les entreprises en 1997, c'est au tour de la population de s'être trouvée surendettée. Un important ralentissement de la consommation et donc de l'activité économique nationale a ainsi été enregistré en 2003 et 2004. Après un léger redémarrage, le pays ne parvient pas à retrouver ses chiffres de croissance d'antan, provoquant le désespoir de la population, qui a connu des années de progression très rapide de son niveau de vie. Les démocrates passent donc à la trappe, et les conservateurs reprennent le pouvoir en décembre 2007 afin de relancer l'économie. Une tâche difficile.

La crise financière mondiale de 2008

Le 11 septembre 2008, la crise financière aux Etats-Unis et sa contagion immédiate dans le reste du monde font craindre aux Sud-Coréens de revivre le cauchemar de 1997. Au mois d'octobre, les marchés financiers et la monnaie, le won, ont déjà chuté de 30 % par rapport à l'été. En cause, la baisse drastique des investissements étrangers. Beaucoup de Sud-Coréens se plaignent alors que leur économie est trop ouverte au capital étranger au regard de la Chine et du Japon, qui ont relativement bien survécu à la crise du crédit américain. Mais le pays montre une résistance inattendue. En 2009, la reprise économique est beaucoup plus rapide que prévu. A la Bourse de Séoul, l'indice KOSPI grimpe de 73 % en octobre 2009 sur les 12 mois précédents. Autant en janvier 2010, l'économie se contracte, l'investissement dans les infrastructures se rétrécit de 9,8 %, le déficit s'élève à 450 millions de dollars et le taux de chômage atteint les 5 %. Mais sur l'année, l'économie croît davantage que les + 0,2 % attendus, au-delà des 2 %. Début 2009, les exportations sud-coréennes avaient perdu presque 14 % en raison de la chute de la demande des pays développés. La reprise mondiale les a propulsées à + 31 % en février 2010, pour le 4e mois consécutif. Ce redressement fut d'abord dû à des taux d'intérêt extrêmement bas (2 %), aux mesures de relance du gouvernement qui injecta 80 % du budget annuel en 8 mois. Autres moteurs de la reprise : la consommation intérieure solide et la reprise de la demande étrangère. Ce sont les secteurs de l'automobile et de l'électronique qui tirent l'économie. La Corée essaie désormais de moins dépendre des marchés euro-américains. Ainsi en 2009, les trois cinquièmes du surplus commercial ont été générés par les exportations vers la Chine, sauveur de facto de l'économie coréenne. Selon le FMI, la Corée du Sud est aujourd'hui la 3e économie en termes de croissance parmi les 15 premières économies mondiales, dépassée seulement par la Chine et l'Inde.

Les chaebols, la présidence de Lee Myung-bak et l'élection de Park Geun-hye

L'arrivée au pouvoir du conservateur Lee Myung-bak, en janvier 2008, est placée sous le signe de la croissance économique, qui fut au coeur de sa campagne. Malgré la crise, le gouvernement engage de nombreuses réformes et favorise les chaebols, ou conglomérats, afin de stimuler les emplois et de relancer la croissance. Cette dernière fut réelle, mais s'accompagna dans le même temps de disparités sociales plus nettes. Si les résultats de la présidence Lee sur le terrain de l'économie sont contrastés, c'est également le lien entre les chaebols et les pouvoirs publics qui s'invita dans la campagne présidentielle de 2012. Park Geun-hye, a mis en garde les chaebols contre les licenciements abusifs dès son arrivée au pouvoir en janvier 2013, mais ses liens familiaux avec les conglomérats sont réels, et son élection fut liée à la perception du bilan économique de son père. Ses rêves de régularisation du monde du travail furent ainsi considérablement limités. Preuve que la croissance reste, plus que les avancées sociales, la priorité des pouvoirs publics coréens.

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