Guide de SEOUL 서울 : Séoul en 30 mots-clés

Séoul.
Séoul.
Alcool

L'alcool est indubitablement un élément important de la culture coréenne contemporaine. Il suffit de se promener dans les rues la nuit pour y croiser des dizaines, dans le moindre des cas, de silhouettes titubantes, chantantes et même parfois vomissantes. Il y a de grandes chances pour que vous soyez enrôlé dans l'une de ces parties de boisson où l'on boit jusqu'à tomber. Si vous refusez, ou tout au moins ne pouvez suivre le rythme des one shots (cul-sec), il vous sera répété inlassablement : c'est la culture coréenne. Un argument-prétexte auquel il ne faut pas céder. Si les moeurs passées étaient très raffinées, même pour ce qui est de l'alcool que l'on pouvait assimiler à de la culture, les moeurs modernes confinent malheureusement à l'alcoolisme. Cette situation trouverait son origine dans la période de la dictature et l'époque de la reconstruction du pays. Les Coréens, recevant un tel stress de leur travail et du poids de la culture confucianiste, éprouvent le besoin de décompresser. Cela explique l'engouement pour les karaokés et les boissons alcoolisées. L'alcool ne signifie pourtant pas toujours alcoolisme et violence, loin de là. Un verre est toujours un bon moyen pour nouer des contacts et s'amuser en faisant tomber les barrières. A ce stade, les Coréens commencent à chanter, et les plus avancés peuvent sombrer dans le han, une sorte d'amertume sur leur vie, leur pays...

Beauté

La beauté est un concept omniprésent dans la société coréenne. Le nombre de magasins de cosmétiques dépasse de très loin celui des " convenient stores " (magasins ouverts 24h/24, de type 7 Eleven) pourtant nombreux, en particulier dans les quartiers les plus commerçants de la capitale. Il est d'ailleurs quasiment impossible de trouver à Séoul une jeune femme qui sorte de chez elle sans être soigneusement maquillée. Les soins pour hommes sont également très répandus. Le culte de la beauté, qu'on retrouve dans les affiches qui placardent les murs de la ville, se décline par ailleurs dans l'importance du phénomène de la chirurgie esthétique. Les jeunes Coréennes ont très souvent recours à de telles pratiques, dès leur adolescence. Les yeux et les pommettes sont les interventions les plus fréquentes. Résultat, les jeunes Coréennes sont très soignées et savent généralement se mettre en beauté.

Céladon

C'est le nom donné à la céramique de Goryeo quand elle arriva en France au XVII e siècle : sa couleur allant du vert olive au bleu gris rappelait les rubans que portait le berger Céladon, héros du célèbre roman écrit par Honoré d'Urfé, l'Astrée. Cette céramique fut un important produit d'exportation sous la dynastie Goryeo (918-1392) et la finesse de ses teintes était très appréciée des Chinois. De forme et d'exécution peut-être moins raffinées que la céramique chinoise, elle était cependant unique par sa couleur, renommée comme la plus belle au monde. Dans les quartiers touristiques de Séoul, de multiples boutiques proposent des objets en céramique à des prix variant en fonction de leur qualité.

Eglises

Les croix rouges dans la nuit qui illuminent les toits de Séoul ne sont pas le signe de ralliement de quelque secte diabolique. Ces croix préviennent de la présence d'une église chrétienne, même si la couleur est plutôt étonnante (il y en a aussi des blanches, généralement les églises catholiques) : la compétition est grande et il faut savoir se faire remarquer. En effet, le choix s'effectue entre des dizaines de sectes et religions, la liberté de culte étant certainement la liberté la plus respectée dans le pays.

Emblèmes nationaux

La fleur nationale est l'hibiscus syriacus ou rose de Sharon, appelée en coréen mugunghwa ou " fleur de l'éternité ". Elle représente dans sa beauté simple le caractère humble que les Coréens aiment à se prêter (et pourtant...). Parce qu'elle fleurit sans cesse de juillet à octobre, ouvrant un nouveau bouton chaque jour dans les climats les plus difficiles, elle symbolise la résistance et la ténacité du peuple coréen (qui sont indéniables). L'oiseau national est la pie, un oiseau partout présent jusqu'aux villes, mais l'animal auquel chaque Coréen s'identifie officieusement est le tigre de Sibérie, évidement appelé ici tigre coréen. Bien qu'il n'y ait plus de tigre en Corée, cet animal fut longtemps présent sur la péninsule où il terrorisa les populations, au moins dans l'imaginaire. Il occupe une place de choix dans les légendes et contes, depuis le mythe de fondation de Dan-gun. Dans le folklore, il n'est pas toujours perçu comme une bête néfaste, et la peinture populaire le représente souvent avec des traits bonhommes, comme un gros chat, parfois même fumant une pipe qu'un lapin alimente. Il symbolise la force et le courage. La péninsule aurait la forme d'un tigre assis regardant vers l'Occident ou encore d'un lapin.

Football

Le football n'est pas le sport national coréen, mais il est sans doute le plus populaire. L'organisation de la Coupe du monde en 2002 (conjointement avec le Japon) et les succès de l'équipe nationale, surnommée les " diables rouges " (qui atteignit les demi-finales), n'ont fait que renforcer la fièvre déjà très forte pour ce sport. Les joueurs sont élevés au rang de véritables stars, et chaque match est l'occasion de gigantesques célébrations populaires, sur la place qui fait face à l'hôtel de ville de Séoul, où des dizaines de milliers de supporters se retrouvent.

Géomancie (Pungsu)

Cet art divinatoire basé sur la topographie des énergies (pungsujiri) demeure très important en Corée. Il trouve son origine dans divers courants d'idées importés de Chine vers la fin du I er millénaire de notre ère, dont le taoïsme, qui rejoint les anciennes croyances animistes autochtones qui placent dans chaque objet de la nature un esprit, et particulièrement dans les montagnes. Cet art divinatoire repose sur l'idée que la terre est parcourue par une énergie (gi), ou souffle du dragon, qui peut être bénéfique ou maléfique. Le dragon dans l'imaginaire oriental symbolise la terre et les eaux qui en sortent. Ainsi, la géomancie s'appelle-t-elle pungsu ou " vents et eaux ". Elle étudie donc les forces ou souffles qui se propagent le long des chaînes de montagne (le dragon) et des cours d'eaux (ses " émanations "). La géomancie fut grandement influencée et popularisée au début de Goryeo par le moine Doseon qui mélangea bouddhisme et taoïsme (yin-yang, théorie des 5 éléments) pour énoncer que le relief et ces divers éléments influaient sur le destin d'un individu et d'une nation. Ses théories devinrent très influentes : le roi fondateur Taejo lui-même leur accorda un grand crédit. Il se persuada que le succès de son oeuvre d'unification du pays venait de la position géomantique favorable de sa capitale Gaeseong. Le pouvoir de la géomancie ne déclina pas, même sous Joseon qui méprisait pourtant les superstitions. Le fondateur de la nouvelle dynastie arrêta les travaux de sa nouvelle capitale près du Gyeryongsan parce que le site avait été jugé défavorable. Il choisit Séoul sur le conseil de spécialistes et les palais furent construits en accord avec cette théorie. Le plan de Séoul est comme un exposé de ces principes géomantiques : la montagne Bugaksan au nord avec des formes bénéfiques, le fleuve au sud coulant d'est en ouest, les palais adossés à la montagne et ouverts vers le sud, le " souffle " venu de la montagne passant d'abord par le hall du trône et la porte des Mutations lumineuses Gwanghwamun avant de traverser la ville. Les monts Bukhaksan sont de plus censés être à la fin d'une ligne de force venant de Baekdusan en Corée du Nord. Yi Seong-gye épargna même, dans la vague de confiscations des biens du clergé bouddhique, les temples dont la fondation respectait les rites géomantiques. Cette influence n'a, aujourd'hui encore, pas disparu : il n'est pas rare d'entendre des histoires de village frappé par des fléaux successifs parce qu'une tombe était géomantiquement mal disposée. C'est d'ailleurs dans le choix des emplacements des sépultures que la géomancie est restée la plus ostensiblement influente.

Ginseng (Insam)

C'est la plante mystérieuse et miraculeuse, symbole de la pharmacopée coréenne. Cette panacée est connue depuis longtemps en Asie. La première mention qui en est faite dans un livre chinois remonte à 48 av. J.-C. En 196 de notre ère, un ouvrage de médecine chinois, Traitements des fièvres, expose les différentes prescriptions possibles du ginseng. En 490, un ouvrage chinois décrit la plante, ses caractéristiques, ses propriétés, et reconnaît déjà la supériorité du ginseng coréen. Le ginseng reste une plante mystérieuse. La médecine moderne lui reconnaît presque toutes les vertus qui lui étaient traditionnellement prêtées : stimulant et revigorant de l'organisme, il aide à lutter contre l'anémie, le vieillissement, certains cancers, l'impuissance, les migraines, l'asthme... Si ses effets sont reconnus, la manière exacte dont ses constituants spécifiques agissent sur l'organisme n'a pas encore été déterminée. On ne peut partir de Corée sans ginseng. Les prix varient selon la forme que l'on choisit.

Gohyang

C'est le pays natal. Pas nécessairement le lieu de naissance, mais la terre des ancêtres, là où se trouvent les tombes où l'on vient honorer les morts deux fois par an lors des fêtes de Seollal et Chuseok. Avec l'exode rural, la plupart des Coréens ont quitté leur gohyang, près d'un quart de la population habite aujourd'hui à Séoul. L'attachement ne s'est pourtant pas démenti et les traditions, l'accent, etc., sont maintenus, même si, en fait, les Coréens n'y retournent guère que pour les fêtes et les événements familiaux. Les Coréens du Sud dont le gohyang se situe au nord se rendent pour ces occasions à la frontière, aux postes d'observation, et regardent de loin la terre dont ils ont été arbitrairement séparés.

Hallyu - la vague coréenne

Hallyu est le nom par lequel est désigné le succès de plus en plus important que rencontre la culture populaire coréenne en Asie, et même dans le monde entier. Le cinéma coréen a connu depuis quelques années une renommée de plus en plus importante, avec de nombreux prix prestigieux et une rencontre avec les spectateurs en constante progression, mais ce sont surtout les séries télévisées qui rencontrent un succès exceptionnel. De nombreuses séries, qu'elles traitent de sujets historiques ou prennent place dans la société contemporaine, sont filmées à Séoul, et il n'est pas rare de croiser, dans certains quartiers ou sur des sites historiques, des équipes de tournage en train de préparer de nouvelles saisons. Les acteurs de ces séries sont des vedettes en Corée, et la plupart des studios peuvent être visités. Des touristes du monde entier se joignent à des tours organisés dont le thème est de marcher dans les pas de leurs héros préférés. La vague coréenne ne cesse de s'étendre, au point de devenir un véritable phénomène culturel (on pense bien entndu à Psy et sa chanson entêtante Gangnam Style) et dans le même temps une véritable attraction touristique.

Han

Il s'agit ici non pas du nom du pays ou du fleuve mais d'un sentiment très fort en Corée. Le han, c'est un peu cette saveur amère, cette désillusion qui nous habite quand nos rêves s'évanouissent. L'expression de cette forme d'amertume se retrouve fréquemment dans les arts populaires et au cinéma.

Hanbok

C'est l'habit coréen traditionnel. Issu des vêtements chinois de la dynastie Song, il a profondément été modifié sous l'influence des costumes mongols de la dynastie Yuan (XIII e -XIV e siècles). Durant cette période, la veste des femmes est devenue plus courte et s'est transformée en une espèce de boléro couvrant une jupe ample remontée sous la poitrine. Sous Joseon, la veste sera encore raccourcie et la jupe montée sur la poitrine. Ce vêtement ample cachait les formes mais était relevé de couleurs vives et de nombreux accessoires et broderies. En fait, le vêtement brodé et de couleur n'était porté que par la noblesse. Les jeunes avaient droit aux couleurs vives et les personnes âgées préféraient les couleurs plus douces comme le vieux rose, le lilas, le bleu clair. Les gens du commun portaient un vêtement plus simple de coton ou de lin et blanc, sauf pendant les cérémonies de mariage où couleurs et broderies étaient admises. L'habit des hommes était composé d'un pantalon bouffant serré aux chevilles et d'une veste large croisée. Ils mettaient parfois par-dessus un manteau élégant fermé du même noeud raffiné que le hanbok des femmes (durumagi). L'été, les vêtements étaient en ramie (mosi). Lors de leurs rares sorties hors de chez elles, les femmes de l'aristocratie jetaient sur leur tête une espèce de manteau qui voilait leur visage. Le hanbok se démocratisa à la fin de Joseon mais il disparut quasiment avec la modernisation. Il est encore porté lors des fêtes traditionnelles et événements importants de la nation ou de la vie privée, ou par quelques personnes âgées, principalement en province. En plus de cela, s'il est en soie et de bonne qualité, ce vêtement est assez cher. Il y a en revanche, depuis quelques années, un certain engouement pour le casual hanbok ou hanbok décontracté, sorte de simplification du vêtement. Il s'agit d'une veste et d'un pantalon bouffant en coton ou d'une autre matière assez épaisse de couleur sobre, portable tous les jours. De nombreux magasins proposent des hanboks, pour les cérémonies traditionnelles coréennes, mais aussi pour les touristes.

Hangeul

Le Hangeul est l'alphabet coréen, ce dernier est composé de 51 lettres et est considéré comme l'un des alphabets les plus scientifiques du monde. Pour un peu d'histoire, jusqu'au XV e siècle, l'écriture officielle d'alors était basée sur les caractères chinois et n'était maîtrisée que par les élites aristocratiques. L'objectif premier de la création de cet alphabet était de réduire le taux d'analphabétisme et de permettre un plus grand accès à l'éducation. Le créateur du Hangeul ? Le quatrième roi de la dynastie Yi : Sejong le grand ! Tout porte à croire que ce spécialiste en phonétique a dans un premier temps élaboré cet alphabet en secret, sûrement par crainte de l'opposition des classes cultivées. L'alphabet fut publié en 1446 dans un document intitulé Hunmin Jeongeum, ce qui signifie les sons corrects pour l'éducation du peuple. Le terme Hangeul fut utilisé à partir de 1912 et signifie écriture de la Corée. Le Hangeul, avant de devenir l'écriture officielle, s'est heurté à une forte opposition des élites. Dans un premier temps, l'alphabet a donc été utilisé par les femmes, lesquelles n'avaient pas accès aux études chinoises et aux milieux non éduqués. Suite aux multiples invasions de son histoire, le Hangeul est progressivement devenu un symbole de l'identité coréenne. Ainsi, en 1894, l'alphabet fut adopté dans les documents officiels. Le 9 octobre est d'ailleurs férié en Corée du Sud et commémore le jour de publication du Hangeul : le 9 octobre 1446.

Hanok

Les hanok sont les maisons traditionnelles coréennes. Construites en bois sur des structures en pierre, elles ne comptent pas le moindre clou, et leur architecture repose sur des chevilles en bois. En conséquence, elles sont démontables et peuvent être déplacées. Pour cette raison, la ville de Séoul a concentré certaines de ces maisons afin de les protéger de l'urbanisme grandissant et de les ouvrir aux visiteurs. Le village Namsangol est un parfait exemple de ce type d'initiative, et le village folklorique a également fidèlement reconstitué des maisons venues de différentes régions. Dans le quartier de Bukchon, les maisons traditionnelles ne sont en revanche pas exactement des hanok, puisqu'elles ont été construites pendant la période d'occupation japonaise, et présentent ainsi des caractéristiques architecturales différentes. Elles n'en demeurent pas moins intéressantes et magnifiques, et constituent l'une des principales attractions touristiques de Séoul.

High-tech

Séoul est une ville du III e millénaire, résolument tournée vers l'avenir. Electronique à outrance, écrans plats publicitaires, machines en tous genres et téléphones de toutes sortes font partie du décor. Les Séoulites qui voyagent en métro ont quasiment tous le regard figé sur leur petit écran tactile qui diffuse des programmes télévisés, quand ils ne sont pas en train de discuter avec leur collègues ou amis. L'industrie high-tech, incarnée par des multinationales comme Samsung ou LG, fait le succès de l'économie coréenne, et s'impose dans le quotidien des habitants d'une ville à la modernité éclatante. Les boutiques d'électronique proposent de leur côté les derniers produits à des visiteurs ébahis. Les projets architecturaux et d'aménagement de nouveaux quartiers répondent aussi à cet impératif technologique. La Digital media City est l'un de ces complexes.

Jeux olympiques

L'organisation des Jeux olympiques de Séoul en 1988 fut un moment crucial dans la construction de la Corée moderne. Consacrant à la fois le miracle économique coréen et l'avènement de la démocratie, elle servit également de catalyseur à l'expression d'un nouveau nationalisme coréen, décomplexé et tourné vers l'avenir. Les Jeux de Séoul furent aussi l'occasion d'un immense chantier de modernisation de la capitale sud-coréenne, avec la destruction de multiples quartiers insalubres, remplacés par des hautes tours qui composent aujourd'hui le paysage urbain. Séoul a été totalement remodelé pour accueillir ses Jeux et offrir au monde le visage d'une Corée du Sud moderne. Après le succès des Jeux de 1988, Pyeongchang sera la deuxième ville coréenne à accueillir le prestigieux évènement sportif en 2018. C'était déjà la troisième fois que cette petite ville de Corée du Sud se porte candidate aux Jeux olympiques d'hiver. Déjà pour les jeux de 2014, Pyeongchang avait terminé finaliste derrière Sotchi et elle a cette fois facilement battu Munich et Annecy pour obtenir les Jeux olympiques d'hiver de 2018. Forte des deux premières candidatures, la Corée du Sud avait déjà investi 100 milliards de wons (56 millions d'euros) dans des sites de sports d'hiver autour de Pyeongchang et apporte ainsi à nouveau les Jeux d'hiver en Asie, les derniers étant ceux de Nagano (Japon) en 1998. Avec deux olympiades en trente ans, auxquelles s'ajoute l'organisation de multiples évènements sportifs, la Corée du Sud fait désormais partie des pays sur lesquels il faut compter sur la scène sportive internationale

Joseon (Choson), le pays du Matin calme

Joseon est le nom que portait la Corée jusqu'en 1945. C'était le nom du pays sous la dynastie Yi, choisi par le fondateur Yi Seong-gye sur les conseils de l'empereur de Chine. Il s'enracinait cependant plus loin dans l'histoire puisque c'était le nom donné au royaume semi-légendaire fondé par Dan-gun en 2333 av. J.-C. (Gojoseon ou Ancien Joseon), et gardé par son successeur (Wiman-Joseon). Après la libération, les deux parties du pays nouvellement divisé ont hésité un moment sur le choix de leur nom : le Nord a gardé le nom de Joseon, s'enracinant ainsi dans une histoire plusieurs fois millénaire, tandis que le Sud décidait d'adopter le nom Hanguk (pays des Han). Le Sud aurait pu reprendre le nom de Goryeo, qui a donné le terme utilisé de nos jours en Occident (Korea, Corea, Corée...) : la Corée fut mentionnée pour la première fois en Europe par les marchands arabes sous cette dynastie. Mais ce nom est lui-même dérivé de Goguryeo, un royaume plus ancien qui occupait le nord du pays. Ainsi, Han a probablement été retenu (les Coréens du Sud désignent leur pays Hanguk, leur vêtement national hanbok, leur nourriture hansik, etc.) car Han est le nom de 3 petits royaumes (Samhan) qui ont régné autour de l'ère chrétienne sur un territoire qui correspond à peu près au Sud actuel. Ces clans Han sont considérés comme purement coréens, par opposition aux peuplades du nord, jugées " barbares " (Joseon, Buyeo, Goguryeo, etc.). Ce terme Han, souvent complété de Dae, " grand " (le nom officiel complet du pays est Daehanminguk), semble entériner et justifier historiquement l'actuelle scission Nord-Sud. Le mot Joseon quant à lui est généralement traduit par " pays du Matin calme ".

Juche

Ce mot désigne un vieux concept utilisé dès le XIX e siècle par les nationalistes. Il renvoie à l'idée d'autonomie et d'autarcie, et signifie " le corps, le système maître (de soi) ". Il est devenu célèbre par l'utilisation qui en est faite en Corée du Nord : il est devenu le concept de base du régime, officiellement théorisé par Kim Il-sung. Inclus dans la constitution du pays, il régit encore toutes les décisions politiques et diplomatiques. Selon le juche, la Corée du Nord doit régler ses propres problèmes conformément à sa réalité intérieure (c'est-à-dire sans suivre les principes issus de Moscou ou Pékin) en s'appuyant sur une indépendance politique, une autosuffisance économique et une autodéfense. Le Nord entend ainsi réaliser une société socialiste indépendante. Dans ce concept, se retrouvent les fantômes du " royaume ermite ", l'ancien surnom de la Corée, qui le minèrent et expliquèrent longtemps sa faiblesse.

Kimchi

Le kimchi désigne les mets à base de légumes fermentés, qui permettaient autrefois aux Coréens de conserver de la nourriture pendant les longs mois d'hiver, comme substitut aux légumes frais. Si on compte une quantité importante de kimchi, plus de 160 variétés selon les chiffres officiels, la grande majorité est composée de plats épicés, et le chou est le plus souvent le légume de base. De nos jours, le Kimchi continue de s'imposer comme le met le plus répandu en Corée, et accompagne les repas dans des petites coupes disposées tout autour de la table. Il est tout simplement impossible d'y échapper en Corée. Dans le quartier de Samsung, au sud de la rivière Han, un musée est même consacré au kimchi.

K Pop

La Korean Pop, plus connue sous le nom de K Pop, est l'équivalent coréen de ce que la J Pop est au Japon. On ne compte plus en Corée le nombre de jeunes interprètes, de boys et de girls bands, qui envahissent les ondes radio, tandis que les émissions qui leur sont consacrées se multiplient en permanence. La K Pop est ultra populaire auprès des jeunes Coréens. Il s'agit d'un véritable phénomène de société, qui s'étend désormais au-delà de la Corée, non seulement dans les autres pays asiatiques, mais aussi beaucoup plus loin. Vous ne pourrez pas manquer la K Pop à Séoul, que ce soit à la télévision, ou même lors de petits concerts improvisés dans les quartiers étudiants. Ambiance garantie.

Médecine traditionnelle

La médecine coréenne est une médecine phytothérapique. Les herboristes auscultent dans leurs officines (han-euiwon) en prenant le pouls du patient et lui prescrivent une série de tisanes et potions à base de plantes (han-yak), souvent à présent des sachets de poudres ou des gélules prêts à consommer. Comme la médecine chinoise, la médecine coréenne est plutôt prophylactique : elle prévient la maladie, il faut donc consulter avant de tomber malade. Elle est indissociable de l'alimentation : presque tous les aliments coréens ont des vertus spéciales, si bien que l'on ne sait trop si les Coréens mangent pour se soigner ou s'ils se soignent en mangeant. Cette médecine coréenne diffère de la médecine chinoise, même si elle en reprend certains principes (le corps est perçu dans son ensemble pour traiter l'origine de la maladie, non la maladie elle-même). Elle pratique, en plus de la phytothérapie, des applications de moxa, des bâtonnets d'armoise brûlés sur certaines parties du corps. Dans les cliniques modernes de médecine traditionnelle, les médecines chinoise et occidentale sont associées pour obtenir de meilleurs résultats. Même si elle prend plus de temps à faire apparaître ses résultats (puisqu'en général son but n'est pas de faire disparaître le mal mais de rétablir l'équilibre rompu de l'organisme), la médecine traditionnelle s'avère dans de nombreux cas très efficace. Ses traitements sont cependant assez chers car longs, surtout en cas de consultation dans un marché (les cliniques sont plus abordables). De nos jours, la médecine traditionnelle est intégrée dans les programmes proposés dans le cadre du tourisme médical, et des hôpitaux spécialisés et disposant d'un personnel parlant anglais sont ouverts aux consultations pour les étrangers (consultez le bureau de tourisme de Séoul pour plus d'informations sur le tourisme médical). Il existe également en Corée une tradition de massages (anma) et l'acupressure (ji-ap) est aussi largement pratiquée : vous verrez souvent les Coréens se masser les pieds (organe censé rassembler tous les points d'acupuncture du corps) ou se donner des petits coups sur les épaules.

Miguk

Ce mot désigne les Etats-Unis et, par extension, tous les pays occidentaux. La plupart des Coréens apercevant un étranger s'exclament : "miguksalam ! ", soit " un Américain ! ", comme si ce terme était devenu un synonyme d'Occidental. Pendant longtemps en effet, le seul contact des Sud-Coréens avec les Occidentaux se faisait par la présence des troupes américaines. Cette présence, très forte encore (près de 35 000 GI's sont encore stationnés en Corée du Sud), exaspère les Coréens qui entretiennent une relation ambiguë avec leurs " sauveurs ". Ils leur doivent en effet d'exister (ainsi, mais à moindre échelle, qu'aux autres pays venus se battre sur le sol coréen entre 1950 et 1953) en tant que démocratie libérale indépendante. Pour beaucoup cependant, ils se trouvent à l'origine de la division du pays et sont de véritables impérialistes qui ne cherchent qu'à coloniser la Corée en imposant leur culture décadente, etc. Il est évident que la Corée n'a pas reçu le meilleur de l'Occident. Tout ce qui se présente comme " western ", mode, nourriture, musique ou décoration, est en fait issu de la culture de masse américaine. Plus qu'ailleurs, le terme mondialisation est ici devenu synonyme d'américanisation. Il est également vrai que les Etats-Unis assument sur le plan diplomatique un rôle très paternaliste. Néanmoins, cette présence militaire est en général discrète, les soldats se cantonnant le plus souvent dans leurs bases ou à Itaewon, et elle s'avère encore nécessaire comme force de dissuasion face à la militairement puissante Corée du Nord.

Mog-yoktang (bains publics)

Les bains publics occupent une place importante dans la culture coréenne. Même si la plupart des logements sont équipés de salles de bains, les Coréens aiment à se rendre dans ces établissements. En effet, les baignoires, quand il y en a, sont souvent utilisées pour la lessive ou le nettoyage des légumes - même si cela n'est plus forcément le cas dans des quartiers chics de Séoul comme Gangnam ou Apgujeong. Le mog-yeoktang se révèle donc un bon moyen pour prendre un bain chaud et se reposer loin de l'animation du foyer. Ce qui n'empêche pas de s'y rendre en famille, avec des amis ou des collègues. Il est émouvant de voir plusieurs générations se frotter le dos au gant de crin, moment d'intimité entre gens du même sexe et de calme dans cet univers aquatique. Les femmes y vont pour papoter avec leurs voisines, les hommes pour récupérer des soirées arrosées. Il faut toujours se doucher avant d'entrer dans le bain chaud ou brûlant, puis il ne faut entrer dans le sauna qu'une fois les pores de la peau bien dilatés. Avant de plonger dans le bain glacé pour éliminer la sueur (attention au coeur !). Vient ensuite le rituel du peeling, du frottement, pour se débarrasser des peaux mortes, secret des peaux douces (attention, plusieurs années de pratique régulière produiront l'effet inverse). Un masseur peut vous le faire pour environ 10 000 wons (il ne faut pas être pudique, car tout le corps y passe, puisque tout le monde est complètement nu au mog-yoktang). Après la douche finale, les clientes repartent ou recommencent jusqu'à satiété. Il est également possible de s'y faire couper les cheveux et cirer les chaussures pour pas cher. Malheureusement, les mog-yoktangs ont tendance à disparaître avec les rythmes de la vie moderne et l'amélioration du confort des logements. L' oncheon, la source thermale, est devenue bien plus populaire. Il y en a beaucoup, et la plupart sont de vastes complexes de bains publics assez récents (même si les sources sont connues et visitées depuis longtemps). Certains possèdent des bains extérieurs très agréables où il est possible de se baigner en plein hiver au milieu de la neige. Ils peuvent être brûlants, aspect difficile à supporter sans habitude. Le principe est semblable aux mog-yoktangs, sauf que l'eau possède des vertus médicinales, surtout contre les maladies de peau.

Montagnes

" L'homme va sur les montagnes parce qu'elles sont là. " Cette phrase du célèbre alpiniste Georges Mallory pourrait bien illustrer le rapport obligé mais amoureux des Coréens à leurs montagnes. Combien de chansons nostalgiques évoquent le duitdongsan, la colline de derrière la maison où l'on jouait enfant. Dans un pays montagneux à plus de 70 %, il est normal d'entretenir une relation spéciale avec ces massifs et collines partout présents. Comme l'exprime une chanson traditionnelle, l' arirang de Jeongseon, la montagne emprisonne l'homme en lui fermant les horizons étrangers. Mais elle le protège aussi, et, selon la géomancie, elle diffuse des lignes d'énergie qu'il convient de respecter au moment de choisir un site pour vivre ou reposer pour l'éternité. Les villes et les maisons s'y adossent et grimpent rarement bien haut sur elle, sauf par nécessité. Les Coréens sont, un peu par nécessité à cause de la nature du terrain, un peu par choix aussi, des gens de plaines et de vallées, qui préfèrent les bords de rivières pour leurs habitations. Rares sont ainsi les villages et les fermes d'altitude. La montagne est également un lieu spirituel, asile des temples bouddhiques et des autels millénaires, habitée par un dieu et peuplée d'ermites et de fées. Aussi, quand les Coréens tout harnachés se rendent par milliers le week-end à la montagne, ce n'est pas pour le seul goût du sport, mais pour profiter de cette énergie particulière qu'elle dispense. Lieu d'inspiration autrefois pour les poètes et les peintres, lieu de détente et de retraite désormais, la montagne s'avère être l'endroit privilégié pour observer la nature coréenne. Les montagnes ne sont pas très hautes mais belles, et même magnifiques à l'automne - de véritables estampes aux couleurs violentes. Impossible de venir en Corée sans s'y rendre : elles recèlent toutes un trésor naturel ou artistique et surtout beaucoup de l'âme coréenne. Séoul n'échappe pas à cette règle. Tout autour de la capitale et à des distances parfois très réduites, les montagnes se fondent dans le décor et se peuplent les week-ends d'armadas de randonneurs de tous âges.

Nationalisme

Peuple fier, les Coréens sont très nationalistes. L'histoire difficile de ce petit pays, coincé entre la Chine et le Japon et tour à tour soumis à l'hégémonie de ces encombrants voisins, a développé un sentiment de fierté nationale légitime et qui est encore très fort dans les plus jeunes générations. Ce nationalisme, souvent bon enfant et exacerbé à l'occasion des évènements sportifs internationaux, inquiète cependant certains observateurs qui le replacent dans une dynamique régionale. La Corée du Sud serait ainsi, comme le Japon ou la Chine, parvenue à retrouver sa fierté, mais éprouve désormais des difficultés à contrôler un mouvement dont on mesure encore difficilement les conséquences. Remise en question du partenariat avec les Etats-Unis, critique de l'Occident ou encore regard parfois dédaigneux porté sur d'autres civilisations sont ainsi des réalités face auxquelles les autorités coréennes doivent désormais faire face. Tout est question d'éducation, et pour y remédier, un programme d'enseignement dans des langues étrangères (dans les universités comme dans les lycées), afin d'ouvrir les jeunes Coréens au monde, a été mis en place.

Palais

Ancienne capitale du royaume de Joseon, Séoul compte un nombre impressionnant de sites historiques, au premier rang desquels des palais magnifiques, et inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Les ravages de la guerre de Corée ont souvent endommagé ces bâtiments, mais ils furent restaurés avec soin, dans le cadre de projets de restauration pharaoniques dont certains ne sont pas encore achevés. La ville de Séoul est fière de son passé, et la recherche de son identité passe par cette réhabilitation systématique de ce qui a fait son histoire. Les touristes de passage à Séoul ne s'en plaindront certainement pas, tant la ville offre désormais de multiples sites à découvrir. On compte également plus de 100 musées à Séoul, témoignant de l'importance que les Séoulites accordent à leur patrimoine.

Ppalli, ppalli (" Vite, vite ")

En Corée, tout est possible, et très vite. Les Coréens n'ont pas le même rapport au temps que les Occidentaux et le moment présent est très important, plus parfois que les conséquences qu'il entraînera. En ajoutant à cela le caractère dynamique des Coréens, il est aisé de comprendre pourquoi ppalli (vite) est l'un des premiers mots qu'apprennent les étrangers en Corée. Tout doit se faire vite : manger, boire, construire, vendre ou acheter. Il faut en effet profiter du gibun, de l'humeur du moment, et des opportunités. Tout est momentané, aussi vaut-il mieux ne pas louper le coche. Cet hédonisme oriental recèle aussi la source de bien des problèmes que rencontre la Corée. Il est parfois difficile de suivre le rythme qu'impose une mégalopole comme Séoul, où la vie ne semble jamais s'arrêter et où la cadence est infernale. Le voyageur doit savoir observer le dynamisme sans être pris dans le tourbillon d'un rythme épuisant. Certains quartiers de Séoul offrent à cet égard des opportunités de retraite dans des lieux calmes où le temps semble s'être arrêté, à l'écart de la frénésie urbaine.

Sewol

C'est le nom d'un funeste navire qui s'échoua le 22 avril 2014 et fit plus de 300 victimes sur les 476 passagers présents à bord. Assurant la liaison entre Incheon et l'île de Jeju, ce navire transportait essentiellement des lycéens et des étudiants en voyage scolaire. La catastrophe eu un écho incroyable en Corée, allant jusqu'à provoquer la chute du premier ministre de l'époque.

Taekwondo

Le spectaculaire art martial originaire de Corée n'est pas simplement un sport très répandu et un moyen d'autodéfense et de combat. C'est avant tout une école de la discipline et du respect qui s'enseigne aux plus jeunes. Les Coréens sont très fiers de leur taekwondo, et s'il est très pratiqué par les jeunes coréens, il est aussi enseigné aux étrangers qui souhaitent se familiariser avec ses techniques et ses mouvements. Plusieurs écoles proposent des cours à Séoul, tandis que les spectacles de combats de taekwondo se multiplient, en particulier pendant la période estivale, où ils prennent place sur des scènes montées dans les principaux parcs de la ville.

Tombes

Les tombes coréennes sont des tumulus adossés au flanc des montagnes et des collines, dirigées vers le sud, un cours d'eau coulant en face d'elles de la gauche vers la droite. Selon le niveau social, des stèles, autels, lanternes en pierre sont utilisés pour ce faire. Certains vont même jusqu'à élever des tombes similaires à celles de la famille royale de Joseon. Cette mode est devenue un véritable problème écologique : les tombes de plus en plus sophistiquées et démesurées que les nouveaux riches édifient ravagent les montagnes et occasionnent des glissements de terrain, le sol n'étant plus stable sans arbres. Il va de soi que le style traditionnel était pour le commun des mortels beaucoup plus simple que ce que l'on voit désormais. Le gouvernement favorise dorénavant la crémation et les columbariums.

Faire / Ne pas faire

Bien que très traditionnelle, la Corée est également très moderne et de plus en plus ouverte d'esprit. Les Coréens voyagent désormais beaucoup, et comprennent les différences culturelles. Vous ne serez donc jamais montré du doigt pour ne pas avoir respecté les multiples coutumes locales que vous n'êtes pas sensé connaître. Cependant, voici quelques petites règles simples, parmi d'autres, qui vous permettront de mieux vous insérer dans la société coréenne, et vous faire apprécier.

Faire

Saluer en vous courbant légèrement, marque de respect pour votre interlocuteur.

Présenter votre carte de visite lors de vos contacts (professionnels surtout, mais pas uniquement), de préférence en la portant avec vos deux mains.

Tachez de maitriser quelques formules de politesse en Coréen, particulièrement appréciées dans un pays où la pratique des langues étrangères reste très limitée.

Enlever vos chaussures quand vous entrez chez quelqu'un, ou même dans certains lieux publics et restaurants. Le port de chaussette est préférable, évitez d'être pieds-nus.

Si vous êtes invité chez quelqu'un, présentez-vous avec un petit cadeau.

Goûter à tous les plats et toutes les boissons. Les Coréens sont fiers - à juste titre - de leur patrimoine culinaire, et ne comprennent pas qu'on ne veuille même pas y goûter.

Ne pas faire

Manifester de l'impatience ou de la colère en public. A l'instar des autres peuples asiatiques, les Coréens n'apprécient que très peu les démonstrations de frustration en public, et n'aiment pas perdre la face. Restez souriant en toute circonstance, et les problèmes n'en seront que plus facilement réglés.

Si vous êtes invité à un banquet, évitez de manger tout ce qu'il y a dans l'une des nombreuses petites assiettes. Il convient de picorer un peu de tout, et de partager.

Éviter de trop vous montrer familier en public. Les Coréens sont en général des gens très pudiques.

Éviter de porter des tenues sales ou peu présentables. Les Coréens attachent une grande importance à l'apparence physique. Les hommes sont en général toujours impeccablement vêtus, et les femmes sont dans leur immense majorité maquillées en toute circonstance. Sans vous plier nécessairement à ce traitement, nous vous invitons à être présentable.

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