Guide de TORONTO : Histoire

Premiers peuplements

S'il est difficile de dater précisément l'arrivée des premiers êtres humains dans la région, nous savons avec certitude qu'il y a 20 000 ans l'Ontario était, comme le reste de l'Amérique du Nord, recouverte d'une épaisse couche de glace. Puis, il y a environ 11 000 ans, ce glacier commença à fondre, laissant place à des terres fertiles et à de nombreux lacs. C'est à cette époque, le long de la côte qui deviendra le lac Ontario, et à proximité de la future ville de Toronto, que nous retrouvons la trace de premiers campements, occupés avant tout par des chasseurs nomades. Aux alentours de 2 000 avant J.-C., la montée des eaux consécutive à la fin du réchauffement climatique dessine la côte et les îles de Toronto dans leur forme actuelle.

Progressivement, avec l'évolution du climat, les tribus se sédentarisent, délaissant la chasse au gibier nomade au profit de la pêche. Les techniques et les outils se modernisent. A partir du début de notre ère, ces peuplades commencent à établir des liens sociaux entre elles, et la population se développe. Ainsi, aux alentours de l'an 500, on estime la population du sud de l'Ontario à une dizaine de milliers d'âmes.

Le développement des échanges entre les populations permet à l'agriculture de se développer, grâce à l'apprentissage des techniques. Le maïs, le tabac et le tournesol, en particulier, sont largement répandus et amènent les populations à se sédentariser davantage. C'est dans cet environnement qu'apparaît la culture iroquoienne, composée de communautés partageant la même langue et de nombreuses coutumes (par opposition à l'autre culture dominante de la région, les Algonquiens).

Chronologie

Il y a 11 000 ans > Etablissement des premiers hommes sur les rives du lac Ontario.

Vers l'an 900 > Cultures Iroquoiennes.

1615 > Étienne Brûlé, premier Européen supposé sur les rives du lac Ontario.

1750 > Fort Rouillé, premier emplacement permanent connu.

1763 > Traité de Paris, cédant les terres canadiennes aux Anglais.

1787 > Achat de Toronto à la tribu Mississauga.

1791 > Création du Haut-Canada et du Bas-Canada.

1793 > Création de Fort York.

27 août 1793 > York (Haut-Canada) devient une municipalité.

1812-1815 > Guerre contre les Etats-Unis.

6 mars 1834 > York, devenue ville, est rebaptisée Toronto.

1837 > Rébellion indépendantiste de William Lyon Mackenzie.

1841 > Réunification des provinces du Haut et Bas-Canada.

28 décembre 1841 > Inauguration de l'éclairage au gaz.

19 décembre 1846 > Premier message télégraphique transmis depuis Toronto.

7 avril 1849 > Premier grand incendie de Toronto.

30 mai 1849 > Première ligne de transports en commun.

Octobre 1851 > Début de la construction du chemin de fer.

27 octobre 1856 > Première ligne de train entre Toronto et Montréal.

11 septembre 1861 > Création du système de tramway hippomobile de Toronto.

1871 > L'école devient obligatoire.

19 août 1874 > Mise en place d'un service officiel de lutte contre les incendies.

8 juin 1879 > Publication du premier annuaire téléphonique.

25 septembre 1883 > Création de la première compagnie d'éléctricité.

1er juillet 1893 > Ouverture de la première ligne de metro.

19 avril 1904 > Deuxième grand incendie de Toronto.

19 novembre 1906 > L'électricité produite par les chutes du Niagara commence à être fournie à Toronto.

6 mars 1934 > Centenaire de la ville.

15 octobre 1954 > L'ouragan Hazel affecte Toronto et tue un total de 81 personnes en Ontario.

1er janvier 1998 > Création de la Grande agglomération de Toronto (Greater Toronto Area), avec la fusion des proches banlieues.

2003 > Légalisation du mariage homosexuel.

2006 > Trentième anniversaire de la Tour CN.

25 octobre 2010 > Élections municipales et victoire du conservateur Rob Ford.

26-27 juin 2010 > Quatrième sommet du G20.

En 2013 > Les scandales concernant le maire de Toronto, Rob Ford, se succèdent sans temps mort. Il espère malgré tout remporter un autre mandat à la mairie lors des élections en 2014, mais abandonne la course suite au diagnostic d'une tumeur cancéreuse. Il en décède d'ailleurs le 22 mars 2016.

27 octobre 2014 > John Tory, ancien chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario de 2004 à 2009, remporte l'élection à la mairie de Toronto contre ses adversaires Doug Ford (frère de l'ancien maire Rob Ford) et Olivia Chow.

Juillet et août 2015 > Toronto est l'hôte des Jeux Pan/Parapanaméricains avec une dizaine de sites répartis dans la grande région métropolitaine.

Mars 2016 > Mort de l'ancien maire de Toronto, Rob Ford.

Année 2017 > Célébration du 150e anniversaire de la Confédération du Canada. Nombreux événements prévus à Toronto

L'arrivée des Européens

En 1534, le navigateur Jacques Cartier traverse l'Atlantique et s'aventure dans l'embouchure du Saint Laurent jusqu'à la future ville de Montréal. Cependant, l'avancée des Européens jusqu'au sud de l'Ontario devra attendre le XVIIe siècle. Il est difficile de donner une date précise à cette première installation, mais ce siècle est le théâtre de guerres incessantes entre les différentes tribus amérindiennes du sud de l'Ontario, auxquelles ont largement participé les armées françaises, s'alliant à l'une ou l'autre des tribus selon leur intérêt. Les Iroquois dominent la région de Toronto jusqu'à la fin du XVIIe siècle, alors que les missionnaires chrétiens s'établissent parmi les populations locales.
A partir du début du XVIIIe siècle, une tribu algonquine, les Mississaugas, prend l'ascendant sur les Senecas, dernière tribu irquoienne à avoir occupé la région.

La première partie du XVIIIe siècle est marquée par des guerres régulières entre Français et Anglais pour la domination de l'Amérique du Nord. Pendant cette période, Toronto reste une possession française.
En 1750, les Français sont installés durablement à l'embouchure de la rivière Niagara (dans l'actuel état de New York aux Etats-Unis), à Fort Niagara. Ils décident de créer une base avancée à l'emplacement actuel de Toronto, appelée Fort Rouillé. Le but de ce poste est de faciliter le commerce de la fourrure avec les tribus locales. Mais les troupes britanniques remportent des batailles décisives et prennent le contrôle de la région. Le Traité de Paris de 1763, par lequel la France cède la place à l'Angleterre dans la région des Grands Lacs, officialise cette installation.

Étienne Brûlé

Coureur des bois, hors-la-loi, aventurier épris de liberté, ce Français aurait été le premier Européen à remonter jusqu'à l'endroit où la rivière Toronto, aujourd'hui Humber River, se jette dans le lac Ontario. A l'époque, en 1615 précisément, les Hurons vivaient là. Envoyé par Champlain, le fondateur de la ville de Québec, Etienne Brûlé vit parmi eux, apprend leur langue, prend des notes sur leur mode de vie, sur la topographie et les richesses de l'endroit. " Aussi je vis mon garçon (Etienne Brûlé) qui vint habillé à la sauvage, qui se loua du traitement des sauvages, selon leur pays, et me fit entendre tout ce qu'il avait vu en son hivernement et ce qu'il avait appris desdits sauvages. Mon garçon avait fort bien appris leur langue. " (Extrait des Voyages du Sieur de Champlain). Il faudra toutefois attendre plus d'un siècle pour que les Français y établissent un fort avant d'en être délogés par les Anglais peu après. Quant à Etienne Brûlé, l'aventure se termina mal, en 1633, lorsqu'il fut exécuté par ses amis Hurons qui, semble-t-il, lui reprochaient le viol d'une jeune Indienne.

L'ère britannique

Les premières années de la présence britannique dans le sud de l'Ontario sont marquées par de nombreux conflits avec les Premières Nations, qui acceptent mal la nouvelle hégémonie anglaise. La région se pacifie au cours du temps grâce à la négociation de traités. En 1783, une nouvelle menace se profile, avec l'indépendance des Etats-Unis, dont l'intérêt pour les terres canadiennes est manifeste.
Dans cette atmosphère incertaine, les Anglais continuent leur installation. Ils achètent en 1789 aux Mississaugas les terres situées à l'emplacement de Toronto, et des colons s'installent, les transformant progressivement en terres agricoles.

En 1791, la Couronne britannique divise ses possessions canadiennes en deux provinces : le Haut et le Bas-Canada.
En 1793, la pression des Etats-Unis se fait plus forte, et l'invasion du Canada semble imminente. John Graves Simcoe, gouverneur de la province du Haut-Canada, décide alors d'établir sa capitale à l'emplacement de Toronto. Il établit alors un plan de défense dont la principale composante est d'établir à Toronto un véritable centre de commandement fortifié destiné à protéger la frontière. Cette décision marque le début de Toronto en tant que véritable centre urbain, sous le nom officiel de York.

En 1796, le danger d'une invasion semble écarté définitivement lorsque Simcoe retourne en Angleterre. Des accords avec les Etats-Unis ont en effet résolu les différends avec la couronne. Mais York est désormais établi durablement en tant que capitale de la province, avec une modeste population de 200 militaires et 400 civils répartis entre la petite ville et ses environs.

York se développe lentement, pour atteindre en 1812 à peine 1 500 âmes. Les Etats-Unis déclarent cette année-là la guerre à l'Angleterre. Parmi leurs objectifs, l'invasion des terres britanniques canadiennes. Lorsque la guerre se termine trois ans plus tard, York a subi trois attaques importantes, et garde des cicatrices conséquentes.

La guerre anglo-américaine de 1812

Du 18 juin 1812 au 16 février 1815, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne livrent une guerre au Canada. La guerre constitue un chapitre important dans l'histoire du Canada et des Etats-Unis, qui sont sur le point d'annexer le Haut-Canada (l'Ontario) et tout le territoire situé à l'ouest de cette province. La première année de la guerre, soit en 1812, la stratégie américaine consiste à attaquer le Canada central sur trois fronts : la frontière de la rivière Détroit, la péninsule de Niagara et Montréal. Toutes ces campagnes se soldent par un échec. En 1813, la même stratégie est adoptée. Les Américains prennent possession de la frontière de Détroit et contrôlent temporairement la frontière à Niagara, mais leur plan d'attaque contre Montréal échoue. Au cours de la dernière année de la guerre, ils envahissent de nouveau la frontière à Niagara, mais ils ne réalisent aucun progrès substantiel avant la fin de 1814. Le traité de Gand, qui est négocié le 24 décembre 1814 et ratifié le 16 février 1815, met enfin un terme à la guerre. Très tôt, le Canada considère que les champs de bataille, les sites connexes et les héros de la guerre de 1812 ont une importance nationale. Car s'il avait perdu la guerre, le Canada n'existerait peut-être pas... Afin de souligner cet événement marquant de l'histoire du pays, des célébrations ont été organisées jusqu'en 2014 afin de commémorer le bicentenaire de cette guerre.

Pour plus d'infos : www.canada.ca/fr/services/defense/fac/histoiremilitaire/guerres-operations/1812 - www.discover1812.com - www.visit1812.com - www.1812niagaraonthelake.ca

York, modeste capitale provinciale
Fort George, site historique de la guerre de 1812 avec les Etats-Unis.
Fort George, site historique de la guerre de 1812 avec les Etats-Unis.

Entre la fin de la guerre et l'ouverture du chemin de fer en 1851, York subit de nombreux changements, et son développement se fait plus rapide. Le désenclavement de la région dû à l'amélioration des voies d'accès joue une part importante : l'apparition des bateaux à vapeur en 1816 est une révolution en soi, et leur emploi est facilité par l'ouverture des canaux Erie et Welland (1825 et 1833). L'immigration en provenance de l'Angleterre s'accentue, remplaçant une immigration jusqu'ici plutôt issue des Etats-Unis. Cette arrivée importante, mêlée à une croissance de la population locale, permette à York de devenir la ville la plus importante du Haut-Canada. De 720 habitants en 1815, la population atteint plus de 30 000 personnes en 1851. L'économie de la ville est alors principalement basée sur l'industrie du bois.
Avec son essor démographique et économique, le développement culturel de la ville fait un grand bon en avant. Son dynamisme incite l'élite de la province à s'y installer, lui permettant de bénéficier de ses nombreuses relations. Elle devient un important centre universitaire, et de nombreuses administrations y élisent domicile. L'Eglise anglicane joue également une part importante dans la reconnaissance de la ville sur le plan national en établissant à York le siège de son autorité au Haut-Canada.

Deux grands hommes politiques

L'honorable John Sandfield Macdonald (1812-1872). Premier ministre de l'Ontario, John Sandfield Macdonald cumule à la fois les fonctions de ministre et celle de procureur général de l'Ontario de 1867 jusqu'en décembre 1871. Jouissant d'une forte popularité, et reconnu pour son intégrité et savoir-faire politique, J. Sandfield Macdonald s'oppose aux politiques de lord Elgin. Avant la Confédération canadienne, il préconise le principe de la double majorité qui permettrait de sauvegarder plus adéquatement les particularités des deux parties du Canada-Uni. Alors que sa tentative d'appliquer le principe de la double majorité échoue, il propose une coalition des diverses tendances idéologiques au sein d'un même gouvernement afin de contrer l'instabilité politique qui règne au Canada. Cette coalition sera finalement appliquée par George Brown, John A. Macdonald et George-Etienne Cartier.

William Lyon Mackenzie (1795-1861). Journaliste et homme politique. En 1834, il fut élu maire de Toronto. En 1837, il dirigea la rebellion du Haut-Canada contre Sir Francis Bond Head et la Compact Family qui se solda par un échec. En 1849, après avoir passé des années dans les prisons américaines pour avoir participé à l'affaire Caroline, une amnistie lui permit de revenir au Canada. De 1851 à 1858, il fut membre de l'assemblée législative de la province du Canada. Il mourut dans sa maison à Toronto en 1861. Celle-ci est aujourd'hui un musée que l'on peut visiter.

York devient Toronto

Le 6 mars 1834, la croissance exponentielle de la ville oblige les autorités à lui donner un nouveau statut. La petite ville de York et son agglomération deviennent la municipalité de Toronto. Un conseil municipal élu gère désormais les affaires courantes de la ville. William Lyon Mackenzie, politicien réformiste et homme de média, devient le premier maire de la nouvelle ville de Toronto. La ville compte alors un peu moins de 10 000 habitants.

Dans cette première moitié du XVIIIe siècle, la croissance de la ville est loin d'être régulière, et la situation économique et sociale subit de nombreux traumatismes. Une vague indépendantiste se développe alors au Canada, et en 1837, un groupe de rebelles tente de renverser le gouvernement en place, guidé par l'ancien maire William Lyon Mackenzie. La révolte est assez rapidement maîtrisée, mais marque le point d'orgue d'une période tourmentée au sein de la colonie.
En 1841, le gouvernement britannique unifie Haut-Canada et Bas-Canada en une seule colonie sous le nom de Province unie du Canada, subdivisée en deux sous-provinces. Le siège du gouvernement est déménagé à plusieurs reprises entre Montréal, Québec et Toronto avant d'être établi définitivement à Ottawa en 1865. De fait, Toronto perd alors son statut de capitale.
Mais la ville a alors atteint une taille importante et a su se diversifier économiquement. Ce changement de statut ne freine pas son développement, qui s'intensifie dans les décennies suivantes. Les années 1840 voient ainsi l'apparition de l'éclairage au gaz, dans les rues comme dans les foyers, l'ouverture d'un réseau de distribution d'eau, et l'ouverture d'une ligne télégraphique. Autant d'innovations qui vont porter la ville dans son essor.

Chemin de fer et développement économique

En octobre 1851, une cérémonie d'envergure donne le départ de la construction d'une première ligne de chemin de fer vers le monde extérieur. Les années suivantes voient se développer les lignes ferroviaires à une vitesse vertigineuse, reliant Toronto à Montréal, Québec, les colonies atlantiques ainsi que les Etats-Unis. Bien entendu, ce réseau de communication accélère le développement de la ville, qui devient une plaque tournante du commerce et de l'industrie de cette partie du Canada.

En 1867, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et la Province unie du Canada s'unissent pour former le Canada, un dominion de l'Empire britannique. Le territoire qui était auparavant la Province unie du Canada est désormais divisé en deux régions distinctes : le Québec et l'Ontario. C'est tout naturellement que Toronto est choisie comme capitale de cette seconde région.
La nouvelle nation s'étend rapidement avec l'acquisition des territoires du grand nord et de l'ouest central en 1870, puis l'entrée dans la confédération de la Colombie britannique en 1871 et de l'île du Prince Edouard en 1873. Toronto devient au sein du Canada le centre urbain le plus important de la région la plus peuplée du pays, et bénéficie de nouvelles lois fiscales avantageuses, lui permettant de franchir un pas supplémentaire dans la poursuite de sa croissance.

Avec l'agrandissement de la ville, un premier réseau de tramways tractés par des chevaux voit le jour en 1861 pour permettre aux habitants de se rendre sur leur lieu de travail. Il sera électrifié entre 1892 et 1894. Dans les années 1880, le téléphone et l'éclairage électrique font leur apparition, et les routes asphaltées remplacent les pavés et les routes en terre dès 1887. Les innovations dans le domaine de la construction, ainsi que des inventions clés comme l'ascenseur ouvrent la voie aux gratte-ciel.
Du point de vue social, cette fin de siècle voit également l'apparition des syndicats à l'image de ceux déjà en place en Europe, ainsi que l'amélioration de la condition de la femme.
C'est également à cette époque que la division de Toronto en quartiers séparés se dessine, avec la spécialisation de certaines zones, quartiers résidentiels ou concentrations d'industries. La ville a également ajouté de nouveaux quartiers en s'étendant au-delà de ses limites de 1834.

Bien que critiqué pour sa corruption, l'administration de la ville accomplit de nombreuses réformes indispensables, comme l'amélioration des services anti-incendie, le développement des forces de police, du système scolaire, des garderies pour enfant, et des hôpitaux.

Guerres et crise

A l'aube du XXe siècle, Toronto entre de plain pied dans l'ère industrielle. L'essentiel de son économie dépend de ce secteur, à l'image de nombreuses sociétés du monde occidental. Une nouvelle vague d'immigrants vient enrichir la main-d'oeuvre de la ville, venus d'abord principalement de France, d'Allemagne ou d'Italie, puis bientôt de Chine, de Russie ou d'Europe de l'est. La croissance de la population se poursuit, et la ville passe de 208 000 habitants en 1901 à 668 000 en 1941, malgré les deux guerres mondiales et la crise de 1929.
Le Canada s'engage dans les deux guerres aux côté des alliés, et participe activement à l'effort de guerre. Si son industrie est momentanément dopée, il n'en subit pas moins de lourdes pertes et les traumatismes liés à ces tragédies. La crise de 1929, comme ailleurs, plonge le pays dans la dépression, et les Canadiens tenteront dans les années qui suivent de renouer avec la croissance.

Vers la Toronto moderne

A l'heure de la reconstruction, le gouvernement canadien, inspiré par les idées britanniques et américaines, se lance dans un vaste programme d'intervention de l'Etat. L'assurance chômage est créée en 1940, et les allocations familiales en 1946.
Dès 1949, le Canada renoue avec la croissance, tirée par la consommation. Tous les indicateurs sont au vert, avec par exemple un taux de chômage record de 1,3 % en 1951.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, Toronto est le théâtre de profonds changements démographiques. Au début du siècle, Toronto était une ville essentiellement britannique, avec 97 % de sa population d'origine anglaise. En 1951, suite aux différentes vagues d'immigration, ce taux avoisine les 73 %. Mais cette immigration, choisie ou subie, va s'accélérer, et en 2001 plus de la moitié de la population se proclame d'origine étrangère. Bien qu'elle ne se fasse pas sans heurts et discriminations de tous ordres, l'intégration de ces populations nouvelles est un succès comparativement à d'autres grandes villes ou nations d'accueil.
Cette révolution démographique a façonné le caractère multiculturel de la ville tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Une autre évolution importante des années 1950 et au-delà concerne les banlieues, qui sont dans l'intervalle devenues de vraies zones urbaines, alors qu'elles étaient majoritairement rurales jusque-là. Les années 1960 sont une ère de grands projets immobiliers, modifiant le paysage urbain du centre-ville comme de ses banlieues. Au cours des années 1980, Toronto dépasse sa rivale de toujours, Montréal, et devient la ville la plus peuplée et le principal centre économique du Canada.
Durant cette période, le gouvernement de la province réfléchit à l'épineux problème de la gestion d'une ville de la taille de Toronto, avec un développement aussi rapide. Après une première étape de centralisation en 1966, c'est finalement en 1998 que sont fusionnées Toronto et les principales municipalités environnantes, créant la ville telle que nous la connaissons.

Toronto aujourd’hui

La ville Reine s'affiche aujourd'hui plus que jamais comme une ville dynamique et prospère. Centre financier du Canada, Toronto se targue d'une croissance démographique toujours plus florissante (environ 100 000 nouveaux habitants chaque année). Après les déboires politiques mettant en scène l'ancien maire de Toronto, feu Mr Rob Ford, la ville commence à faire parler d'elle sur d'autres sujets. Ainsi, sur des critères tels que la sécurité, l'éducation ou les infrastructures, la ville se classe fréquemment en tête des classements des métropoles du monde où il fait bon vivre.

En 2014, l'arrivée du nouveau tramway aux allures futuristes donne un souffle nouveau à ce transport bien aimé des Torontois. Malgré le doublement du prix des logements des dernières années - sujet faisant régulièrement l'actualité - les grands projets architecturaux se succèdent. La cité ontarienne, hôte en 2015 des Jeux Pan/Parapanaméricains, recolore tranquillement son blason de ville réputée jadis ennuyeuse et affiche un état d'esprit toujours plus moderne et festif.

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