Guide de MUMBAI : Mode de vie

Vie sociale

L'Inde est connue pour ses systèmes sociaux compliqués et pour sa société à multiples facettes. En fait, aucune généralisation n'est possible qui soit applicable à l'ensemble des divers groupes qui la composent. La diversité ethnique et linguistique de la civilisation indienne ressemble plus à la diversité d'une zone telle que l'Europe qu'à celle de n'importe quel autre État-nation. Les écarts entre les structures sociales du Nord et du Sud sont particulièrement remarquables, surtout en ce qui concerne les systèmes de parenté. Dans tout le pays, les différences religieuses peuvent également être significatives, notamment entre la majorité hindoue et la forte minorité musulmane, mais aussi entre ces groupes indiens que constituent bouddhistes, chrétiens, jaïns, juifs, parsis, sikhs et pratiquants de religions tribales.

L'accès à la richesse et à la puissance varie considérablement et les énormes différences de statut socio-économique sont évidentes. Le pauvre et le riche vivent côte à côte dans des secteurs urbains et ruraux, et il est courant de voir un homme prospère ou une femme dans une voiture avec chauffeur passer devant des habitants affamés et décharnés. Dans beaucoup de villages, les solides maisons de ciment des propriétaires terriens côtoient de fragiles cabanes de chaume des manoeuvres sans terre. Même quand elles ne sont pas aussi évidentes, ces distinctions de classe marquent pratiquement chaque agglomération.

Les différences entre zones urbaines et rurales peuvent être immenses. Presque 72 % de la population vit dans des villages aux murs enduits de boue séchée et ornés de dessins traditionnels, aux ruelles poussiéreuses parcourues de troupeaux de bétail cherchant leur pitance, tandis que dans les grandes villes, des millions de gens vivent dans la cacophonie - véhicules hurlants, foules déferlantes, haut-parleurs diffusant la musique des derniers films à succès - et respirent la pollution industrielle.

Les distinctions de genre sont évidentes : le comportement attendu des hommes et des femmes peut être tout à fait différent, particulièrement dans les villages, mais aussi dans les centres urbains. Les rôles idéaux ainsi prescrits ont pour fonction d'aider à orienter les actions des deux sexes dans la famille et à l'extérieur de la maison. Il est souvent surprenant pour les Occidentaux de constater que la plupart des tailleurs sont des hommes, alors que des femmes très pauvres travaillent sur les chantiers de construction, portant pierres, briques et coupelles de ciment sur leur tête.

Chevauchant et pénétrant toutes ces différences de région, de langue, de richesse, de statut, de religion, d'urbanisation et de genre, on trouve cette spécificité de la société indienne : la caste. Le peuple indien est divisé en milliers de castes ou groupes fonctionnant comme tels, des groupes répertoriés et hiérarchiquement ordonnés. Les membres d'une caste y sont, par définition, nés. On attend d'eux qu'ils se marient à l'intérieur du groupe et qu'ils suivent ses règles concernant de nombreux aspects de la vie (interdits alimentaires, rituels de purification, etc.).

Étant donné la grande diversité de la société indienne, toute observation doit être tempérée par le fait qu'elle peut ne pas s'appliquer à tous les Indiens. Cependant, certains thèmes ou principes sous-jacents de vie font en Inde l'objet d'un large consensus.

Mœurs et faits de société

La place de la femme. Parmi les nombreux facteurs qui contribuent, selon les Indiens, à la grandeur de leur culture millénaire, l'un des plus importants est la place d'honneur attribuée aux femmes. Selon les anciens textes sacrés hindous, aucun rite religieux ne peut être exécuté convenablement par un homme sans la participation de sa femme. Les femmes sont d'ailleurs appelées ardhangani (la meilleure moitié). Mais ces principes n'ont pas toujours été appliqués dans la vie quotidienne, tant s'en faut, et les affaires de viols qui agitent l'actualité indienne depuis fin 2012 viennent malheureusement le rappeler. Les femmes sont également traditionnellement exclues de la transmission de la connaissance des textes sacrés. Avec l'éveil du mouvement Raja Ram Mohan Roy contre la soumission des femmes, et avec l'influence qu'ont eue les Britanniques sur la culture indienne, la situation des femmes a connu quelques changements. Cependant, c'est seulement sous l'égide du Mahatma Gandhi qu'elles ont eu l'occasion d'affirmer leur égalité avec les hommes. En réponse à l'appel de Gandhi, elles ont ôté leur voile et sont sorties de leurs maisons afin de lutter épaule contre épaule avec les hommes dans la bataille pour la liberté. Le résultat est que la Constitution indienne actuelle confère aux femmes un statut égal à celui des hommes. Il n'y a en théorie aucune discrimination entre les deux sexes : toutes les professions sont ouvertes aux femmes, avec le mérite comme seul critère de choix. Leur acharnement au travail et leur dévouement ont conduit les femmes indiennes à se distinguer dans les diverses sphères de la vie sociale en tant que politicienne, oratrice, avocate, docteur, administratrice, etc. Il n'y a guère de domaines où elles n'aient pris une part et témoigné de leur valeur, ce qui montre bien ce qu'elles ont gagné en liberté et en égalité dans l'Inde d'aujourd'hui. Avec intelligence et âpreté à la tâche, elles rivalisent désormais avec succès auprès des hommes dans toutes les entreprises commerciales. Des femmes travaillent dans tous les domaines de l'économie indienne. Dans le travail administratif, elles s'efforcent d'atteindre le plus haut degré d'efficacité et de perfection. Elles semblent généralement moins sujettes à la corruption et au favoritisme que leurs homologues masculins.

L'Inde a eu une femme Premier ministre avec Indira Gandhi et une femme présidente, Pratibha Patil. Une politique de discrimination positive a été mise en place pour permettre aux femmes d'être représentées dans les conseils de village et les parlements des États de la fédération, donnant naissance à toute une classe de femmes formées à la politique à l'échelle locale. En revanche, l'absence d'une telle politique pour le parlement national y perpétue une sous-représentation chronique des femmes. Au-delà des évolutions récentes du rôle économique des femmes, le sentiment que leur tout premier devoir est de mettre au monde de nobles générations de patriotes, de guerriers, de savants et d'hommes d'État, est encore profondément ancré dans les mentalités. Encore aujourd'hui, la naissance d'un enfant mâle est souvent plus valorisée que celle d'une petite fille, car un garçon pourvoira aux besoins de ses parents âgés tandis qu'une fille quittera ses parents pour s'installer dans la famille de son mari. Bien que la pratique de la dot soit interdite par la loi, les parents d'une fille doivent encore très souvent débourser des sommes énormes pour la marier. Traditionnellement, on souhaite en Inde à une femme le jour de son mariage de " mettre au monde mille fils ", une expression lourde de sens quant à l'importance des filles. Si la pratique de l'élimination des bébés filles à la naissance a quasiment disparu, l'avortement sélectif se pratique même dans les milieux urbains aisés. Des préjugés profondément ancrés perdurent ainsi malgré une évolution sociale rapide.

Le mariage. Il est considéré pratiquement comme une obligation dans la société indienne. Son arrangement relève généralement de la responsabilité des parents des deux jeunes mariés, qui commencent à chercher une moitié acceptable (en termes de religion, de caste, de niveau d'éducation et de revenus...) pour leur enfant dès que celui-ci a atteint un âge qu'ils jugent raisonnable. En Inde, il n'y a pas de plus grand événement dans une famille que le mariage. Concernant la parenté hindoue et les pratiques de mariage, l'Inde est divisée en deux grandes régions : le Nord et le Sud. De plus, divers groupes ethniques et tribaux des régions centrales, du Nord montagneux et orientales pratiquent des coutumes différentes.

Quand toutes les dispositions de base du mariage ont été prises, le groupe familial doit s'acquitter d'une série de rituels qui peuvent varier légèrement selon le groupe religieux, la région ou la caste. Généralement, tous les mariages indiens impliquent la participation aussi vaste que possible des membres de la famille et des relations des jeunes mariés. La famille de la mariée accueille la plupart des cérémonies et finance toutes les dispositions prises pour l'accueil d'un grand nombre d'invités pendant plusieurs jours, y compris le logement, les décorations et les cadeaux du marié. Ces dispositions, souvent compliquées et chères, sont destinées à rehausser le statut de la famille de la mariée. Au marié incombe habituellement la location d'un orchestre et le don de jolis cadeaux à la jeune mariée, des bijoux ou des vêtements, mais dont la valeur est très largement inférieure à celle des cadeaux provenant du côté de la mariée. Une fois que les jeunes mariés sont unis selon les rites religieux accompagnés d'une cérémonie haute en couleur, la jeune mariée est emmenée dans sa nouvelle maison par ses beaux-parents, sauf si elle est très jeune.
Dans ce cas elle peut rester chez ses parents jusqu'à ce qu'ils la considèrent comme assez âgée pour partir. Une jeune mariée prépubère reste généralement dans sa maison natale jusqu'à la puberté, après quoi une cérémonie particulière vient marquer son départ pour la maison conjugale et sa vie d'épouse. Les mariages d'enfants sont interdits, mais continuent à être pratiqués dans certains États, notamment le Rajasthan.

À l'attention des jeunes femmes

Si vous ne voulez pas être harcelée à longueur de journée, subir des mains baladeuses, des regards lubriques, faites attention à la tenue que vous allez adopter. Un grand nombre d'Indiens pensent que les femmes occidentales sont plus ouvertes sexuellement que les Indiennes. Vous devez donc vous prévenir des signaux que vous envoyez et qui peuvent être mal interprétés.

Pendant la journée, surtout si vous n'êtes pas accompagnée, évitez de porter des vêtements sexy, des minijupes, des shorts, des décolletés. Réservez ces tenues pour vos sorties en boîtes. Si vous voulez porter des tenues branchées, décontractées, très appréciées des jeunes filles indiennes, adoptez le salwar-kameez.

Ils sont très faciles à porter, très jolis, pratiques, et ne vous interdisent pas la visite de certains monuments, en particulier les religieux. Vous trouverez dans votre guide plusieurs adresses où en acheter.

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