Guide de MUMBAI : Survol de Bombay

Géographie

Mumbai est établi sur l'île de Salsette, à l'embouchure du fleuve Ulhas sur la côte Sud-Ouest de l'Inde, dans la région du Konkan. Le littoral est découpé en de nombreuses criques et baies. Sur la côte Est, les mangroves très riches en biodiversité occupent la plus grande partie de la région.

Près des trois quarts de Mumbai se trouvent au niveau de la mer. La partie Nord est plus vallonnée et le point culminant de la ville se situe à 450 m d'altitude. Les sols sont très sablonneux, avec des terres riches en alluvions et en limons. Mumbai se trouve sur une zone sismique active en raison de la présence de trois lignes de faille. Le secteur est classé en zone III, ce qui signifie qu'un risque de séisme d'une magnitude allant jusqu'à 6,5 n'est pas à exclure.

Il y a trois lacs dans la ville. Le lac Tulsi, le lac Vihar et le lac Powai. Les deux premiers se trouvent dans le parc national Sanjay Gandhi, s'étendent sur 110 km² et se déversent dans le lac Powai. Ils approvisionnent via trois rivières la ville en eau potable, mais durant la mousson, comme en 2005 et plus proche de nous, en juillet 2011, ils débordent, provoquent des inondations et causent de nombreux désastres.

La superficie de l'agglomération est de 468 km². Une grande partie de cette superficie, 100 km² environ, a été gagnée sur la mer. Ce gain a débuté à la période du Raj britannique, lorsque les sept îles originelles ont été rassemblées, et s'est poursuivi jusque dans les années 1970. Nulle part ailleurs, on avait autant pris sur la mer. Ces dernières années, la ville est obligée de regarder vers le nord. La région métropolitaine de Mumbai, RMM (4 355 km²) inclut Navi Mumbai, la ville nouvelle qui se situe au nord-est du port, les villes de Thane, Dombivli et de Kalyan.

Climat

Le climat de Mumbai est tropical : l'été arrive en avril et s'installe pour les quatre mois suivants. La température maximale pendant cette saison est d'environ 33 °C. La mousson touche la région en juin et y reste jusqu'à septembre, bien qu'on ne sente pas beaucoup de différence dans les températures. L'hiver s'étend d'octobre à janvier. La température baisse alors légèrement.

D'avril à mai : Généralement chaud et humide, avec des températures autour de 30 à 35 °C. La seule région qui offre un peu de fraîcheur est alors celle des Ghâts occidentaux, qui constitue une bonne alternative à la chaleur qui règne dans les plaines.

De juin à septembre : C'est la grande saison des moussons, et les longs jours pluvieux sont alors monnaie courante. La vie quotidienne en vient presque à s'arrêter ; les trains, les bus fonctionnent au ralenti à cause des pluies. Ces pluies, qui tombent parfois pendant des jours, entraînent souvent des modifications dans le programme des voyageurs.

De septembre à novembre : Vers fin septembre, le temps commence à devenir plaisant et les températures constantes, de 25 à 30 °C environ, dans tout le Sud. Les pluies ont quasiment cessé mais de fortes averses peuvent avoir lieu en octobre, lors de la seconde vague de la mousson. Les journées sont agréables, avec quelques pointes de chaleur.

De novembre à février : C'est la haute saison touristique. Les mois de novembre et de décembre connaissent de courtes pluies, les moussons se retirant. À partir de la mi-décembre, le flot des touristes s'accroît régulièrement.

De février à avril : C'est la période du début du réchauffement. Les mois de février et mars sont très agréables, mais la température commence lentement à augmenter, ce qui s'accompagne de fréquentes coupures d'eau et de courant.

Valeurs moyennes mensuelles

Jan

Fév

Mar

Avr

Mai

Juin

Juil

Août

Sept

Oct

Nov

Déc

Temp. Moy

26

28

31

32

33

32

30

30

30

29

27

26

Précip. (mm)

0

1

0

0

25

640

955

670

301

15

7

2

Environnement – écologie
<p>Jardins suspendus (Hanging Gardens).</p>

Jardins suspendus (Hanging Gardens).

Parler d'écologie, d'un meilleur équilibre entre l'homme et son environnement à Mumbai semble une gageure. En 2017, le magazine The Active Times classe Mumbai huitième, dans la liste des 25 villes les plus sales du monde. Rien d'étonnant dans une agglomération où s'entassent 22 millions d'habitants et dont la moitié vit dans des bidonvilles. Les défis sont innombrables et beaucoup sont gangrénés par la corruption. L'eau est souillée, les canalisations qui datent pour la plupart de l'époque du Raj britannique sont aujourd'hui en très mauvais état, bouchées, détournées, percées. Les coupures d'électricité sont nombreuses, l'air y est parfois irrespirable, dû en grande partie aux embouteillages, à la combustion de décharges ouvertes, aux rejets des usines, à la poussière des routes, à l'urbanisation qui ne semble pas avoir de limite.

Face à ce tableau chaotique, ou toutes les activités anthropiques sont mises à mal, des solutions sont envisagées. Ainsi, pour désengorger les routes, un premier pont sur la mer a été inauguré en juin 2009, le Sealink, reliant le quartier de Bandra à Worli, et un métro monorail a vu le jour en juin 2015, qui devrait comporter 7 lignes d'une longueur totale de 135 km dans les prochaines années. L'autorisation d'héliports privés sur les toits des plus hauts immeubles est très également envisagée. Des efforts sur la surveillance de la pollution atmosphérique sont déjà en cours, 22 stations sont opérationnelles et les études alarmistes des contrôleurs sont désormais prisent au sérieux. Des projets éoliens de sites offshore, d'autres de développement d'énergie solaire sont à l'étude mais également celui plus polémique d'une centrale nucléaire, l'une des plus grandes au monde.

Selon une étude récente de l'observatoire Veolia, les habitants de Mumbai ont une très bonne opinion de leur ville et pensent que la qualité de la vie va aller en s'améliorant. On dit souvent que les Indiens sont d'éternels optimistes, même vivant dans l'un des plus terribles bidonvilles de Mumbai, cette étude tend à le prouver. 58% d'entre eux affirment que la qualité de l'eau est satisfaisante, 68% que la collecte des déchets est bien organisée, 87% que les transports en commun sont très fonctionnels. Ces chiffres sont bien évidement à prendre avec beaucoup de précautions. Les réponses varient selon le milieu social, le quartier, et résultent d'une comparaison avec d'autres grandes villes indiennes uniquement.

Jaitapur, un risque calculé ?

Areva, numéro un mondial de l'énergie atomique, et Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL) ont conclu en décembre 2010 à Delhi un protocole d'accord prévoyant l'implantation de six réacteurs EPR sur le site de Jaitapur, au sud de Mumbai, ainsi que la fourniture de combustibles pendant toute la durée de vie de ces réacteurs. Le site de Jaitapur deviendra l'un des plus grands complexes nucléaires au monde, avec au total six réacteurs fournissant 10 000 mégawatts d'énergie, alors qu'il est situé dans une zone de haut risque sismique, près de la mer. Cette décision a été très mal accueillie par les populations locales. Les nombreuses manifestations, soutenues pas des ONG comme Greenpeace, n'ont pour le moment pas suffi à infléchir les positions du gouvernement indien. Le risque d'un deuxième Fukushima, présent encore dans tous les esprits, ne semble pas peser bien lourd face aux besoins énergétiques toujours plus grands d'une Inde en marche forcée. Début 2015, la construction du projet n'a toujours pas débuté. Le parti hindouiste d'extrême-droite Shiv Sena, allié avec le BJP et membre du gouvernement du Maharashtra, s'oppose farouchement à sa réalisation.

Parcs nationaux

Mumbai est pourvu d'un parc très célèbre, véritable poumon vert de la ville : le parc national de Sanjay Gandhi. Situé au nord de la ville, il est l'écrin de verdure de la ville. Vaste et protégé, composé de forêts, de collines, de vallées, de lacs et de rivières, le parc s'étend sur une superficie de 104 km², abrite une grande diversité d'espèces fauniques et floristiques. Plus de 1 000 espèces végétales, terrestres et aquatiques, 250 espèces d'oiseaux, 36 espèces de mammifères, 38 espèces de reptiles, 9 espèces d'amphibiens, 5 000 espèces d'insectes dont 150 de papillons et de très nombreux poissons ont été répertoriés. Les grottes Kanheri, vieilles de 2 400 ans et sculptées dans les falaises, sont la troisième grande attraction du parc. Le Sanjay Gandhi National Park, ou Borivali Park, attire chaque année plus de 2 millions de touristes et est considéré comme l'un des parcs les plus visités au monde. Pour apprécier les différents paysages sans trop d'efforts, surtout si vous êtes accompagnés d'enfants, empruntez le petit train coloré. Il vous faudra changer de véhicule et monter dans un petit autocar sécurisé pour vous approcher des fauves.

La faune du parc. Le parc abrite une diversité faunique impressionnante. De nombreux mammifères (antilopes, ours, guépards, singes, porcs-épics...), des reptiles (crocodiles, varans, serpents), des insectes parmi lesquels de nombreux papillons comme l'atlas, le plus grand lépidoptère au monde et des oiseaux. Chouettes, loriots, calaos, hérons, gobe-mouches du paradis, rossignols, passereaux, martins-pêcheurs, mainates, etc. Le Sanjay Gandhi National Park est également un paradis pour les ornithologues.

La flore du parc. Si vous avez de la chance, vous pourrez assister à l'éclosion d'une Carvia callosa, plante qui ne fleurit qu'une fois tous les sept ans. Rassurez-vous, le parc possède une multitude d'autres trésors comme des euphorbes, des hibiscus, des bougainvilliers, des jasmins... Certaines zones du parc sont recouvertes de végétations subtropicales et d'autres de mangroves. Durant la mousson, c'est une véritable explosion de couleurs qui s'opère un peu partout dans le parc.

Les grottes Kanheri du parc. L'excavation des grottes a commencé trois siècles avant notre ère, presque immédiatement après l'introduction du bouddhisme dans la région, après la chute de l'Empire maurya. Dans un premier temps, les grottes n'étaient qu'un refuge provisoire pour des moines errants mais à partir du Ier siècle ap. J.-C., elles semblent devenir un lieu d'habitation beaucoup plus pérenne, avec l'aménagement de cellules-dortoirs, de salles de méditation, la construction de citernes, de réfectoires et d'une école. Les grottes Kanheri sont le plus grand ensemble monastique bouddhiste de la côte du Konkan. Elles contiennent de nombreux stupas, des statues et des inscriptions en sanskrit, pali, perse et chinois qui racontent l'organisation politique, sociale, économique et religieuse des moines durant des siècles.

Faune et flore

Le concept de conservation de la forêt, de la faune et de la flore est très ancien en Inde. La culture et la littérature indiennes prônent la non-violence et le respect de toutes les formes de vie animale, y compris les plus humbles. Depuis la nuit des temps, la faune et la flore ont bénéficié d'une situation privilégiée de protection au travers des idéaux et des sentiments religieux. Beaucoup de dieux sont associés à des animaux : Brahma avec le cerf, Vishnu avec le lion et le cobra, Shiva avec le taureau, et Ganesh, symbole éternel de sagesse, avec l'éléphant. Les premières lois de conservation apparaissent en Inde au IIIe siècle av. J.-C., quand l'empereur Ashoka rédige son Cinquième Décret, interdisant l'abattage de certaines espèces sauvages animales et limitant le défrichage des forêts. Malheureusement, à cause de la récente histoire turbulente de l'Inde, cette tradition a été perdue. La chasse intensive pratiquée par les rois anglais et indiens, l'abattement à grande échelle de forêts pour l'agriculture, la disponibilité d'armes à feu, le braconnage, les pesticides et la population toujours grandissante ont eu des effets désastreux sur l'environnement.

Seuls 4 % du territoire sont classés en parcs nationaux et réserves. Cependant, au cours des dernières décennies, le gouvernement a pris des engagements sérieux pour la protection de l'environnement et a fondé plus de 350 parcs et réserves. La diversité du climat et de la topographie de l'Inde se reflète dans la richesse de sa flore et de sa faune.

Faune

L'Inde est renommée pour ses tigres, éléphants et rhinocéros, mais ils ne représentent jamais que trois espèces parmi plus de 500 espèces de mammifères vivant dans le pays. Habitat naturel du tigre majestueux, il est aussi connu pour un certain nombre d'autres espèces, qui sont pratiquement devenues des symboles de l'Inde, comme l'âne sauvage, le rhinocéros à cornes ou l'éléphant indien. On peut observer en Inde des espèces de cerf et d'antilope variées, mais celles-ci sont maintenant surtout confinées dans des secteurs protégés, à cause de la compétition avec les animaux domestiques et des risques de transmission de maladies. Ces espèces incluent les gracieuses gazelles indiennes (chinkara), les antilopes indiennes (blackbucks), les grands taureaux (nilgais), les cerfs de marais (barasingha), les sambars, les plus grands cerfs de l'Inde, les cerfs aboyants (muntjac) et le minuscule cerf souris (chevrotains). Vous pouvez aussi voir des buffles sauvages, de massifs bisons indiens (gaur), des ours velus, des hyènes rayées, des porcs sauvages, des chacals, des renards indiens, des loups et des chiens sauvages indiens (dhole), qui ressemblent à des renards géants et errent en bandes dans les forêts. Parmi les mammifères plus petits, on trouve les mangoustes, connues pour tuer les serpents, et les écureuils géants. Les félins comprennent des léopards, des panthères, des lynx à courte queue, etc. Les espèces de singes sont nombreuses, les plus communes étant les différentes variétés de macaque rhésus et l'entelle à longue queue.

L'Inde possède plus de 2 000 espèces et sous-espèces d'oiseaux, notamment l'aigle serpent, le hibou pêcheur, et l'élégant oiseau national, le paon. Des oiseaux d'eau, tels que hérons, ibis, cigognes, grues et pélicans s'observent non seulement dans les parcs, mais aussi dans de nombreuses réserves qui leur sont spécialement consacrées. Ces réserves regroupent de grandes colonies et sont d'une grande importance pour les innombrables oiseaux migrateurs qui traversent l'Inde chaque année.

On dénombre en Inde plus de 500 espèces de reptiles et amphibiens, dont des cobras royaux, des pythons, des crocodiles, de grandes tortues d'eau douce et des lézards moniteur. On y trouve aussi 10 000 espèces d'insectes, incluant de grands papillons colorés.

Flore

La végétation comprend environ 15 000 espèces de plantes. Beaucoup de réserves de faune et de flore et quelques parcs nationaux ont été établis dans les anciennes réserves de chasse privée des Anglais et de l'aristocratie indienne. Les principales réserves de faune et de flore sont celles de Corbett, de Kanha, de Periyar (connue pour ses éléphants), de Kaziranga (rhinocéros), de Ranthambore (tigres), Little Rann of Kutch (ânes sauvages) et de Point Calimere (flamants). Les forêts sont épaisses, avec une flore à la hauteur de leur fabuleuse faune. Forêts à feuilles persistantes au nord-est et le long des Ghâts de l'Ouest ; forêts à feuilles caduques dans les plaines, les étendues marécageuses du Bengale et du Madhya Pradesh ; forêts de pins des contreforts de l'Himalaya et des lagunes et estuaires du Sud - chacune favorisant un écosystème différent, abritant des formes uniques de plantes et de vie animale.

Adresses Futées de MUMBAI

Où ?
Quoi ?
Avis