Guide de DELHI : Arts et culture

Si Delhi ne détrône pas Mumbai en termes de création artistique, elle plaira sans conteste à ceux qui apprécient les architectures musulmane et coloniale qui dominent le paysage. La capitale est également une vitrine de l'artisanat national. On peut admirer l'art ancien dans les musées mais aussi faire l'acquisition d'innombrables petites (ou grande) merveilles dans les boutiques de la ville : textiles, bijoux, boiseries, peintures... il y en a pour tous les goûts ! Enfin, Delhi est une ville culturelle multi-facettes. Vous trouverez expositions, concerts de musique, spectacles de danse mais aussi les derniers films américains et évidemment... bollywoodiens !

Architecture

Architecture pré-islamique. La civilisation de l'Indus nous est connue grâce aux découvertes archéologiques effectuées sur les sites de Mohenjodaro et Harappa (Pakistan), de Lothal (Gujarat) et de Ganganagar (nord du Rajasthan). Poteries, bijoux, sceaux et statuettes de cette civilisation sont largement exposés au Musée national de Delhi.

L'essor du bouddhisme et les influences perses semblent être à l'origine de l'art des Maurya caractérisé par des constructions en pierre. Vous pourrez voir la colonne élevée par l'empereur Ashoka pour publier ses édits (IIIe siècle avant notre ère) sur le site de Feroz Shah.

Architecture indo-musulmane. Delhi forme avec Agra et Jaipur, un triangle touristique. A l'instar des deux autres villes, elle détient un magnifique patrimoine architectural indo-musulman. Les sultans musulmans puis les empereurs moghols ont en effet embelli la capitale de palais, mosquées et tombeaux. Mais ces bâtisseurs zélés ont aussi détruit tout ce qui ne s'accordait pas avec l'islam ! Beaucoup de sanctuaires hindous et jaïns ont tout simplement été rasés pendant le sultanat de Delhi et le règne du radical Aurangzeb d'où une quasi-absence de temples hindous antérieurs au XVIIIe siècle.

Pour bâtir leurs monuments, les sultans employèrent des artisans locaux, ce qui explique une certaine continuité particulièrement dans les ornementations très riches des premiers édifices. Les versets coraniques gravés dans la pierre ont cependant remplacé les images des dieux.

La dynastie des Moghols, au XVIe siècle, a fait venir de nombreux artistes d'Iran. Une influence remarquable par la splendeur de ses tombeaux, qui culmine avec celui d'Humayun à Delhi et le Taj Mahal d'Agra.

Le tombeau moghol classique s'élève au milieu d'un jardin (charbagh) à quatre massifs principaux. L'édifice repose sur une plate-forme et est surmonté d'un dôme central caractéristique.

Architecture coloniale. Pour la définir, on parle d'une architecture indo-sarracénique (ou anglo-indienne), mêlant les influences rajpoutes, mogholes et occidentales : arcs polylobés, chhettri, fenêtres gothiques et tours à horloge semblant tout droit échappées du brouillard londonien. L'architecte anglais sir Samuel Swinton Jacob (1841-1917) est à l'origine de plusieurs réalisations au service des souverains telles le Rambagh Palace et l'Albert Hall de Jaipur.

A Delhi, l'administration coloniale elle-même ne fut pas en reste : une ville entière est sortie de terre ! C'est à sir Edward Lutyens que revint la tâche de dessiner les plans de la nouvelle capitale New Delhi. La Delhi de Luytens s'organise autour du Raj Path, " voie royale " alors bordée de bassins. Edifié en 1929, le palais du vice-roi (actuel Rashtrapati Bhawan, ou palais du président de la République) reprend, avec un peu plus de classicisme et de majesté, l'inspiration anglo-indienne. Il fut construit sur la colline de Raisina Hill afin que son dôme dépasse en hauteur les minarets de la mosquée Jama Masjid. Preuve que les Moghols n'avaient pas le monopole de la mégalomanie...

La période est également marquée par la popularité de l'Art déco, un style que l'on retrouve sur les grandes avenues de New Delhi.

Architecture moderne et contemporaine. A l'indépendance, la passion de Nehru pour le mouvement moderne fait venir les célébrités de l'époque comme Le Corbusier, Louis Khan ou encore Joseph Allen Stein qui a laissé quelques empreintes à Delhi. Les architectes indiens ne sont pas absents de la capitale : Raj Rewal a notamment dessiné le village des Jeux asiatiques et le complexe d'expositions de Pragati Maidan.

Quelques grands architectes à Delhi

Shah Jahan (1592-1666)

L'empereur moghol a laissé une empreinte manifeste sur la ville puisqu'on lui doit le quartier de Old Delhi. Il fit également construire le Fort rouge et la grande mosquée Jama Masjid, deux des monuments les plus importants et emblématiques de Delhi.

Edwin Luytens (1869-1944)

Cet architecte britannique réalisa la ville de New Delhi en 1931. Il a également conçu l'India Gate pour rendre hommage aux soldats indiens disparus pendant la Première Guerre mondiale.

Baldeodas Birla (1863-1956)

Issu d'une des familles les plus influentes d'Inde, l'entrepreneur indien a dessiné le Laxmi Narayan Mandir, entre 1933 et 1939.

Joseph Allen Stein (1912- 2001)

Cet architecte américain fut, à partir de 1955, le chef du département d'architecture au Bengal Engineering College de Calcutta. Il a contribué à l'essor architectural de Delhi durant la seconde moitié du XXe siècle. On lui doit notamment l'India Habitat Center et l'India International Center.

Fariborz Sahba (né en 1948)

Architecte iranien de confession bahí'í, il a réalisé le Lotus Temple en 1986. Ce temple bahaïste, aussi appelé Bahá'í House of Worship, est un lieu ouvert à toutes les religions.

Artisanat
Tisseur.
Tisseur.
Que rapporter de son voyage ?

Delhi propose une large palette de l'artisanat indien. Vous aurez donc l'embarras du choix ! Pour vous aiguillez, voici un aperçu des principaux produits disponibles à Delhi.

Bidri. Cet art du métal est un art majeur. Il est autant produit pour de grands commanditaires que pour les bazars. Il coûte toujours cher en raison des matériaux utilisés. Les oeuvres sont en général des objets mobiliers de couleur noire et souvent incrustés d'or et d'argent.

Bijoux. En Inde, la tradition veut qu'hommes et femmes se parent de bijoux : bagues, médailles, colliers et, uniquement pour les femmes, bracelets (bangles) et anneaux de nez (nath). L'or étant réservé aux castes nobles, les bijoux les plus répandus sont en argent. Les tribus du désert confectionnent d'épais bracelets en argent, pour les chevilles ou les poignets. Les bijoux tribaux sont très recherchés, aussi bien par les Indiens que par les étrangers. Ils sont confectionnés à partir de fleurs, feuilles, plantes grimpantes et pierres, et parfois à l'aide de coquillages (au Bengale et au Gujarat), de graines et de baies.

Bois sculptés et laqués. Minutieusement façonnés et marquetés, les objets en bois sculpté connaissent un succès fou auprès des touristes. Parmi les motifs les plus courants : feuilles de vigne, fleurs, dessins géométriques ou figuratifs. Sans oublier les traditionnelles sculptures anguri, takai, jali, aux marqueteries de bronze, de cuivre et d'ivoire. Les objets sculptés dans les bois de santal et de rose sont très célèbres en Inde.

Broderies et ornements. Entrez dans une boutique spécialisée en vêtements de mariage et vous constaterez que les Indiens excellent dans ces arts minutieux. Les différents points de broderie sont en eux-mêmes l'ornement de la pièce de tissu. L'Inde est l'un des premiers pays pour la fabrication d'éléments décoratifs pour vêtements, et notamment les perles de verre. On trouve aussi des fragments de verre enfilés en colliers et les colliers de perles en bois.

Céramique et poterie. Les habiles potiers sont connus pour leurs produits, aussi bien décoratifs que fonctionnels : vastes récipients, cruches, tuiles, terres cuites aux couleurs naturelles. Ces belles poteries et autres céramiques figurent parmi les meilleurs achats en Inde.

Costumes. Même si la mode occidentale gagne Delhi, les jeunes femmes de la bourgeoisie ont, elles, plus de mal à abandonner saris et salwar-kamiz.

Le sari est une large bande de tissu de plus de 5 m de longueur. Sa technique de drapé varie selon les régions, les castes, les activités, les religions, etc. Il se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu. Il est fait d'une pièce et il n'est habituellement porté que par les femmes mariées car c'est l'un des six signes du mariage en Inde. Les femmes portent aussi le salwar-kamiz (parfois appelé pendjabi) : grande tunique descendant jusqu'aux genoux et pantalon ample resserré aux chevilles, une écharpe (ou dupatta) est posée sur la tête ou les épaules.

A Delhi, les hommes adoptent de plus en plus des vêtements de coupe occidentale. Dans les milieux conservateurs, ils portent la traditionnelle kurta : chemise ample tombant à mi-cuisse ou aux genoux et large pantalon. Le churidar est une sorte de pyjama bouffant sur les cuisses et resserré au niveau des jambes. Les chauffeurs de vélo-rickshaws portent toujours le traditionnel dhoti, tissu de coton roulé autour de la taille et entre les jambes.

Tapis. Les tapis fabriqués en Inde (Cachemire notamment) sont mondialement réputés pour l'originalité des motifs, l'excellente qualité de la laine, les riches couleurs et leur dimension pratique.

Travail de la pierre et des métaux. Les hindous pensent que les pierres précieuses ou semi-précieuses émettent des vibrations plus ou moins adaptées à chaque individu selon des données astrologiques. Beaucoup en portent en bague ou en pendentif.

Les artisans sont habiles dans l'art de tailler et sculpter des objets dans la pierre ou le marbre.

Le processus qui consiste à transformer une pierre brute en une pierre polie ou en un objet précieux délicatement façonné exige une grande habileté de leur part. Jaipur est célèbre pour ses pierres précieuses (attention aux arnaques !) et les turquoises viennent du Ladakh.

Parmi les objets en pierre, on trouve tables, plats, bols et saladiers et des chandeliers ; et en marbre, vases, boîtes, lampes, pichets... Et même des modèles réduits du Taj Mahal !

L'art d'émailler consiste à colorer et orner la surface d'un métal en le recouvrant de certaines substances minérales. La beauté du résultat dépend du savoir-faire et de l'inventivité de l'artisan et de la qualité du matériau employé. Les nuances obtenues sur un support (bijoux ou ustensiles) en or sont plus riches que celles obtenues sur des supports d'argent, de cuivre ou de bronze.

Cinéma

Implantée à Bombay, l'industrie cinématographique indienne est la première au monde. Elle met sur le marché plus de 800 films par an. Né de l'association des villes de Bombay et d'Hollywood, Bollywood a réussi à surpasser en quelques années, la capitale américaine du cinéma.

Le style bollywoodien

Il est culturellement très marqué et difficilement exportable dans les pays occidentaux, habitués à des films plus courts et non entrecoupés de chansons. En revanche, Bollywood connaît un grand succès au Maghreb et en Afrique noire, bien au-delà des diasporas indiennes. En Inde, les cinémas réalisent 15 millions d'entrées par jour, à Delhi, les salles ne désemplissent pas. Cette distraction très populaire attire des gens de toutes les origines sociales, sans distinction d'âge, de caste ou de sexe.

Profitez de votre séjour pour vous glisser dans un cinéma un vendredi soir, jour des sorties nationales. Les comédies sont un cocktail d'ingrédients aux succès imparables : amours impossibles, actrices glamour, acteurs ténébreux, ballets à la chorégraphie parfaite et lunes de miel dans les Alpes suisses... La bande sonore compte autant que les images, elle est enregistrée le plus souvent par de grands chanteurs indiens et commercialisée à coup d'opérations marketing quelques semaines avant la sortie du film. Le public participe aux projections en applaudissant et chantant, voire en huant le "méchant", facile à identifier dans des scénarios parfois très stéréotypés. L'intrigue se cristallise souvent autour d'un mariage impossible.

Le cinéma indien coûte moins cher que celui d'Hollywood. Le film Devdas, avec les acteurs indiens Aishwarya Rai, Shah Rukh Khan et Madhuri Dixit, a par exemple eu un coût de production estimé à 8 millions d'euros. En comparaison, une grosse production américaine peut dépasser les 150 millions d'euros. Cela dit, les dépenses flambent ces derniers temps, comme avec Ek Tha Tiger, un film d'action sorti en 2012, réalisé par Kabir Khan, dont le coût de production est estimé à 13 millions de dollars, et à plus forte raison le film de science-fiction Ethiran the Robot (2010), dont la réalisation est revenue à presque 30 millions de dollars. On est cependant encore bien loin des budgets américains !

Quelques stars bollywoodiennes
Acteurs ténébreux

Amitabh Bachchan. Cette ex-star des années 1970-1980, adulé comme un dieu, joue encore parfois dans des films. Jusqu'en 2007, il était surtout l'homologue indien de Jean-Pierre Foucault sur la chaîne câblée Star TV en présentant Kaun Banega Crorepati, la version indienne de Qui veut gagner des millions.

Abhishek Bachchan. Il n'est autre que le fils du grand Amitabh. Un charisme fou et un sourire malicieux (et peut-être un nom !) ont fait de lui une star. Il est marié à Aishwarya Rai, l'actrice phare de Bollywood. Parmi sa filmographie, on note Dhoom (2004), suivi de Bunty Aur Babli, Sarkar et Bluffmaster.

Hrithik Roshan. Né en 1974, il est la coqueluche du Tout-Bollywood depuis son apparition dans Kabhi Khushi Kabhie Gham en 2001. Les Indiennes ne se sont pas trompées, il a tout pour plaire : un physique ravageur, un déhanché à toute épreuve et une coquette somme sur son compte en banque. Il a commencé à tourner à l'âge de 6 ans. Effigie d'une grande marque de boisson gazeuse internationale, il a même fait pétiller les yeux d'A. B. Vajpayee, l'ancien Premier ministre. Il est aussi l'un des rares Indiens à pouvoir remplir un stade à 5 000 Rp la place.

Shah Rukh Khan bien évidemment ! Parmi la jeune génération d'acteurs, n'oublions pas : Vivek Oberoi (Kaal, Yuva et Omkara),

Actrices glamour

Karishma Kapoor. Sa réputation d'actrice la plus chaude de Bollywood tient plus de sa façon unique de mettre ses formes généreuses en mouvement qu'à ses talents d'actrice, mais ne soyons pas trop médisant, elle se débrouille plutôt bien dans tous ses rôles. De toute façon chez les Kapoor, le cinéma c'est génétique : papa (Raj Kapoor) est un acteur talentueux et un immense producteur et Kareena, la petite soeur, est également actrice.

Aishwarya Rai. Ce scorpion au visage angélique et au regard vert émeraude fait chavirer les coeurs de toutes les générations d'Indiens. Elle suggère, mais ne montre rien. Elle est l'actrice indienne la mieux payée et la plus demandée à Bollywood. Cette Miss Monde 1994 s'est particulièrement illustrée dans Taal aux côtés d'Anil Kapoor et dans Coup de foudre à Bollywood (2004). Parmis ses succès : Hum Dil De Chuke Sanam et Devdas.

Kajol (Devgan). Grande professionnelle, elle est considérée comme l'une des plus grandes et des plus talentueuses actrices de sa génération. Actrice complète née en 1974, elle a notamment joué dans Fanaa (2006), film pour lequel elle a été récompensée, et dans La Famille indienne (2001).

La jeune génération compte des perles comme Lara Dutta (Miss Univers en 2000, décidément...) ou Freida Pinto (ancien mannequin !), révélée par Slumdog Millionnaire. Elle préfère pour le moment Hollywood et Woody Allen.

Le nouveau cinéma indien

Même si le terme " nouveau cinéma indien " reste peu précis, il représente l'émergence d'une certaine sensibilité esthétique, d'un engagement et d'une ouverture politique, et surtout d'un nouveau style de réalisation. On en trouve les origines dans les films de Satyaijit Ray, dont Pather Panchali qui changea la façon dont le monde regardait les films indiens. Contrairement au cinéma populaire, le nouveau cinéma indien, presque néoréaliste, s'intéresse bien plus à l'homme ordinaire et aux travers de la société indienne qu'à ses icônes. Le rôle d'une nouvelle génération d'acteurs ne doit pas être sous-estimé dans ce nouveau genre cinématographique. Nombre d'entre eux sont sortis du Film and Television Institute of India (FTII) basé à Pune. On peut citer des artistes comme Shabana Azmi et Naseeruddin Shah pour les plus anciens. Parmi les oeuvres récentes, on trouve le magistral Matrubhoomi, réalisé par Manish Jha, un film choc décrivant la malédiction d'être une femme en Inde. Lors de notre passage, Fugly, réalisé par Kabir Sadanand, se penchait à nouveau sur le sujet, dans un registre tragicomique, servi par des acteurs excellents et une BO de choc.

Films d'avant-garde

Les documentaires et le cinéma alternatif sont de plus en plus prisés à Delhi. Plusieurs centres culturels projettent les dernières réalisations indiennes suivies de débats. Le Open Frame Film Festival, parrainé par l'Unesco, présente les oeuvres des jeunes réalisateurs indiens ainsi qu'une sélection d'oeuvres africaines et sud-américaines. Le Vatavaran Film Festival est lui consacré aux questions environnementales.

Danse

La danse classique indienne est proche des rites religieux. A l'origine, les danseuses exécutaient leurs pas de danse dans les sanctuaires sous l'oeil de Shiva, qui, sous sa forme de Nataraj, est le roi de la danse. Les gestes des doigts et des mains sont particulièrement importants. Investis d'un symbolisme spirituel, c'est de cette subtilité que se dégagent toute la grâce raffinée et le charme envoûtant de ces danses traditionnelles.

Pour assister à un spectacle de danse classique à Delhi, rendez vous à l'India Habitat Centre ou à Mandi House et faites votre choix parmi les quatre courants principaux !

Le bharata natyam (Tamil Nadu) raconte la vie de Krishna. Les danseuses portent un sari très ajusté et des bracelets aux pieds. Le bharata natyam est une danse de soliste dont l'apprentissage est très difficile et très long. Souvent enseignée aux jeunes filles, elle s'ouvre de plus en plus aux garçons, le célèbre danseur indien Raghunath Manet contribue aujourd'hui à la diffuser dans monde entier.

Le kathakali (Kerala) est une danse masculine, proche du théâtre dansé. Les costumes sont particulièrement recherchés ainsi que le nritya (jeu de mimiques des yeux, des mains et des muscles faciaux). Les formes et les couleurs du maquillage sont toutes codées.

Le manipuri (nord-est) exécutée par des femmes qui portent des jupes et des coiffes coniques. Le rythme est lent et le visage de la danseuse reste immobile.

Le kathak (nord) raconte les facéties de Krishna. La danse commence progressivement et le rythme s'accélère. Son rythme s'effectue en frappant des pieds rapidement.

Littérature

La littérature indienne remonte aux hymnes des Aryens védiques. C'est une tradition orale qui a engendré la littérature classique, la doctrine religieuse et les grandes oeuvres de philosophie. Elle est également à l'origine des compilations d'anecdotes comme le Panchatantra et les contes Jataka. Dans le nord, des dramaturges tels que Kalidasa et Bhasa ont écrit de grands drames en sanskrit. Des antiques Veda et Upanishad au Râmâyana et au Mâhâbharata, l'Inde a produit de grandes oeuvres de littérature, de philosophie et de religion. Ces traditions ont trouvé leurs prolongements dans l'Inde contemporaine. Presque chaque langue indienne majeure possède une riche tradition littéraire. Rabindranath Tagore a ainsi remporté le prix Nobel en 1913 pour son oeuvre Geetanjali.

Delhi, La place des éditeurs

Depuis les années 1960, Darya Ganj à Old Delhi est le quartier des éditeurs et des amoureux du livre avec le Sunday Book Market. D'autres maisons d'édition plus récentes telles que Penguin et Kali for Women se sont implantées dans les quartiers sud de la ville. La capitale indienne a inspiré nombre d'écrivains étrangers.

Quelques auteurs contemporains

En langues indiennes : Premchand, Ageyeya (en hindi), Tarashankar Bandopadhyay, Amrita Pritam (pendjabi), Kaifi Azami, Ali Sardar Jafri, Firaq Gorakhpuri, Subramaniyam Bharati (tamil), Gobind Triumbak Deshpande (marathi) et Tara Shankar Joshi (gujarati).

En langue anglaise : Kamala Markandaya, Nirad Choudhury, Anita Nair, R. K. Narayan, Manohar Malgonkar, Amitabh Ghosh, Vikram Seth, Bulbul Sharma et Arundhati Roy.

Rabindranâth Tagore, géant de la littérature indienne (1861-1941)

Philosophe et critique, dramaturge et comédien, romancier et poète. Rabindranâth Tagore, Prix Nobel de littérature en 1913, est avec le Mahatma Gandhi l'une des grandes âmes de l'Inde. Sa pensée politique a été saluée par Romain Rolland comme " un tournant dans l'histoire du monde ". La portée universelle de sa poésie et de sa pensée religieuse fait de lui un géant de la littérature et une figure de proue de l'Inde indépendante, dont il a composé l'hymne national.

Selon la tradition, son corps est parti en cendres et son âme en fumée. Trois mois avant sa mort, l'Inde fêtait son 80e anniversaire : véritable apothéose. A sa naissance, son père avait magnifiquement déclaré : " Il s'appellera Robindra, le soleil. Comme lui, il ira par le monde et le monde sera illuminé. " En fait, si Tagore fut un grand voyageur, c'est le monde qui vint à lui. Il a été reconnu et aidé par des hommes comme Sylvain Lévi, Albert Kahn, André Gide et surtout Romain Rolland. Il fonda l'université libre de Shantiniketan.

Médias locaux
Télévision

En raison de son statut de capitale, New Delhi est le centre du reportage politique et des émissions de télévision régulières des sessions du Parlement indien. De nombreuses agences de médias nationales comme Press Trust of India y sont basées.

Les chaînes de télévision incluent deux canaux terrestres libres offerts par Doordarshan et des canaux câblés en hindi, anglais et langues régionales offerts par différents opérateurs.

La télévision par satellite qui voit le nombre de ses abonnés croître rapidement dans la capitale, propose un nombre impressionnant de chaînes.

Presse écrite

Si la télévision est très regardée, la presse écrite garde une place dominante pour les nouvelles populaires.

Depuis 2005, 1 029 journaux dans 13 langues ont été publiés à Delhi, dont près de la moitié en hindi comme le Dainik Hindustan, le Punjab Kesri, le Dainik Jagran, le Dainik Bhaskar et le Navbharat Times.

Quotidiens en anglais : The Hindustan Times avec plus d'un million d'exemplaires par jour, The Indian Express, Times of India, The Hindu

Radio

La radio n'est pas très populaire à Delhi même si la radio FM gagne du terrain depuis l'inauguration de plusieurs nouveaux canaux de FM en 2006.

Parmi les stations de radio publiques et privées qui émettent à Delhi : AIR (All India Radio),

Radio Mirchi et Gyan Vani Radio City.

Musique
Les marionnettes (Katputli) servaient à colporter les légendes locales.
Les marionnettes (Katputli) servaient à colporter les légendes locales.
Musique classique

Lors de votre passage à Delhi, vous aurez l'occasion d'assister à un concert de musique classique indienne. Contrairement à la musique classique de l'Inde du Sud, dite carnatique, liée aux thèmes religieux hindous, la musique du nord de l'Inde, hindoustani, a été très marquée par l'influence profane des cours mogholes et par des artistes venus d'Iran. La formation la plus courante comprend un soliste (joueur de sitar, sarod, sarangi, violon, flûte traversière en bambou ou simplement vocaliste), un joueur de tabla (percussion du nord de l'Inde composée de deux tambours de tailles différentes et frappés avec les doigts ou la main) et un accompagnateur au tampura (instrument à cordes pincées servant de basse continue).

Les modes musicaux (ou raga) exprimant sentiments et émotions sont fractionnés par des rythmes ou tala souvent fort complexes. L'une des spécificités de la musique classique indienne est qu'elle ne s'écrit pas, mais se transmet de maître (ou pandit) à élève. Elle utilise une gamme heptamétrique (Sa-Ri-Ga-Ma-Pa-Dha-Ni) dont les intervalles peuvent changer d'un raga à l'autre.

Musique folklorique

Le Rajasthan est l'Etat indien le plus riche en musiciens traditionnels ou dholi. Issus de basses castes parfois converties à l'islam, ils allaient de village en village, animant les fêtes et chantant les légendes locales. L'arrivée des vecteurs médiatiques (télévision, radio) dans les zones rurales a fait perdre beaucoup de popularité à ces troubadours. A Delhi, vous pourrez encore voir les bhatt. Ces artistes colportaient les légendes locales qu'ils interprétaient avec des marionnettes ou katputhli. Si vous souhaitez assister à un spectacle, rendez-vous dans le quartier du même nom (Karol Bagh et Pahar Ganj).

Musique de films, bande originale.

Filmi désigne la musique composée pour les films indiens, et les clips musicaux dansés, obligatoires dans chaque film. Les morceaux phares des B.O. sont passés en boucle à la radio quelques semaines avant la sortie des films, et restent à l'antenne plus ou moins longtemps, selon leur popularité. Certaines chansons demeurent dans le top 10 pendant plusieurs années ! Il arrive souvent que le public chante en même temps que les acteurs dans la salle.

Les incontournables

Musique classique

Ravi Shankar : Un des grands maîtres indiens dans le domaine musical. Il a même initié les Beatles au tabla ! Tous ses albums sont de vrais bijoux.

Hari Prasad Chaurasia : Krishnadhwani, concerts de flûtes et de tablas réunis dans un sublime coffret (Je veux être Krishna).

Anup Jalota : Egalement l'un des grands musiciens classiques connus dans le monde entier. Tous ses albums sont à découvrir.

Mantras et prières

Shankar Mahadevan : Ses thèmes ? Tranquillité, bonheur, santé, sécurité... comme dans les temples.

Anuradha Paudwal : Son mantra hindou Om Namah Shivay est l'un des plus entendus pendant un séjour en Inde.

Incatations tibétaines : Om Mani Padme Hum. Relaxant.

Musique contemporaine

Mystic India : Mélange de classique, raga, folklore et mantra !

Prem Josha : Sitar, flûte en bambou, groove, musique électronique, avec la voix de la chanteuse Sandhya Sanjana, sont un mélange étonnant.

Et les chanteuses Shreya Ghoshal, Asha Bhosle, Geeta Dutt, Alka Yagnik, et les chanteurs Mohammed Rafi, Kishore Kumar et Mukesh sont aussi renommés.

Musique de films

Pardes : Tout le monde en Inde connaît le fameux hit I love my India.

Rang De Basanti : Sorti à la fin de l'année 2005, ce film est encore célèbre et la musique est très réussie.

3 Idiots : Ce film de Bollywood, sorti en 2009, est réalisé par Rajkumar Hirani. La musique, moderne et occidentalisée, est aussi célèbre que le film en lui-même.

Peinture et arts graphiques
Miniatures mogholes

Les miniatures mogholes sont fascinantes. Malgré l'interdiction coranique de représenter des êtres vivants, les empereurs Humayun et surtout Akbar favorisent l'essor des miniatures inspirées de l'Iran. Merveilleusement détaillées, elles illustrent les événements et la vie des Moghols dans leurs somptueux palais. Si on en trouve surtout dans le Shekhawati et au Rajasthan, vous pourrez également en admirer dans les emporium et musées de Delhi.

Pour un non-initié, elles peuvent s'apparenter à un ensemble désordonné aux motifs pastoraux, dominé par des personnages de deux sexes. Ces scènes fournissent en réalité la base des formes de la musique et des arts indiens. La plupart de ces oeuvres magistrales sont des équivalents visuels des concepts émotionnels, des couleurs affectives ou sentiments modaux (rasa) qu'illustrent les ragas (modes musicaux de la musique classique indienne). Les peintres de miniatures qui travaillaient au service des différentes cours médiévales ont découvert un potentiel d'expressions de soi illimité.

L'héritage de la peinture moghole

A la fin du XVIIe siècle, elle a connu un déclin pour finalement laisser la place à un style hybride, fortement influencé par la présence britannique et d'inspiration superficielle. Mais la peinture indienne, après une longue période de tâtonnements, d'ailleurs marquée par des réussites incontestables (comme celles de l'école du Bengale), a de nos jours acquis un statut qui lui est propre. Si elle utilise des matériaux et des techniques qui sont celles du monde entier, elle exprime des faits et des expériences authentiquement indiens. Le respect de la tradition et la capacité à la dépasser sont clairement visibles dans l'art indien d'aujourd'hui. C'est l'essence même de ce qui a été défini comme l'éclectisme de l'expression indienne contemporaine.

Galeries d’art contemporain

Delhi ne se limite pas à ses beaux monuments et ses restaurants... Amateurs d'art, moderne ou décalé, vous voici bien tombés ! Dans la capitale indienne fleurissent des galeries aux merveilles, souvent climatisées, réservant de bonnes surprises. Dans la plupart vous trouverez en bonus des cartes postales, tasses, foulards, bijoux ou sacs à main design.

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