CASABLANCA - guide touristique du Petit Futé

Bienvenue à Casablanca !

Quatre millions d'habitants, un port de commerce où transitent 60 % des échanges nationaux, Casablanca pulse au rythme des grandes métropoles mondiales. Première place financière du Maroc, elle attire les investisseurs du monde entier. Les grands hôtels et les enseignes de luxe ont relayé ce dynamisme, dessinant un " Triangle d'or " casablancais. Les amateurs d'adresses branchées s'y retrouvent avant de filer vers la Corniche où les néons des clubs scintillent. L'extraordinaire vitalité de cette ville, tournée vers l'avenir, ferait presque oublier son patrimoine architectural d'exception. Entre ses tours contemporaines et ses artères tumultueuses, désormais sillonnées par un tramway flambant neuf, sommeillent de belles villas Art déco, vestiges du protectorat français. Casablanca étonne et déroute par ses contrastes. Dans son ancienne médina, une population y vit de façon totalement rurale. Côté traditions, les amateurs d'artisanat musardent avec plaisir sous les arcades des Habous. Une " nouvelle médina " construite dans les années 1920 pour les fellahs venus travailler sur le chantier portuaire. Grâce à ce guide, les vrais curieux pousseront aussi jusqu'à Derb Ghallef, un marché informel où l'on trouve absolument de tout. Version urbaine des souks, les multiples kissarias autour desquelles s'organisent les vies de quartier sont d'autres rendez-vous que les férus d'ambiance authentique ne manqueront pas. Celle de Derb Sultan est réputée pour être un haut lieu des fêtes du Ramadan. Fatigué par le tourbillon de la Ville blanche ? On profitera du bord de mer sur la Corniche, des plages agréables de Dar Bouazza où l'on sirote un verre de gris frais entre deux baignades, ou de grillades de poisson frais sur son port de pêche. Pour un week-end au vert, on rejoindra les anciennes cités portugaises du Pays Doukkala, entre océan et lagunes.

L'équipe de rédaction

Mise en garde

L'univers du tourisme est en perpétuel changement. Malgré tous nos efforts, certains établissements, certaines coordonnées ou certains tarifs indiqués dans ce guide peuvent avoir été modifiés après la publication de celui-ci. Nous faisons donc appel à la compréhension des lecteurs et nous nous excusons auprès d'eux pour les erreurs ou inexactitudes qu'ils pourraient être amenés à constater.

Idées de séjour CASABLANCA

Peut-on aller au Maroc ?

Oui, bien sûr ! Depuis quelques années, les autorités marocaines multiplient les efforts pour sécuriser et encadrer le tourisme dans le pays, avec un souci évident de tirer la qualité vers le haut. A la croisée des frontières entre l'Europe, le Maghreb, l'Afrique et le Moyen-Orient, le Maroc se positionne comme un allié incontournable au niveau sécuritaire et plus encore dans le combat qu'il mène contre le terrorisme. Le pays n'a eu de cesse de travailler sur la question en développant une stratégie pour lutter contre la menace à travers notamment le renforcement des alliances diplomatiques autour des questions de sécurité, mais aussi via la restructuration de sa politique sécuritaire. En témoigne la dernière Constitution de 2011 qui a renouvelé sa structure judiciaire en réaction aux attentats de Marrakech en 2011 et à ceux qui suivront, comme ceux de Charlie, du Bataclan ou encore celui du musée Bardo à Tunis. Du fait de sa position stratégique, le Maroc est de plus en plus sollicité par l'Europe et ses gouvernements : l'Allemagne, la France, l'Italie et enfin l'Espagne, pays avec lequel les liens sont davantage tissés... La politique sécuritaire commune menée par l'Espagne et le Maroc a permis de démanteler plusieurs cellules islamistes basées sur les deux territoires. La coopération des Etats partenaires semble être une réponse efficace pour lutter contre le terrorisme, qui lui n'a pas de frontières.

Le service de renseignement intérieur marocain, la DGST, est connu pour être assez efficace, son ancrage local permet de faire remonter enquêtes et informations au plus haut niveau de l'Etat. Un travail méticuleux qui s'associe à celui des renseignements extérieurs et qui a permis d'éviter de nombreuses attaques.

En 2014, le plan Hadar se déploie au sein du pays renforçant la sécurité au niveau des aéroports et mobilise toutes les forces de sécurité du pays (armée et gendarmerie royale, police locale et nationale...) qui assurent des patrouilles ainsi que des fouilles au sein des lieux publics (centres commerciaux, musées...).

Suite aux attentats au musée Bardo à Tunis, le pays s'est doté en mars 2015 d'une nouvelle structure juridique, le Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), sous l'autorité des services de renseignement et qui renforce les liens entre le ministère de la Justice et celui de l'Intérieur, ce qui permet à la DGST de se consacrer exclusivement aux renseignements. Les efforts déployés par le royaume chérifien contre le terrorisme au niveau national et international ont porté leurs fruits. En espérant que ce combat nous mène vers un futur où les idéologies meurtrières et barbares laissent place à l'éducation et au respect mutuel...

Casablanca en un week-endHaut de page

Jour 1 : Quartier historique. Commencez votre visite par un tour dans l'ancienne médina de Casablanca en y entrant par le boulevard des Almohades, à la hauteur de la mosquée de Jamâa al-Atiq, la plus ancienne de la ville. Sur le square de Sidi Bousmara, approchez-vous du tronc des arbres et vous remarquerez qu'ils sont plantés de clous. Une croyance veut que le voyageur désirant s'établir à Casablanca se place sous la protection de Sidi Bousmara en plantant un clou ici. Autour de l'ex-maison de la résidence où Lyautey avait pris ses quartiers, vous découvrirez les plus anciens édifices de la ville. C'est ici que s'établirent les consulats des premières puissances européennes venues faire prospérer leur commerce maritime. Les rues de Tanger, de la Marine, de la Bahria et des Cols bleux dessinent un circuit autour duquel s'élève de hauts édifices blancs dont la forme simple, les grandes fenêtres, les portes cloutées et les balcons en ferronnerie rappelent l'architecture hispanique. Jusqu'en 1908, les Espagnols étaient la communauté étrangère la plus importante à Casablanca. Cette partie est la mieux conservée de la médina. De la rue des Cols bleux, on rattrape la pittoresque place Ahmed-el-Bidaoui où se trouvent quelques cafés dont la terrasse donne sur un petit square sympathique. Vous n'êtes ici pas loin de la Sqala. On y déjeune au coeur d'un patio luxuriant, dans le cadre historique d'un bastion édifié en 1782. Rattrapez ensuite le boulevard Houphouet-Boigny qui longe les murs de la médina. Ces derniers ont été aménagés en arcades sous lesquelles se trouvent des commerces d'artisanat marocain. La balade est agréable sur cette axe aménagé en promenade, avec ses palmiers et ses bancs. Elle mène à la place des Nations-unies, autrefois appelée place de France. Ce lieu de plaisirs de la nouvelle ville du protectorat abritait le cinéma Vox, l'un des plus grands d'Afrique, les magasins Paris-Maroc, équivalents des Galeries Lafayette, et de nombreux cafés. Seul subsiste de cette époque l'hôtel Excelsior dont on prendra le temps d'admirer la belle façade néo-mauresque de style algérien. Aux premières heures du protectorat de Lyautey, des familles françaises durent parfois loger ici plusieurs années avant de se trouver un logement, le chantier d'extension de la Ville blanche peinant à suivre ce nouvel engouement. On se rendra ensuite à pied ou en petit taxi rouge sur la place Mohammed-V, coeur administratif de la ville nouvelle pour découvrir ses édifices, résultats d'une rencontre féconde entre le style Art déco et les arts traditionnels décoratifs marocains. On prendra le temps d'admirer le superbe panneau de zélige ornant la façade de la poste centrale avant d'y entrer pour contempler son plafond sculpté en bois de cèdre et la belle horloge située derrière les guichets. Construite par Edmond Brion, la banque Al Maghrib séduit également par sa façade, le plafond de sa pièce de réception et son panneau de zéliges déployant un camaïeu subtil de gris, de bruns et de roses. Du tribunal de première instance, on profite d'une vue d'ensemble sur la place, de la galerie du rez-de-chaussée. Il est possible de faire le tour des galeries extérieures, articulées autour d'un patio et de cours. Réalisé par Marius Boyer, l'intérieur du siège de la Wilaya est le plus intéressant à découvrir, avec son ensemble de trois patios s'élevant sur deux niveaux, rythmé par des arcades et des plans d'eau. Construits entre 1918 et 1937, ces édifices se caractérisent par leur grande élégance. De la place, on rejoindra le boulevard Rachidi pour découvrir la cathédrale du Sacré Coeur, construite à l'angle du Parc de la Ligue arabe (autrefois parc Lyautey). Sa haute nef centrale et ses vitraux enchâssés dans des structures en béton armé en font un édifice impressionnant et original. Avant de flâner dans les allées du parc, vous pourrez marquer une pause très agréable à la Pergola du Parc, située sur le boulevard Moulay-Youssef, à côté de l'entrée du parc. S'il vous reste du temps et de l'énergie, vous pouvez ensuite vous rendre à la Villa des Arts, située sur le boulevard Roudani, à moins de 6 minutes à pied. Dans un bel édifice Art déco sur deux étages, on y découvre des expositions d'artistes contemporains de grande qualité (ouvert du mardi au samedi jusqu'à 19h). Enfin, on pourra pour l'heure de l'apéro se délasser avec une bonne bière fraîche accompagnée d'olives au bar de la Cigale, également situé sur le boulevard Roudani, à la hauteur du rond-point de la Ligue arabe. Ce café historique existe depuis 1914. Il est cher à la jeunesse casablancaise et aux habitants du quartier.

Jour 2. Mosquée Hassan II et quartier des Habous. Le matin, commencez par visiter la mosquée Hassan II, située sur le littoral, non loin de l'ancienne médina. La visite de cet édifice immense vous prendra au moins deux heures. A l'arrivée sur l'esplanade, ébloui par la lumière intense du bord de mer, on ne pourra qu'être impressionné de découvrir cet édifice aux proportions gigantesques se détachant sur la mer. L'intérieur fait obligatoirement l'objet d'une visite guidée. On vous fait découvrir l'immense salle de prière, la salle des ablutions et le hammam. En sortant de votre visite, dirigez-vous vers le boulevard Moulay-Youssef pour y prendre un taxi rouge et vous faire conduire à la Cité des Habous, sur la place de la mosquée. De nombreux taxis attendent les touristes à la sortie de l'esplanade de la mosquée mais facturent généralement la course plus cher. Si vous vous en sentez l'énergie, vous pouvez négocier avec eux une course jusqu'aux Habous pour 20 DH, le tarif normal. A gauche de la mosquée des Habous qui donne sur la place, sous les arcades, se trouve l'Imperial, un café agréable pour boire un thé à la menthe accompagné d'une douceur. De la terrasse, on contemple la place dégagée, avec ses pelouses et ses jets d'eau. L'entrée des Habous se trouve juste à côté du café. Construit dans les années 1920 par les Français pour y loger les ouvriers de l'exode rural, ce village dans la ville s'organise comme une médina traditionnelle, avec ses arcades, ses habitations, ses placettes et ses hammams. Plusieurs endroits à ne pas manquer : le marché aux tapis, le marché aux olives, la place d'El-Baladya (ou place Sidi-Mohammed-Ben-Abdellah) où vous pourrez manger de délicieuses grillades de viande dans une ambiance de marché haute en couleur. Puis, plus en retrait, le marché aux épices, rue Tinmelt, où l'on trouve des femmes assises par terre pilant le khôl et le henné dans de gros mortiers. Jouxtant les pyramides colorées d'épices et les blocs de savon noir, d'autres étals exposent de curieuses marchandises, dédiées aux concoctions de magie blanche et noire. Des peaux de bêtes séchées sont suspendues au fond des tentes, jouxtant des cornes de gazelle, des iguanes et des caméléons enfermés dans des cages. En longeant encore ces étals, on débouche sur une ruelle où des diseuses de bonne aventure tirent les cartes et les hennajia, ou professionnelles de l'application du henné, proposent de vous dessiner des motifs sur le corps. On passe facilement l'après-midi entier dans ce dédale de ruelles animé d'une vie intense qui retient constamment l'attention. Le quartier des Habous est réputé pour concentrer le meilleur artisanat de la ville. On en profitera pour faire ses emplettes de babouches et autres articles d'artisanat. Ne pas hésiter, sur votre route, à demander aux uns et aux autres comment se rendre au marché des olives ou au marché aux épices. Les acteurs de ce petit village en connaissent sur le bout des doigts son dédale.

Deux édifices à voir si vous avez le temps : le Mahakma du Pacha, un tribunal à l'intérieur somptueusement décoré construit sur la place de la mosquée des Habous, côté rue Victor-Hugo. Puis le Dar Al Ala, ancienne maison restaurée dans le centre de la cité des Habous et dédiée à la promotion de la musique andalouse (exposition d'instruments traditionnels, concerts).

Jour 3 (week-end prolongé). La corniche : les incontournables sites touristiques une fois explorés, découvrez une autre facette de la ville le long de sa Corniche. Lieu de flânerie des Casablancais, elle est particulièrement animée les samedis et les dimanches. Tout un segment de promenade a été restauré en 1999. Il démarre à la hauteur du Tahiti, un club de plage où l'on peut s'offrir un petit déjeuner agréable au Café Venezia Ice. Sa terrasse ensoleillée donnant sur la mer est des plus agréables. On peut ensuite se balader le long de la mer, sur une large promenade pédestre ponctuée de bancs, jusqu'aux premières plages d'Aïn Diab. Assez peu entretenues, elles offrent tout de même le charme de leur ambiance populaire. C'est une aire appréciée des Casablancais pour les pique-niques et les parties de foot. Les bons marcheurs pousseront jusqu'à l'ilôt de Sidi Abdherammane où les marabouts ont élu domicile et sont consultés par les femmes pour des rituels de fertilité. Sur la plage, de petits réchauds sont installés pour vendre thés à la menthe, fromages et galettes aux femmes et autres curieux de passage. Cette ambiance singulière et tranquille tranche radicalement avec celle de la Corniche bétonnée, qui est aussi le fief des boîtes de nuit.

Casablanca en une semaineHaut de page

Jour 1 : Commencer la journée par une découverte de la mosquée Hassan II. La visite vous prendra une bonne partie de la matinée. Rattrapez ensuite le boulevard Sour-Jdid pour aller déjeuner au Rick's Café qui permet de replonger dans l'ambiance du célèbre film Casablanca. Longez ensuite les murs ocre de la médina jusqu'à trouver, sur votre droite, l'entrée du square Bousmara auquel on accède en grimpant quelques marches. Autour de l'ancienne résidence du Maréchal Lyautey, masquée par de hauts murs blancs d'où s'échappent les bougainvilliers, on découvre des bâtisses coloniales de style espagnol. Pour une immersion dans la vie de la médina, on n'hésitera pas à se perdre un peu dans les étroites ruelles bondées d'étals de fruits et légumes et d'échoppes ouvertes dans les murs de la ville pour ressortir par Bab Marrakech, dans l'effervescence de son marché à ciel ouvert. Redescendez ensuite vers le centre historique de la ville du protectorat pour explorer les édifices Art déco de sa place administrative (place Mohammed-V) puis mangez une grillade de poisson au marché central après avoir observé les façades ornées de balcons aux courbes complexes, de fruits et d'angelots le long du boulevard Mohammed-V. De la place Mohammed-V, on peut aussi opter pour une flânerie dans la rue, piétonne et commerciale, du Prince-Moulay-Youssef et marquer une pause à la terrasse du café glacier La Choppe qui se trouve au bout de la rue. A côté du marché central se trouve également une autre option agréable en soirée, pour manger des tapas ou boire un verre, la Bodega.

Jour 2. Prenez votre petit déjeuner à la Pergola du Parc, située à l'entrée du Parc de la Ligue arabe, côté boulevard Moulay-Youssef avant de flâner entre ses allées de palmiers. En le traversant obliquement, on arrive à l'église du Sacré Coeur. Fermée au culte, elle accueille désormais régulièrement des expositions d'art actuel et de design. Sa nef majestueuse et ses vitraux enchâssés dans le béton, jetant leurs lueurs colorées sur l'édifice valent vraiment d'être vus. De l'un de ses clochers, on profite également de vues plongeantes sur le quartier. Tout près de la cathédrale, sur la rue d'Alger, on prendra le temps de passer voir deux très belles villas Art déco, aux n°4 et 6 de la rue du Parc, que l'on trouve en traversant le boulevard Rachidi. Ne manquez pas le musée de la fondation Abderrahman Slaoui au coeur du quartier Art déco, rue du Parc, ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h, pour découvrir de jolis objets de collection appartenant à la famille Slaoui. Poursuivez votre visite des villas Art déco de cet élégant quartier en vous rendant à la Villa des Arts, située sur le boulevard Roudani. Pour une pause déjeuner sympathique, on recommande le Bistronôme que vous trouverez en prenant le boulevard Moulay-Youssef, à l'angle avec la rue El-Moutannabi. Le bistrot chic dissimule son microjardin d'hiver derrière une rangée de bambous. Renoncez au café pour aller le prendre au 28e étage des Twins, accessible en quelques minutes en petit taxi rouge (ne pas hésiter à user et abuser de ce moyen de transport. La ville n'étant pas toujours facile à arpenter à pied, les taxistes sont familiers des courses très courtes). Entrez par la réception du Kenzi Hôtel et montez en ascenseur jusqu'au dernier étage. A cette heure de la journée, le café est un havre de paix que seul troublent le ronronnement des ordinateurs ou quelques sonneries de téléphone d'hommes d'affaires. Dans l'intense lumière du jour, on découvre tout le panorama de Casablanca sous ses pieds. Optez pour une petite table près des immenses verrières et vous serez subjugués par la vue ininterrompue sur la ville et son mouvement. Poursuivez ensuite votre exploration sur le boulevard Massira et dans les ruelles qui se trouvent entre celui-ci et le boulevard d'Anfa. Dans un décor de villas blanches modernes, vous y trouverez de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et de petits cafés de quartier branchés. En soirée, rapprochez-vous de l'avenue Hassan-Souktani, " rue de la soif " du Triangle d'or.

Jour 3. Commencez par prendre votre petit déjeuner dans le quartier des Habous avant de passer les arcades. Après avoir musardé dans les échoppes d'artisanat traditionnel, à la recherche d'une jolie paire de babouches ou du tapis de vos rêves, faites une pause déjeuner sur la place d'El-Baladiya. On y déguste de bonnes grilllades de viande dans une ambiance effervescente et sympathique de marché. Les amateurs de musique et d'architecture apprécieront ensuite de découvrir le Dar Al Ala, rue Fontaine. Cette ancienne maison a été restaurée pour accueillir le petit musée de la musique andalouse. On y trouve des instruments traditionnels, dont certains remontent au XVIIIe siècle. Des concerts se tiennent aussi régulièrement ici. Dans l'absolu, on peut assez facilement passer une bonne partie de la journée dans les Habous, musardant dans les ruelles au gré de ses envies. Les vrais curieux et bon marcheurs qui souhaiteraient pousser plus loin leur exploration de la ville peuvent pousser jusqu'à Derb Soltane. Le plus simple est alors de ressortir de la Cité des Habous par la place de la mosquée pour rattraper la rue de l'Imam-Castalani, proche du tribunal ou Mahakma du Pacha. Ce dernier vaut d'ailleurs la peine d'être visité, sa décoration intérieure puisant dans tout l'éventail des arts traditionnels marocains : travail du stuc et de bois de cèdre, zéliges... De part et d'autre de la rue de l'Imam-Castalani, des boutiques ouvertes sur la rue se succèdent, que le visiteur curieux ne pourra manquer d'observer du coin de l'oeil. Les barbiers, les cuisiniers, les blanchisseurs et les vendeurs de snack s'y affairent. Pour la suite de la balade, on évitera de le faire s'il est trop tard ou si l'on est habillé de façon voyante en comparaison des us et coutumes locales. Tout au bout de la rue se trouve un passage sur le trottoir de gauche permettant de passer sous une voie ferrée. On entre alors dans le quartier ultra-populaire de Derb Sultan dont la rue des Beni M'Guild fascine par la densité de son activité commerciale. On peut poursuivre jusqu'à la place Moulouya avant de revenir au centre-ville en taxi rouge.

Jour 4. Offrez-vous un bon brunch à la hauteur du quartier Vélodrome, chez Paul. Vous aurez pour cadre exeptionnel, l'une des villas les plus originales de Casablanca où, semble-t-il, Edith Piaf et Marcel Cerdan auraient vécu quelques années. Postez-vous ensuite sur l'avenue Moulay-Rachid pour vous faire conduire en petit taxi rouge jusqu'à la Corniche. Sur votre trajet, vous remarquerez les villas modernes à l'américaine le long du boulevard Kennedy. Restaurée en 1999, la promenade commence à la hauteur du Tahiti Beach-Club et peut se poursuivre jusqu'aux plages d'Aïn Diab et à l'îlot de Sidi Abdherramane. Tout au long du trajet, des clubs de plage et cafés-restaurants permettent de marquer des haltes pour manger une assiette de poisson, boire une bière fraîche ou un verre de vin. Cette portion de la ville étant réservée aux loisirs touristiques et à la vie nocturne, on y sert presque partout de l'alcool. Balades dans les embruns, bon repas de fruit de mer, apéro avec vue sur la mer, à vous de composer votre journée. En soirée, profitez-en pour rejoindre les pistes de danse d'un club de Casablanca. Quasiment tous se trouvent sur la Corniche.

Jour 5. Prenez un taxi blanc pour aller jusqu'à Dar Bouazza. Cette station balnéaire située à dix minutes en voiture de la ville est un lieu prisé par les Casablancais en fin de semaine. Ici, plusieurs options s'offrent à vous. A la hauteur des plages de Tamaris, le club de plage Chez Serge est une option agréable pour buller un après-midi entier sur des transats, à l'ombre des paillottes en profitant d'un coin de plage sympathique et propre. L'ambiance est ici très conviviale. Non loin de là, vers le rond-point de Tamaris, vous trouverez plusieurs snacks avec leurs terrasses extérieures couvertes. On y sert une viande bien préparée (grillades, brochettes, boulettes assaisonnées d'épices et d'oignons...).

L'autre option peut être de se rendre sur le port de pêche de Dar Bouazza et de guetter l'arrivée des pêcheurs en fin de matinée pour se procurer du poisson frais. Ensuite, il n'y a qu'à choisir entre les multiples petites gargottes jouxtant le port pour se faire servir en terrasse. Possibilité d'apporter avec soi une bouteille de vin frais en accompagnement du repas. A Dar Bouazza, les amateurs de surf peuvent aussi chercher la vague. On trouve plusieurs clubs louant tout le matériel nécessaire (et donnant aussi des cours) sur la plage de Jack Beach.

Jour 6. Cap vers les cités portugaises du pays Doukhala. On s'y rend très facilement de la gare de Casa Voyageur (environ une heure trente de trajet et 6 départs journaliers). Commencez par vous rendre à El Jadida, terminus de la ligne de train. La gare étant assez excentrée, on prendra un petit taxi blanc pour se rapprocher de la cité portugaise, reconnaissable à ses murailles jaune pâle. Promenez-vous sur le chemin de ronde pour découvrir la forteresse sous tous ses angles, flanquée de bastions desquels on a de belles vues sur la mer. Ne manquez surtout pas de pénétrer dans la citerne portugaise de style gothique. C'est l'un des édifices les plus connus au Maroc. Le jeu optique fascinant de ses reflets dans l'eau captiva Orson Welles qui vint y tourner des séquences du film Othello. A l'heure du déjeuner, rendez-vous au café Del do Mar, chargé d'histoire au coeur de la citadelle portuguaise adossé aux remparts et face à la mer. Vous pouvez aussi vous rendre du côté de Sidi Bouzid pour déguster un plat de poisson et profiter des vastes plages. Des petits taxis font la liaison sans difficulté, vous les trouverez à la sortie de la vieille ville.

En fin d'après-midi, reprenez le train pour vous arrêter à Azemmour où vous aurez réservé une chambre. Notre conseil : opter pour le riad de l'Oum Errebia. Vous profiterez ainsi des conseils avisés d'Alain le Gohebel. Quel que soit le choix de votre hôtel, votre hôte vous proposera sans doute de venir vous chercher à la gare.

Jour 7. Au petit matin, commencez par explorer les ruelles de l'ancienne médina d'Azemmour, avec ses maisons anciennes aux jolies portes et aux cheminées d'inspiration portugaise, ses dessins sur les murs et son quartier juif le Mellah. De la capitainerie, vous rattraperez un segment du chemin de ronde pour profiter de jolies vues sur l'Oum Errebia qui se jette dans l'océan. Les amateurs d'art passeront aussi à la galerie Akwas (si elle est ouverte) où se tiennent de belles expositions de peinture et chez l'artiste Ahmed El Amine dont la femme réalise des broderies dans la tradition zemmourie ainsi que de superbes kaftans. Sur les rives de l'Oum Erebia, approchez-vous d'une barque de pêcheur pour négocier un tour en barque vers l'embouchure du fleuve où se trouve le sanctuaire de Lalla Aïcha Al Bahria. De petits cafés traditionnels entourent cet endroit à l'atmosphère magique, pétri de croyances populaires. De retour de votre balade, explorez la ville nouvelle située hors des remparts. Vous commencerez par visiter le centre artisanal. La suite d'ateliers ouverts au public permet de découvrir les artisans au travail : marbriers, ébénistes... Offrez-vous ensuite un bon tajine, sur la route principale du village avant de monter sur les hauteurs du sanctuaire de Moulay Bouchaïb. Ce dernier ne se visite pas mais l'ascension vers l'édifice religieux est un plaisir en soi. La rue éponyme qui y conduit est en effet bordée d'échoppes curieuses à l'approche du site, destinées à la pharmacopée locale. Aussi verra-t-on un curieux bazar où les cornes de gazelle côtoient des cranes de cochon sauvage ou des peaux d'animaux séchées. Vous pourrez aussi entrer dans le cimetière musulman qui jouxte le sanctuaire pour y contempler les vues sur la mer.

Retour à Casablanca en train ou en grand taxi blanc.

Séjours thématiquesHaut de page
Casablanca balnéaireHaut de page

De Casablanca, il est fort agréable de se programmer une escapade sur une ou plusieurs journées pour profiter des plaisirs de la mer : baignades, dégustation de grillades de poisson, après-midi de surf ou d'équitation sur la plage, dimanche tranquille en club de plage.

Jour 1. En voiture ou en taxi blanc, dirigez-vous vers le petit port de pêche de Dar Bouazza pour vous procurer du poisson frais directement auprès des pêcheurs. En fin de matinée, vous pourrez guetter le retour de leur barque et négocier avec eux les prix de la pêche du jour. Vous ferez ensuite préparer et griller votre poisson dans l'un des multiples petits restaurants jouxtant le port. L'après-midi, cap vers les plages de Tamaris pour passer un après-midi de détente et de baignade au bar de l'Atlantique (ou Chez Serge). A moins que vous ne préfériez les loisirs de bord de mer ? Dans ce cas, rendez-vous à l'académie des loisirs de la ville, sur la plage de Jack Beach. On y propose des sorties en surf, des sorties de pêche et des ateliers d'éveil dans l'eau pour les enfants. Dar Bouazza compte aussi un centre équestre organisant des sorties à cheval sur les plages des environs. En soirée, de retour sur la Corniche, optez pour un repas de poisson à la terrasse des Crevettes avant de boire un dernier verre dans l'ambiance chaleureuse et décontractée de la Calèche.

Jour 2. Découvrez l'élégante station balnéaire de Mohammedia en flânant sur sa promenade et le long de son port de plaisance. Vous pourrez bien déjeuner au restaurant du port avant de vous baigner sur la jolie plage des Sablettes. Cap ensuite vers Benslimane, situé à 15 minutes en voiture de Mohammedia pour un dîner gastronomique au milieu des vignes, dans le riad des vignerons. On s'y restaure dans le cadre relaxant et rafraîchissant d'un jardin avec piscine. Possibilité de visiter les caves de la propriété.

Sur les traces des navigateurs portugaisHaut de page

Au début du XVIe siècle, certains explorateurs portugais visant les Indes s'échouèrent sur les rives marocaines. Ils édifièrent plusieurs fortins le long de la côte Atlantique. D'Azemmour à Safi, la visite de ces sites historiques est l'occasion de découvrir le patrimoine de la région et de somptueux paysages de lagunes.

Jour 1. Azemmour. Découverte de l'ancienne médina où les Portugais s'établirent entre 1513 et 1541. On parcourt le chemin de ronde, accessible de l'ancienne capitainerie, une belle tour aux arcs de style gothique. Au coeur de la médina, la place de la synagogue, très joliment restaurée, reprend au sol le symbole zemmouri du dragon, représenté dans les broderies de la ville. De la place, on rattrape les rives de l'Oum Errebia pour longer les remparts, le long d'une promenade récemment aménagée. Traditionnellement, Azemmour est une ville d'artistes. La galerie d'art Akwas expose des peintres orginaires de la ville qui firent école. Artiste peintre, Ahmed El Amine a également ouvert un atelier entre les murs de la médina où l'on découvre aussi les broderies réalisées par sa femme dans le style zemmouri. Ne manquez pas la visite de la boulangerie traditionnelle Chez Saïd, il vous suffira de demander à un passant la direction, tout le monde le connaît ! Les amateurs d'artisanat se rendront aussi chez le fameux tisserand de la médina, monsieur Janati derb Edaira pour une démonstration et quelques achats. De la ville nouvelle, explorez le centre artisanal qui regroupe des ateliers de qualité puis remontez la rue animée du sanctuaire de Moulay Bouchaïb, bordée d'échoppes. De passage un mardi, attardez-vous dans le grand souk, unique en son genre, où se rassemblent tous les paysans de la plaine.

Jour 2. El Jadida. Contraints d'évacuer les autres fortins construits sur le littoral Atlantique, c'est à El Jadida que les Portugais se replièrent ultimement et résistèrent deux siècles avant de fuir vers le Brésil par la Porta Do Mar, située près du Bastion de l'Ange. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, c'est la cité portugaise la mieux conservée du littoral. Cette enceinte flanquée de cinq bastions est un véritable joyau d'architecture militaire. On commencera par en visiter la citerne, construite en 1514. L'éclairage naturel de son puits de lumière central provoque un jeu de réflexion étonnant. De retour à l'air libre, on emprunte le chemin de ronde pour découvrir la cité sous tous ses angles, avec ses perspectives ouvertes sur la mer et ses esplanades. Ne manquez pas le Café do Mar adossé aux remparts ou encore la capitainerie nichée au sein de l'ancien consulat américain et qui est un bijou architectural, l'occasion d'un déjeuner au restaurant de la capitainerie, une expérience gustative de qualité et à petit prix. Le bastion de l'ange offre les plus belles vues sur la mer et les plages. En période estivale, on s'accordera ensuite un bain de mer sur la belle plage de Sid Bouzid, accessible en seulement quelques minutes en voiture ou en bus n° 7 ou 14. Pour les noctambules, ce peut être l'occasion de faire un saut jusqu'au resort Mazagan. Cet édifice aux allures de palais néo-mauresque abrite un night-club sophistiqué où des DJ de renommée internationale chauffent efficacement les pistes de danse. A moins que vous ne préfériez passer une nuit tranquille et y passer le lendemain pour prendre un petit déjeuner marocain et tester les bienfaits de leur luxueux hammam...

Jour 3. Oualidia. Cette station balnéaire intimiste abrite les plus beaux paysages de lagune de la côte. Une halte sur le circuit où l'on profite d'une atmosphère unique sur la côte et délicieusement tranquille. La destination est fameuse pour ses huîtres que l'on déguste directement sur les bancs d'élevage, les amateurs de vin n'oublieront pas leur petite bouteille (les échoppes locales ou vendeurs ambulants ne vendent pas d'alcool, évidemment). Balades sur la plage, entre lagunes et marais salants, observation des oiseaux... Pour passer la nuit dans un cadre charmant et à prix très doux, on recommande le riad Beldi.

Jour 4. De Oualidia, on est à 66 km de Safi où les Portugais édifièrent leurs remparts en 1508. Du haut des remparts du Ksar el-Bahr, ou " château d'eau " qu'ils construisirent, on domine l'océan et l'on a de belles vues d'ensemble sur la médina. La forteresse massive de Kechla en est le point culminant. Elle abrite un très intéressant musée de la céramique. De la médina, on retiendra la rue du Souk, animée à toute heure par une marée humaine venue faire ses emplettes. Safi est également très connue pour son quartier des potiers, occupant une colline dont les flancs accueillent des fours et des pièces séchant au soleil. On y flâne pour voir les artisans au travail et, pourquoi pas, se procurer l'une de ces poteries à la qualité d'execution réputée dans tout le royaume.

Jour 5. Retour à Casablanca (distance totale : 208 km). Posssibilité de faire le trajet en train.

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Actualité et reportage - CASABLANCA

Les 10 plus belles mosquées dans le monde. La 11e, vous ne pouviez pas la manquer...

Croyants, non croyants, pratiquants ou non. Qui que vous soyez, vous ne pourrez résister face à la beauté de ces mosquées qui avant même d'être des lieux de culte, sont des joyaux architecturaux. Le Petit Futé vous emmène en Orient mais pas seulement pour un émerveillement garanti avec une sélection de sublimes mosquées du Maroc au Pakistan...

Partez en croisière avec vos idoles de jeunesse

Melody Vintage Forever fait revivre les années 70 à travers un concept unique. Les stars de votre enfance, toutes réunies sur le même bâteau, offrent la possibilité aux passagers de vivre comme sur un plateau de télévision. Pendant 8 jours, vivez aux côtés de Nicoletta, des Forbans ou de Nathalie Lhermitte, pour une expérience haute en couleurs....

Les villes remarquables : Maroc

GORGES DU DADÈS
AÏT BEN HADDOU
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