Capitale de la province de Faryab, à 871 m d'altitude, Maïmana est réputée pour ses chevaux, ses moutons, ses tapis, ses melons et son raisin. Selon Yakut, géographe arabe du XIIIe siècle, la cité a d'abord été fondée par des Israélites envoyés de Jérusalem sur ces terres par Nabuchodonosor. Sous les Samanides, cette ville prospère était une des cités les plus florissantes parmi celles qui s'étendaient des plaines d'Hérât jusqu'aux montagnes du Badakhshan, avant que l'invasion mongole ne dévaste toute la région. La majorité de ces villes périrent, seules certaines, comme Maïmana, survécurent. A la fin du XIXe siècle, Maïmana était un khanat ouzbek comme il y en avait tant dans le Nord de l'Afghanistan : Gurziwan, Darzab, Andhoy, Sheberghan, Saripul, Aqcha, Balkh, Kunduz, Khulm, Badakhshan. Ces khanats étaient plus ou moins importants, selon le moment et selon les gouverneurs. Mais Maïmana est toujours restée le khanat le plus grand, parfois indépendant, parfois semi-indépendant. Ahmad Shah Durrani offrit Maïmana à l'un de ses amis, Hadji Khan, qui maintint la paix durant le XVIIIe siècle. A sa mort, Maïmana fut l'objet de querelles fratricides. En 1846, la cité tomba sous le joug de Wazir Yar Mohammad d'Hérât et Maïmana, le dernier des khanats ouzbeks, se résigna à son sort en avril 1884. Aujourd'hui, Maïmana accueille un PRT norvégien (Provincial Reconstruction Team, l'équipe provinciale de reconstruction).

À voir / À faire à MAÏMANA

Organiser son voyage à MAÏMANA

Photos de MAÏMANA

Afghanistan

Guide Afghanistan

Afghanistan 2013

18.95 €
2013-01-30
264 pages
Avis