Hôi An : c'est une petite ville calme, d'ailleurs son nom qui vient du chinois signifie " se réunir dans la paix (le calme, la sécurité) ".

Histoire. Connu au Ve siècle, ancien port de mer du Grand Champa, Dai Chiem Hai Khan était un grand centre maritime et commercial sous influence chinoise.

En effet, pour obtenir la protection des Chinois, les princes du Champa payaient un impôt à l'empire du Milieu et autorisaient les jonques chinoises à mouiller tout l'hiver dans cette rade. Port de la capitale du royaume du Champa jusqu'au Xe siècle, son développement se poursuivra malgré la relocalisation de celle-ci à Vijaya (près de Qui Nhon) au XIe siècle. Rattachée au royaume d'Annam à partir de 1471 (chute de Vijaya), la ville connut un important essor commercial avec l'installation de comptoirs chinois, japonais, indonésien, hollandais, portugais, anglais, français. Ville étape pour l'approvisionnement en eau sur la route de la Chine, les mariniers y jetaient également l'ancre en attendant la saison favorable pour reprendre la route. De multiples marchandises y étaient échangées : soie, cannelle, nids d'hirondelle, thé, poivre, laque... A la suite des commerçants vinrent les missionnaires, dont Alexandre de Rhodes, l'homme qui allait diffuser le quôc-ngu (langue vietnamienne écrite en caractères romanisés).

Les Japonais et les Chinois se partagèrent les quelques maisons nobles de la lagune. Comme les maires étaient toujours des mandarins chinois, c'était eux qui établissaient les premiers contacts avec les flottes étrangères. Les Chinois s'approprièrent le port car, au XVIIe siècle, un édit de l'empereur du Japon avait interdit aux Japonais tout contact avec le monde extérieur. De plus, avec la fin de la dynastie des Ming, de nombreux Chinois y affluèrent et y construisirent leurs demeures ainsi que des maisons communes.

Au XVIIIe siècle, la ville fut partiellement détruite lors des guerres entre les Trinh et les Nguyên et à l'occasion de la révolte des Tây-Son. Elle fut reconstruite grâce aux dons des congrégations. Au début du XXe siècle, Hôi An était un des ports internationaux les plus importants du Viêt Nam. Mais des problèmes d'ensablement lui firent perdre sa place au profit de Dà Nang. Elle fut nommée Faïfo par les Français qui, ayant entendu qu'on la désignait par les mots phai pho - signifiant " c'est la ville " - pensèrent que c'était son nom. Ils en firent un centre historique et administratif, grâce à quoi un nombre assez considérable d'édifices fut épargné pendant la guerre. Nombre d'entre eux datent des XVIIIe et XIXe siècles.

Un petit bijou architectural. Parmi ces centaines d'édifices, profanes ou religieux, on pourra admirer des pagodes, des ponts, des centres de congrégations chinoises, des maisons anciennes à étages, des échoppes, des chapelles... Chacun de leurs détails mériterait un commentaire : telle forme de toit couvert de tuiles est japonaise, tel nombre de décorations sur une façade correspond à un équilibre architectural taoïste... Ainsi, presque toutes les maisons présentent au-dessous du faîte, juste au centre de leur façade, une sculpture en bois figurant le Yin et le Yang, dont l'oeil protecteur éloigne les mauvaises âmes du foyer ainsi protégé. De même, les tuiles convexes et les tuiles concaves correspondent au Yin et au Yang. Hôi An est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial établie par l'Unesco (depuis 1999).

Hôi An aujourd'hui. Du fait de l'interdiction des véhicules à moteur dans la vieille ville, le silence qui règne à Hôi An n'est pas le moindre des charmes du lieu. Une atmosphère feutrée, une rivière au bord de laquelle des restaurants permettent de s'attabler à la tombée du soir, et une architecture qui a de quoi émerveiller le flâneur... Sans oublier deux belles plages, accessibles à vélo, qui vous accueillent pour de longues heures de farniente.

Climat. Le facteur météorologique est à prendre en compte dans l'organisation d'un séjour à Hôi An. Meilleure saison ? Entre avril et mai, le soleil brille. Il continue à rayonner jusqu'à la fin août, mais le temps se fait de plus en plus lourd et humide. Commence alors la mauvaise saison, de septembre à novembre. Et à Hôi An, la mauvaise saison est franchement mauvaise, avec des phénomènes météorologiques qualifiés d'exceptionnels mais qui, dans cette partie du pays, sont relativement courants. Les typhons de forte intensité se succèdent, la mer se déchaîne, les fortes pluies ne connaissent pas d'interruption, le niveau des eaux monte, la ville est inondée. Le touriste est alors condamné à rester claustré dans sa chambre d'hôtel, avec le risque d'être privé d'électricité. Hors de question de goûter aux plaisirs de la plage. Même les visites de la vieille ville sont suspendues à une éclaircie improbable. Entre décembre et février, on entre dans une période intermédiaire, avec l'arrêt des grosses pluies, mais où prédomine un temps frais et souvent maussade.

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13.95 €
2018-02-28
648 pages
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