Guide d'HÔ CHI MINH-VILLE : Mode de vie

Vie sociale

Caractère et identité

Le système social en vigueur, qui régissait les rapports entre individus appartenant à une même communauté géographique, s'appelait le tôc (famille, tribu, clan). Il instaurait tout un réseau d'influences entre les différents clans, ainsi qu'au sein du même - un clan étant l'ensemble des descendants d'un ancêtre masculin connu. Tout était décidé par le chef de clan, et la famille devait se plier à ses décisions.

Dans le Viêt Nam traditionnel, la population était divisée en trois classes : paysans, commerçants et artisans, avec à leur tête des lettrés, souvent mis en place par la Cour. Ces lettrés constituaient le lien entre le gouvernement central et le peuple, ils s'occupaient des lois et des impôts.

Dans les petits villages, les lettrés étaient remplacés par le chef du clan le plus influent.

La promiscuité liée aux conditions matérielles fait que l'individu vit au contact permanent de la communauté. Devant se conformer physiquement et psychologiquement à la volonté du groupe, il n'a guère d'autre choix que de privilégier l'intérêt de la communauté plutôt que le sien propre. La tradition vietnamienne met en avant les devoirs, au premier rang desquels figure le respect de la volonté du groupe (clan, famille, village, congrégation).

Ce système confère la place d'honneur à " l'honnête homme ", le lettré, l'homme de savoir et d'expérience, celui qui sait préserver la structure de la communauté. S'il devient autonome, l'individu doit se désolidariser de son groupe et se faire à l'idée qu'il sera dès lors ignoré et qu'il n'aura pas droit au culte des ancêtres.

Dans les relations sociales, les Vietnamiens prennent soin de ménager la fierté de l'individu, moins par politesse que par souci de l'ordre social. Le langage sert souvent plus à masquer sa pensée qu'à l'indiquer clairement. Avant d'aborder le sujet, on parle en " tournant autour du pot " (noi quanh) et l'on suggère le problème à aborder sans clairement l'énoncer, mais on s'emploiera à le faire entendre d'une façon aussi discrète que persuasive. Les silences ont aussi leur importance dans ces discussions.

L'utilisation d'une grande variété de pronoms personnels souligne le respect, l'indifférence, voire le mépris que l'on réserve à son interlocuteur. Dans cette approche, les petits cadeaux servent à faciliter la conversation. C'est ainsi qu'autrefois le bétel jouait un rôle capital dans la vie sociale des Vietnamiens. Rites et symboles sont en effet considérés comme plus explicites que de longues paroles.

Désormais, dans un contexte d'urbanisation rapide et d'échanges toujours plus nombreux avec l'étranger, cette structure traditionnelle est battue en brèche par la jeunesse qui aspire à bénéficier d'un peu plus de liberté individuelle, limitée par le poids des traditions et la pression du régime politique.

Les noces

Traditionnellement, le mariage, destiné à perpétuer le nom du clan, obéissait à un cérémonial assez strict dont certains éléments perdurent. Les familles désirant s'allier s'adressaient généralement à un entremetteur (môi mai). Actuellement, c'est le groupe d'amis qui joue ce rôle.

Si les premiers contacts se révèlent favorables, on procède alors à l'examen des thèmes astraux du couple. Si les signes du ciel s'avèrent concluants, les futurs époux sont présentés officiellement aux deux familles (dam ngo).

Quelque temps après ont lieu les fiançailles (an hoi). A cette occasion, le fiancé offre des cadeaux à la jeune fille et à ses parents. Puis, les futurs époux échangent une chique de bétel en présence des invités. Ce geste constitue l'engagement mutuel et légal.

On choisit alors un jour propice pour célébrer le mariage. La cérémonie se déroule devant l'autel des ancêtres des deux familles respectives. Chez le fiancé, on assiste en outre à une cérémonie en l'honneur du Vieillard dans la Lune, le personnage que les Vietnamiens prétendent voir dans les ombres de la Lune.

Ces rites, bien qu'allégés, n'ont pas disparu. L'offre du bétel, symbolisant la confiance, continue de marquer l'engagement du fiancé vis-à-vis de sa future belle famille. Cependant le mariage se fonde davantage actuellement sur l'entente, l'intérêt - financier et social - et l'amour mutuel des deux protagonistes, plutôt que sur les intérêts de leurs deux familles.

Les noces donnent toujours lieu à des cérémonies importantes, hautes en couleur et particulièrement bruyantes. Il n'est pas rare que les familles s'endettent afin que le mariage soit le plus fastueux possible. Le costume occidental a tendance à remplacer aujourd'hui la traditionnelle tunique rouge.

Place de la femme : le mariage reste un destin

Le mariage reste une institution solide au Viêt Nam. Le fait que le mariage demeure la norme est démontré par la pression qui s'exerce sur les femmes célibataires âgées de plus de 30 ans, souvent diplômées et qui paradoxalement ont de plus en plus de mal à trouver un mari. On les appelle les ê, " celles qui sont restées sur l'étagère ". Elles ressentent souvent douloureusement la situation, marginalisées par la pression sociale qui les culpabilise de ne pas encore être mariées et mères de famille. Diplômées et bénéficiaires d'un salaire avantageux, leurs prétendants potentiels seraient intimidés par un tel étalage d'intelligence féminine. Quelques-unes de ces jeunes femmes cèdent aux injonctions de la société et aux pressions familiales en s'engageant dans des mariages de convenance qui finissent bien souvent par un divorce et qui sont des expériences pénibles.

Aujourd'hui, chez les jeunes, en particulier parmi ceux qui ont un niveau d'études élevé, on décèle toutefois une réticence croissante à s'engager dans la vie conjugale.

D'une vie à une autre

Pour beaucoup de Vietnamiens, la fin de l'existence ne marque qu'un changement d'état, puisque la vie se prolonge au-delà du tombeau sous une forme nouvelle. Cette transformation ne se fait pas en un jour. Le passage d'une vie à une autre est progressif. Après sa mort, on continue à préparer des repas pour le défunt, qui lui sont servis régulièrement jusqu'au jour des funérailles. Ce jour-là, la famille et les amis du défunt, après l'avoir salué, se restaurent autour d'une table spécialement dressée à cette occasion. Une fois la mise en bière effectuée, un long cortège accompagne le défunt jusqu'à sa tombe. En ville, ce cortège est simplifié.

A la campagne en revanche, il obéit à un cérémonial très précis : enfants portant des lanternes en papier, tambour communal, petit autel porté par quatre personnes et où se trouvent les offrandes destinées au défunt se succèdent. Un groupe de musiciens accompagne le cortège et fait le plus de tapage possible afin d'éloigner les esprits maléfiques. Le fils aîné, revêtu d'un habit blanc, marche derrière le cercueil.

Le mort est généralement enterré sur une parcelle de terre lui appartenant, à l'emplacement déterminé au préalable par le géomancien. Trois ans plus tard, les ossements sont exhumés, lavés et placés dans un petit cercueil définitif. On y adjoint la tablette funéraire. De plus en plus encouragée par le gouvernement, l'incinération se pratique fréquemment. Les cendres sont placées dans les urnes, elles-mêmes généralement déposées dans des pagodes bouddhiques.

Le deuil dure officiellement trois ans, pendant lesquels on se doit de porter un morceau d'étoffe noire au revers de son vêtement et s'abstenir de festoyer. Mais cette coutume tend à s'assouplir. En ce qui concerne l'héritage, le chef de famille dispose de ses biens avec la plus grande liberté, à l'exception de la part réservée au culte, qui n'est qu'un usufruit et qui doit toujours être transmise à l'aîné.

État rabat-joie

Les autorités constatent que " les cérémonies funéraires et de cultes, accompagnées de formalités compliquées, provoquent des gaspillages, des abus et des désordres sociaux. Les mariages simples, économiques, mais non moins joyeux des années 1970 et 1980 ont été remplacés par des réceptions excessives. Ils constituent des occasions pour certains officiels de recevoir des pots-de-vin. "

Les autorités visent donc le retour à l'ordre par " l'encouragement des activités civilisées et économiques ". La réglementation encourage l'envoi de faire-part de mariage au lieu de carton d'invitation. Les banquets de thé, de gâteaux et de fruits sont préférés aux réceptions outrancières. La plantation d'arbres de souvenir dans les jardins du bonheur de la localité est considérée comme un geste civilisé des jeunes mariés. Le gaspillage de couronnes mortuaires et de bannières bouddhiques lors des hommages est à proscrire dans les funérailles, alors que l'incinération des morts et l'enterrement éternel sont encouragés (et l'exhumation des ossements, trois ans après l'enterrement). Le brûlage de papiers votifs, l'utilisation de moyens de transport d'Etat lors des cérémonies de culte sont fortement critiqués. Le souci d'économie (bien hypocrite) va même jusqu'à susciter certaines expériences comme les mariages collectifs organisés à titre d'essai dans certaines grandes villes. La population paraît désormais imperméable à ce genre de discours et aspire à se marier et s'enterrer aussi fastueusement... que les familles des dirigeants.

Comprendre les noms vietnamiens

Dans le passé, les Vietnamiens pouvaient, selon leur rang, porter jusqu'à cinq noms. Actuellement ils en portent officiellement trois.

Le premier terme : le nom patronymique (tên ho)

Le premier nom est le nom patronymique ou nom de clan (tên ho), le plus souvent emprunté aux dynasties impériales ou aux familles les plus célèbres. Il existe aujourd'hui environ 300 noms patronymiques. 55 % des familles se nomment Nguyên et 85 % des Nguyên portent les douze noms suivants : Nguyên Trân, Lê, Pham, Vu, Ngô, Do, Hoang, Dang, Duong et Dinh. Quelquefois, ce nom est double et un trait d'union indique le lien existant. Dans ce cas, seul le premier nom prend une majuscule.

Le deuxième terme : le nom intercalaire (chu dêm)

C'est le mot intercalaire ou ajouté (chu dêm). Il sépare le nom de clan du troisième nom. Le mot Thi figurait autrefois dans la quasi-totalité des noms féminins et évoquait le souhait d'une descendance nombreuse. Les noms masculins se choisissent dans une gamme plus large : Ngoc, Xuan ou Van.

Le troisième nom : le prénom (tên tuc)

Les femmes portent le plus souvent des noms d'arbres, de fleurs, d'oiseaux ou de pierres précieuses : Ngoc (jade), Loan (phénix), Yên (hirondelle). Les noms des hommes sont plus abstraits : Duc (vertu), Thu (automne). Le prénom peut être aussi composé de deux noms. Porter le même prénom que le souverain ou les grands lettrés était interdit sous peine d'échouer aux concours. Ce nom était qualifié de prénom interdit (chu huy).

L'attribution du nom de l'enfant, souvent choisi conjointement par les parents et les grands-parents, donne lieu à une fête.

Les autres noms existants sont les noms de plume utilisés par certains grands écrivains vietnamiens (tên tu), les pseudonymes (tên hiêu) composés de deux caractères chinois évoquant une vertu ou le nom d'un lieu, et les noms posthumes (tên huy), composés de deux caractères chinois devant refléter les qualités ou les défauts du défunt.

Le mot " madame " ou " monsieur " est suivi d'un prénom. Ainsi, pour une femme appelée Do Hoang Quynh (nom de famille + mot intercalaire + prénom), on dira Madame Quynh.

Mœurs et faits de société

Le Viêt Nam change... Le dire est une évidence, le voir, une expérience. Depuis 1990, l'afflux de capitaux étrangers a considérablement fait augmenter le niveau de vie et le pouvoir d'achat de la population urbaine. Tout est bon à acheter, et particulièrement les biens de consommation qui symbolisent la réussite sociale et le bien-être matériel : voitures, motos, téléviseurs, lecteurs de DVD, ordinateurs... L'accessoire fait souvent figure d'essentiel.

La famille

La première vertu : de type patriarcal, la famille était fondée sur les valeurs de fidélité au roi (Trung), de piété familiale (Hieu), de politesse (Le) et de générosité (Nghia). La piété familiale, considérée comme la première vertu, rend tous les membres de la famille, vivants ou morts, solidaires dans le malheur ou dans la joie. Les morts, jusqu'à la neuvième génération, sont associés par le culte des ancêtres.

La famille n'admet en général aucune intrusion des pouvoirs publics dans son organisation. Elle est soumise à la seule autorité du chef de clan qui perpétue les traditions familiales. Ces traditions, réservant aux hommes les affaires réputées intellectuelles, attribuent à la femme toutes les tâches ménagères et quelquefois les travaux les plus pénibles : repiquer le riz, réparer les routes, cultiver le jardin et en vendre le produit. Elles sont aussi chargées de la gestion du foyer et de l'éducation des enfants.

Aujourd'hui encore, toute décision importante doit être soumise à l'aîné de la famille et parfois même au chef du village. Les nouvelles générations installées aux abords des villes, puisque l'exode rural sévit, ont une plus grande liberté.

En ville, les moeurs évoluent plus rapidement, le poids de la famille est moins contraignant, et la plupart des jeunes choisissent leur conjoint. Mais, paradoxalement, la religion connaît un nouvel essor, les temples et les églises sont très fréquentés, les conseils des bonzes ou du clergé sont écoutés.

Un repère qui chavire ?

Pour Bui Trân Phuong, qui assure le cours d'histoire sur les femmes vietnamiennes à l'université ouverte de Hô Chi Minh-Ville, la famille vietnamienne est aujourd'hui " un repère qui chavire ". " Au Viêt Nam, parmi les familles, écrit-elle [Viêt Nam contemporain, IRASEC - Les Indes savantes], on compte sans doute aujourd'hui beaucoup de nids chauds qui abritent des individus jeunes et moins jeunes, hommes, femmes et enfants. Mais on ne peut pour autant fermer les yeux sur les nids froids (où l'on ne communique plus), brûlants (où chacun est par trop agressif et violent), les nids de hérissons (où chacun se hérisse, inutilement sur la défensive), les tristes foyers où les chandelles ont cessé d'illuminer (toutes ces expressions ont été glanées dans la presse et dans les conversations courantes). La famille, conclut l'auteur, évolue, vigoureusement vivante, dans son épanouissement et dans ses prouesses, comme dans ses convulsions douloureuses. "

Le divorce, un fait nouveau

La famille est longtemps restée une unité de production de base et une cellule sociale essentielle : " Les tribunaux, les organisations sociales et les comités du Parti communiste faisaient tout pour que les gens ne divorcent pas ", indique Nguyên Van Anh, une sociologue du Centre des études appliquées à la famille. Le nombre des divorces est plus élevé parmi les jeunes générations. A Hô Chi Minh-Ville, les statistiques indiquent que les couples âgés de 18-30 ans représentent plus de 35 % des divorces. Les divorces sont également plus fréquents parmi les couples disposant d'un revenu élevé et doté d'un niveau d'éducation supérieur.

Alors que beaucoup de couples séparés n'auraient pas divorcé il y a 30 ans, au fur et à mesure que le pays se convertit à l'économie de marché, les Vietnamiens découvrent l'individualisme.

L'harmonie conjugale et familiale est également mise à mal par les horaires de travail et les exigences de la modernité, et nombre de couples se retrouvent séparés parce que le fil du dialogue est insensiblement rompu entre les membres de la famille du fait des exigences et des charges professionnelles.

Inégalités persistantes

L'ouverture sur l'extérieur joue un rôle dans l'accroissement spectaculaire du nombre des divorces en révélant le caractère inacceptable de certaines situations autrefois considérées comme normales : " Beaucoup de femmes pensent réellement que leurs maris ont le droit de les frapper ", indique Nguyên Van Anh, et l'Etat ferme souvent les yeux sur ce type de problèmes considérés comme une affaire familiale.

Tous les experts soulignent l'ignorance des jeunes Vietnamiens en matière d'éducation sexuelle, ignorance qui se traduit par nombre de drames, avortements, suicides, enfants non reconnus.

Outre le danger omniprésent représenté par le sida, les relations sexuelles prénuptiales non protégées ont pour conséquence des taux d'avortement très élevés et Mme Chu Thi Xuyên, vice-présidente de l'Association vietnamienne de planning familial souligne que les blessures spirituelles sont plus douloureuses que les blessures corporelles.

Dans une enquête récente qu'elle a menée, elle indique que 80 % des garçons se sont enfuis après avoir provoqué la grossesse de leur partenaire, abandonnant celle-ci à l'incertitude d'un avenir gravement compromis et la laissant affronter seule l'opprobre d'une société foncièrement conservatrice.

Sources : Hông Nga, Le Courrier du Viêt Nam, 24 juillet 2005.

Les " fléaux sociaux " et la santé publique : la libéralisation économique s'accompagne ainsi d'autres phénomènes : l'augmentation exponentielle de certains fléaux jusqu'alors inconnus - ou plutôt ignorés - tels la drogue, la prostitution et le sida. Il existe au Viêt Nam un organisme gouvernemental de " lutte contre les fléaux sociaux " qui dépend du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales. Par ailleurs, M. Lê Hong Anh, ministre de la Sécurité publique, préside également le Comité national pour la lutte contre le sida, la drogue et la prostitution. Selon les chiffres officiels, près de 500 000 Vietnamiens (sur une population de 90 millions) sont aujourd'hui porteurs du virus du VIH, essentiellement parmi les groupes à risques, en particulier drogués, prostituées et homosexuels. Les villes les plus touchées sont Hô Chi Minh-Ville, suivie de Haiphong et Hanoi. La drogue, à travers la pratique du partage des seringues, est l'un des principaux vecteurs de transmission du virus du sida au Viêt Nam. Les prostituées et les toxicomanes représenteraient environ 80 % des porteurs du VIH.

Selon plusieurs experts du pays et de l'étranger, les statistiques officielles sont encore sous-estimées, notamment au regard du développement de la prostitution et de la toxicomanie. Il faut ajouter que les campagnes de prévention menées par les autorités sont encore bien timides. Le premier distributeur de préservatifs du pays a été installé le 9 juillet 2004 dans une buvette de Hanoi, dans le cadre d'une campagne préventive contre les grossesses non désirées, la transmission du sida et des autres maladies sexuellement transmissibles.

Homosexualité : encore un tabou ?

Bong signifie en vietnamien " ombre, silhouette ". En argot, le mot est utilisé pour désigner de façon péjorative les homosexuels : des " ombres d'hommes ". Bong, c'est le titre qu'a choisi Nguyên Van Dung, pour un livre publié en 2008, et qui a défrayé la chronique vietnamienne. L'ouvrage, qui compte 350 pages, est un livre-témoignage écrit en collaboration avec deux journalistes locaux, Hoang Nguyên et Doan Trang. Dung, quarantenaire, y raconte de façon explicite et sur un ton inhabituellement cru la vie d'un homosexuel dans un pays communiste et de tradition confucéenne, la sienne.

Dung raconte comment il a dû se débattre avec la honte d'être en constante rupture avec les attentes de la société : se marier, construire une famille, s'assurer d'une descendance mâle et de la continuité de la lignée... S'il a finalement décidé de publier sa biographie, c'est dans l'espoir de faire évoluer les mentalités et de desserrer le joug de la pression sociale.

En 2005, Dung a commencé à travailler pour une ONG financée grâce à des fonds étrangers, avant de créer à Hanoi sa propre association baptisée Thong Xanh (Pin vert), un arbre capable de survivre dans des conditions difficiles. L'association mène des campagnes de prévention contre le sida, informe gays et lesbiennes et les aide à combattre les préjugés de la société.

Bong n'a connu qu'un tirage modeste, 2 000 exemplaires, mais 2 000 exemplaires qui ont suffi à assurer à son auteur une notoriété internationale. Pour beaucoup de lecteurs vietnamiens, le fait même qu'il ait pu être publié témoigne d'une ouverture progressive de la société et d'une plus grande tolérance.

Sources : AFP, Diary aims to shed light on gay Vietnam, 11 août 2008 ; VNS, Bong : Gay man prints life story, 24 août 2008, disponible sur : http : //talk.onevietnam.org/vietnamese-sexuality-being-homesexual-in-a-traditional-culture

Peines encourues pour les affaires de drogue selon le Code pénal vietnamien

20 ans de prison, réclusion à perpétuité ou peine de mort (désormais administrée par injection) pour trafic important et détention de grosses quantités : 100 g d'héroïne ou de cocaïne, 5 kg d'opium ou de cannabis, 300 g ou 750 ml d'une autre drogue de synthèse (art. 194).

De 2 à 15 ans pour " petite revente " et possession en petites quantités.

En mai 2003, un Français de 34 ans, arrêté le 26 octobre 2002 à l'aéroport de Tan Son Nhat en possession de 317,7 g d'héroïne, a été condamné à 20 ans de prison ferme et à une amende de 100 millions de VND. En août 2003, après avoir fait appel de ce premier jugement, il a été condamné à la réclusion à perpétuité. En janvier 2004, un décret a été adopté qui classifie les statistiques concernant la peine de mort comme " secret d'Etat ". En janvier 2005, la radio vietnamienne annonçait la condamnation à mort d'un Australien, accusé de trafic de drogue. En mars 2010, la presse annoncait la condamnation à mort de 5 Vietnamiens, dont une femme, pour trafic d'héroïne. En mars 2011, dans une autre affaire de trafic d'héroïne, un Nigérian de 34 ans était également condamné à mort.

Le 1er juillet 2010, entrait en vigueur la loi sur les exécutions par injection létale à la place des pelotons d'exécution dans les affaires de condamnation à mort. L'Assemblée nationale, qui voulait une méthode d'exécution " plus humaine ", avait adopté cette loi en juin 2010. La plupart des condamnations à mort au Viêt Nam sont prononcées contre des trafiquants de drogue et des meurtriers. Il n'existe pas de statistiques officielles mais selon les médias d'Etat, 19 personnes ont été condamnées à mort et 4 exécutées au cours du premier semestre 2011.

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