Guide d'HÔ CHI MINH-VILLE : Politique et économie

Politique

La République socialiste du Viêt Nam (Cong Hoa Xa Hoi Chu Nghia Viêt Nam) a mis en place, depuis 1976, une structure politique inspirée des modèles soviétiques et chinois.

Selon la Constitution d'avril 1992, le Viêt Nam est un Etat du peuple, par le peuple et pour le peuple, et le Parti communiste du Viêt Nam est la force dirigeante de l'Etat et de la société.

XIe congrès du parti communiste vietnamien (12-19 janvier 2011)

A la tête du pays, une troïka, composée du président de l'État, du secrétaire général du Parti communiste vietnamien (PCV) et du Premier ministre. Le 11e congrès national du PCV réuni en janvier 2011 devait redéfinir la stratégie de développement socio-économique et renouveler les dirigeants du Parti et de l'État.

Réuni tous les 5 ans, le Congrès du Parti communiste vietnamien (PCV) rythme la vie politique du pays. Le XIcongrès du PCV s'est tenu à Hanoi du 12 au 19 janvier 2011. À cette occasion, 1 377 délégués représentant les 3,6 millions de membres du Parti ont voté pour renouveler le Comité central qui, à l'issue de tractations conduites à huis clos, a élu le Bureau politique (BP) et le secrétaire général.

Le nouveau secrétaire général du PCV, Nguyen Phu Trong, président sortant de l'Assemblée nationale, a succédé à Nong Duc Manh, arrivé au terme de deux mandats (avril 2001-janvier 2011).

Réélu au BP, Truong Tan Sang a remplacé Nguyen Minh Triet (2006-2011) au poste de président de l'État, dont les attributions sont essentiellement protocolaires.

Également réélu au BP, Nguyen Tan Dung, Premier ministre depuis juin 2006, était en mesure de conserver son poste pour un second mandat quinquennal. Au sein d'un système décisionnel marqué par la collégialité, ce dernier apparaissait néanmoins comme l'homme fort du régime.

Ces deux nominations à la tête de l'État ont été approuvées par l'Assemblée nationale renouvelée lors des élections législatives du 22 mai 2011 (13législature).

Le Congrès n'a pas marqué d'évolution vers l'ouverture politique. Dans les mois précédents, on assistait à une intensification de la répression de la dissidence. Parmi les nombreuses arrestations, celle de l'avocat Cu Huy Ha Vu, qui avait appelé au multipartisme dans les médias étrangers et sur Internet. Le 4 avril 2011, il a été condamné par le tribunal populaire de Hanoi à sept années de prison pour " propagande contre l'État " (voir la rubrique Enfants du pays).

Structure étatique
Le Parti communiste du Viêt Nam (PCV)

Selon la Constitution, " le Parti communiste du Viêt Nam (PCV), avant-garde de la classe ouvrière vietnamienne, représentant fidèle des droits et des intérêts de la classe ouvrière, laborieuse et de toute la nation, guidé par le marxisme-léninisme et la pensée de Hô Chi Minh, est la force qui dirige l'Etat et la société. Toutes les institutions du Parti communiste vietnamien doivent fonctionner dans le cadre défini par la constitution et la loi. " La Constitution de 1992 institutionnalise la relation entre " le Parti communiste qui dirige, le peuple qui maîtrise et l'Etat qui administre ". Le PCV compte aujourd'hui 3,1 millions de membres, soit une fraction extrêmement restreinte de la population. A la tête du PCV, le Comité central, qui élit le bureau politique. Le secrétaire général est élu par le congrès du Parti qui se réunit tous les cinq ans.

L'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale, élue pour 5 ans au suffrage universel direct, est l'organe suprême de l'Etat. Elle exerce des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle élabore la Constitution du pays, décide des grandes orientations politiques et est le gardien de l'application de la Constitution et des lois du pays sur l'ensemble du territoire du Viêt Nam. Le président de la république socialiste du Viêt Nam et le Premier ministre sont élus par l'Assemblée nationale.

Le gouvernement

C'est l'organe exécutif suprême de l'Etat. Avec à sa tête le Premier ministre, il a la charge de l'unification de la politique économique et sociale du pays, de l'administration du pays dans le respect de la Constitution et des lois. Les comités populaires sont les organes exécutifs du pays au niveau local. Ils sont élus par les conseils populaires du même niveau. Ils sont responsables du respect de la Constitution, des lois du pays, des décisions des organes de l'Etat de l'échelon supérieur et des résolutions des conseils populaires.

Enjeux actuels
Un Etat de droit à inventer

Les inégalités s'accentuent dans le Viêt Nam d'aujourd'hui. Certains profitent très largement des opportunités offertes par le processus d'intégration à l'économie mondiale. D'autres en sont exclus et sont contraints à survivre dans l'économie informelle.

La prostitution, la délinquance, le trafic de drogue et de biens de consommation, spécialement aux frontières de la Chine et du Cambodge, se sont développés de façon inquiétante. Le sida est devenu un problème de santé publique, même si les chiffres avancés par le gouvernement sont largement sous-estimés d'après les organisations internationales.

Autre sujet de préoccupation : les droits de l'homme. Les arrestations d'opposants au régime et les détentions sans jugement sont monnaie courante. Les rapports produits par Amnesty International, Reporters sans Frontières ou Human Rights Watch sont sans équivoque quant à la dureté de la répression. Certes, artistes et écrivains ont davantage droit à s'exprimer et, depuis 1986, la presse a un ton beaucoup plus libre.

Il reste pourtant encore beaucoup à faire pour que le Viêt Nam, alourdi par une bureaucratie pléthorique, et gêné par une corruption endémique, devienne un Etat de droit. C'est l'un des enjeux de l'intégration et, à terme, la question de la réforme politique ne pourra plus être dissociée de celle de l'ouverture économique.

L'affaire de la bauxite

Au départ de l'affaire, la bauxite, le minerai qui sert à fabriquer l'aluminium et dont le Viêt Nam est dépositaire des troisièmes réserves mondiales. En 2007, les autorités vietnamiennes ont ressorti des cartons un vieux projet d'exploitation de gisements dans les hauts plateaux (provinces de Dak Nong et de Lam Dong). Mais le projet n'a pas tardé à susciter une levée de boucliers au sein d'une partie des cercles dirigeants, dans l'opinion et la diaspora. Le vainqueur de Diên Biên Phu, le vénérable général Giap, presque centenaire, s'est lui-même fendu de plusieurs missives au gouvernement pour mettre en garde contre les conséquences environnementales du projet. " En termes d'intérêts nationaux et de développement durable et à long terme, l'exploitation de la bauxite aura des conséquences critiques sur les plans écologique, social et sécuritaire. " Il a rappelé que, voilà un quart de siècle, des experts soviétiques avaient conseillé de renoncer au projet d'exploitation en raison du " risque de sérieux dommages écologiques ". L'exploitation de la bauxite produit en effet des boues rouges très toxiques.

En avril 2009 les plus hautes autorités du pays ont choisi d'ignorer la mobilisation croissante de l'opinion, et le bureau politique du Parti communiste vietnamien a entériné le projet d'exploitation de la bauxite dans les hauts plateaux du Sud. Aux préoccupations environnementales et sociales (risques sanitaires, déplacement des populations) des détracteurs du projet s'ajoutait une dimension nationaliste due à l'implication d'intérêts chinois, avec des prises de participation financière et surtout la présence de travailleurs clandestins. La région des hauts plateaux à l'intersection des frontières entre le Laos, le Cambodge et le Viêt Nam est d'un intérêt stratégique vital. L'affaire a révélé des formes inédites d'opposition, avec des manifestations et des pétitions en ligne où les internautes vietnamiens n'hésitaient pas à braver le pouvoir en révélant leur identité. Des actions en justice ont même été engagées contre le Premier ministre ! L'affaire a montré comment une controverse pouvait coaliser des foyers potentiels d'opposition dispersés : catholiques, minorités, militants environnementalistes, nationalistes, Viêt kiêu...

Sources : J-C Pomonti, Le Vietnam, la Chine et la bauxite, Le Monde diplomatique, juillet 2009.

Économie

Le 11 janvier 2007, le Viêt Nam devenait officiellement le 150e membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'accession à l'OMC marquait une étape importante et le succès du Doi Moi (Renouveau), le processus de réformes instauré en décembre 1986 lors du 6e congrès national du PCV, caractérisé par l'abandon de l'économie socialiste planifiée et l'adoption progressive de mesures allant dans le sens de la libéralisation et de l'ouverture économique.

Fin 2010, le taux de croissance du PIB vietnamien atteignait 6,8 %. En dépit de ce chiffre flatteur, la conjoncture était préoccupante avec un pays confronté à une surchauffe et à des déséquilibres macroéconomiques persistants. Fin 2010, le déficit commercial atteignait 12,4 milliards de dollars. Le taux d'inflation (9,2 % en 2010) était le plus élevé parmi les pays d'Asie du Sud-Est. Dévalué à quatre reprises entre novembre 2009 et février 2011, le dong a perdu 20 % de sa valeur par rapport au dollar. Promulguée le 24 février 2011 par le gouvernement, la résolution 11 définissait des mesures d'austérité destinées à maîtriser l'inflation et accordait la priorité à l'impératif de stabilité macroéconomique plutôt qu'à celui de croissance.

La France au Viêt Nam

Le Viêt Nam constitue l'une des priorités du gouvernement français en Asie, ce qui se traduit par exemple par le fait que la France soit le premier bailleur de fonds européen (avec des investissements pour 2010 de 250 M€), le second bilatéral derrière le Japon. La France est un gros investisseur au Viêt Nam, mais elle n'y exporte que relativement peu. Sur le plan commercial, la France était en 2010 le 15e fournisseur et le 19e client du Viêt Nam. Les premiers postes d'exportation de la France vers le Viêt Nam sont les produits pharmaceutiques, les machines et appareils électriques. Les articles chaussants et le textile sont les premiers produits importés en France depuis le Viêt Nam. Les succès significatifs des grands groupes français au Viêt Nam ne doivent pas occulter les difficultés rencontrées par les PME. Les investissements français sont essentiellement concentrés dans l'énergie et les communications. EDF co-exploite une centrale électrique, et le groupe de services pétrolier Technip a construit la première raffinerie du pays à Dung Quat dans le Centre. Le groupe Alstom va équiper la centrale hydroélectrique de Son La, la plus grande d'Asie du Sud-Est (au nord-ouest du pays, 190 millions d'euros).

Selon le Premier ministre, F. Fillon, qui effectua une visite officielle au Viêt Nam en novembre 2009 : " La France considère que le Viêt Nam est un des pays les plus prometteurs de la région, qu'il convient aujourd'hui d'investir au Viêt Nam, non seulement en raison de nos liens passés, en raison de l'amitié qui nous lie, mais en raison tout simplement de l'intérêt économique du Viêt Nam, des Vietnamiens, et de l'intérêt économique de la France et des Français. "

Principales ressources

Le Viêt Nam profite d'une fructueuse exploitation pétrolière. Les gisements sont principalement situés off-shore, au large de Vung Tau dans le Sud. Le Viêt Nam exporte du pétrole brut mais, faute d'infrastructures suffisantes (la raffinerie de Dung Quat, dans le Centre, vient seulement de débuter ses activités), est encore contraint d'importer les produits raffinés. Le Viêt Nam se classe aujourd'hui au 31e rang mondial (et au 3e rang en Asie du Sud-Est) des producteurs de gaz et de pétrole. 51 champs pétrolifères et gaziers ont été découverts, avec des réserves estimées à 600 millions de tonnes métriques pour le pétrole brut et à 644 milliards de m³ pour le gaz. En mer de Chine méridionale (les Vietnamiens disent mer d'Orient...), des litiges territoriaux, qui pourraient s'enflammer en cas de découvertes de gisements, opposent le Viêt Nam à la Chine ainsi qu'à d'autres pays riverains, Taiwan, Philippines et Indonésie.

Les ressources minières constituent un autre atout de taille pour le pays (réserves de bauxite, de phosphate, de chromite, de manganèse...). Leur exploitation nécessite par ailleurs de trouver un juste équilibre entre valorisation de ces richesses et respect de l'environnement.

Place du tourisme

Le tourisme représente une importante source d'argent frais même si aujourd'hui, en tant que destination, le Viêt Nam se situe loin derrière ses voisins et concurrents asiatiques comme la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie et les Philippines. Ces dernières années, la région a de surcroît été affectée par l'apparition de risques sanitaires comme le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et la grippe aviaire.

A la différence de la Thaïlande, de l'Indonésie ou des Philippines, le Viêt Nam semble cependant encore préservé de la menace terroriste.

Les prévisions sont très optimistes concernant l'activité touristique dans le pays qui devrait poursuivre sa croissance à un rythme très élevé et largement supérieur à la moyenne de la zone et à la moyenne mondiale. En 2010, le nombre de touristes en visite au Viêt Nam a augmenté de 34,8 % par rapport à 2009 et le marché touristique vietnamien apparaissait comme l'un des plus dynamiques de la région. Le gouvernement vietnamien considère d'ailleurs le tourisme comme un secteur clé, et souhaite qu'il contribue à 4,5 % du PIB national en 2011.

D'où sont originaires les touristes qui visitent le Viêt Nam ? Pour près de 40 %, ils viennent de Chine ! En 2002, le marché chinois représentait 30 % de la demande touristique totale du Viêt Nam (la clientèle française représente environ 5 % de cette demande), il en représentait 35 % en 2004 et le chiffre pourrait monter jusqu'à 75 % en 2020 ! Les professionnels du tourisme s'interrogent sur les conséquences de la dépendance vietnamienne vis-à-vis de la clientèle chinoise, sur les adaptations qu'elle suscite et sur l'offre qui en résultera. Sera-t-elle compatible avec le goût des clientèles du Japon, de l'Amérique du Nord et de l'Europe ? Autre particularité de la clientèle touristique qui se rend au Viêt Nam, les classes d'âge de 20-35 ans et de plus de 50 ans y sont beaucoup plus importantes que pour d'autres destinations.

Le Viêt Nam renforce aujourd'hui ses programmes de développement touristique, notamment le tourisme maritime, largement en-dessous de ses capacités au regard de la façade maritime du pays, et l'écotourisme, qui doit encore trouver ses marques.

Enjeux actuels

Le problème de l'énergie

A l'horizon 2020, le Viêt Nam souhaite s'équiper d'une centrale nucléaire d'une capacité de 2 000 à 4 000 MW. La France est évidemment intéressée, et plusieurs entreprises ont d'ores et déjà participé à des colloques et esquissé des projets de coopération : Commissariat à l'énergie atomique, Cogema, Framatome, Areva, Electricité de France, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. En attendant, la population doit prendre patience et vivre avec l'inconvénient de fréquentes coupures d'électricité.

"Nouveaux riches" et "toujours pauvres"

Les secteurs de l'éducation et de la santé : ce sont les laissés-pour-compte du développement, ce qui est forcément très inquiétant quand la moitié de la population n'a pas 30 ans.

L'afflux de capitaux a fait émerger une classe de nouveaux riches, mais une grande partie de la population assiste à la croissance sans en recueillir une miette.

Si, après plus de 20 ans de Doi Moi, le Viêt Nam semble bel et bien avoir laissé derrière lui les sombres années de disette qui avaient succédé à la fin de la guerre, il reste un long chemin à parcourir pour confirmer les promesses du nouveau dragon et asseoir une prospérité solide et partagée par l'ensemble de la population.

Niveau de vie

En mai 2010, le salaire minimum légal pour les fonctionnaires au Viêt Nam a été porté de 650 000 VND/mois à 730 000 VND (38,4 $/mois). Le salaire moyen dans une entreprise à capitaux étrangers est de 2 600 000 VND/mois (140 $). Il est de 2 300 000 VND (124 $) dans le secteur privé et de 3 200 000 VND (173 $) dans le secteur public. Les disparités de plus en plus importantes accompagnent la croissance, les inégalités les plus criantes séparant la campagne et la ville. Aussi, il ne faut pas se laisser abuser par la cohorte des voitures de grand luxe, des motos hors de prix et par les sonneries des téléphones portables du dernier cri, qui sont l'apanage d'une petite partie de la population urbaine.

La corruption et l'incompétence administrative

Concernant la corruption, les procès se succèdent de même que les déclarations d'intention. En novembre 2005, l'Assemblée nationale a adopté une nouvelle loi anticorruption applicable au 1er juillet 2006.

En fait, on observe peu de changements même si récemment on a assisté à plusieurs arrestations dans les hautes sphères du pouvoir. Les scandales ont atteint un point culminant avec l'affaire dite du " PMU 18 " (Project Management Unit), portant sur le détournement de plusieurs millions de dollars d'aide étrangère au profit de hauts fonctionnaires. L'affaire a entraîné l'arrestation de diverses personnalités et la démission, le 4 avril 2006, de Dao Dinh Binh, ministre des Transports et des Communications.

En février 2009, le Japon, bailleur de fonds de premier rang, annonçait la reprise de son assistance au profit du Viêt Nam. Elle avait été momentanément suspendue en août 2008 suite à la mise au jour de l'affaire dit " PCI " (Pacific Consultants International) relative à des faits de corruption et de détournement de l'aide, qui impliquaient des entrepreneurs japonais et de hauts fonctionnaires vietnamiens.

Le rôle des Viêt kiêu

Nom donné aux Vietnamiens résidant à l'étranger, bien souvent du fait des vicissitudes de l'histoire : guerre d'Indochine, guerre américaine, boat people et plus récemment émigration pour raisons économiques. Ils sont près de trois millions dans le monde, principalement aux Etats-Unis, en France, en Australie et au Canada. En 1997, le vice-Premier ministre les a définis " comme une partie intégrante de la nation ", même si un grand nombre d'entre eux sont viscéralement anticommunistes.

Les Viêt kiêu ont désormais de plus en plus de facilités pour revenir dans leur pays d'origine, notamment en matière de visa. Certains se sont réinstallés, d'autres viennent en visite depuis 1991. Quant aux Vietnamiens qui étaient dans des camps de réfugiés en Malaisie, Indonésie, Thaïlande et à Hong Kong de 1989 à 1996, ils représentent 123 000 personnes (selon d'autres sources, 73 000) qui sont revenues au pays (dont un grand nombre à Haiphong).

Les Viêt Kiêu représentent une importante source de transferts financiers vers le Viêt Nam.

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