Guide de SHANGHAI 上海 : Arts et culture

Architecture
Les architectes se démènent pour se distinguer dans le lot des tours...
Les architectes se démènent pour se distinguer dans le lot des tours...
Les shikumen de Shanghai

Littéralement " portail de pierre ", le shikumen est l'habitat traditionnel le plus répandu à Shanghai. Jusqu'aux années 1980, 80 % de la population vivait dans ce genre d'habitations. Mais aujourd'hui, en raison de leur insalubrité et de l'explosion de l'immobilier en Chine, de plus en plus de shikumen sont voués à la destruction pour être remplacés par des barres d'immeubles. Il reste encore des îlots un peu partout dans la ville, où le temps semble s'être suspendu, en dehors de ceux restaurés à Xintiandi et investis par les bars et restaurants branchés.

Pendant la révolte des Taiping vers 1860, Shanghai a dû accueillir de nombreux réfugiés venant des provinces du Jiangsu et du Zhejiang. Beaucoup de maisons de ce type ont donc vu le jour pour les accueillir en masse dans les quartiers des concessions, à la fin du XIXe siècle : des constructions mélangeant les styles chinois et occidental, à deux ou trois étages, avec souvent une petite courette à l'avant, protégée par un mur de briques. La cuisine se trouve généralement au rez-de-chaussée avec le salon, et les chambres aux étages.

Ces maisons sont mitoyennes et forment des rangées à l'intérieur de résidences fermées appelées Lilongtang, débouchant de chaque côté sur deux avenues parallèles. Les Lilongtang sont souvent surveillés par un gardien, ou un représentant du comité de quartier qui rapporte un peu tout ce qui s'y passe. Après la Seconde Guerre mondiale, et une nouvelle vague d'arrivée de population, les shikumen ont dû être divisés et partagés entre plusieurs familles. Aujourd'hui certains sont encore dans un état délabré, mais d'autres ont été modernisés avec des installations sanitaires : salles de bains, toilettes avec chasse d'eau... Des Shanghaiens fortunés les rachètent aussi pour les rénover et en faire de jolies demeures cotées.

Les Lilongtang sont toujours très animés, les vendeurs ambulants y passent dans la journée pour vendre leurs fruits ou journaux, pour livrer les bonbonnes d'eau ou autres babioles. Le matin de bonne heure ou dans l'après-midi, les personnes âgées s'installent à l'ombre des vignes grimpantes pour une séance de gymnastique traditionnelle, le tai-chi, ou pour entamer une partie de cartes ou d'échecs, pendant que les enfants jouent à côté et que les ayi (aides ménagères) préparent le repas. On y cause, on y joue, on y vit, et c'est un véritable havre de paix dans la ville grouillante.

Les bâtiments Art déco

On trouve de nombreux bâtiments construits dans le style Art déco à Shanghai, au début du XXe siècle. C'est même la plus grande collection d'architecture Art déco après Miami. Témoin d'une époque prospère, avant-gardiste, la ville était largement sous influence occidentale. Les célèbres architectes Palmer et Turner en ont dessiné un certain nombre, dont il reste aujourd'hui des vestiges : le fameux Peace Hotel, qui donne sur le Bund, ou encore le Metropole Hotel et les Broadway Mansions. Citons aussi l'architecte autrichien CH Gonda, qui a réalisé le Cathay Theatre, en 1931, aujourd'hui encore occupé par un cinéma.

Mais le plus important d'entre eux est sans aucun doute Ladislau Hudec. Echappé des camps de Sibérie, ce Hongrois est l'un des emblèmes du Shanghai d'entre-deux-guerres. Né en 1893, Laszlo Hudec, ex-prisonnier des Russes sous la Grande Guerre, a rejoint Shanghai en 1918 où il a fait ensuite la plus grande partie de sa carrière, y construisant plus de 37 immeubles et de nombreuses résidences privées. Il a dessiné par exemple l'un des repères de l'ancienne concession française, le block d'appartements Normandie à la forme de navire, dont la municipalité a entrepris la rénovation en 2008.

Pudong : Toujours plus haut, toujours plus grand

Ils poussent comme des champignons un peu partout à Shanghai, mais c'est dans le quartier de Pudong que l'on trouve les plus impressionnantes constructions. Aujourd'hui elles sont au nombre de 4 : la Shanghai Tower, la Shanghai World Financial Tower, la Pearl Tower et enfin la Jin Mao Tower.

Artisanat

Céramique. On voit apparaître les premières pièces de céramique sous le Néolithique (vers 2500 avant J.-C.), céramique peinte, rouge puis noire souvent montée au tour et gravée un peu grossièrement encore. C'est à partir du troisième siècle avant J.-C. que l'on voit apparaître les premiers grès plus résistants que la poterie. Sous les Hans, on commence à déposer une glaçure vert olive ou brunâtre pour rendre les récipients étanches, et on découvre l'utilisation des couvertes au feldspath qui sont encore plus solides. En même temps, les fours s'améliorent et les techniques de cuisson évoluent. Sous les Tang, on voit apparaître de nouvelles formes avec le sancai, céramique aux trois couleurs (noir, vert rouge ou brun), qui décoraient des figurines et des animaux devant accompagner le défunt dans l'au-delà.

Au VIIe siècle, les Chinois découvrent la porcelaine. La plus belle apparaît sûrement sous les Song (960-1276), les techniques de cuisson vont évoluer durant toute cette période : des empereurs artistes vont faire progresser les recherches vers la beauté et la perfection. On découvre la porcelaine fine et blanche, si fine que certaines sont surnommées " coquilles d'oeuf " presque transparentes, les céladon, de vert olive tournent à des teintes de bleu vert clair et turquoise splendides, avec souvent des motifs taillés dans la pâte avant la pose de la couverte qui laissent toujours cet aspect de légèreté qui vient d'apparaître.

En jouant avec l'ouverture des portes des fours pendant la cuisson des pièces, on maîtrise aussi le " craquelage " idéal, créant ainsi un nouveau style artistique. Puis on ajoute des motifs peints, et dans les années 1300 c'est l'éclosion des " bleu et blanc " (Qinghua) aux décors peints au bleu de cobalt tout droit venu de Perse. Au début, on a du mal à dompter ce bleu qui apparaît souvent diffus et sombre, avant d'être utilisé pour de superbes motifs floraux ou des paysages. Sous les Ming (1368-1644), on reprend tous ces thèmes romantiques ou animaliers pour décorer la porcelaine et on revient aussi à la pureté des monochromes. On arrive ensuite à la famille rose et à la famille verte, porcelaine émaillée sous couverte et sur couverte avec parfois l'application d'un émail rose venu de Hollande. A partir de 1730, une forte demande étrangère déferle sur la Chine et elle va influencer les décors. On en voit encore sous la marque de la Compagnie des Indes. Si tout au long de son évolution la qualité de la porcelaine chinoise n'a cessé de s'améliorer faisant face à l'exigence de perfection imposée (on cassait toutes les pièces impériales qui n'étaient pas parfaites même si elles ne présentaient qu'un tout petit défaut), elle ne peut plus revendiquer cette qualité aujourd'hui à l'heure où les productions massives ont priorité. Elle a toujours eu un rôle important dans l'histoire de la Chine, même dans le domaine de l'architecture.

La céramique vernissée. Dans le domaine de la construction en Chine, la technique du vernis apparaît sous les Zhou (1027-770 avant J.-C.), puis elle est utilisée sous les Hans pour les tuiles vernissées. On reconnaît au vernis la propriété de rendre l'objet plus noble et plus beau de par sa brillance, sa transparence et son côté majestueux. C'est pour cela qu'on va d'abord l'utiliser pour les constructions impériales. Le processus de fabrication est le suivant ; on va d'abord s'atteler à choisir une terre de qualité que l'on va raffiner dans un premier temps, pour ensuite la modeler et sécher à l'air la tuile ou l'objet fabriqué. C'est alors la phase où l'on va appliquer la glaçure avant de cuire dans un four (cuisson entre 750 et 1 200 degrés) et de procéder au refroidissement.

Les tuiles vernissées sur le palais impérial vous séduiront certainement par leur beauté et le raffinement qu'elles apportent à l'ensemble des toitures de la Cité interdite. On distingue plusieurs couleurs adaptées à la hiérarchie des habitants. Par exemple, pour l'empereur on fera des tuiles vernissées jaunes, elles seront vertes pour les frères de l'empereur et les princes, bleues pour le temple du Ciel (puisque c'est la couleur du ciel), et noires pour la bibliothèque. On va essentiellement l'utiliser pour les toitures des palais, des portiques et des pagodes, ainsi que pour décorer les murs à écran à neuf dragons, on trouvera aussi ce vernis sur des statuettes.

La couche de vernis que l'on applique sur le support d'argile est composée de bioxyde de silicium et d'alumine. C'est en y ajoutant d'autres oxydes de métal que l'on fera apparaître différentes couleurs (par exemple, oxyde de fer pour le brun, oxyde de cuivre pour le vert...).

Laques. Tout le monde a éprouvé une agréable sensation en caressant de la main une porte d'armoire laquée. Il s'en dégage une immense douceur contrastant avec la nature par essence rustique du bois. La laque a été découverte en Chine sous les Shang. Elle est issue de la sève résineuse du sumac qui non seulement est imperméable, mais se durcit au contact de l'air en adoptant une jolie nuance de brun et donne par là même une résistance et une protection extraordinaires aux bois qu'elle recouvre.

Le procédé est assez long. Tout d'abord il faut bien poncer la surface ou l'objet que l'on souhaite laquer. Ensuite, on l'enduit d'un mélange d'argile et de laque sur une fine épaisseur. Après douze heures au moins de séchage à l'abri de la poussière, on pose une couche de laque, on laisse à nouveau sécher une douzaine d'heures et on ponce soigneusement.

Et ainsi de suite, une vingtaine de fois. On peut alors peindre une décoration au pinceau si on le souhaite. Sous les Hans, pour fabriquer de la vaisselle très légère ou des boîtes, on commençait par tremper le papier ou le tissu dans la résine, avant de lui donner la forme voulue dans un moule. En durcissant, l'objet une fois sec conservait la forme donnée et il suffisait d'appliquer le même procédé de couches de laque successives. Sous les Song et les Yuan, les laques étaient plus souvent monochromes rouges ou noires, mais on en trouve ensuite décorées de motifs sculptés et peints.

La pierre de jade. Ce fut la pierre la plus précieuse aux yeux des Chinois. Soigneusement travaillée, polie et sculptée, on aime aussi sa douceur et sa fraîcheur au toucher. Il faut savoir qu'à force de travailler le jade et de l'aimer, les Chinois en sont arrivés à épuiser les mines de jade de la Chine et si l'on vous propose un objet en jade, sachez qu'il s'agit de jadéite ou de néphrite. Cela n'enlève rien à la beauté de l'objet. La jadéite a plus de valeur que la néphrite. Elle est plus translucide, et sa couleur varie dans un camaïeu de vert presque blanc jusqu'à un vert plus franc. Il se peut aussi qu'elle adopte des teintes bleues ou lavande.

La néphrite, tout droit venue d'Asie centrale, est souvent d'un joli vert plus terne, elle peut aussi être blanche, jaune ou même noire. Les premiers jades que l'on a retrouvés datent d'environ 5 000 ans avant J.-C., ils étaient alors utilisés comme offrandes au Ciel et à la Terre au cours de sacrifices rituels, et surtout lors des cérémonies funéraires puisqu'on accordait au jade le pouvoir de prolonger la vie terrestre. C'est pour cela qu'on en recouvrait partiellement le corps du défunt et qu'on a ainsi pu retrouver des plaquettes qui devaient être des amulettes et des parures. C'est à partir du XVIIIe siècle que le travail du jade devient plus courant et apparaît dans les objets d'art et de décoration.

La soie. On doit la découverte de la fabrication de la soie à la Chine : 2 500 ans av. J.-C., on y élevait déjà des vers à soie pour en extraire le fil à tisser. Et pendant 3 000 ans, son secret a été bien gardé... Ensuite, il s'est propagé en Asie puis en Europe à la fin du Moyen Age, à travers des espions, des brigands de grands chemins puis tout simplement par la Route de la soie... Et pourtant, un décret condamnait à mort les traîtres : seuls les tissus pouvaient être exportés.

On sait maintenant comment la magie se crée : le ver à soie commence à tisser son cocon en moyenne au bout d'un mois. Ce cocon est ensuite chauffé, pour tuer la chrysalide à l'intérieur, puis plongé dans de l'eau chaude et placé sur une bobine pour être déroulé. Un cocon peut faire parfois jusqu'à 1 000 m de fil ! Mais il faut plus de 100 cocons pour réaliser une seule cravate... On comprend d'où vient la préciosité de ce tissu. Le fil naturel obtenu est ensuite teinté, puis tissé selon différentes techniques qui donneront des aspects variés : crêpes, satins, mousselines, ou gazes.

Dernièrement, les métiers à tisser se sont modernisés dans les 1 500 entreprises de soie recensées dans le pays, pour répondre à une demande toujours croissante. Une excursion à Suzhou ou Hangzhou permet d'en apprendre un peu plus sur cet artisanat typique de la Chine, avec des musées très pédagogiques, dans lesquels on peut ensuite acquérir à des prix attractifs de jolies chemises, robes ou linges de maison.

Que rapporter de son voyage ?

On peut trouver quantité d'objets à des prix très raisonnables : jade (vert ou blanc) et pierres dures du Xinjiang, soies de Hangzhou, broderies de Suzhou ou brocarts de Nankin, laques du Sichuan ou laques sculptées de Pékin, batiks des ethnies de Chine du Sud, fourrures et cachemires de Chine du Nord, émaux cloisonnés de Pékin, porcelaines peintes de Canton, céladon de Hangzhou, flacons de verre de Baoshan peints à l'intérieur, tissus brodés et à applications du Shanxi, papiers découpés, figurines en farine du Hebei, jouets en tissus, bambou tressé du Sichuan...

Les " boules de Canton " sont des boules concentriques d'ivoire sculpté. Les oreillers en poterie ou en porcelaine, avec un petit trou à chaque extrémité, étaient en usage dans la Chine ancienne.

Les lanternes en papier sont en vente surtout avant la fête des lanternes.

On trouve également des meubles et de petits objets à incrustations de nacre, beaucoup de vannerie, de ravissantes petites cages à oiseau en bambou travaillé, des chapeaux de paille (hakka, avec le volant froncé en cotonnade noire, ou tanka à la forme caractéristique), des parasols aux couleurs vives ou des parapluies en papier huilé, des éventails en papier, en tissu, en bambou ou même en plumes (souvent utilisés pour souligner les mouvements du tai-chi), et de l'artisanat ancien comme des découpages de papier, des sandales en chanvre tressé et de petits animaux faits de longues tiges d'herbe tressées (en forme de sauterelle, poisson, oiseau...) et qui ne coûtent que quelques dizaines de yuans.

Les " quatre trésors des lettrés " feront également de beaux souvenirs à rapporter : encriers en pierre sculptée, bâtonnets d'encre et pinceaux, du papier de riz et ses sceaux en marbre sculpté avec leur pâte à cachet rouge (faite de cinabre, un composé de mercure) dans de jolies petites boîtes en porcelaine.

Expressions modernes
Shanghai s'est imposée comme capitale de la mode en Asie.
Shanghai s'est imposée comme capitale de la mode en Asie.
Opéra chinois

C'est une sorte de théâtre, répandu dans tout le pays depuis 150 ans, qui n'a pas grand-chose à voir avec le théâtre en Europe. Concentrant tous les succès du théâtre chinois, il se présente comme un art synthétique du théâtre, de la musique, de la danse et d'arts martiaux traditionnels. Il existe différents styles d'opéra (opéra de Pékin, de Chiu Chow ou de Canton), et les troupes chinoises locales, ou en visite, ont beaucoup de succès.

L'opéra de Pékin est né il y a deux cents ans dans la capitale. Mais son origine remonte sans doute aux théâtres de poupées, liés au culte des morts. Son âge d'or se situe dans les années 1920, avec les fameux " quatre rôles féminins ". Les acteurs arpentent la scène au son d'antiques instruments à cordes ou aux bruits fracassants des gongs et des tambours.

Les costumes sont inspirés des vêtements d'il y a environ quatre siècles, sous la dynastie Ming (manches flottantes, trop longues, soulignant les mouvements). Les fanions insérés sur le dos des costumes des hauts militaires et les deux longues plumes de faisan piquées dans les coiffes ont été ajoutés pour intensifier l'effet théâtral. L'opéra de Pékin a beaucoup souffert durant l'invasion japonaise, et il fut carrément interdit pendant la Révolution culturelle, sauf les représentations révolutionnaires. Les tournées du célèbre acteur chinois Mei Lanfang à l'étranger, et le cinéma, contribuèrent à donner l'image d'un théâtre de travestis aux voix très haut perchées.

Pour nous, Occidentaux, la musique chinoise nous semble encore aujourd'hui très souvent associée au bruit, aux mélodies lancinantes, aux psalmodies et au gong ! Pourtant, la musique chinoise est d'une nature bien différente ; car on ne doit pas oublier qu'elle obéit à d'autres critères que les nôtres et particulièrement à quatre notions de base :

La langue chinoise. Tous les Occidentaux ont pu s'apercevoir des difficultés liées au monosyllabisme et à la polytonie de cette langue. Chaque son est affecté d'un ton musical défini tant par son inflexion que par sa hauteur relative. Il suffit de laisser traîner un peu la voix pour qu'une lecture quelconque devienne aussitôt musicale et s'apparente à la psalmodie.

Le huangzhong. Il s'agit du son fondamental qui est à la base de tout le système musical chinois, créé, d'après la légende, par un ministre de l'empereur Huangdi. D'autres sons s'y ajoutèrent et formèrent ce qu'on appelle les douze lü. Au fil du temps, ce huangzhong a évolué (un peu à la manière de notre la), ceci explique sans doute les nombreuses traductions de ce terme en notation occidentale : mi ou fa.

Les douze lü. Ils correspondent aux douze degrés chromatiques que l'on connaît également dans notre base musicale. Empreints de philosophie taoïste et de diverses croyances, ils ont périodiquement animé des querelles entre musicologues. Leur mauvaise traduction par les pères jésuites a été bien souvent la cause d'erreurs d'interprétation. Pour former une échelle mélodique, il faut choisir un certain nombre de lüs.

Si le huangzhong (premier lü) correspond à la note fa, on obtient après quatre progressions de quintes justes (trois tons, un demi-ton diatonique), cinq notes qui sont fa, do, sol, ré, la. On peut alors constater que classées dans l'ordre fa-sol-la-do-ré, ces notes nous permettent d'obtenir une gamme pentatonique appelée communément " gamme chinoise ". En complément, la gamme heptatonique (ou gamme mongole) est composée de la manière suivante : do-ré-mi-fa-fa#-sol-la-si-do. Pour les connaisseurs !

Le rythme. Confucius, dans son ouvrage sur le Zonglun déclare : " La musique c'est le rythme ! " Cette primauté est évidente, car dans toute la musique chinoise les instruments de percussion tiennent une place importante en nombre et en puissance sonore (carillons, cloches, gongs, cymbales, tambours...) ; le rythme employé en Chine est essentiellement binaire avec accentuation très prononcée des temps forts. La syncope est également très prisée par les artistes chinois.

Xiangsheng

C'est une forme de comédie traditionnelle qui remonte au XIVe siècle, en Chine. Le terme xiangsheng signifie le fait d'imiter le discours et les actions de quelqu'un. La plupart des pièces sont des dialogues entre deux comédiens, voire avec des troupes de trois acteurs ou plus. L'un d'eux joue le Chinois moyen victime de la folie ou de l'absurdité de l'autre, et l'ensemble joue un rôle social et politique. C'était un art tellement populaire que le public récitait souvent le texte par coeur avec les comédiens. Mais après la fondation de la République populaire de Chine, le Xiangsheng a dû se conformer aux mentalités de la nouvelle société : les blagues sexuelles, les références politiques ou des moqueries sur les défauts physiques des personnes ont été bannis.

Néanmoins le Xiangsheng s'est répandu très rapidement dans tout le pays, grâce notamment à sa diffusion massive à la radio et depuis les années 1980, à la télévision, et récemment encore via Internet, où des blagues bien plus osées circulent. Aujourd'hui, cette forme d'art survit aussi encore sur scène, notamment dans les théâtres ruraux.

Spectacles de marionnettes

Les premières marionnettes seraient apparues il y a 500 ans, dans la province du Fujian. Au départ, de petites statuettes utilisées pour les rites funéraires se sont progressivement transformées : il s'agissait alors de marionnettes à gaine, avec des jambes en chiffon, des chaussures en bois, des vêtements en soie et une tête en bois peinte et maquillée. Elles étaient souvent utilisées pendant les fêtes religieuses pour des spectacles de rue ou de foire, reprenant des textes classiques de la littérature chinoise ou du répertoire de l'opéra. A la fin du XIXe siècle on voit aussi apparaître des marionnettes à baguettes, avec une tête en terre cuite, des mains en papier mâché, reliées à une baguette pour la manipulation et des jambes en bois. Ces marionnettes sont encore utilisées dans certains théâtres, à Pékin et à Shanghai.

Théatre d'ombres chinoises

Même si l'on reconnaît à l'Inde un rôle déterminant dans le développement de cet art, la Chine, comme d'autres pays, revendique la création du genre. Plusieurs légendes sont invoquées : celle du prêtre taoïste, au IIe siècle av. J.-C. qui aurait fait apparaître le fantôme d'une concubine impériale sur un écran, celle encore d'un chef d'armée Han qui pour défendre ses troupes contre l'ennemi aurait érigé l'ombre de figurines contre les fortifications. Les figurines du théâtre d'ombre sont généralement découpées dans de la peau ou du parchemin, puis peintes avec des couleurs vives, pour être projetées sur un écran. Elles sont translucides et articulées, parfois enduites d'une huile végétale, et les têtes sont interchangeables pour multiplier les personnages. Le montreur interprète tous les rôles, la musique l'accompagnant. Le répertoire est souvent tiré de l'histoire du pays. A Shanghai, un montreur se produit tous les jours avec son petit théâtre d'ombres juste à côté du jardin Yuyuan.

Cinéma

Le cinéma chinois a une longue histoire, fortement liée à l'évolution politique du pays. Le premier film a été projeté en Chine dès 1886, soit une année à peine après celui des frères Lumière. La première production chinoise date de 1905 : il s'agissait d'extraits d'un opéra de Pékin, filmés en plans fixes. Le cinéma chinois a véritablement décollé dans les années 1920, et surtout les années 1930, à Shanghai. Deux types de films étaient alors réalisés en Chine : des films de divertissement (grandes fresques historiques ou inspirées de la littérature classique, premiers films de combat qui ont ensuite inspiré les productions hongkongaises), et films plus engagés sur des thèmes sociaux. La fin des années 1930 et les années 1940, celles de la guerre puis de l'occupation japonaise ont été marquées par un fort recul de la production cinématographique chinoise, les principaux films étant alors réalisés à Hong Kong. A partir des années 1950, le cinéma devient une activité principalement tournée vers la propagande, ce qui n'exclut d'ailleurs pas des films de qualité (comme Les Anges des Boulevards).

Mao Zedong crée un Bureau du cinéma, qui serait peut-être mieux nommé sous l'appellation " bureau de la censure ", chargé de sélectionner les films politiquement corrects, et de couper des scènes indésirables, tant dans les films chinois qu'étrangers.

Le renouveau du cinéma chinois créatif intervient après la Révolution culturelle, avec la réouverture de l'académie du Cinéma de Pékin en 1978.

Parmi les jeunes réalisateurs diplômés de cette première promotion en 1982 figurent les grands noms du cinéma chinois, ceux que l'on appelle la " cinquième génération " : Chen Kaige (palme d'or à Cannes en 1993 pour Adieu ma concubine), Tian Zhuangzhuang (Le Voleur de chevaux, Le Cerf-volant bleu) et Zhang Yimou (Le Sorgho rouge, Epouses et concubines, et Vivre !, qui a reçu le grand prix du jury à Cannes en 1994). Un peu en marge de ce groupe, bien qu'appartenant à la même génération, on peut également citer Jiang Wen, remarqué pour son très beau film sur la Révolution culturelle à travers les yeux d'un enfant (Dans la chaleur de l'été), et par une vision très sarcastique de la guerre contre les Japonais (Les démons à ma porte, primé à Cannes en 2000).

Aujourd'hui commence à se dessiner un nouveau groupe de réalisateurs, un peu abusivement regroupés sous le nom de " sixième génération ". Il s'agit de jeunes réalisateurs qui s'intéressent aux problèmes sociaux de la Chine contemporaine. Ces cinéastes sont confrontés à un dilemme pour l'instant insoluble : doivent-ils traiter ces thèmes comme ils l'entendent (souvent de manière assez crue), et les films n'atteindront alors jamais les spectateurs chinois ; ou doivent-ils se plier aux contraintes du toujours très actif Bureau du cinéma, et tourner des films un peu édulcorés, qui pourront alors être distribués en salles en Chine. Pour l'instant, la plupart de ces jeunes réalisateurs ont choisi la première option : leurs films underground parviennent à sortir à l'étranger, mais pas en Chine, à leur grand regret. Parmi les représentants de ces nouvelles tendances de films très sociaux, on peut citer Jia Zhangke (Xiao Wu, artisan pickpocket, Plaisirs inconnus, Platform, The World), Wang Chao (L'orphelin d'Anyang, Jour et nuit), Zhang Yuan (Yesterday, sur la toxicomanie en Chine), Li Yang (Blind Shaft, sur la vie des mineurs dans le nord de la Chine). Malgré le contrôle toujours très présent sur la production cinématographique, la Chine tente de s'insérer dans les circuits de festivals mondiaux. A Kunming, on organise depuis 1991 le festival des Coqs d'Or et des Cent Fleurs, version chinoise des Césars. En 1993, la ville de Shanghai a inauguré le premier festival international du film en Chine. Alors que le récent durcissement idéologique met le cinéma dans la ligne de mire des anciens du régime, l'industrie cinématographique (qui s'est ouverte en 1995 aux superproductions américaines) est rattrapée par le capitalisme. La plupart des films actuels sont réalisés avec des capitaux privés, chinois ou étrangers, ce qui ne les met pas pour autant à l'abri du Bureau du cinéma. Le cinéma chinois a également désormais ses stars, connues dans le monde entier et habituées des tapis rouges. Si on ne tient pas compte des stars de Hong Kong, les actrices chinoises sont à ce titre particulièrement remarquées. Les muses de Zhang Yimou, Gong Li et Zhang Ziyi, ont vu leur audience largement dépasser le cercle des amateurs de cinéma chinois en apparaissant dans de nombreuses productions hollywoodiennes en plus des blockbusters chinois. Faye Wong ou la Hongkongaise Maggie Cheung ont également atteint une renommée internationale. plus récemment, l'actrice Fan Bingbing fut classée à deux reprises en 2013 et 2014 première personnalité la plus influente de Chine par le magazine Forbes et Tang Wei fut révélée dans Lust, Caution d'Ang Lee en 2007. Enfin, il est important de noter qu'aujourd'hui, la Chine se place comme un acteur institutionnel majeur du cinéma mondial en prenant des parts importantes dans de nombreuses productions internationales.

Shanghai et le cinéma

Si le cinéma chinois est né à Pékin, la ville de Shanghai s'est rapidement imposée comme le centre de production cinématographique national. Au début du XXe siècle, Shanghai était d'ailleurs le deuxième pôle mondial de production après Hollywood ! La guerre civile et l'occupation japonaise mettront un terme à ce foisonnement culturel, mais au moment de la Révolution culturelle, c'est une fois de plus à Shanghai que seront produits la plupart des films de propagande. Et c'est tout naturellement à Shanghai qu'a lieu tous les ans, depuis 1993, le seul festival international du film de Chine. La ville de Shanghai, qu'il s'agisse de celle des années 1930 ou de la métropole contemporaine, a en outre inspiré de nombreux réalisateurs chinois et étrangers qui y ont consacré de nombreuses productions. La plupart ont été tournées à Hong Kong ou aux Etats-Unis, mais quelques-unes aussi directement à Shanghai, notamment L'Empire du Soleil et Shanghai Triad. Désormais, les films sont fréquemment tournés pas loin de Shanghai, dans les célèbres Chedun Film Studio, où les décors peuvent être reconstitués.

Petite filmographie indicative :

Shanghai, I love you (2013). Sur les exemples de New-York I Love you ou Paris I Love you, Shanghai a aussi réuni des réalisateurs pour mettre la ville à l'honneur.

Skyfall (2012) de Sam Mendes. L'agent Bond poursuit sa cible dans un Shanghai futuriste.

I wish I knew, histoires de Shanghai (2011) de Jia Zhang Ke. Dans ce dernier-né des films sur Shanghai, 18 habitants de la mégalopole se remémorent l'histoire de Shanghai et notamment les nombreux soubresauts politiques qu'a connus la ville.

Shanghai (2010) de Michael Hafstrom avec John Cusack et Gong Li. Ce film tente de dépeindre l'ambiance de la ville en plein conflit opposant les Japonais et les Alliés (1941), dans une atmosphère encore teintée de la fin des années folles. L'intérêt historique est certes limité, cependant l'esthétique et l'ensemble des décors méritent le coup d'oeil.

The White Countess est l'avant-dernier film de James Ivory, tourné en 2005. Il met en scène Ralph Fiennes, diplomate américain aveugle en poste à Shanghai dans les années 1930, et sa relation trouble avec une jeune réfugiée russe, prête à tout pour subvenir aux besoins de sa famille aristocratique déchue.

Shanghai Dream (2005), le film de Wang Xiaoshuai, prix du jury à Cannes, explore la ville contemporaine, rêvée par un couple de Shanghaiens envoyés à la campagne durant la Révolution culturelle. Bien que le scénario ne soit pas centré sur la ville, qui n'est qu'un objectif lointain pour cette famille déracinée, le film permet de comprendre ce que représente Shanghai dans l'imaginaire chinois.

Welcome to destination Shanghai (2003) est le deuxième film de Andrew Cheng, un jeune réalisateur shanghaien déjà auteur de Shanghai Panic. Il s'intéresse avant tout aux dégâts que la ville contemporaine peut infliger à des populations ayant perdu tout repère moral. A la croisée du trash et de la chronique sociale, ce film met en scène un gigolo au grand coeur, un médecin véreux, un homme prêt à tout pour retrouver la ville dont il avait été arraché pendant la Révolution culturelle...

Fleurs de Shanghai (1998), de Hou Hsiao-Hsien a été présenté au Festival de Cannes de 1998. Le film se déroule à l'intérieur des maisons closes de Shanghai à la fin du XIXe siècle, établissements pudiquement baptisés à l'époque " Maisons des fleurs ".

Shanghai Grand (1996), réalisé par le Hongkongais Poon Man-Kit et produit par Tsui Hark réunit en 1996 les deux plus célèbres acteurs hongkongais : Leslie Cheung et Andy Lau. Inspiré d'une série télévisée ayant fait fureur dans l'ancienne colonie britannique, le film est une véritable saga de gangsters shanghaiens, pris dans la tourmente historique des années 1930 et dans celle, non moins agitée, d'un triangle amoureux.

Shanghai Triad (1995), de Zhang Yimou a été tourné avec l'actrice Gong Li. Ce film, une sorte de Parrain dans le Shanghai des années 1930, décrit la trajectoire de la famille Tang, puissant clan mafieux implanté dans la ville. L'atmosphère sulfureuse de la ville, entre prostitution, luxe et trafics en tout genre, est particulièrement bien rendue.

L'Empire du Soleil (1987) est un film atypique dans la production de Steven Spielberg. L'action de ce très beau film se déroule à Shanghai en 1941 : après une enfance dorée dans la concession internationale, un petit garçon se retrouve coupé de sa famille suite à l'entrée en guerre du Japon contre les Alliés. Après une période d'errance solitaire, il est capturé et retenu dans un camp de prisonniers où il doit apprendre à survivre.

Shanghai Surprise (1986), réalisé par Jim Goddard est probablement le navet cinématographique au casting le plus alléchant. Madonna en missionnaire envoyée à Shanghai manipule Sean Penn, aventurier à la petite semaine embarqué pour les yeux de la belle blonde dans la mission la plus dangereuse de sa carrière. L'intrigue se déroule dans le Shanghai des années 1930, sur fond de trafic d'opium et d'occupation japonaise.

Shanghai Blues (1984) est l'oeuvre du réalisateur hongkongais Tsui Hark. Deux jeunes se rencontrent sous un pont et tombent amoureux l'un de l'autre pendant un bombardement japonais en 1937. Mais la guerre les sépare immédiatement, et ils ne se reverront que dix ans plus tard, sans se reconnaître.

Shanghai Express (1932), un film de Josef von Sternberg mettant en scène Marlène Dietrich. Dans un train se dirigeant vers Shanghai en pleine guerre civile, un médecin militaire britannique tombe amoureux d'une jeune femme à la réputation sulfureuse. Mais les deux héros sont pris en otage par les guérillas révolutionnaires. A sa sortie, ce film avait provoqué la colère du public chinois, qui a violemment protesté contre l'image des révolutionnaires qu'il véhiculait. A tel point que le réalisateur est longtemps resté persona non grata en Chine. Une sanction qui ne l'a pas empêché de récidiver quelques années plus tard avec The Shanghai Gesture (1941), un huis-clos baroque et étouffant dans une maison de jeux menacée de fermeture.

Les Fleurs de Shanghai

Bien avant d'être le film à succès qui révéla l'actrice Carina Lau, Les Fleurs de Shanghai était un roman, écrit à fin du XIXe siècle et publié en feuilletons dans un quotidien de l'époque. Les chroniques relatant la vie de ces prostituées chinoises destinées à la haute caste des fonctionnaires impériaux et à celles des grands bourgeois commerçants inspirèrent en 1998 le célébrissime cinéaste taiwanais Hou Hsiao Hsien. Au-delà d'un thème historiquement polémique (l'occupation de Shanghai par des puissances étrangères), Les Fleurs de Shanghai, oublié du Festival de Cannes cette année-là, s'imposa comme un film abouti de la nouvelle vague taiwanaise grâce à son esthétisme archi-travaillé.

Filmographie indicative de et sur l'Empire du Milieu

Arrêter une liste de films chinois à voir avant un éventuel séjour en Chine est forcément un exercice très difficile au vu de la production gigantesque du pays mais aussi une affaire de goût.

Pour autant, voici une sélection !

Epouses et concubines, Zhang Yimou (1991).

Adieu ma concubine, Chen Kaige (1993).

Vivre, Zhang Yimou (1994).

Chungking Express, Wong Kar-Wai (1995).

Shower, Yang Zhang (2000).

Beijing Bicycle, Wang Xiao Shuai (2001).

Les Démons à ma porte, Jiang Wen (2001).

Blind Shaft, Li yang (2003).

Crazy Kung Fu, Stephen Chow (2005).

Littérature

On établit la naissance de la littérature chinoise aux environs de 2000 av. J.-C. Même s'il est plus aisé de trouver des traductions des oeuvres classiques de nos jours, de nombreuses oeuvres notamment des recueils de poèmes demeurent difficilement traduisibles. Les plus patients devront apprendre à maîtriser la langue pour pouvoir découvrir les écrits anciens. Avant le XXe siècle, on dénombrait deux styles de littérature en Chine : le classique et le vernaculaire. La littérature classique était un ensemble de textes anciens que les candidats au mandarinat devaient connaître. Le style vernaculaire était quant à lui davantage pour distraire. Les romans vernaculaires sont d'une richesse incalculable pour ceux qui souhaitent découvrir la Chine ancienne. Un des plus célèbres est certainement le Roman des Trois Royaumes écrit par Luo Guanzhong, il raconte et met en scène les batailles dans lesquelles se livraient la Chine lorsqu'elle était divisée en trois royaumes (dynastie des Han).

Au début du XXe siècle, les premières traductions de romans occidentaux firent leur apparition en Chine. La littérature étrangère influença par la suite les écrits chinois classiques. Lors de l'ascension au pouvoir des communistes, la littérature chinoise cessa d'évoluer et se mua dans un style rigide. Elle servait à l'époque à véhiculer les idées du parti. Après la mort de Mao Zedong en 1976, les langues se délièrent et les écrivains chinois commencèrent à écrire sur la pauvreté, la Révolution culturelle et tous les événements choquants qu'ils ont pu vivre. Depuis les années 1990, une nouvelle génération d'auteurs chinois semble émerger. La rapide croissance économique, la solitude, la drogue, la sexualité inspirent cette nouvelle vague. L'auteure Zhou Weihui est membre de cette nouvelle génération. Son ouvrage Shanghai Baby, publié en 2000, fut un véritable succès en Chine et à l'étranger. Qualifié de décadent par le gouvernement, ce livre décrit pourtant la réalité de la jeunesse des grandes villes. Le roman aborde les sujets de la liberté et de la sexualité sans tabous. En 2000, le prix Nobel de la littérature est attribué à Gao Xingjian pour son roman La Montagne de l'âme. L'histoire de ce livre se déroule dans les paysages montagneux du sud de la Chine. En 2012, c'est Mo Yan qui devient le premier auteur chinois (Gao étant citoyen français) lauréat du prix Nobel de littérature. Au-delà des oeuvres de l'auteur, ce prix récompense la place grandissante de la littérature chinoise dans le monde. De plus en plus traduits et lus, les écrivains chinois deviennent des incontournables. En France, la collection " Bleu de Chine " chez Gallimard et les éditions Philippe Picquier traduisent et publient de nombreux auteurs chinois

Ouvrages de référence

Jian Rong, Le Totem du loup, Bourin Editeur, 2008.

Cao Xueqin, Le Rêve dans le pavillon rouge, La Pléiade, Gallimard, 1981 (deux volumes). Cao Xueqin, un grand lettré réaliste, a atteint le sommet de la littérature romantique en Chine antique avec ce livre culte du XVIIIe siècle.

Lu Xun, La Véritable Histoire de Ah Q, publié en 1921 en Chine. En France, Editions des Langues étrangères, 2000. Cette nouvelle raconte l'histoire d'un homme un peu candide lors de la révolution de 1911.

Lao She, Le Pousse-pousse, Philippe Picquier. Un des chefs-d'oeuvre de la littérature chinoise. Lao She décrit le Pékin des années 1920 et raconte l'histoire malchanceuse de ce tireur de pousse-pousse.

Jacques Pimpaneau, Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine, Philippe Picquier réimprimé en format poche, 2004. La meilleure façon de connaître un pays est de découvrir sa poésie. Un livre très intéressant.

Yveline Féray, Contes d'une grand-mère chinoise, Philippe Picquier, 2001. Ces contes ont été traduits et racontés par Yveline Féray. Les six contes conservés dans la mémoire grâce à des conteurs exceptionnels appartiennent au chef-d'oeuvre de la littérature chinoise populaire. Plongez-vous dans l'histoire de ces personnages touchants et émouvants.

Zhongguo Wenxue, Femmes poètes dans la Chine d'aujourd'hui, Anthologie, 1991. Plus de cent poèmes écrits par trente-six femmes poètes qui aiment la vie littéraire de la Chine actuelle.

Ya Ding, Le Sorgho rouge, Stock, 1987. Né en 1956, dans une petite ville au nord de la Chine, Ya Ding y grandit jusqu'à l'âge de 10 ans. Durant la Révolution culturelle, il fut envoyé aux champs jusqu'à vingt ans. Traducteur de Camus et de Sartre, il a écrit ce roman, inspiré de sa vie, directement en français.

Chen Kaige, Une jeunesse chinoise, Philippe Picquier. Une autobiographie émouvante du célèbre réalisateur de cinéma qui reçut à Cannes, en 1993, la Palme d'or pour Adieu ma concubine. Il était Garde rouge pendant la Révolution culturelle (comme toute sa génération) et il a dénoncé son propre père.

Shanghai dans la littérature chinoise et internationale

Shanghai, Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire, sous la direction de Nicolas Idier, Editions Robert Laffont, Paris, 2010. Un bel ouvrage collectif, le plus récent et le plus complet sur Shanghai.

La promesse de Shanghai de Stéphane Fière (2006). L'histoire d'un travailleur migrant fraîchement débarqué à Shanghai, avec en toile de fond les conditions de vie des paysans déracinés exclus de la course au progrès.

Shanghai Baby de Zhou Weihui (1999) met en scène une jeune Shanghaienne, fille de professeur d'université aspirant à devenir écrivain célèbre. Sa vie sentimentale est déchirée entre un peintre impuissant et un homme d'affaires allemand qui la fascine par sa force sexuelle.

La Chine nouvelle " Etre riche et glorieux ", de Cyrille J.-D. Javary et Alain Wang (2007). Petit manuel précis de la Chine actuelle et de ses problématiques.

A la recherche de Shanghai de Wang Anyi, Edition Philippe Picquier (2011).

Médias locaux

Inutile de préciser que les médias chinois sont étroitement contrôlés et ne peuvent exprimer librement leurs opinions, notamment autour des 3 T : Taïwan, Tian'anmen et Tibet.

Les autres sujets sont traités de manière assez complète, mais toujours complaisante avec les autorités et sans faire mention des oppositions. Entre propagande, journalisme d'investigation et littérature de reportage, les médias en Chine ont connu ces trente dernières années une évolution indéniable. La Chine est même en passe de s'imposer comme une superpuissance dans ce domaine, et en a fait un des piliers de sa stratégie de séduction et de rayonnement. Mais les médias chinois, loin d'être émancipés, vivent dans le paradoxe. Ils oscillent aujourd'hui entre les velléités de libéralisation que favorise l'éclosion d'une économie de marché et le contrôle systématique de la presse dont les objectifs demeurent soumis aux objectifs fixés par l'Etat-Parti : maintenir une cohésion nationale. Voeu pieux s'il en est, car la fin des années 1990 et le développement d'Internet ont vu naître de nouvelles formes d'expression sociale - par le recours aux blogs, comme celui du célèbre et insolant Han Han -, une pluralité d'opinion qu'encourage la libre concurrence qui s'exerce à présent entre les organes de presse. Cantonné au rang d'un simple relais de la propagande à l'époque maoïste, le journalisme chinois a depuis lors renoué avec une plus grande professionnalisation de ses représentants, phénomène qui avait été amorcé sous l'influence d'une modernité d'inspiration occidentale durant les dernières années de la dynastie des Qing et au commencement de la première République. La professionnalisation gagne ainsi du terrain, mais les problèmes de corruption et le poids de la censure demeurent cependant les principaux fléaux d'une profession en pleine évolution. Est-il nécessaire de noter que l'Etat-Parti contrôle les médias ? Depuis 2013 et une réforme des capacités médiatiques chinoises, avec en ligne de mire le souhait de s'imposer comme un géant mondial, l'Administration générale de la presse, de l'édition, de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision est ainsi chargée de faire la promotion des différents vecteurs d'information (on notera que le cinéma en fait partie) mais aussi d'en contrôler le contenu. Le contrôle était bien entendu total auparavant, mais il est aujourd'hui centralisé, afin de faciliter une plus grande cohésion, notamment on se doute face à la montée en puissance des réseaux sociaux. Traditionnellement, la radio nationale de Chine et Radio Chine internationale (son pendant à l'export) sont les principaux canaux sur les ondes.

Les chaînes de télévision, CCTV, sont devenues les vecteurs les plus visibles pour le grand public depuis que les ménages ont les moyens de se payer un poste de télévision. Parmi ces chaînes, CCTV news est une sorte de CNN à la chinoise (contrôle gouvernemental en plus), tandis que CCTV 5 diffuse des programmes en anglais, avec pour ambition très claire de s'exporter dans le monde entier. En matière de presse écrite, le journal le plus important est Le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti. On compte également des journaux en anglais, comme Global Times ou China Daily, tous contrôlés par l'Etat. C'est donc sur Internet que les Chinois trouvent un espace de liberté, mis à rude épreuve en raison des multiples parades et murailles érigées par le gouvernement, mais qui ne cesse cependant de progresser, au point de devenir un véritable défi pour le régime. Réseaux sociaux (Weibo, en l'absence de Twitter et Facebook interdits) et blogs de toutes sortes caractérisent une nouvelle forme d'expression et, dans certains cas, de protestation. Il est intéressant de voir que les pouvoirs publics doivent désormais s'adapter à cette nouvelle donne, et ne peuvent plus uniquement jouer la carte de la répression. Faut-il y voir des changements importants ? Difficile cependant de se hasarder à un tel pronostic. A Hong Kong, les médias bénéficient en principe d'une plus grande liberté, en principe cependant, car on relève de nombreux problèmes. Le South China Morning Post, grand quotidien de Hong Kong indépendant, semble par exemple de plus en plus exposé aux pressions de Pékin, surtout depuis son rachat récent par le fondateur d'Alibaba Jack Ma qui semble ne pas vouloir se mettre Pékin à dos...

Musique
Spectacle de l'opéra Jiang Qing (femme de Mao), mettant en scène la révolution chinoise.
Spectacle de l'opéra Jiang Qing (femme de Mao), mettant en scène la révolution chinoise.

Jusqu'au début du XXe siècle, l'histoire de la musique en Chine ne connaît que peu de changements notables. Rituelle jusqu'à la dynastie Tang (qui marque l'âge d'or de la poésie chinoise), elle conserve un aspect immuable et reflète l'image des lettrés confucéens. L'apparition de la musique bouddhiste au XIe siècle, à caractère essentiellement religieux, ne modifie pas cet état. La musique profane, méprisée par les lettrés, n'est que rarement mentionnée dans les ouvrages classiques. L'arrivée de la dynastie mongole Yuan au pouvoir (1271-1368) marque l'essor du théâtre chinois, tandis que sous la dynastie mandchoue Qing (1644-1911) la théorie musicale semble marquer une pause. En effet, au lieu d'encourager de nouvelles recherches, les Qing fixent en 1712 l'échelle officielle des notes. La dynastie Qing, sinisée rapidement à l'inverse des Yuan, voit l'arrivée des premiers pères jésuites : en 1676, le père portugais Pereira joue du clavecin en présence de l'empereur Kangxi. Malgré les premiers contacts avec l'Occident, les instruments " barbares " restent confinés dans le palais impérial, accessibles à quelques privilégiés seulement. Le statut des artistes et musiciens était peu gratifiant, puisque jusqu'en 1723, les musiciens de profession (à l'exclusion de ceux accompagnant les processions lors des mariages et des enterrements) étaient considérés comme des Beijian (vils) et inscrits sur un registre du cens spécial qui leur interdisait de se présenter aux examens mandarinaux jusqu'à la troisième génération. Le début du XXe siècle marque la véritable rencontre de l'Occident et de la Chine. Outre la révolution soviétique, qui provoqua la venue de nombreux artistes russes en exil, les Chinois eux-mêmes partirent étudier hors de Chine. Actuellement trois courants se dégagent : les adeptes de musique chinoise interprétée avec des instruments chinois, par exemple Liu Wenzi ; les partisans d'une occidentalisation de la musique chinoise à outrance, entre autres le compositeur Liu Duntian ; les Chinois préférant unir les deux mondes en rassemblant les instruments des deux cultures, par exemple He Bin, Ma Shenlong. Les artistes de ce courant utilisent les formes d'écriture que nous connaissons en Occident (symphonies, concertos...) tout en puisant leur inspiration dans le folklore chinois.

A ces trois courants, il faut ajouter l'évolution des jeunes vers la musique de style karaoké, c'est-à-dire des variétés où les mélodies sont extrêmement simplistes, mais que tout le monde reconnaît. Deng Lijun, bien que décédée depuis plusieurs années, reste actuellement la chanteuse la plus populaire de Chine. La musique du Shanghai des années 1930 figure en bonne place dans les bars et les endroits branchés. Des chanteurs de Taïwan, de Hong Kong ou du continent comme Jay Chou, Zhang Xueyou, Cuijian ou Wang Fei sont des stars adulées par les Chinois de 7 à 77 ans. Malheureusement pour la Chine, cette nouvelle musique ressemble de plus en plus à la musique occidentale et la tradition chinoise n'est plus aujourd'hui le thème principal de ces nouvelles compositions.

A Shanghai, impossible de passer outre la tradition du jazz, apparue dans les années 1930.

Quelques instruments de musique traditionnels

Instruments à cordes

Le qin ou luth à sept cordes, un des instruments les plus anciens ; une de ses variantes, le zheng, est également très connue.

Le pipa, instrument en bois d'une longueur d'environ un mètre, ressemble à une guitare et est considéré comme le véritable instrument traditionnel chinois, bien qu'il soit d'origine étrangère.

Le huqin, appelé aussi violon chinois, sa variante la plus connue est l'erhu (deux cordes) fait en bois et en peau de serpent.

Instruments à vent

Le di, flûte traversière à huit trous.

Le xiao, flûte droite.

Le sheng, instrument comprenant de treize à dix-sept petits boyaux, peut émettre jusqu'à quatre sons simultanés.

Instruments à percussion

Très variés, ces instruments jouent un rôle important dans la musique rituelle comme dans la musique populaire et le théâtre. Ce groupe est constitué de trois familles, celle des cloches, celle des gongs, tambours et cymbales et la famille des planchettes en bois.

Peinture et arts graphiques
Fresque.
Fresque.

Si vous vous êtes promené au Musée national des arts asiatiques-Guimet à Paris, ou un autre, vous serez forcément tombé sous le charme de la délicatesse des arts chinois. Surtout si en voyageant dans le temps, vous comparez le développement des arts en Europe et les barbares que nous étions alors. A la même époque on fabriquait déjà en Chine de la porcelaine magnifique et l'on y maîtrisait de nombreuses techniques, bien avant qu'elles n'arrivent en Occident.

En effet, l'art chinois, qui désigne en général l'art classique chinois, est un des patrimoines artistiques les plus anciens et les plus riches de l'histoire humaine. Les prémices de cet art, datant de 10 000 avant Jésus-Christ, sont la plupart du temps de simples poteries et sculptures, et sont communément considérées comme des fragments d'art de l'âge de pierre. Puis se sont succédé plusieurs dynasties, qui durèrent pour la plupart plusieurs centaines d'années.

Sur les arts, il paraît donc indispensable de parler de la céramique, de la peinture et de la calligraphie, du travail du jade et de la laque. La conception de l'art et des artistes diffère en tout de notre conception européenne. On trouvera en Chine une notion de travail de groupe, beaucoup plus anonyme qu'en Europe. En céramique par exemple, on ne connaît pas d'artistes particuliers, on parle de fours. On dénombre des centaines de calligraphes, des milliers de peintres dont des empereurs et des princes. Cette notion a évidemment évolué de nos jours, et les artistes chinois sont reconnus individuellement par leur peinture ou leur talent.

L'art chinois fut cependant malmené au XXe siècle. Toute création fut complètement anéantie par les gardes rouges durant la Révolution culturelle. Des millions d'intellectuels furent envoyés dans des camps pour être rééduqués par les paysans. Les artistes subirent le même sort sous la férule de Jiang Qing, la femme de Mao, une actrice plutôt médiocre de Shanghai qui profita de la révolution pour se venger de ses frustrations professionnelles. Seul l'art collectif était encouragé sous Mao, et les artistes employés par le gouvernement pour produire des peintures de propagande. Les oeuvres ne devaient transmettre que des messages politiques révolutionnaires, contre le capitalisme et l'impérialisme, avec des couleurs vives et des images positives du socialisme : des paysans robustes et des ouvriers bien taillés, héroïques et heureux, travaillant tous main dans la main à la construction d'un grand pays...

En 1977, quand Deng Xiaoping revient au pouvoir, toute la Chine n'est plus qu'un néant culturel laissé par Mao. La plupart des artistes, ceux qui n'ont pas été assassinés par la femme de Mao, sont en prison, en camp de travail ou en résidence surveillée. La littérature, le cinéma, la peinture, même les arts populaires, tout est arrêté. Et depuis les années 1980, la naissance de l'art contemporain chinois, sujet à de nombreuses controverses, a confirmé une pratique artistique distincte de l'art chinois classique. Mais aujourd'hui encore, de nombreux artistes sont interdits d'exposition en Chine.

Pékin a longtemps été considéré comme le coeur de la création chinoise actuelle. Mais depuis quelques années, malgré son image de mégalopole économique, Shanghai s'est imposée comme une plate-forme incontournable de l'art contemporain chinois et asiatique : le milieu artistique foisonne de projets. La ville se transforme, des quartiers entiers sont investis par les galeries d'art privées, comme à Moganshan Lu, d'anciens entrepôts sont transformés en squats d'artistes, Christie's, Sotheby's et Artcurial ont ouvert des succursales, des musées entiers accueillent l'avant-garde chinoise (Shanghai Art Museum, le MOCA) et Shanghai propose des rendez-vous réguliers de foires et de salons qui attirent chaque année des milliers d'amateurs d'art du monde entier... Des artistes shanghaiens comme Zhang Huan, Pu Jie ou Shi Yong se vendent dans le monde entier... Shanghai, autrefois nommé le Paris de l'Orient des années 1930, était tombé en désuétude d'un point de vue culturel pendant plusieurs décennies, mais revit aujourd'hui.

Virtuoses du pinceau

C'est à la fois de peinture et de calligraphie qu'il faut parler, d'abord parce que ces deux arts se font au pinceau, et ensuite parce qu'on les retrouve souvent côte à côte sur le même support. Combien de rouleaux représentant un paysage avec un ermite près d'une cabane sur une route de montagne rocheuse, portent aussi sur leur côté une calligraphie explicative ou un poème...

Les peintres et les calligraphes se servent donc de papier, d'un pinceau, d'un bâton d'encre, d'une pierre à encre dans laquelle on diluera le bâton, en ajoutant un peu d'eau et en frottant lentement le bâton avec un mouvement circulaire jusqu'à l'obtention de l'intensité du noir voulu. Les meilleurs pinceaux aux poils arrondis à la base et très pointus au bout sont souvent constitués d'une tige de bambou terminée par une touffe de poils de martre ou de loup.

Le tracé d'un caractère à lui seul est une véritable oeuvre d'art, et sera d'ailleurs signé. Les peintres et les calligraphes utilisent de l'encre solide plus par tradition que par ignorance des nouvelles techniques. L'encre de Chine existait déjà sous les Hans. Vous verrez de nombreuses peintures lors de votre séjour et si vous souhaitez en acquérir une, laissez-vous séduire. Elles sont souvent peintes sur de la soie collée sur papier et se déroulent verticalement ou horizontalement entre deux embouts de bois. Chaque peinture évoque quelque chose d'intense et de magique, presque religieux : beaucoup de paysages " zen " sont influencés par la philosophie taoïste. Vous aurez envie d'aller vous y promener et d'être cette silhouette qui monte le rocher à travers les pins vers la petite maison en haut d'où la vue doit être si belle sur le lac en bas...

Traditions
La cérémonie du thé à la Maison du thé, véritable institution de Shanghai.
La cérémonie du thé à la Maison du thé, véritable institution de Shanghai.
La médecine traditionnelle chinoise

La médecine traditionnelle est une partie composante des soins médicaux chinois, elle joue un rôle important dans plusieurs domaines allant des soins médicaux primaires aux services spéciaux avancés. Dans certaines zones, les croyances locales sont si fortes que des familles préfèrent même perdre des membres plutôt que d'avoir recours à des soins non traditionnels.

C'est une médecine très ancienne, elle remonte à environ 3 000 ans. Ce serait l'empereur jaune, Huand Di Di, qui l'aurait rendue populaire, après avoir reçu une initiation et des connaissances de la science médicale de la part de son Premier ministre Qi Bo. Puis par la suite, plusieurs grands médecins chinois ont laissé de nombreux écrits, comme le chirurgien Hua Tuo, qui mit au point une série d'exercices de santé à l'origine du Tai Qi, ou encore Sun Si Miao, spécialiste en acupuncture et moxibustion.

La médecine traditionnelle chinoise se base sur le principe suivant : ce sont les mouvements du ciel et les transformations de la terre qui permettent de comprendre les mécanismes de la vie. Il ne faut donc jamais cesser de les observer pour trouver des solutions et corriger les anomalies du corps humain vivant. La santé de l'être humain est analysée d'un point de vue physiologique, psychologique, mais aussi anatomique, etc. Dans la médecine traditionnelle chinoise, contrairement à la médecine occidentale, l'être humain est étudié dans son ensemble, aussi bien sain que malade. Le point de départ est la gestion de l'équilibre de l'énergie interne de l'être. Elle se compose de plusieurs domaines thérapeutiques : la pharmacopée et la phytothérapie (qui contient des milliers de plantes, décoctions, poudres...), l'acupuncture, la moxibustion, la diététique, le massage traditionnel chinois et le Qi Gong, une gymnastique qui permet d'équilibrer le Qi, et donc de prévenir les maladies.

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