Guide de SYDNEY : Population et langues

Démographie

Une nette différence existe entre les données démographiques concernant la ville de Sydney, dont la surface est assez faible, et celles du Grand Sydney, qui s'étend sur près de 100 km, de l'océan Pacifique aux Blue Mountains.

Sydney. La superficie de Sydney est de 27 km², dont ¼ est couvert par Sydney Harbour. Ses limites sont comprises dans un rayon maximum de 7 km à partir de Circular Quay (Camperdown, Forest Lodge et Glebe à l'ouest ; Beaconsflield au sud ; Rushcutters Bay, Paddington et Centennial Park à l'est). La population est estimée à 2 037 habitants/km², soit 5 fois plus que tout le Grand Sydney.

Grand Sydney. Le Grand Sydney couvre une superficie de 12 367 km² et regroupe environ 650 banlieues. Il s'étend, du nord au sud, de Wyong et Gosford au Royal National Park ; et d'ouest en est, des Blue Mountains, Wollondilly et Hawkesbury à l'océan Pacifique (mer de Tasman). Sa population est estimée à 5 640 000 personnes. La densité d'habitants au kilomètre carré s'établit à 400 personnes/km². Plus de 90 000 personnes viennent vivre à Sydney chaque année ! La population pourrait atteindre les 8 millions dans moins de 40 ans.

Tranches d'âge

La population de Sydney et du Grand Sydney est composée de 49,2 % d'hommes et 50,8 % de femmes. 19,1 % de la population est âgée de moins de 14 ans, 13,3 % appartient à la tranche des 15-24 ans, 54,7 % à celle des 25-64 ans et 12,9 % à celle des 65 ans et plus.

Origines

Les origines multiculturelles sont très importantes : 34,2 % des résidents de Sydney et du Grand Sydney viennent d'un pays étranger. Les cinq principaux pays de naissance, mise à part l'Australie, sont : le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Écosse et la Chine. C'est la population d'origine chinoise qui croît le plus vite, de par sa proximité. On estime le nombre de Français qui résident à Sydney à 25 620.

Langues parlées

81 % de la population parle anglais à la maison. Les 5 autres langues les plus couramment parlées sont : l'arabe, le mandarin, le cantonais, le vietnamien et le grec. 1 % de la population de Sydney parle le français.

La population aborigène à Sydney, d'hier à nos jours

Les populations présentes en 1770

Les deux principaux peuples vivant dans la région de Sydney à l'arrivée des colons étaient les Eora et les Guringai. En 1789, un an seulement après le débarquement de la première flotte, la quasi-totalité de ces populations aborigènes était décimée par une redoutable épidémie de variole (smallpox, en anglais), maladie jusqu'alors inconnue sur le continent. Sur 300 000 Aborigènes, 40 ans plus tard, seuls entre 300 et 400 auraient survécu.

Le peuple Eora se divisait en trois principaux clans : les Cadigal (ou Gadigal), les Wanegal et les Cammeraygal.

Le peuple Cadigal était traditionnellement implanté là où se situent la City (CBD) et The Rocks aujourd'hui. Leurs terres s'étendaient de South Head à Petersham. La frontière ouest était située aux alentours de Balmain.

Le peuple Wanegal vivait sur un territoire qui s'étendait plus à l'ouest, de Goat Island à Parramatta, passant par Concord et Lane Cove River.

Le territoire du peuple Cammeraygal s'étendait de Lower North Shore à Manly Cove.

D'autres clans, tels les Wallumedegal, les Burramattagal, les Boregegal, les Cannalgal, les Birrabirrigal et les Gorualgal étaient également des Eora.

Le peuple Guringai (également orthographié Ku-ring-gai, Kuring-gai ou Kuringgai) était divisé en plusieurs clans, dont les plus connus sont les Garigal, les Cammeragal, les Borregegal, les Awaba, et les Walkeloa. Ce peuple occupait un territoire situé au nord de Sydney Harbour, qui s'étendait sur Lane Cove River, Middle Harbour, Pittwater, la Hawkesbury River, et se poursuivait sur une partie de la région de la Central Coast (Broken Bay, Brisbane Water) jusqu'au nord des Tuggerah Lakes (les lacs à l'ouest de The Entrance).

Les Aborigènes de Sydney, de nos jours

Le New South Wales est l'état où la population aborigène est la plus importante. Cette population y est estimée à 216 000 personnes (soit 30 % de la population aborigène de l'ensemble de l'Australie). Sydney et sa région abriteraient à elles seules près de 1,2 % de la population totale de l'État.

Quand la décision Mabo fut rendue par la Cour Suprême australienne en 1992, elle mit fin au concept de Terra Nullius (concept des premiers colons selon lequel la terre qu'ils trouvèrent n'appartenait à personne). Si cette décision contribua à redonner un peu de leurs territoires aux Aborigènes dans les grands espaces, Sydney, au sol maintes fois fouillé et retourné, n'avait en revanche plus de terres disponibles pour les réclamations des tribus spoliées. La plupart des Aborigènes qui sont restés au plus près de la ville se trouvent aujourd'hui concentrés à Redfern et Glebe, ainsi qu'à La Perouse (Botany Bay).

La vie de Bennelong

Woollarawarre Bennelong, né vers 1764 au sein du clan Wangal (du peuple Eora) établi dans la région de Port Jackson, est sans aucun doute l'Aborigène le plus connu des débuts de l'histoire de la colonie. Capturé avec un autre Aborigène (Colebee), en novembre 1789 par les troupes du gouverneur Phillip, il fut bientôt tenu d'adopter le costume européen et d'apprendre l'anglais, devenant ainsi le premier Aborigène à écrire cette langue. Puis, il servit les colons en leur enseignant les us et rituels aborigènes et en jouant le rôle d'intermédiaire entre les deux civilisations. En mai 1790, il obtint du gouverneur Philip une hutte placée à l'endroit aujourd'hui connu sous le nom de Bennelong Point, devenu le site de l'Opera House. En 1792, il est envoyé en Angleterre avec un autre Aborigène (Yemmerrawanie), pour être présenté au roi George III. Il le rencontre le 24 mai 1793. Bennelong retourne à Sydney en février 1795. Il y décède de maladie le 3 janvier 1813, alors qu'il a à peine 20 ans. Malgré l'importance donnée par l'histoire à Bennelong, on notera toutefois que le premier Aborigène capturé par les colons fut Abaranoo, le 31 décembre 1788 à Manly. Il mourut de la variole l'année suivante.

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