Fatuiva est un paradis d'une beauté sauvage spectaculaire, qui vit à son rythme doux et tranquille à l'écart de l'agitation des villes. Les quelque 600 habitants de ce lieu mythique, préservé et authentique vaquent quotidiennement, depuis la nuit des temps, aux traditionnelles activités artisanales : sculpture sur pierre, noix de coco, bois de santal ou de rose, et surtout la fabrication du tapa, ce tissu tiré de l'écorce d'arbre et peint à la main. Fatuiva, à la pointe de l'artisanat, est réputée pour ses réalisations bien au-delà des Marquises. A 56 km au sud-est de Tahuata, c'est l'île la plus méridionale et la plus isolée de l'archipel. Deux volcans emboîtés et réunis en croissant sont à l'origine de la formation de l'île, qui ne dépasse pas 15 km de long. Ses deux caldeiras s'ouvrent vers l'ouest, formant deux creux propices à l'installation des deux seuls villages de Fatuiva : Omoa et Hanavave. Le reste de la côte est dominé par des falaises vertigineuses, de profonds ravins et d'étroites vallées. Au sommet des montagnes, moutons et chèvres broutent tranquillement, au-dessus de l'épaisse jungle qui descend jusqu'au pied des vagues. Les vallées, arrosées par une pluie généreuse, sont envahies de bananiers, de manguiers, d'orangers, de citronniers disposés autour de rivières fourmillant de ces délicieuses chevrettes et langoustes. Bref, le jardin d'Eden est ici. Thor Heyerdahl, membre de l'expédition Kon Tiki (voir son histoire dans Puka Puka, archipel des Tuamotu), ne s'y était pas trompé : son séjour sur Fatuiva, en 1937, lui inspira l'ouvrage Fatu Hiva, le retour à la nature. Fatuiva fut découverte en 1595 par Mendaña, qui la baptisa, comme les autres îles de l'archipel, du nom de la sainte du jour, Santa Magdalena. Dumont-d'Urville, en 1842, la fit inscrire sous le nom de Fatu Hiva, lors de son annexion par la France. Or, selon la légende de la création des îles Marquises, Fatuiva représente les " neuf parties du toit ", et chaque Marquisien sait pertinemment que Iva signifie neuf, alors que Hiva signifie " la poutre faîtière ", comme dans Nuku-Hiva. C'est une importante erreur, occultée depuis plus d'un siècle et demi, qu'il fallait bien rectifier, car le nom est prononcé Fatuiva depuis toujours.

Malheureusement, tout le monde continue à l'écrire Fatu Hiva. Omoa, au sud, est niché au pied du mont Touaouoho (960 m), dont l'ascension offre une vue inoubliable sur les deux vallées, avec au fond, Hiva Oa et Tahuata. Le village se distingue par l'église catholique, au toit rouge et aux murs blancs, proche du front de mer où sont allongées des pirogues de toutes les couleurs. Omoa, chef-lieu de l'île, est dominé par un piton rocheux au profil de " moai " de l'île de Pâques.

Vous pourrez aussi aller voir le pétroglyphe géant, un immense poisson gravé dans un rocher. Hanavave est logée au fond d'une baie féerique, rendez-vous des plaisanciers de toute la planète. Plusieurs pitons de basalte ocre drapés de verdure se dressent au-dessus d'une plage de sable noir, et prennent des couleurs inimaginables lors du couchant, tout droit sorties d'un délire artistique. Les premiers marins français arrivés virent dans ces pitons des formes phalliques et nommèrent l'endroit " la baie des Verges ". Peu après, les missionnaires catholiques, sans doute outrés, prétendirent que les pitons avaient la forme de vierges voilées et rebaptisèrent ce lieu " la baie des Vierges ". L'histoire est authentique. En tout cas, la baie est d'une beauté magique.

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