Guide du CAIRE : Les personnalités célèbres : Égypte

Alaa al-Assouani

Né en 1957 au Caire dans une famille de juristes, il se dirige vers une carrière médicale et devient dentiste. Il écrit quelques nouvelles (dont le recueil J'aurais voulu être égyptien paru en 2009) mais sa naissance littéraire intervient en 2002 avec L'Immeuble Yacoubian, traduit en français en 2006 et qui sort sur les écrans égyptiens la même année. Son deuxième roman, Chicago qui paraît en 2007, reprend la trame littéraire du premier roman : une rencontre de vies d'Egyptiens de tous âges et de différents milieux qui suivent inexorablement leur destin dans une société chargée de codes forts, qu'ils suivent ou transgressent, et dont ils supportent les conséquences avec la résignation propre au peuple d'Egypte. Le succès d'Alaa al-Assouani réside dans la restitution sensible de la société égyptienne telle qu'on la rencontre au réel. Son premier roman a été traduit dans dix-neuf langues. Il a décidé, depuis son retour en Egypte, de soutenir politiquement El-Baradeï qui pourrait se présenter aux élections présidentielles de 2011. Durant la révolution, il a pris officiellement parti contre le régime.

Mohammed al-Baradeï

Né en 1942 au Caire dans une famille de juristes, il étudie lui-même le droit à l'université du Caire dont il sort en 1962 pour entamer une carrière diplomatique au service de son pays. Il est placé rapidement auprès de l'ONU et est déjà responsable du contrôle de l'armement des pays. En 1974, il devient le conseiller spécial du ministre égyptien des Affaires étrangères, et intègre en 1980, l'institut des Nations unies pour la formation et la recherche. Il rejoint aussi l'agence internationale de l'énergie atomique dont il devient directeur général en 1997. Son action dans ce domaine crucial, sa position de vérité et son courage politique qui tranchaient en 2003, avant et pendant l'invasion américaine en Irak, ont contribué à ce que le prix Nobel de la paix 2005 lui soit attribué ainsi qu'à son agence internationale de l'énergie atomique. Il est devenu le deuxième Egyptien à obtenir le prix Nobel de la paix, après Anouar al Sadate en 1978, et le détenteur du quatrième prix Nobel décerné à un Egyptien. Depuis la fin de son mandat à la tête de l'AIEA, début 2010, son retour en Egypte est marqué par son combat pour une réforme de la constitution égyptienne, et par la demande de suppression de la loi sur l'état d'urgence. Il ne cachait pas son intention de se présenter aux élections présidentielles de 2011, raillé en cela par Hosni Moubarak. La révolution de janvier et février 2011 lui a permis de se placer en opposant direct au régime. Il trouvera certainement sa place dans un gouvernement alternatif, si les Egyptiens ne lui accordent pas l'élection à la magistrature suprême.

Boutros Boutros-Ghali

Il est le petit-fils de Boutros Ghali pacha, notable copte, plusieurs fois ministre du roi et assassiné en 1910. Professeur de droit international, Boutros-Ghali est un homme suffisamment ouvert pour épouser une jeune femme israélite, laquelle s'est tout de même convertie au christianisme avant d'entrer dans le clan Boutros-Ghali. Notre homme fonde une publication économique El-Ahram El-Iqtisadi, et devient ministre d'Etat aux Affaires étrangères, où il se distinguera comme principal artisan de la paix entre Israël et l'Egypte. En 1991, il est nommé secrétaire général des Nations unies. Il accède fin 1997 au poste de secrétaire général de la Francophonie, poste qu'il occupera jusqu'en 2002. Il est président de la Commission nationale égyptienne des droits de l'homme. Boutros Boutros-Ghali a rédigé un premier tome de ses mémoires, Le Chemin de Jérusalem, paru en 1997 aux éditions Fayard. Cet ouvrage, prix Méditerranée Etranger 1998, relate, notamment, les négociations qui allaient aboutir aux accords de Camp David entre l'Egypte et Israël.

Andrée Chedid

Andrée Chedid est née au Caire en 1920 et décédée à Paris en 2011. D'origines libanaises, elle étudie dans les écoles françaises de la capitale égyptienne, puis à l'Université américaine du Caire. Elle quitte l'Egypte pour le Liban en 1942, puis arrive en France en 1946. Elle a eu, depuis une grande carrière de poétesse et de romancière. Le Sixième Jour qu'elle a publié en 1960 a été mis en scène par Youssef Chahine, dans un film où jouait Dalida. En 1968, elle a publié une pièce de théâtre remarquable, Bérénice d'Egypte. Elle a donné naissance à une grande lignée d'artistes, avec son fils Louis, chanteur, sa fille Michèle, peintre, et son petit-fils, Matthieu, plus connnu sous le nom de M.

Chenouda III

Chénouda III est né en 1923. Le pape des Coptes porte le titre officiel de patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique. Chenouda est parfois surnommé le Nasser copte pour son attitude indépendante et autoritaire. Il a rencontré Paul VI dans les années 1970, afin de réconcilier son Eglise à l'Eglise catholique ; alors que tout semblait arrangé à son départ de Rome, la situation ne s'est guère améliorée à son retour en Egypte, sans doute à cause du conservatisme outrancier de sa base.

Dans les années 1980, le président El-Sadate l'a accusé d'attiser les conflits interreligieux en Egypte. Un petit exil dans le désert lui a appris la prudence. Désormais, il encourage la solidarité entre Coptes et musulmans. Ainsi il menace d'excommunication tout Egyptien chrétien qui se rendrait à Jérusalem tant que les musulmans n'auront pas repris possession de leurs lieux saints. Les différents actes terroristes qui ont eu lieu contre sa communauté l'ont contraint à s'exprimer publiquement, sans doute contre son choix plus naturel de la discrétion.

Amr Diab

Originaire de Port-Saïd où il est né en 1961, Amr Diab est l'un des pionniers de ce qu'il est convenu d'appeler en Egypte la chanson de la jeunesse ou encore musique de la nouvelle génération. Cette vague du Nil qui se caractérise par des chansons moins puritaines, courtes, rythmées et interprétées à grand renfort de synthétiseurs. Choisi par l'Unesco pour donner des concerts au profit de ses oeuvres humanitaires, Amr Diab est déjà une superstar dans le monde arabe. Mais si aujourd'hui ses concerts déplacent les foules, son premier album, sorti en 1982, n'a pas eu le succès escompté. Ce n'est qu'en 1989 qu'il connaît un vrai succès avec Mayyal, un morceau classé par une société allemande de production parmi les cinquante meilleures chansons du monde de l'année. Avec Nourel-ain (Prunelle de mes yeux) il obtient le disque d'or et le prix de la meilleure interprétation masculine au festival de la chanson arabe d'Abou Dhabi en novembre 1996 avant d'être récompensé en ma 1998 pour les meilleures ventes au Moyen-Orient lors de la dixième édition des World Music Awards à Monaco.

Zahi Hawass

Le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes fait souvent parler de lui, d'ailleurs, il aime ça. Né en 1947 à Damiette, docteur en égyptologie, il a découvert l'importance des médias alors qu'il étudiait aux Etats-Unis et où il a monté l'exposition sur Ramsès II. Il a d'abord été spécialisé sur le plateau des pyramides de Giza. Nommé à la tête du Conseil supérieur des antiquités, il a décidé de reprendre cette institution avec poigne et combat les trafiquants d'antiquités avec hargne. Il est aussi explorateur permanent de la National Geographic Society, à laquelle il donne l'exclusivité de ses découvertes majeures, comme les tombes des bâtisseurs de pyramides de Guiza et la vallée des Momies dorées, laquelle lui a inspiré un best-seller. Ancien consultant pour le cinéma, la télévision et la presse, il anime des conférences dans le monde entier. En 2004, une polémique a commencé avec la prétendue chambre secrète que deux architectes français pensaient avoir trouvée, par déduction, dans la pyramide de Chéops. Zahi Hawas, n'a pas autorisé la fouille et les recherches qu'ils demandaient. C'est un grand égyptologue, et il n'échappe pas à motivation qui vaut également dans ce domaine de recherche : le besoin de gloire.

Sonallah Ibrahim

Parmi les Egyptiens qui ont le plus à dire, le romancier Sonallah Ibrahim est une figure imposante. Né en 1937, il est d'abord journaliste et militant communiste. Au nom de ses convictions politiques, Nasser l'envoie en prison où il passe six années de sa vie. Depuis lors, il n'a de cesse d'analyser, de décrire les mutations profondes de la société égyptienne. Ces romans les plus connus sont Charaf ou l'honneur, Les Années de Zeit et Le Comité. En octobre 2003, il refuse le prix que le ministre de la Culture lui avait décerné, déclarant devant une foule ébahie qu'il ne pouvait être récompensé par un gouvernement qui était à l'origine de l'appauvrissement culturel et créatif du pays. Le ministre était blême, d'autant que les applaudissements fusèrent. Son dernier ouvrage, Amerikanli, est un face-à-face critique des sociétés américaine et égyptienne.

Adel Imam

Adel Imam est né au Caire en 1940. Le grand acteur comique de l'Egypte fait salle comble, au théâtre comme au cinéma. Mélange de Fernandel et d'Yves Montand, l'artiste ne fait jamais dans la dentelle, mais a le courage de s'engager dans le débat politique égyptien. Des films comme Le Terroriste ou Terrorisme et kebab évoquent sans détour l'actualité brûlante du moment. Pourtant, l'acteur a tourné de plus en plus de films rentables, délaissant les idées dont il n'était pas peu fier. Il a tourné dans un film inspiré du roman L'Immeuble Yaqoubian, écrit par le romancier Alaa' Al-Assouani, et qui a remporté un grand succès. Le rôle de Zabi Dessouki bey qu'il endosse lui donne une prestance qu'il avait perdue ; pour une fois, ce n'est pas autour de lui qu'un film a été monté, et sa prestation remarquable démontre qu'il demeure un grand acteur.

Omar Khairat

Il est né au Caire en 1948. Considéré comme le plus grand compositeur égyptien contemporain, Omar Khairat est né dans une famille de musiciens. Son oncle avait fondé le Conservatoire de musique du Caire. Il étudia la musique à Trinity College. Pianiste de formation, il reçut une commande de l'Etat égyptien : composer une grande fresque musicale autour de la bataille victorieuse du 6-octobre. Mais il écrivit rapidement après la musique du film Alexandrie-Alexandrie réalisé par Youssef Chahine. Prolifique, il composa aussi des ballets, des opérettes, des symphonies dont la très connue Rhapsodie arabe. Il est admiré par la plupart des Egyptiens, qui ont tous ses musiques de film dans la tête.

Hosni Moubarak

L'ancien président de la République arabe d'Egypte est né en 1928. Militaire de formation, il termine major de sa promotion à l'académie de l'armée de l'air égyptienne, c'est lui qui commande l'armée de l'air lors de la victoire du 6 octobre 1973. Il est donc l'un des héros d'une des grandes victoires de l'Egypte moderne. Le président d'Anouar el-Sadate le nomme vice-président en 1975, poste qu'il occupera six années jusqu'à l'assassinat du président égyptien, devant ses yeux, en 1981. Depuis 1978, il était vice-président du Parti national démocratique. Il devient alors le troisième président d'Egypte et poursuit la politique de paix avec Israël. Dans le même temps, il parvient à se réconcilier avec les autres pays arabes. Il participe à la coalition de la Guerre du Golfe en 1991, mais s'oppose à l'offensive en Irak en 2003. Il a été réélu en 1987, en 1993, en 1999 et en 2005. En janvier 2011, il n'avait pas encore indiqué s'il se présenterait aux élections de septembre de la même année et les observateurs suivaient son fils Gamal de près, depuis que celui-ci avait rejoint le parti politique de son père. Cette succession dynastique a été contrariée par la révolution égyptienne : Hosni Moubarak et son fils sont désormais en prison...

Amr Moussa

Amr Moussa est né en 1936, et a suivi une formation juridique à l'université du Caire dont il sort en 1957. Il embrasse alors la Carrière, et sert les Affaires étrangères de son pays dans différents postes. Il a dirigé la réorganisation de ce ministère jusqu'en 1990. Il est alors nommé comme représentant auprès de l'ONU. De 1991 à 2001, il est ministre des Affaires étrangères. On dit alors que son aura fait de l'ombre au pouvoir et il est nommé en 2001, Secrétaire général de la Ligue arabe, dont le siège est au Caire. Il prend position dès 2007 pour un assouplissement des conditions imposées à la Bande de Gaza par Israël, tranchant en cela avec la politique égyptienne plus modérée en ce domaine. A l'approche des élections de 2011, il a laissé entendre qu'il pourrait être candidat. Après les événements de début 2011, son profil semble correspondre à celui dont les Egyptiens ont besoin pour redresser leur pays. Il devra sans doute composer avec Mohamed el-Baradeï qui bénéficie d'une certaine réputation.

Georges Moustaki

C'est à Alexandrie, le 3 mai 1934, que Giuseppe Mustacchi naît, de parents grecs qui sont au nombre de la grande communauté cosmopolite qui compose la ville méditerranéenne. Il étudie à la mission laïque française, dans le quartier de Chatby, qui est aujourd'hui le lycée Al Horreya d'Alexandrie. Son père, Nassim, est le propriétaire de la librairie La Cité du livre, située sur Fouad, au centre-ville, qui accueille aujourd'hui un magasin de porcelaine à 100 m de la rue Nabi-Daniel. En 1951, il quitte l'Egypte pour la France où il débutera la grande carrière que l'on sait. C'est en 2004, pour fêter ses 70 ans, qu'il accepte de venir chanter en Egypte, devant un public ravi, à Alexandrie et au Caire. Il reviendra d'ailleurs en 2005, séduit par l'accueil qu'il a reçu.

Yousri Nasrallah

Le réalisateur Yousri Nasrallah est né au Caire en 1952 ; il y poursuit des études de sciences politiques avant d'intégrer l'institut du cinéma du Caire. Il devient l'assistant de Youssef Chahine dans des films cultes comme Adieu Bonaparte et Alexandrie encore et toujours. C'est en 1987 qu'il réalise son premier long-métrage, Vols d'été, qu'il présente à Cannes, lors de la quinzaine des réalisateurs. Il signe ensuite Mercedes et La Ville. Mais c'est surtout le réalisateur de la Porte du soleil, présenté en sélection officielle, hors compétition, au festival de Cannes 2004, dans lequel il décrit la ville d'une famille palestinienne au cours des soixante dernières années. Son oeuvre a eu un grand retentissement dans le monde cinématographique et politique.

Nagui

Le célèbre animateur de télévision et de radio, Nagui Fam, est né le 14 novembre 1961 à Alexandrie. Son père et sa mère sont professeurs à l'université de la même ville, en littérature française et en littérature classique. Il n'a que quatre ans lorsque sa famille quitte l'Egypte pour s'installer à Aix-en-Provence, en Amérique du Nord, puis à Cannes. Il n'est jamais retourné en Egypte.

Naguib Sawiris

Né en 1954, le patron d'Orascom, qui dirige notamment le réseau sans fil Mobinil, est le businessman égyptien le plus connu. Brillant en affaires, cet Egyptien de confession copte a fait fortune dans l'ensemble du Moyen-Orient, de l'Algérie au Bangladesh en investissant dans les Telecom. Le groupe familial est présent dans le BTP et dans le tourisme, il est à l'origine d'El-Gouna et de Taba Heights, les stations balnéaires. Le magazine Forbes 2010 le place comme deuxième fortune du continent africain et à la 374e fortune mondiale. Avec ses deux frères, ils représentent plus de 20 milliards de dollars.

Ismaïl Serageldin

Ismaïl Serageldin est né au Caire en 1944. Issu d'une grande famille, il poursuit ses études à l'université du Caire puis à Harvard. Au service de la Banque mondiale de 1972 à 2000, il en devient le vice-président en 1997. Depuis 2000, il est le directeur général de la Bibliotheca Alexandrina, qui est devenu le phare de la culture en Egypte, et l'un des grands acteurs de la coopération euroméditerranéenne. Il est sénateur égyptien, et membre du comité d'honneur de la fondation Chirac.

Omar Sharif

Avant d'être le joueur de poker ou le turfiste que l'on connaît en France, Omar Sharif est sans doute le plus grand acteur égyptien vivant. On fit sa connaissance en France avec Lawrence d'Arabie, rappelez-vous le beau brun à côté du beau blond, c'était lui. Bien que partageant son temps entre la France et l'Egypte, le public égyptien reste pourtant sous le charme à chacune de ses apparitions dans un film. Il a d'ailleurs, dans son interprétation de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, été salué par le public égyptien qui a eu l'occasion de voir le film. Sa prestation récente dans Hassan et Morqos, dans lequel il interprétait un cheikh, a été particulièrement remarquée.

Robert Solé

Robert Solé est né au Caire en 1946. Il suit toute sa scolarité à Héliopolis puis chez les jésuites du Caire, puis au Liban. Il suit sa formation de journaliste à Lille. En 1967 il rejoint le journal Nord-Eclair, puis Le Monde en 1969. Il en fut le correspondant dans différentes villes du monde, médiateur, et il y signe aujourd'hui un billet quotidien. Il commence sa carrière de romancier en 1992 avec Le Tarbouche, qui aura marqué toute une génération d'amis de l'Egypte. Parmi de nombreux romans, L'Egypte, passion française (1997), Mazag (2000), et Une Soirée au Caire (2010) qui le fait sélectionner pour le prix Renaudot 2010.

Ahmed Zoueil

Le prix Nobel de chimie 1999 est né à Damahour, la " cité d'Horus ", le 26 février 1946. Il a révélé les stades transitoires des réactions chimiques par spectroscopie ultrarapide de l'ordre des femtosecondes.

Il a commencé ses études à l'université d'Alexandrie en 1966, qu'il a poursuivies à l'université de Pennsylvanie en 1974. Il a été le troisième Egyptien à recevoir, en 1999, un prix Nobel, celui de chimie, après Anouar al-Sadate en 1978 (prix Nobel de la paix) et Naguib Mahfouz en 1988 (prix Nobel de littérature).

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