Guide du CAIRE : Survol du Caire

Géographie

Le Nil se ramifie au nord du Caire pour former un delta en forme de lotus, d'une superficie de 24 000 km², dont la partie la plus au nord, sur la côte méditerranéenne atteint une largeur de 250 km.
Le limon du fleuve a créé cette région particulièrement fertile, grâce aux deux bras du Nil, celui de Rosette et celui de Damiette. Le limon, retenu au fond du lac Nasser, n'arrive plus dans le delta et ne consolide plus la côte méditerranéenne dont on constate une érosion importante.

Les branches du Nil

Le Nil, pendant l'antiquité, dont le cours était unique en Haute-Egypte, se divisait en sept branches au nord de Memphis.
Hérodote les mentionne : " Le Nil commence à la cataracte, partage l'Égypte en deux, et se rend à la mer. Jusqu'à la ville de Cercasore (NB : village au nord de Memphis) il n'a qu'un seul canal ; mais, au-dessous de cette ville, il se sépare en trois branches, qui prennent trois routes différentes : l'une s'appelle la bouche Pélusienne (NB : à l'emplacement de l'actuelle Port-Saïd), et va à l'est ; l'autre, la bouche Canopique (NB : à l'emplacement de l'actuelle Rosette), et coule à l'ouest ; la troisième va tout droit depuis le haut de l'Égypte jusqu'à la pointe du Delta, qu'elle partage par le milieu, en se rendant à la mer. Ce canal n'est ni le moins considérable par la quantité de ses eaux, ni le moins célèbre : on le nomme le canal Sébennytique. Du canal Sébennytique partent aussi deux autres canaux, qui vont pareillement se décharger dans la mer par deux différentes bouches, la Saïtique et la Mendésienne. La bouche Bolbitine et la Bucolique ne sont point l'ouvrage de la nature, mais des habitants qui les ont creusées. " (Histoire, Livre II, Chapitre XVII).
Ne subsistent aujourd'hui que deux branches : la bouche Bolbitine qui se jette à Rosette, et la bouche de Damiette. Les autres branches ont disparu du fait de l'action de l'homme, ou des modifications naturelles du cours de celles-ci.

Climat

Les régions du Caire, du delta et d'Alexandrie connaissent des différences notables en fonction des saisons. En règle générale, on peut dire que le climat est idyllique entre octobre et janvier, froid entre février et mai, terriblement chaud entre juin et septembre. Cependant, les choses ne sont pas si simples, car, comme dans tous les pays semi-désertiques, l'influence du vent (fréquent) reste primordiale sur le niveau des températures.

L'hiver peut être très froid au Caire ou à Alexandrie. Cela se ressent surtout la nuit, d'autant que très peu d'endroits sont chauffés. Ceux qui campent dans le désert doivent prendre leurs précautions et ne pas se laisser piéger par la température très douce de la journée : la nuit peut être glaciale.

Au printemps, un vent dominant du sud-ouest (le Khamsin, ou le " 50 ", car il est censé souffler durant 50 jours) réchauffe l'ensemble du pays. Chaud et sec, il souffle parfois violemment (de 100 à 120 km à l'heure) et peut occasionner de nombreux retards dans les transports aériens et routiers (routes ensablées, pistes effacées...).

A partir du mois de juin, le thermomètre grimpe vers des températures déraisonnables (40 °C certaines journées). Le Caire se vide et le littoral voit affluer les visiteurs. Il faut dire que toute activité autre que la baignade devient rapidement insupportable.

De la fin de septembre au début de décembre, la température redevient tolérable, tout en restant très agréable sur les bords de mer.

Quant à la pluie, vous aurez des chances de la voir durant votre séjour, le long du littoral méditerranéen en hiver ou au début du printemps, quand surgissent quelques passages pluvieux, toujours de courte durée (précipitations : 200 mm par an à Alexandrie, contre 800 mm sur la Côte d'Azur). Au Caire, la pluie est rare. Si par malheur, il en tombait beaucoup, soyez prudent, car les Egyptiens ne sont guère équipés contre les méfaits occasionnés par la pluie.

Environnement / Écologie

La République Arabe d'Egypte a créé le ministère de l'Environnement en 1997 ; son organisme exécutif est divisé en cinq départements : la qualité de l'environnement, l'information du public, la gestion de l'environnement, la coordination avec les branches régionales, la protection de la nature.

L'Egypte a signé toute une série d'accords internationaux relatifs au développement durable, au nombre desquels : la biodiversité, l'évolution du climat, la désertification, la protection des espèces en voie de disparition, le déversement de produits dans la mer, l'interdiction des essais nucléaires, la protection de la couche d'ozone, etc. L'Egypte a aussi ratifié le protocole de Kyoto le 12 janvier 2005 et a donc accepté de répondre aux critères des standards internationaux dans le domaine de l'environnement.

L'Egypte a déjà commencé à trouver des solutions à certains problèmes écologiques nationaux. Toutefois, ce que le gouvernement décide lors d'accords internationaux ou voudrait imposer par une législation adaptée, n'est pas toujours compris, suivi, par la population, faute de pédagogie et faute de se sentir concerné, en tant que citoyen actif.

Eau. L'approvisionnement en eau du pays vient du Nil. C'était un accord international datant de la période coloniale de 1929, et amendé après la fin des colonies en 1959, adopté par tous les pays souverains traversés par le fleuve, qui en régulait jusqu'en mai 2010, les droits d'utilisation.

L'évolution de la démographie des pays signataires avait conduit, depuis une dizaine d'années, à ce que des projets de modification de l'accord soient élaborés. Les grands bénéficiaires de l'ancien accord, l'Egypte et le Soudan qui prélevaient 87 % des eaux du fleuve de droit, n'en voulaient pas.

Des pays comme l'Ethiopie avec 85 millions d'habitants, l'Ouganda avec 31 millions d'habitants, ont fait valoir des besoins aussi importants en eau que l'Egypte et ses 79 millions d'habitants, ou le Soudan avec 41 millions d'habitants. L'Ethiopie a, par exemple, un projet de construction d'un barrage.

Le traité international de coopération, signé entre le Rwanda, la Tanzanie, l'Ethiopie, l'Ouganda et le Kenya, en mai 2010, a mis fin à l'accord ancien, et il devrait être aussi signé par le Burundi et la république démocratique du Congo.

L'Egypte et le Soudan ont vivement protesté, et n'ont, à ce jour, pas encore rejoint la table des négociations. Les pays signataires du nouvel accord leur ont laissé un an et il est certain que ces pays signataires ne reviendront pas sur leur remise en cause de l'accord de 1959.

Des enjeux non africains ont aussi leur part dans cette remise en cause de l'accord de 1959, puisque d'une part la diplomatie israélienne avait, lors d'une tournée officielle dans ces pays, en 2009, montré son soutien au nouveau projet, et que d'autre part, c'est la Chine, qui avec ses aides monétaires importantes en Afrique, pourrait financer le barrage en Ethiopie.

Le traitement des eaux est une problématique bien appréhendée par l'Egypte, qui en a développé la maîtrise et le savoir-faire.

Pollution atmosphérique. Le Caire, fort de ses 19 millions d'habitants, est une des villes les plus polluées au monde. Bien que l'essence sans plomb ait été systématisée, les voitures elles-mêmes restent vétustes et les sociétés d'autobus et de microbus font peu de cas de l'entretien de leurs pots d'échappement. Si bien que la capitale constitue une ville redoutable pour les personnes asthmatiques ou sensibles des poumons et que la page de conseils aux voyageurs de l'ambassade de France les met explicitement en garde. Au mois d'octobre et de novembre, un smog âcre s'abat sur Le Caire, conséquence des brûlis de paille de riz que les paysans font en dépit d'interdiction du gouvernement.

Parcs nationaux
Réserves naturelles et parcs nationaux

Sur 21 sites classés parcs nationaux ou réserves naturelles, 6 d'entre eux concernent Le Caire et Alexandrie. Il faut leur ajouter les lacs du delta qui présentent autant d'intérêt écologique.

Faune et flore
Faune

Les Egyptiens voyaient dans les animaux bien plus que des emblèmes ou des symboles : les bêtes méritaient d'être soignées et adorées, étant le réceptacle même des formes bonnes ou redoutables de la puissance divine. Dans chaque ville, le dieu tribal, de toute éternité, s'incarnait dans une espèce protégée par tabou : bovins, mouton, chien, chat, singe, lion, hippopotame, crocodile, serpents, faucons, ibis, ichneumon, musaraigne, gazelle, etc. " (Dictionnaire de la Civilisation égyptienne, Hazan 1970).

Gamousse. Buffle au pelage noir que les paysans égyptiens utilisent traditionnellement pour les travaux des champs, pour tirer des charrues ou le chadouf. Le soir, après l'avoir lavé et abreuvé dans le Nil, il est de coutume que la gamousse prenne place au rez-de-chaussée de l'habitat traditionnel, apportant chaleur l'hiver.

Héron garde-boeufs. Oiseau blanc à tête ronde, niche en colonie dans les arbres et les buissons, le long du fleuve ou des lacs d'Egypte.

Huppe. On l'appelle houdhoud en arabe, du cri qu'elle lance. Elle aime à se promener dans les herbes coupées.

Perche du Nil. Elle peut ressembler à un sandre. Sa capacité à se reproduire est telle qu'on l'a introduite jusqu'en Europe.

Poisson-chat. Le poisson-chat du Nil préfère les habitats marécageux, peu profonds, pauvres en oxygène. Parce qu'il aime les eaux boueuses, on croyait qu'il guidait le bateau solaire lorsqu'il naviguait la nuit sur le fleuve du monde.

Rousserole Stentor. Fauvette au plumage brunâtre, qui pousse un cri rauque, et vit dans les roselières.

Sterne Hansel. Oiseau ressemblant à une petite mouette, au bec noir court et net.

Talève sultane. Genre de poule d'eau au plumage noir, au bec rouge.

Varan du Nil. Le varan du Nil adulte peut mesurer de 1,50 à 2 m. Il ne pèse que 3 à 6 kg. On le distingue par son cou assez long ; son corps est d'une couleur vert gris foncé et noir avec des taches et des lignes jaunes. Il est solitaire, sauf en période de reproduction. Il est carnivore et détritivore.

Flore

Pays du roseau et du lotus qui symbolisaient la Haute-Egypte et la Basse-Egypte, le pays, par les eaux du Nil qui le baignent, présente au voyageur une flore assez diversifiée, dont on trouve souvent l'évocation dans un relief ou une peinture murale d'une tombe ou d'un temple des différentes dynasties de Pharaon. Les amateurs s'attarderont dans les mastabas de Saqqarah pour y trouver autant d'évocations florales sur les bas-reliefs.

L'emblématique papyrus avait presque disparu d'Egypte, et c'est par hasard qu'il fut retrouvé dans une zone reculée de l'oasis du Fayoum. Parmi les autres symboles floraux égyptiens, il ne faut pas oublier le palmier doum, le palmier dattier, le sycomore, le jujubier. De nos jours, au gré des promenades dans les campagnes, les jardins botaniques, les réserves naturelles ou les parcs des hôtels, la flore égyptienne s'offre à nos yeux et à nos narines.

Fleurs

Balisier (Canna indica) : cannacée. Plante herbacée de 1 m et plus, à tiges dressées portant de grandes feuilles ovales allongées. Fleurs en grappe, rouge vif. C'est l'un des plus anciens cannas cultivés dans les jardins pour son feuillage. Il en existe de nombreuses variétés à fleurs jaunes, orange, saumon ou roses.

Coléus hybride (Coleus blumei) : lamiacée. Plante herbacée vigoureuse, de 75 cm à 1,50 m. Tige carrée. Feuilles fortement dentées, disposées face à face, panachées de divers coloris (pourpre, violet, vert, jaune...). Fleurs bleues, très petites, disposées en grappe. Il existe environ deux cents variétés de coléus.

Géranium rosat (Pelargonium gravenciens) : géraniacée. Arbrisseau de 60 cm à 1 m, à tige charnue et ramifiée. Feuilles découpées, dégageant quand on les froisse une odeur de rose. Fleurs roses discrètes, sans intérêt ornemental. Il était très cultivé autrefois, ainsi que le Pelargonium capitatum, pour en extraire une huile essentielle utilisée en parfumerie.

Rosier hybride (Rosa hybrida) : rosacée. Il existe de nombreuses espèces de roses sauvages dans le monde. Des sélections et des hybridations ont permis d'obtenir des plantes très diverses, à fleurs doubles souvent parfumées et aux coloris variés.

Sauge écarlate (Salvia splendens) : lamiacée. Elle peut atteindre 1 m de haut, avec une tige ligneuse à la base. Feuilles ovales, pointues à l'extrémité. Fleurs en long tube de 4 cm à 5 cm rouge écarlate, épanouies en fin d'été, elle est vivace en climat chaud.

Épices

Anis vert (Pimpinella anisum) : ombellifère. Plante herbacée, grêle, de 10 cm à 50 cm de haut, légèrement velue, à odeur d'anis. On utilise les graines comme plante médicinale digestive et diurétique ; elle est aussi bonne pour les cordes vocales.

Cardamome (Elletaria cardomomum) : zingibéracée. Plante herbacée de 2 m à 3 m de haut, la tige est garnie sur toute sa longueur de feuilles allongées vert clair. Les fleurs jaunes et blanches se développent en petites grappes au ras du sol. On utilise les graines très aromatiques pour parfumer le thé ou le café (surtout à Assouan).

Carthame ou safran bâtard (Carthamus tinctorius) : composée. Plante herbacée de 30 cm à 80 cm de haut. Feuilles veinées de blanc, épineuses. Fleurs ressemblant à celle d'un chardon, jaune orangé. La graine est oléagineuse (alimentaire, savon, peinture) et les fleurs donnent une teinture orangée ou rouge souvent utilisée pour colorer le riz et les pickles. Les fleurs séchées sont parfois vendues sous le nom de safran (très largement dans les souks de Louxor et d'Assouan...). Est cultivée en Egypte depuis la haute Antiquité. Des bandelettes de momies ont été retrouvées rouges de carthame.

Coriandre (Coriandrum sativum) : ombellifère. Plante à feuillage très fin, de 50 cm de haut. Les fleurs blanches très petites sont disposées en ombelles. La graine est utilisée depuis la haute Antiquité comme plante médicinale stimulante et facilitant la digestion. Est utilisée pour parfumer les ragoûts. On en a retrouvé dans les tombeaux des Pharaons.

Henné (Lawsonia inermis) : lythracée. Arbuste épineux de 2 m à 3 m, parfois épineux quand il est âgé. Ecorce blanchâtre. Feuilles persistantes, ovales. Fleurs blanches ou roses disposées en grappes, à odeur suave. C'est une plante ornementale cultivée pour la production de teinture pour la laine et le cuir, et l'industrie des cosmétiques. On utilise les feuilles qui colorent en orangé roux depuis la haute Antiquité. On a retrouvé des momies dont les ongles étaient teintés au henné, comme cela se pratique toujours.

Roselle (Hibiscus sabdariffa) : malvacée. Arbuste de 1,50 m de haut, à tiges rougeâtres. Feuilles ovales à la base, à trois lobes allongés plus haut sur la tige. Fleurs jaunes solitaires. On utilise le calice charnu pour donner un goût rappelant celui de la groseille aux sauces et aux gelées. Le jus donne la boisson appelée karkadé, acide et rafraîchissante, bonne pour l'hypertension, à laquelle on ajoute souvent une eau très sucrée pour en adoucir le goût.

Tamarinier (Tamarindus indica) : légumineuse. Arbre de 15 m de haut. Feuilles pennées à nombreuses folioles vert pâle. Fleurs jaunes veinées de rouge, disposées en grappes. Fruit marron, en gousse de 15 cm. A l'intérieur, les graines sont entourées d'une pulpe acidulée à propriétés laxatives, antiscorbutiques et contre l'hypertension.

Roseaux et herbes

Lin (Linum usitatissimum) : herbe bisannuelle qui peut atteindre 1 m de haut. Ses feuilles sont fines et élancées et ses fleurs bleues ou blanches. Les fibres provenant des tiges servaient à la fabrication du textile. Les graines donnaient une huile " épicée " utilisée en cuisine.

Lupin (Lupinus termis) : petite herbe annuelle dont les feuilles sont composées de cinq folioles. Ses fleurs sont blanches et ses fruits sont des gousses qui contiennent deux à quatre graines quadrangulaires jaune foncé et très amères. On en a retrouvé dans la tombe de Toutankhamon. Les Egyptiens anciens ajoutaient le lupin à la bière comme exhausteur de goût. Aujourd'hui, les graines sont consommées comme mezze. Ils sont aussi vendus par les marchands ambulants le long du Nil, qui crient : " Termiiiiisss ! "

Papyrus (Cyperus papyrus) : roseau pouvant atteindre 4 m de haut, dont la tige est triangulaire et l'inflorescence filamenteuse. Les jeunes tiges et les rhizomes étaient consommés, grillés sur le feu. Appliqué sur les blessures, il accélérait la cicatrisation.

Roseau commun (Phragmites australis) : grande plante graminée pouvant atteindre 2 m de haut. Sa longue tige principale porte l'inflorescence terminale. On en faisait des flèches et des qalams, que l'on trempait dans l'encre pour écrire. La flûte retrouvée dans la tombe de Toutankhamon était taillée dans un de ces roseaux.

Sésame (Sesamum indicum) : petite herbe annuelle dont la tige est triangulaire, les feuilles lancéolées et les fleurs grandes et blanches. Le sésame entre dans la préparation des plusieurs plats et pains en Egypte. Une huile en est extraite ainsi qu'une pâte, utilisée en pâtisserie : la tahina et le halwa.

Cactus

Agave d'Amérique (Agave americana) : agavacée. Feuilles bleutées, allongées, de 1,60 m de long, disposées en rosettes, au ras du sol. Le bord des feuilles est hérissé d'épines. La plante fleurit au bout d'une dizaine d'années. Elle produit alors une tige dressée de 6 m à 8 m de haut, portant au sommet des fleurs jaunâtres, parfumées la nuit.

Aptenia (Aptenia cordifolia) : aizoacée. Plante rampante ou tombante, à petites feuilles en coeur de 2 cm, douces et charnues, d'abord vert clair et devenant grisâtres ensuite. Petites fleurs pourpres, à nombreux pétales.

Corne de cerf (Aloe arborescens) : liliacée. Plante ramifiée formant d'épais buissons de 2 m à 3 m. Feuilles nombreuses, disposées en rosette, en forme de faucille, bordées d'épines. Fleurs rouge corail, disposées en grappes. Il en existe de nombreuses variétés à fleurs rouges, jaunes ou orange.

Figue des Hottentots ou doigts de sorcière (Carpobratus edulis) : aizoacée. Plante rampante ou retombante, à branches de 1 m de long. Feuilles charnues allongées, ressemblant à un doigt à trois faces. Fleurs jaunes ou pourpres de 8 cm à 10 cm de diamètre, à très nombreux pétales. Cette plante devient envahissante.

Sansevière (Sansevieria trifasciata) : agavacée. Les feuilles en forme d'épée, de 50 cm à 80 cm de long, partent directement du sol, à partir de rhizomes charnus et se dressent verticalement. Les feuilles sont striées de bandes vert sombre, vert clair et jaune. Fleurs en grappes allongées, odorantes la nuit.

Yucca (Yucca elephantipes) : agavacée. Arbuste de 10 m de haut, à base ramifiée et renflée. Feuilles allongées, se trouvant vers le haut de la plante, de 50 cm à 1 m, vert sombre brillant. Fleurs blanc ivoire, en cloche, disposées en grappes au milieu du feuillage.

Arbustes

Acacia à feuilles de saule (Acacia saligna) : légumineuse. Petit arbre à branches retombantes. Feuilles allongées de 10 cm à 30 cm de long ressemblant à celles d'un saule. Fleurs jaune d'or, en forme de pompons. Très utilisé en arbre d'ornement.

Bougainvillier (Bougainvillea spectabilis) : nyctaginacée. Vigoureuse plante grimpante épineuse. Feuilles vert foncé, ovales, recouverte de poils veloutés. Fleurs par trois, très petites, entourées de trois bractées pourpres. Il en existe des variétés à fleurs roses, orange ou violettes.

Frangipanier (Plumeria acutifolia) : apocynacée. Petit arbre à feuilles caduques, atteignant 6 m de haut, à rameaux épais et ramifiés deux par deux. Fleurs odorantes, pétales blancs étalés en étoile, apparaissant de juin à septembre. Il est très planté dans toutes les régions tropicales.

Hibiscus rose de Chine (Hibiscus rosa-sinensis) : malvacée. Petit arbre de 3 m à 6 m. Feuilles brillantes vert foncé dessus, irrégulièrement dentées. Fleurs solitaires de 10 cm à 12 cm de diamètre, rouge vif. Il en existe des variétés à fleur blanches, jaunes ou mauves. La fleur est constituée de cinq pétales en étoile.

Jasmin d'Espagne ou royal (Jasminum grandiflorum) : oléacée. Arbuste à branches fines et anguleuses, retombant en désordre. Feuilles pennées, à sept petites folioles. Fleurs blanches à l'intérieur, rouges à l'extérieur, très parfumées de juin à octobre. Ce jasmin était très cultivé autrefois pour la fabrication de parfums.

Jasmin d'Italie (Jasminum humile) : oléacée. Arbuste semi-persistant, constitué de nombreux rameaux érigés. Folioles ovales, pointues à l'extrémité. Fleurs jaunes en tube, de mai à juillet, faiblement odorantes.

Laurier-rose (Nerium oleander) : apocynacée. Arbuste à feuilles persistantes de 2 m à 6 m de haut. Feuilles allongées et coriaces. Abondante floraison de juin à août. Fleurs roses à cinq pétales en étoile. Toute la plante est toxique (paralysie des voies respiratoires). Elle est très utilisée en ornement.

Queue de chat (Acalyphe Marginata) : euphorbiacée. Arbuste vigoureux de plusieurs mètres de haut. Feuilles ovales dentées, pointues à l'extrémité. Fleurs rouges disposées en longs chatons cylindriques. On les dispose souvent en haies.

Palmiers

Cycas du Japon (Cycas revoluta) : cycadacée. Ressemblant à un palmier, le cycas fait partie d'une famille botanique qui existait déjà sur terre il y a 250 millions d'années. C'est un fossile vivant de 5 m à 6 m de haut. Tronc court, marqué par les cicatrices de feuilles en forme de losange. Grandes feuilles pennées de 1 m à 2 m, vert foncé, luisantes, coriaces, disposées en couronne en haut du tronc. Le cycas ne produit pas de fleurs, mais des ovules orangés, de la grosseur d'une noix.

Latanier rouge (Latania lontaroides) : palmacée. Palmier de 5 m à 10 m de haut, à tronc gris légèrement renflé à la base. Grandes feuilles palmées gris bleu, portées par un long pétiole (1,50 m) couvert de poils laineux. Les jeunes feuilles sont pourpres quand elles s'épanouissent. Fruits nombreux, sphériques, de 4 m à 5 cm, marron brillant.

Palmier bambou (Rhapis excelsa) : palmacée. Ce palmier nain de 2 m à 3 m de haut a une tige qui rappelle celle du bambou, couverte de fibres noirâtres. Feuilles en éventail, découpées en trois à douze pointes. Il se multiplie par son rhizome souterrain et peut envahir de grandes surfaces. Très ornemental.

Palmier dattier (Phoenix dactylifera) : palmacée. Vigoureux palmier atteignant 30 m de haut. Feuilles pennées légèrement bleutées. Fruits d'abord jaunes, puis bruns, les dattes. Cet arbre est d'une importance économique irremplaçable dans les régions désertiques. En Egypte ancienne, le dattier était sacré, car une nouvelle feuille naissait à chaque mois lunaire.

Palmier doum d'Egypte (Hyphaene thebaica) : palmacée. Palmier à tronc souvent ramifié, atteignant 10 m de haut. Tronc annelé, garni d'épices noires. Feuilles raides, dressées, en éventail, de couleur vert bleu. Pétiole recouvert de fortes épines noires. Fruit ovale, de 7 cm, orangé, à saveur de pain d'épice. Les fruits très sucrés étaient offerts au défunt dans l'Egypte ancienne ; ils l'accompagnaient dans l'au-delà. On en trouve beaucoup dans la plantation du wadi Dom, au sud d'Aïn Sokhna.

Palmier royal de Cuba (Roystonea regia) : palmacée. Palmier majestueux pouvant atteindre 20 m de haut. Tronc gris lisse, souvent renflé vers le milieu de sa hauteur. En haut du tronc se trouve une gaine verte, lisse, de 2 m de longueur. Feuilles pennées de 3 m de long, d'aspect ébouriffé. Fruits de 1 cm, de couleur marron, comestibles.

Washingtonia (Washingtonia filifera) : palmacée. Palmier élancé de 25 m de haut. La base du tronc est élargie en patte d'éléphant. Les feuilles mortes restent accrochées et pendent à la partie supérieure du tronc. Feuilles vert frais, en éventail, de 1,50 m de diamètre, à pétiole épineux. Les feuilles déchirées à leur périphérie laissent pendre des fibres de la longueur d'une main. Fruits comestibles, abondants, de la taille d'un petit pois.

Autres arbres

Bananier (Musa acuminata) : musacée. De 1,50 m à 3 m, de forme caractéristique, avec ses longues feuilles vert clair. Les fleurs sont entourées d'une grande écaille violette. Le bananier n'est pas un arbre, mais une plante herbacée, qui meurt quand le régime de bananes est mûr. Il se reproduit par tiges souterraines. Il en existe des centaines de variétés.

Caoutchouc (Ficus elastica Decora) : moracée. Variété horticole du caoutchouc, à feuilles plus grandes atteignant de 25 à 30 cm de long. Le dessous des feuilles et la graine entourant les jeunes feuilles sont rouges.

Caroubier (Ceratonia siliqua). Arbre à feuilles persistantes pouvant atteindre 4 m de haut. Les feuilles sont composées, épaisses, ovales et vernissées. Les fruits sont des grosses gousses brunes de 20 cm de longueur. On en fait des boissons. Les graines étaient utilisées comme unité de mesure : un karat est le poids d'une graine de caroubier.

Faux séné, cassier (Cassia fistula) : légumineuse. Petit arbre de 8 à 10 m. Feuilles caduques, pennées de 40 à 50 cm de long, brillantes sur le dessus.

Fleurs odorantes jaune d'or, en grappes pendantes apparaissant quand les feuilles commencent juste à se développer. Le fruit en longue gousse pendante contient des graines aplaties enrobées d'une pulpe sucrée.

Figuier commun (Ficus carica). Arbuste à feuilles caduques, à bois souple. Feuilles épaisses, ovales avec trois lobes. Il donne des fruits deux fois par an, en été et en automne. Les figues étaient liées aux déesses : on les trouve très souvent sur les tables d'offrandes avec le sycomore. La figue est mentionnée dans les Textes des pyramides. On en fait une liqueur : l'arak.

Figuier pleureur (Ficus benjamina) : moracée. Arbre touffu, étalé, aux branches munies de nombreuses racines aériennes. Feuilles ovales, vert foncé et vernissées sur le dessus, peu coriaces. Fruits rouge vif, groupés par deux. Très planté comme arbre d'ornement.

Fromager (Bombax ceiba) : bombacacée. Grand arbre de 25 à 30 m de haut. Le tronc porte à la base des épines de forme coniques, caractéristiques. Feuilles vert tendre, caduques, palmées à cinq ou sept folioles. Floraison en février-mars, quand l'arbre est dépouillé de ses feuilles. Les fleurs sont grosses et charnues, à pétales orange cramoisi.

Flamboyant (Delonix regia) : légumineuse. Il atteint 15 m de haut, ses branches sont largement étalées. Feuilles caduques, finement découpées, ressemblant à celles d'une fougère.

Magnifiques fleurs écarlates, disposées en grappes, apparaissant en avril, quand l'arbre est dénudé de ses feuilles. Fruits en très longues gousses aplaties, de 45 cm de longueur.

Eucalyptus (Eucalyptus camaldulensis) : myrtacée. Grand arbre pouvant atteindre 45 m de haut, le tronc des arbres âgés peut atteindre 2 m de diamètre. L'écorce est rouge et lisse quand l'arbre est jeune, elle devient ensuite grise et irrégulière. Feuilles persistantes, allongées, vert grisâtre, odorantes quand on les froisse.

Goyavier (Psidium guajava) : myrtacée. Petit arbre de 8 à 12 m, reconnaissable à son écorce beige, lisse qui se détache en larges plaques. Feuilles ovales, velues en dessous. Fruit jaune, plutôt arrondi, très parfumé. On l'utilise plutôt en gelées.

Grenadier (Punica granatum) : punicacée. Arbuste ou petit arbre de 6 m de haut, parfois épineux. Feuilles caduques, allongées, vert foncé, brillantes.

Fleurs rouges, apparaissant en même temps que les premières feuilles. Fruit de la grosseur d'une orange, rempli de graines enrobées d'une pulpe à saveur sucrée.

On l'utilise surtout pour son jus : la grenadine. Les grenades étaient très souvent représentées sur les tables d'offrandes. Dans la poésie amoureuse de l'Egypte ancienne, les grenades figuraient la poitrine des femmes.

Jacaranda (Jacaranda mimosifolia) : bignoniacée. Arbre de taille moyenne, de 15 à 20 m de haut, à large couronne aérée. Les feuilles, très découpées comme celles d'une fougère, tombent à la fin du printemps. Ensuite vient la floraison constituée de grosses grappes pyramidales de fleurs en clochettes bleu lavande. Fruits aplatis, ressemblant à des castagnettes.

Manguier (Mangifera indica) : anacardiacée. Grand arbre de 18 à 30 m de haut, à cime étalée. Feuilles vert foncé, luisantes, allongées. Fruit jaune à orangé, de taille variable selon les variétés, odorant à maturité. Graine fibreuse, adhérant à la chair du fruit.

Olivier (Olea europea) : oléacée. Petit arbre de 6 à 10 m, à port étalé, à silhouette noueuse chez les arbres âgés. Feuilles persistantes, allongées et coriaces, vert bleuté dessus, argentées dessous. Fruit ovale, vert, puis noir à maturité.

Sycomore (Ficus sycomorus). Grand arbre à feuilles persistantes, pouvant atteindre 15 m de haut, très persistant à la sécheresse. Ses branches et ses feuilles forment une couronne majestueuse et sphérique. Les fruits, les figues sycomores, font entre 3 et 4 cm de longueur. La déesse Hathor était appelée la dame du sycomore. Le bois était utilisé pour fabriquer des sarcophages.

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