Installée sur un promontoire rocheux naturel, le long de la Route des Rois, la petite ville de Kérak ne cesse d'attirer un nombre croissant de touristes chaque année. Cet engouement des voyageurs pour Kérak est dû à sa légendaire forteresse croisée érigée sur les contreforts de la colline. Celle-ci faisait partie de la chaîne de châteaux croisés qui constituaient une ligne fortifiée entre Aqaba et la Turquie.

Kérak mérite vraiment que l'on s'y arrête sur la route de Pétra. Outre la visite de la forteresse, ne manquez pas de flâner dans la ville : ambiance villageoise, rues animées et nombreux commerces. En revanche, si vous êtes une femme seule, c'est fortement déconseillé ! La ville ne s'est pas du tout développée comme Madaba, la vie est très rurale et les hommes très oppressants ; vous vous sentirez vite très mal à l'aise, voire pas en sécurité si vous vous perdez dans la ville, assez grande. On déconseillera aussi de dormir ici, les hôtels sont sales ou beaucoup trop chers.

Histoire

Le site de Kérak était occupé dès l'âge du fer. Dans l'Ancien Testament, la ville apparaît comme étant la capitale du royaume de Moab, Qir-Heres, qui signifie littéralement " ville des Tessons ". Celle-ci se trouvait sur la route des caravanes, entre l'Egypte et la Syrie, et sa position, 1 000 m au-dessus du niveau de la vallée de la mer Morte, en faisait un point stratégique.

Ces routes furent ensuite utilisées par les Grecs et les Romains. Pendant la période byzantine, un évêque important s'installa à Kérak, aidé dans sa tâche par une vague de nouveaux chrétiens.

Mais c'est avec l'arrivée des croisés, au XIIe siècle, que la prospérité de Kérak atteint son apogée. Ceux-ci ont choisi la ville pour son emplacement stratégique entre la forteresse de Montréal (Shobak), non loin de Pétra et la ville de Jérusalem. La construction du château commence autour de 1140, sous la direction de Payen le Bouteiller, seigneur d'outre-Jourdain. Kérak devient son fief, en remplacement de celui de Montréal, plus au sud. Le nouveau château vient ainsi compléter le système défensif pensé et réalisé par Baudouin Ier, le premier roi de Jérusalem : un chapelet de forteresses qui court de la Turquie à Aqaba et couvre les arrières de l'Etat chrétien.

Grâce aux impôts prélevés sur la route des caravanes, Kérak participe à la prospérité de Jérusalem. Au début des années 1180, la forteresse passe aux mains de Renaud de Châtillon, célèbre pour sa cruauté. Saladin tentera par deux fois de prendre Kérak (en 1183 et en 1184), mais cette dernière, installée sur un éperon rocheux et protégée par d'imposantes fortifications, résiste aux attaques violentes de ses troupes. Il faudra attendre 1188 avant que Saladin ne réussisse finalement à en prendre le commandement, après un siège de 8 mois, marquant ainsi la fin de la domination croisée dans la région.

En 1263, les mamelouks consolident les fortifications et construisent une tour au coin nord-ouest du château (celle-ci fut détruite peu de temps après par un tremblement de terre).

Les Ottomans l'occupèrent également, jusqu'en 1840, lorsque l'Egyptien Ibrahim Pasha prit possession de la place, détruisant la quasi-totalité de ses fortifications.

En 1880, à la suite de querelles avec les musulmans, la plupart des chrétiens quittèrent la ville pour se réfugier à Madaba.

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