Guide de MADRID : Politique et économie

Politique
Structure étatique

Que viva el Rey ! Après la guerre civile de 1936 à 1939, l'Espagne subit une longue dictature. Franco, affaibli par la maladie, prépara alors sa succession durant les dernières années de sa vie. Il avait alors nommé Juan Carlos Ier, prince d'Espagne, en pensant que celui-ci dirigerait l'état en suivant ses idées. Mais en 1975, après la mort du dictateur, Juan Carlos rétablit la liberté en proclamant la Monarchie Constitutionnelle. Il devint alors roi d'Espagne, mais son pouvoir n'est que représentatif. Depuis 2014, son fils Felipe VI lui a succédé. En réalité, le pays est réellement dirigé par un président du gouvernement : Mariano Rajoy, représentant du Parti Populaire, élu par des législatives anticipées en novembre 2011, suite à la démission de Jose Luis Rodríguez Zapatero, leader du PSOE (parti socialiste) et chef du gouvernement depuis 2004.

Un système décentralisé et à tendance régionaliste. L'Espagne a toujours été divisée par des courant régionalistes et indépendantistes. Après la mort de Franco, l'Etat, un peu dépassé par la responsabilité de créer un nouveau système gouvernemental, a opté pour un gouvernement proche du fédéralisme. Il autorise alors la formation de 17 communautés autonomes. Après l'instauration de la constitution en 1978, celles-ci ont vu le jour petit à petit, chacune à leur rythme entre 1981 et 1983. Chacune s'est organisée à son idée, c'est pour cela qu'elles sont très variées en taille, pouvoir, population... Ce type de gestion a encouragé tous les courants régionalistes et indépendantistes.

Organisation territoriale. Le municipio (municipalité), la provincia (équivalent du département) et la comunidad autónoma (équivalent de la région) forment les trois échelons du découpage politique et territorial de l'Espagne actuelle. En vingt ans d'existence, le statut d'autonomie a accumulé de larges pouvoirs. Les gouvernements régionaux sont aujourd'hui responsables, au minimum, du logement, des services sociaux, de l'agriculture, de la culture et de l'urbanisme. Chaque communauté autonome a un gouvernement propre. C'est pour cela que d'énormes différences existent entre elles : interdiction des corridas en Catalogne, seulement 6 jours fériés sont communs à toutes les communautés, le Galicien, le Basque et le Catalan sont des langues co-officielles, impôts... les plus grands bénéficiaires des nouveaux arrangements sont les Basques et les Catalans, qui jouent depuis 1993 un rôle important au Parlement.

Actuellement, des débats sur la réforme de l'organisation de communautés est en cours. En effet, les duplications des institutions (d'Etat et régionales) coûtent très cher à l'Espagne.

Et le gouvernement central ? Le gouvernement central a, quant à lui, d'autres champs d'actions. Les plus importantes missions concernent l'élaboration et la conduite de la politique intérieure et extérieure, l'administration civile et militaire et la défense de l'Etat, l'exercice du pouvoir exécutif et la réglementation conformément à la Constitution et aux lois, et, enfin, l'élaboration des budgets généraux de l'Etat.

Le pays est dirigé par le leader de la majorité parlementaire, appelé jefe del gobierno. Depuis Juin 2018, Pedro Sánchez, leader du PSOE, dirige le gouvernement.

Madrid. L'actuel maire de Madrid est une femme pour la deuxième fois de rang. Il s'agit de Manuela Carmena (Ahora Madrid, avec le soutien de Podemos et du parti socialiste PSOE), qui a succédé à Ana Botella le 24 mai 2015. Ana Botella est l'épouse de l'ancien chef du gouvernement conservateur José Maria Aznar. La mairie est située au Palais des Communications, ancien bureau de poste, sur la plaza de Cibeles.

Quant à la communauté de Madrid, elle fut présidée par Esperanza Aguirre Gil de Biedma (du Parti Populaire, PP) du 26 octobre 2003 au 17 septembre 2012. Première femme à ce poste, elle a démissionné, pour raisons personnelles et, à la surprise générale, et c'est son vice-président Ignacio González González qui a pris sa succession le 26 septembre 2012. En juin 2015, c'est Cristina Cifuentes (PP) qui a pris en main la destinée de la communauté de Madrid, avant une chute spectaculaire en avril 2018. Après la révélation d'irrégularités dans l'obtention de son master de droit public et la révélation d'une vidéo d'un supposé vol (d'une quarantaine d'euros) dans un supermarché, l'ex-étoile montante de la droite espagnole est contrainte à la démission. C'est Ángel Garrido que Mariano Rajoy choisi pour effectuer la dernière année de mandat, les prochaines élections devant se tenir en mai 2019.

Le siège de la Communauté se trouve à Sol dans un bâtiment grandiose devant lequel on trouve le kilomètre zéro des routes d'Espagne.

Partis

Durant le franquisme, seule la " phalange " était tolérée. Toutes les autres organisations politiques étaient interdites et donc illégales. Dès 1976, la prohibition est levée et les partis politiques exilés ou clandestins sont légalisés tandis que d'autres se constituent. Aujourd'hui, les deux principaux sont le PSOE et le PP. Mais deux nouveaux partis politiques, Podemos, à gauche et Ciudadanos, au centre-droit, ont fait irruption sur la scène politique, avec l'ambition de remettre en cause le traditionnel bipartisme d'exercice du pouvoir.

Le PP (Partido popular). Le Parti populaire s'appelait " Alliance populaire ", parti héritier du franquisme dont le chef n'était autre que Manuel Fraga, ancien ministre du général Franco. Aujourd'hui, parti traditionnel de droite, conservateur et ancré sur la démocratie chrétienne, il est dirigé par Pablo Casado, successeur de Mariano Rajoy, élu par 57,6 % des voix des délégués du parti, à l'occasion des premières primaires menées dans l'histoire du PP.

Le PSOE. Le Parti socialiste ouvrier espagnol a été fondé de manière clandestine à Madrid, le 2 mai 1879, à l'initiative d'un noyau d'intellectuels et d'ouvriers dirigé par Pablo Iglesias. De 1982 à 1996, Felipe González sera le leader du premier gouvernement socialiste. Depuis 2004, le parti de José Luis Rodriguez Zapatero tenait les rênes du pouvoir, avant de céder sa place à la droite en 2011. En mai 2017, Pedro Sánchez est élu secrétaire général du parti et depuis le 2 juin 2018, il est devenu chef du gouvernement espagnol.

Izquierda Unida. La coalition " Izquierda Unida " ou rassemblement de la gauche, a été créée le 27 avril 1986, par le Parti communiste espagnol (PCE), la Fédération progressiste, le Parti des peuples d'Espagne, le Parti d'action socialiste, le Parti socialiste unifié de Catalogne, le Parti humaniste, le Parti carliste, la gauche républicaine et de nombreux partis indépendants.

Los Verdes. Le Parti écologiste espagnol, fondé en 1984 à Malaga, plus communément appelé " Confédération des Verts ", est le seul membre espagnol de la Fédération européenne des partis verts. Le Parti a même réclamé des poursuites judiciaires contre le gouvernement de José Maria Aznar, à la suite du naufrage du Prestige, le tenant pour responsable.

Partis régionalistes. Il existe de nombreux partis régionalistes, dont les plus importants sont le PDeCAT et le PNV. Ce dernier est un parti nationaliste centriste basque, qui bénéficie de la plus grande représentation au Parlement basque. Jusqu'à l'arrivée de Patxi López au pouvoir en 2009, tous les présidents du gouvernement basque depuis 1980 en étaient issus. En Catalogne, CIU (Convergència i Unió) qui réunissait deux partis politiques catalans, CDC, centre droit et UDC, plus à droite, a longtemps été le parti dominant de la Catalogne jusqu'à la rupture, en 2015, du pacte qui les unissait. Rupture intervenant sur la question de l'indépendantisme. Leurs principaux combats avaient été la reconnaissance politique de la Catalogne mais aussi de son autonomie tant au niveau national qu'au niveau européen. Depuis 2012, CIU se proclamait indépendantiste, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors. En juillet 2016, l'ex CDC devient le PDeCAT.

Podemos. Fondé en janvier 2014, ce parti est la traduction politique du mouvement des Indignés (Indignados) du 15 de M (15 mai 2011), il a fait irruption sur la scène politique espagnole remportant 5 sièges aux élections européennes en 2014. Lors des élections municipales et communautaires de mai 2015, ce mouvement a décidé de ne pas se présenter sous son nom mais de soutenir des plates-formes citoyennes, qui exerçant aujourd'hui le pouvoir, notamment à Madrid, Barcelone ou Valence. Depuis sa création, son secrétaire général est Pablo Iglesias Turrión.

Ciudadanos. Fondé le 1er juin 2006 à Barcelone, avec comme point de départ la plateforme civique Ciutadans de Catalunya, ce parti s'est progressivement étendu à l'ensemble de l'Espagne. Pour devenir la deuxième force montante remettant en cause le traditionnel bipartisme d'exercice du pouvoir en Espagne. Il obtient 2 sièges lors des européennes en 2014 mais devient la deuxième force politique lors des élections régionales de 2015, en Catalogne (17,9 % des voix, 25 sièges) ainsi qu'une force d'appoint permettant notamment l'intronisation de Susana Diaz (PSOE) au parlement andalou, également au printemps 2005. Dirigé par Albert Rivera, il se définit comme un parti constitutionnaliste, progressiste et libéral, plutôt de centre-droit.

Podemos

Fondé en janvier 2014, ce parti est la traduction politique du mouvement des indignés (indignados) du 15 de M (15 mai 2011). C'est à l'occasion des européennes de mai 2014 qu'il a fait irruption sur la scène politique espagnole en remportant 5 des 54 sièges revenant à l'Espagne au parlement européen. Lors de ces élections, il a soutenu une position de gauche notamment sur la manière d'affronter la crise économique et de souhaiter une redéfinition de la souveraineté par la modification du traité de Lisbonne. Et pour financer cette campagne, il a eu recours au crowfunding et misé de manière générale sur les réseaux sociaux. C'est aussi la participation à de nombreuses tertulias (débats) télévisées qui a fait connaître son président actuel, Pablo Iglesias Turrión, professeur de sciences politiques à l'Université de Madrid. Après la tenue de son assemblée constituante (Ciudadana, sí se puede) du 15 septembre au 15 novembre, il a présenté son programme le 27 novembre 2014. Lors des élections régionales et municipales de 2015, il ne s'est pas présenté sous son nom mais a appuyé diverses plateformes citoyennes, désormais au pouvoir comme à Madrid, Barcelone ou Valence. Mais ce sont surtout les élections législatives de décembre 2015 qui ont marqué son accession à un rôle majeur puisqu'il a obtenu à cette occasion 69 députés. En juin 2018, il a appuyé la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy dont la victoire a conduit Pedro Sánchez à devenir chef du gouvernement.

Enjeux actuels

Après l'arrivée de deux nouveaux venus, Ciudadanos et Podemos, les deux dernières élections générales espagnoles de 2015 et de 2016, ont confirmé le morcellement de son échiquier politique et mis fin au traditionnel bipartisme permettant des gouvernements fondés sur des majorités confortables. De 2015 à juin 2018, Mariano Rajoy (PP) a dû gouverner en recherchant des accords, dossier par dossier, avec l'appui des mouvements régionaux basques ou canariens pour boucler les budgets. Même lors de la crise catalane, il a obtenu le soutien du PSOE et de Ciudadanos pour suspendre la déclaration d'indépendance unilatérale de la Catalogne. Mais la situation va changer en juin 2018 lors de l'approbation de la motion de censure présentée par le PSOE et appuyée par Podemos et divers partis régionalistes. Une motion de censure qui a fait de Pedro Sánchez (PSOE), le nouveau chef du gouvernement. Mais, malgré une alliance avec Podemos, le gouvernement socialiste se retrouve confronté à de grandes difficultés pour présenter ses budgets, dans la mesure où il ne dispose pas de majorité à l'assemblée. Si le PP et Ciudadanos, réclament des élections anticipées, Pedro Sánchez souhaite aller jusqu'au bout de son mandat en 2020. Dans ce contexte assez flou, un nouveau venu a émergé en 2018 : Vox, un parti d'extrême droite qui a réussi à remplir le Palais de Vistalegre, lors d'un meeting le 7 octobre 2018 et obtenu 12 sièges au parlement andalou lors des élections du 2 décembre 2018, quand les enquêtes d'opinion lui attribuaient 5 sièges.

Économie
La présence française en Espagne

La France est le premier partenaire économique de l'Espagne, avec des échanges commerciaux s'élevant à plus de 60 milliards d'euros par an. En 2017, la France était le deuxième fournisseur de l'Espagne (11,9 % des importations), juste derrière l'Allemagne (14,2 %), mais loin devant la Chine (6,9 %) ou l'Italie (6,8 %). Surtout, l'hexagone est le premier client de la péninsule ibérique (15,1 % des exportations), devant l'Allemagne (11,3 %), l'Italie (7,8 %), le Portugal (7,1 %), le Royaume-Uni (6,9 %) et les Etats-Unis (4,4 %). Quelque 2 000 sociétés françaises (et plus de 300 000 salariés) sont implantées chez le voisin au sud des Pyrénées : des grandes banques (BNP, Crédit Lyonnais), l'industrie automobile (Renault, Citroën, Peugeot) et les grandes surfaces avec Pryca (Carrefour), Continente (Continent) et Alcampo (Auchan) qui dominent le secteur.

Principales ressources

Agriculture. L'Espagne est un pays où l'emploi agricole a été dominant jusqu'aux années 1970, notamment dans les régions castillanes où l'on cultive principalement des céréales associées à l'élevage extensif ; et dans les régions du Sud, Andalousie, Valence ou Murcie notamment, avec des cultures principalement orientées vers les légumes et les fruits, agrumes en particulier. Mais le secteur a décliné et, en 2017, l'agriculture ne représentait plus que 2,6 % du PIB et 4,2 % de la population active.

Industrie. Depuis la crise financière de 2008, l'industrie espagnole du bâtiment est en berne. Son déclin est lié au manque de confiance des investisseurs dans les placements immobiliers. Ce secteur était pourtant jusqu'en 2007 un facteur essentiel de la prospérité économique du pays.

Depuis la fin des années 1980, l'économie espagnole s'est complètement transformée : privatisations, développement de nouveaux secteurs, perte de vitesse de l'industrie lourde (surtout dans le Nord), délocalisations, etc. Les aides financières et le savoir-faire de l'Union européenne ont constitué un soutien précieux pour l'économie espagnole. Ce dynamisme et ces aides se traduisent par la résorption d'un taux de chômage qui frôlait les 20 % dans le début des années 1990...

Mais l'Espagne devra se passer d'une partie de cette manne désormais redistribuée aux pays plus nécessiteux et nouvellement entrés dans l'Union européenne. L'Espagne a renforcé sa position extérieure, en gagnant d'importantes parts de marché à l'exportation. De nombreuses entreprises d'habillement, comme Zara (l'un des premiers groupes mondiaux dans la confection et la distribution d'habillement), Mango, Springfield ou Camper ont étonné par leurs performances. Ses sociétés ont su se démarquer en misant sur la mode à bas prix. Malgré une conjoncture économique peu reluisante, le poids lourd Zara, par exemple, a réussi à sortir son épingle du jeu.

Parallèlement, les infrastructures ont été modernisées : lignes de train à grande vitesse (Madrid-Séville, et Madrid-Barcelone avec le prolongement vers la frontière française), extension du réseau d'autoroutes et des capacités aéroportuaires. Mais aujourd'hui, l'industrie, comme tous les pans de l'économie espagnole est en berne. Fin 2017, elle occupait 24 % de la population active (pour 23,4 % du PIB).

Place du tourisme

Sol y playa, c'est ce qui attire les touristes à la péninsule ibérique. Il n'est pas rare de voir des hordes de jeunes Anglais, Allemands ou même de Français se ruer sur les plages de la Costa Brava espagnole ; le pays jouit en effet d'une moyenne de 300 jours de soleil par an. Aux îles Baléares, l'allemand est devenu la deuxième langue la plus parlée. La fiesta espagnole attire les uns, le rythme de vie les autres... l'Espagne est bel et bien la deuxième destination touristique au monde, après la France et devant les États-Unis. Le tourisme est le pilier principal de l'économie espagnole et représente aujourd'hui plus de 11 % du PIB.

Mais le pays n'a pas toujours eu le vent en poupe. Le tourisme espagnol a connu une forte hausse du nombre de touristes dès la fin de la dictature de Franco, suivie d'une augmentation plus modéré. Peu après l'arrivée de l'euro dans le pays, le tourisme espagnol est entré en crise dès 2003. Le niveau de vie augmentant pour les Européens, ceux-ci ont choisi des destinations plus exotiques pour leurs vacances. L'image du tourisme espagnol a alors vieilli. La crise économique mondiale et les risques d'attentats, notamment en Tunisie ou en Turquie, ont conduit les Européens à revoir leurs plans. Et leur envie de plage et de soleil les a amenés à revenir passer leurs étés sur le sable espagnol.

Enjeux actuels

Le taux de chômage a quelque peu remonté en 2018 (17,2 % contre 16,38 % en 2017, le seuil le plus bas depuis 2008 et le début de la crise). La situation reste donc particulièrement préoccupante.

Dans cette période complexe, l'Espagne est aussi sous la pression de l'Union européenne puisque la commission européenne lui a donné deux ans pour que son déficit budgétaire repasse sous la barre des 3 %. En octobre 2018, Bruxelles a indiqué que le projet de Budget pour 2019 présenté par Pedro Sanchez " courrait le risque " de ne pas respecter les normes de réduction de la dette publique, avec une prévision de 2,1% et exige des ajustements structuraux équivalents à environ 7 800 millions d'euros (0,61 % du PIB). Pour sa part, le gouvernement espagnol a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2018 et 2019, respectivement à 2,6 et 2,3 %.

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