Altitude : 2 207 m. Population : 330 000 habitants. Distance d'Addis-Abeba : 750 km (route ouest par Dabra Markos).

Bâtie sur les contreforts du massif du Simien, en surplomb du lac Tana, la ville de Gondar est idéalement située pour partir à la découverte de ces deux sites touristiques majeurs du Nord éthiopien. La cité elle-même et ses alentours possèdent quelques richesses architecturales civiles et religieuses qui témoignent du riche passé de Gondar, capitale des souverains éthiopiens du XVIIe au XIXe siècle.

Histoire

C'est en 1635 que le roi Fasilidas (1632-1667) décide de faire de Gondar sa " capitale ". Les souverains éthiopiens se déplaçaient avec un camp nomade et ont jusqu'alors peu construit de villes d'où exercer leur pouvoir. Mais dès le XVIe siècle, les rois ont fait construire des châteaux et des camps stables sur les pourtours du lac Tana. Fasilidas prolonge donc ce mouvement, et l'emplacement qu'il a choisi, Gondar, sera ensuite réutilisé par les rois qui lui succèdent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Néanmoins, Fasilidas comme ses successeurs continuent à se déplacer chaque année dans l'ensemble de leur royaume, ne revenant à Gondar que pour la saison des pluies.
La situation de Gondar, très à l'ouest du pays, s'explique sans doute par le fait que, jusqu'à la fin du XVIe siècle, l'Empire abyssin a eu à subir des invasions multiples sur ses flancs est et sud. Les offensives musulmanes du Gragn (tué près du lac Tana en 1543) puis turques, et la pression oromo ont repoussé les Amhara vers cette région. A Gondar, le pouvoir est proche du lac Tana, centre politique et spirituel majeur... Politiquement, Fasilidas accède au trône après une période troublée, marquée par la conversion au catholicisme en 1621. Rétablissant la foi d'Alexandrie après avoir chassé les Jésuites du pays, Fasilidas demeure mal connu en l'absence d'une chronique officielle de son règne.
Si l'histoire orale a conservé la mémoire d'un règne sanguinaire et d'un roi bestial et cruel, il semble aussi que Fasilidas ait su raffermir le pouvoir royal et favoriser les arts. Son fils, le roi Yohannès (1667-1682), puis son petit-fils, le grand roi Iyassou Ier (1682-1706), furent de grands mécènes, finançant la construction d'églises et de palais, faisant travailler nombre de scribes, peintres, traducteurs, écrivains, poètes... Malgré l'assassinat de Iyassou Ier par son fils et une période de relative instabilité, le pouvoir des rois de Gondar est à nouveau fermement assuré par le roi Bakaffa (1721-1730), jeune fils de Iyassou Ier, puis par sa femme, la grande reine Mentewab (" Qu'elle est belle ! "). Elle assurera la régence de son fils, couronné sous le nom de Iyassou II, puis de son petit-fils, Iyoas, régnant avec sa famille pendant plus de trente ans.

La magnificence des arts lors de cette période fastueuse est peut-être un signe de la décadence d'un pouvoir qui peine à préserver son autorité. Dès la décennie 1770, les chefs régionaux deviennent de plus en plus influents et font de la royauté gondarienne une royauté de pantins. S'ouvre alors la période dite " des princes ", qui prendra fin en 1855 avec la prise du pouvoir par Téwodros (1855-1868), qui saura s'imposer aux dynasties locales.
Le roi Téwodros (1855-1868) met définitivement fin à la destinée de Gondar capitale en mettant la ville à sac, avant d'installer son gouvernement à Dabra Tabor puis à Maqdala. Plus tard, la ville aura à subir les pillages des soldats mahdistes venus du Soudan dans les années 1880, et les bombardements anglais durant la campagne de libération en 1941. Heureusement, les châteaux et bâtiments de la cité royale ont résisté à ces ravages et se dressent encore aujourd'hui comme les témoins de cette période d'ombre et de lumière.

Les lieux incontournables de GONDAR

Organiser son voyage à GONDAR

Photos de GONDAR

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

ETHIOPIE

Guide ETHIOPIE

ETHIOPIE 2018/2019

18.95 €
2018-01-31
384 pages
Ailleurs sur le web
Avis