Guide de SINGAPOUR CITY : Mode de vie

Linge séchant aux fenêtres.
Linge séchant aux fenêtres.
Vie sociale
Natalité

Malgré des mesures visant à encourager les naissances, Singapour est dotée d'un des indices de fécondité les plus faibles du monde. Il est passé de 1,19 en 2013 soit largement en deçà du taux de renouvellement de la population (2,10 enfants) à 1,25 en 2016. Un sujet qui préoccupe le gouvernement de Singapour qui multiplie les messages et les initiatives pour encourager les citoyens à faire plus d'enfants... quitte à se glisser dans l'intimité des couples singapouriens ! L'Etat organise des soirées de rencontre entre diplômés de ses universités dans l'espoir d'aider à donner naissance à des couples, et donc des bébés. Avec peu de succès, il faut bien l'avouer. Les gouvernements multiplient également les réductions d'impôts ou les allocations pour inciter leurs citoyens à enfanter. Là aussi, sans grand résultat. Le problème fondamental, soulignent les experts, est que la répartition des tâches en Asie reste calquée sur un modèle profondément traditionnel : aux femmes d'élever les enfants et de s'occuper de la maison, aux hommes de gagner l'argent. Mais aussi, ce déclin du taux de natalité est lié à une inquiétude face au coût de la vie : élever des enfants coûte cher à Singapour. Le gouvernement en conclut donc qu'il est impératif pour le dynamisme de l'économie singapourienne d'avoir recours à une immigration jeune, un sujet très sensible chez la population singapourienne qui voit en elle une menace.

Éducation

" Il n'y a ni richesse ni force que d'hommes ", cette phrase de Jean Bodin du XVIe siècle s'applique particulièrement bien à Singapour. N'ayant aucune ressource, Singapour a fait de l'éducation sa priorité. En 1999, ce secteur représentait 1,9 % du produit intérieur brut (PIB) de Singapour et rapportait la bagatelle de trois milliards de dollars à ce pays. En 2010, le pourcentage de l'éducation par rapport au PIB avait plus que doublé pour atteindre 3,8 %. Le gouvernement singapourien veut égaler dans les années à venir l'éducation dans l'économie britannique. Une stratégie payante puisque aujourd'hui, avec un taux d'alphabétisation de 95 %, Singapour peut se targuer d'avoir un haut niveau général d'instruction et un des systèmes d'enseignement les plus performants de la région. Si après l'indépendance, l'objectif de Singapour était d'éduquer la population, les nouveaux objectifs aujourd'hui en matière d'éducation sont les suivants : augmenter sa capacité d'adaptation aux enjeux de la compétition mondiale et devenir une plate-forme régionale en développant un knowledge hub. Il y aurait déjà quelque 100 000 étudiants étrangers dans la cité-Etat.

Un système éducatif performant mais sélectif. Ce système éducatif, s'il est particulièrement performant, est aussi très sélectif : moins de 25 % d'une classe d'âge accède à l'université, selon un rapport du service culturel de l'ambassade de France à Singapour. Au cours de leurs études secondaires, les élèves subissent une première sélection dans une classe équivalente à notre classe de seconde (appelée GCE " O " LEVEL).

Les meilleurs lycéens poursuivent en Junior Colleges pendant deux ans et passent l'équivalent du baccalauréat (GCE " A " LEVEL), qui leur donne accès à l'université. Héritage britannique, les examens " O " LEVEL et " A " LEVEL, sont encore corrigés à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne.

Les élèves ayant obtenu leur GCE " O " LEVEL avec un profil plutôt technique ou commercial se dirigent vers les Polytechnic Institutes. Ils y acquièrent en trois ans les connaissances nécessaires pour devenir des techniciens qualifiés. Les élèves ayant obtenu de très bons résultats en Polytechnic Institutes peuvent également, en fin de formation, rejoindre l'université. Chaque année, en moyenne, environ 1 000 diplômés, intègrent l'université par ce canal. Ceux qui ont échoué ou obtenu de plus faibles résultats au GCE " O " LEVEL sont dirigés vers les Institutes of Technical Education (lycées techniques) dans lesquels ils ont la possibilité de suivre une formation technique théorique ou une formation par apprentissage. Les meilleurs élèves d'Institute of Technical Education (ITE) peuvent entrer dans les Polytechnic Institutes après avoir décroché leur certificat d'études d'ITE.

 

Il existe actuellement 3 universités autonomes à Singapour délivrant des diplômes nationaux : National University of Singapore (NUS), Nanyang Technology University (NTU) et Singapore Management University (SMU). Les deux premières universités (NUS et NTU) sont situées à proximité des parcs technologiques qui accueillent des entreprises de technologies de pointe. La troisième université (SMU), à vocation économique et commerciale, s'est installée à la rentrée 2005 en plein coeur de la ville sur un campus de 4,5 ha. Ces universités sont bien cotées : NUS figure par exemple à la 34e place du classement 2010 des 200 meilleures universités du Times Higher Education.

A côté des universités nationales les plus prestigieuses, il y a les PEO (Private Education Organization) qui accueillent deux fois plus d'apprenants que les universités nationales. Le gouvernement compte sur ce secteur complémentaire de l'éducation pour ajuster l'offre et la demande de formation et ainsi, mieux anticiper les besoins de formation. Les secteurs en développement sont actuellement le tourisme/hôtellerie, les domaines liés à la création tels que les arts, le design, l'architecture, la mode, et avant tout, les domaines scientifiques tels que les biotechnologies, la biochimie et les technologies de l'information.

 

Pour tenter de " retenir ses cerveaux ", Singapour a mis en place un système de bourse dont peuvent bénéficier les lycéens et étudiants singapouriens, sur des critères d'excellence bien entendu.

HDB (Housing Development Board) ou condo, le rêve du Singapourien

Pierre angulaire de la politique de développement de Singapour et figures incontournables du paysage urbain, les HDB, logements sociaux, ont vu le jour après l'indépendance en 1965. Avec la construction de ces habitations peu chères, l'objectif du gouvernement est double : faire face au manque de logements et faire de chaque Singapourien un propriétaire. Dans le cadre de la construction d'un Etat multi-ethnique, des quotas par communauté sont imposés afin de créer une cohabitation et donc une mixité. Récompensé par les Nations unies en 2008 pour son home ownership program, qui d'ailleurs inspira Margaret Thatcher il y a 40 ans, le HDB est un pilier de la politique du gouvernement : il permet stabilité et confort de vie, attachement au territoire et à son système économique, et organisation d'une vie intra-communautaire harmonieuse. Il participe également à la régulation économique, en réduisant par exemple les loyers en zones industrielles et commerciales de 15 %, ou en s'engageant sur un programme d'économies d'énergie. 
Le HDB adapte son offre à une population plus exigeante en déployant des programmes d'upgrade, installant des ascenseurs, ou ajoutant une pièce aux appartements comme les HDB NG (New Generation) ou les BTO (Build to Order). Les plus récents projets, comme le [email protected], ou d'autres construits par des opérateurs privés (SkyHabitat ou DBSS, 10 % des nouveaux logements), proposent des appartements avec air conditionné, revêtements au sol et placards intégrés, des options d'agencement des pièces selon les besoins de la famille et des aménagements communs écologiques (panneaux solaires, récupération des eaux de pluie...). Les quartiers Jurong West, Tampines, Woodlands, Bedok et Hougang sont essentiellement fournis en HDB.

Néanmoins, les HDB sont loin d'offrir le même niveau de confort que les condos. Plus spacieux, mieux équipés (piscine, salles de sport, gardiens, parkings), ils se trouvent en plus dans des quartiers plus huppés, près des stations de métro, des magasins, des écoles... La population est aussi plus cosmopolite, et pour certains, occupés exclusivement par des groupes de même nationalité... Ils sont également en moyenne 50 % plus chers à la location, comme à l'achat.

Singapour est une nation de propriétaires, dont le capital immobilier a augmenté de 400 % en 25 ans.

Mœurs et faits de société
Famille et Mariage

Face à un taux de mariage et de natalité en berne d'année en année, le gouvernement a pris les choses en main. Singapour a ainsi lancé en août 2010 une nouvelle campagne visant les célibataires plus préoccupés par leur avenir professionnel que par le mariage et les enfants. Selon le dernier recensement de 2010, chez les 30-34 ans, la pourcentage de célibataires est passé de 33 % à 43 % chez les hommes entre 2000 et 2010 et de 22 % à 31 % chez les femmes. Le gouvernement singapourien a déjà organisé par le passé des campagnes intitulées par exemple " Romantique Singapour ", pour célébrer l'amour, et " Superbement imparfait " pour rappeler qu'un partenaire absolument parfait n'existe pas (toujours). A l'environnement compétitif, il faut aussi prendre en compte les superstitions encore très présentes, surtout chez la population chinoise qui constitue la majorité de l'île. Par exemple, l'année du tigre n'est pas une bonne année pour avoir des enfants car les tigres sont des personnalités agressives, dit-on. En janvier 2017 comme chaque année, lors du traditionnel discours du Nouvel An, le Premier ministre Lee Hsien Loong a exhorté les jeunes couples à faire plus d'enfants. " J'espère entendre plus de cloches d'église et de cris de nouveau-nés tout au long de cette année ", a t-il déclaré.

La situation est préoccupante en effet car le taux de natalité est descendu à un record de 1,25 enfant par femme en 2015, bien inférieur au taux de remplacement de 2,1.

Traditions et feng shui

Le feng shui (littéralement " le vent et l'eau ") est un ensemble de principes de géomancie, dans lequel les formes et l'environnement peuvent influer sur le Qi : le souffle. Le but est d'harmoniser les lieux au profit des gens qui y demeurent, en y analysant les flux d'énergies environnants (le Qi). En s'appuyant sur la théorie des 5 éléments (terre, métal, eau, bois, feu) et sur le principe du Yin et du Yang, l'expert en feng shui s'attache à rééquilibrer les forces en présence pour améliorer la santé, la prospérité et le comportement. Malgré la modernité et la rapidité des constructions à Singapour, aucun immeuble ne sort de terre sans la consultation préalable d'un expert en feng shui. Le Marina Bay Sands fait justement débat en matière de feng shui. Pour certains, il est feng shui, pour d'autres non, car pour les uns, le bateau suspendu sur les trois tours n'a pas ni de queue ni de tête, expression chinoise pour désigner quelque chose d'imparfait. Pour les autres, ce même bâteau ressemble à une chauve-souris et comme chauve-souris a la même prononciation que chance en Chinois, c'est de bon augure !

Parmi les exemples les plus connus, on citera l'hôtel Hyatt Regency dont on a changé l'orientation des portes pour avoir un meilleur feng shui.

Le quotidien est également jalonné de croyances ou de pratiques devant porter chance. Mais ne dites pas aux Singapouriens qu'il s'agit de superstitions, ils vous répondront qu'il s'agit plutôt de vivre en harmonie avec la nature et son environnement.

Homosexualité

Malgré les pressions exercées par les associations, le gouvernement de Singapour ne veut pas réviser l'article 377a du code pénal, qui criminalise les rapports sexuels entre deux hommes. Héritage britannique, cette loi prévoit une peine pouvant aller jusqu'à 2 ans de prison pour les homosexuels. En 2009, une pétition, signée par des milliers de Singapouriens, demandait la dépénalisation des pratiques entre personnes de même sexe. Lors des débats, un parlementaire soutenait une proposition de loi visant à légaliser les pratiques homosexuelles. " Il est discriminatoire d'autoriser ces pratiques sexuelles pour les hétérosexuels tout en les maintenant interdites pour les homosexuels, " avait-il déclaré, cité par Le Petit Journal de Singapour. Mais en pratique, ce texte n'est pas appliqué. Il permet seulement de faire pression sur la population homosexuelle et montrer que le gouvernement garde la main. " Dans la pratique, cette loi ne sera pas appliquée, mais je refuse son abrogation, car j'estime que la loi doit refléter et définir les normes et attitudes sociales, " avait déclaré à l'époque le Premier ministre Lee Hsien Loong. Deux homosexuels Gary Lim et Kenneth Chee ont décidé de poursuivre le gouvernement singapourien en justice et demander l'abrogation de cette loi qu'ils jugent archaïque. Si les deux hommes n'ont pas obtenu gain de cause de la part du juge, ils ont en revanche suscité une mobilisation sans précédent lorsqu'ils ont décidé de faire appel. Ils n'ont pas hésité à s'afficher dans une vidéo et organiser une levée de fonds. Résultats : plus de 90 000 S$ récoltés en une semaine. Une belle somme qui traduit une évolution des mentalités dans la société vis-à-vis de la cause homosexuelle. La gay pride de 2017, bien que maintenue, fut interdite aux étrangers, sous peine d'amende s'élevant à 10 000 S$ et à 6 mois d'emprisonnement.

 

Depuis 1998 et un discours inattendu de Lee Kuan Yew disant que chacun pouvait mener sa propre vie, les homosexuels ne sont plus victimes de harcèlement de la part de la police. Aujourd'hui, la communauté homosexuelle de Singapour, surtout active sur Internet, a ses bars et boîtes de nuit et se retrouve essentiellement dans le quartier de Chinatown. On voit apparaître également quelques galeries d'art exposant des artistes travaillant sur le thème de l'homosexualité ou de la nudité chez les hommes. Depuis 2009, Singapour a même sa gay-pride appelée Pink Dot qui a rassemblé 26 000 personnes en 2015. Signe également d'une évolution, c'est à Singapour qu'a été conçu et lancé Element, le premier magazine pour les gays d'Asie disponible en ligne (www.elementmag.asia).

Libertés et censure

Singapour arrive souvent en tête de nombreux classements pour son système scolaire ou son environnement des affaires. Il y a pourtant deux classements dont elle n'a pas à se vanter : celui de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), dans lequel Singapour arrive derrière la République démocratique du Congo et le Pakistan ; et le nombre d'exécutions capitales rapporté au nombre d'habitants, sans doute le plus élevé au monde. Impensable de critiquer ouvertement le gouvernement, qui exerce un contrôle très étroit sur la presse et sa population. Par ailleurs, les manifestations sans autorisations et les grèves sont interdites.

 

Singapour étant un pays très contrôlé, toutes les productions sont soumises à la censure. Certaines pages de magazine peuvent être déchirées si elles étaient un peu olé-olé, risquant de choquer les moeurs locales. Au cinéma le gouvernement exige de couper certaines scènes des films avant leur diffusion.

Peine de mort

Héritage britannique, la peine de mort par pendaison est toujours en vigueur à Singapour. Entre 2000 et 2018, des dizaines de personnes ont été exécutés pour des crimes liés au trafic de drogue, et pour meurtre, selon Amnesty International. Selon l'ONG qui considère que ces chiffres sont sous-évalués, Singapour a l'un des ratios les plus élevés au monde au regard de sa population. Il y a peu de débats publics sur la peine de mort, notamment en raison du contrôle étroit qu'exerce le gouvernement sur la presse et la société civile. Un auteur britannique de 75 ans, Alan Shadrake, a été soumis ainsi à six semaines de prison et à une amende pour avoir publié un livre, 
 Once a Jolly Hangman : Singapore Justice in the Dock (Il était une fois un joyeux bourreau : la justice singapourienne sur le banc des accusés), mettant en cause l'application de la peine de mort à Singapour. En 2017, un avocat a été condamné par la Haute Cour à une amende de S$ 5 000 pour avoir assuré la défense d'un condamné à mort, au motif qu'il a posté sur Facebook une critique des horaires de la justice avant la date fixée pour l'exécution de son client. Les condamnations à mort automatiquement prévues par la loi ne permettent pas aux juges de prendre en compte les circonstances atténuantes entourant le crime ou ses auteurs. Les tribunaux n'ont alors d'autre choix que de condamner à mort les trafiquants de stupéfiants. Les décisions pour déterminer qui remplit ces critères incombent totalement au procureur et sont prises à huis clos, dans le cadre d'une procédure obscure et opaque. La grande majorité des personnes condamnées à mort par pendaison pour des infractions à la législation sur les stupéfiants ces dernières années étaient en possession d'assez petites quantités de drogue. Depuis l'adoption de nouvelles réformes en 2013, les personnes attrapées en possession d'une petite quantité de drogue sur elles, peuvent échapper à la condamnation à mort si elles coopèrent suffisamment avec le procureur au cours de l'enquête ou du procès. La peine est commuée en prison à perpétuité et aux coups de bâtons.

Religion
Offrande au temple Sri Veeramakaliamman dans le quartier de Little India
Offrande au temple Sri Veeramakaliamman dans le quartier de Little India

Singapour est, selon sa Constitution, un Etat séculier, dans la mesure où aucune religion n'est identifiée comme religion officielle de l'Etat. Loin de se désintéresser pour autant du rôle des religions sur son territoire, le gouvernement se pose en garant de " l'harmonie religieuse " et développe dans ce cadre une active gestion de la diversité religieuse de ce pays multi-ethnique.

A Singapour, ethnies et religions ne se superposent pas complètement : la majorité des Indiens sont hindous mais ils comptent également des minorités musulmanes et sikhs. On trouve également des Chinois catholiques et protestants.

Selon le dernier recensement, bouddhistes et taoïstes représentent respectivement 33 % et 11 % de la population âgée. La proportion de chrétiens est passée de 15 % en 2000 à 19 % en 2015. Une augmentation continue depuis les années 1980 qui serait en partie lié au recrutement de Chinois parmi les mieux formés dans une variété de groupes surtout évangéliques et pentecôtistes. Les musulmans et les hindous représentent respectivement 14 % et 5 % de la population en 2017.

Chez les Chinois, difficile de parler d'une religion. Bouddhisme, taoïsme, confucianisme et le culte des ancêtres marquent le quotidien. Il est intéressant d'observer les modifications des affiliations religieuses, surtout chez les Chinois. Ils sont de moins en moins à se déclarer bouddhistes ou taoïstes. Une évolution qui s'est faite au profit de la religion chrétienne. En effet, le catholicisme est en plein essor à Singapour. C'est surtout les jeunes adultes, généralement d'origine chinoise, qui choisissent de se convertir au catholicisme et demandent le baptême. On note aussi une augmentation aussi du nombre de personnes se déclarant sans religion.

Chez les Indiens, au contraire, la population d'hindous augmente sensiblement. Les musulmans représentent 22 % de la population indienne. La proportion de chrétiens parmi les Indiens est en légère augmentation. Il n'y a pas de changements importants à observer concernant l'appartenance religieuse des Malais.

A noter également, l'augmentation continue du nombre de chrétiens à Singapour depuis les années 1980. Une augmentation qui serait en partie liée au recrutement d'une élite chinoise anglophone dans une variété de groupes affiliés aux puissantes églises évangéliques américaines.

La communauté juive à Singapour

L'arrivée des premiers juifs, principalement d'Inde, d'Iran et d'Irak, à Singapour remonte à 1830. En 1833, il y avait 20 juifs à Singapour, en 1846, il y avait 6 merchant houses et en 1858, 20 familles juives étaient installées à Singapour. Le premier quartier juif se situait à Boat Quay, il s'est ensuite déplacé vers North Bridge Road, Sophia Road, Dhobu Ghaut, Waterloo Street, Princep Street and Selegie Road. En 1873, la communauté juive a acheté un terrain sur Church Street, appelée aujourd'hui Waterloo Street pour y faire construire une synagogue. Inaugurée le 4 avril 1878, la synagogue Maghaim Aboth (" le bouclier de nos pères ") est la plus ancienne synagogue de Singapour et d'Asie du Sud-Est.

Parmi les membres influents de la communauté juive de Singapour, citons Manasseh Meyer, homme d'affaires britannique qui en 1873 établit un commerce d'import-export et qui investit par la suite dans l'immobilier. Il acheta notamment l'hôtel Adelphi sur Coleman Street ou encore le Seaview Hotel à Katong, donnant son nom à la rue. Au-delà de l'immobilier, il fut également un généreux donateur et établit le Manasseh Meyer Trust pour soutenir différentes écoles de Singapour. Autre membre important, Nissim Adis, originaire d'Inde, qui possédait le terrain sur lequel se trouve aujourd'hui la Cour suprême. Il y fit construire l'hôtel de l'Europe.

En 1919, il y avait 500 familles juives à Singapour et en raison de certaines dissensions concernant les rites religieux, une autre synagogue, appelée Chesed El, fut construite en 1905 par la famille Manessah qui habitait à Oxley Rise. Durant la Seconde Guerre mondiale, les troupes japonaises envahirent Singapour et y firent des massacres. La majorité des juifs prirent la fuite. Les autres furent déportés vers des camps d'internement. Après 1945, l'empire britannique fut de retour à Singapour, mais la communauté juive, quant à elle, ne comptait plus que 150 membres... Dix ans plus tard, cette cité-Etat obtint son indépendance, et son premier chef de gouvernement fut un juif du nom de David Saul Marshall (1908-1995). Aujourd'hui, la communauté juive est estimée à plusieurs milliers de familles.

Préparez votre voyage !

transports
  • Vol pas cher
  • Louer une voiture
  • Réservez un ferry
  • Location de moto
  • Taxi et VTC
hebergement
  • Ecotourisme
  • Réservez un hôtel
  • Location de vacances
  • Votre logement Airbnb
  • Trouvez votre camping
Séjours
  • Voyagez sur mesure
Sur place
  • Activités Funbooker
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité
  • Activités Airbnb
  • Assurance voyage

Adresses Futées de SINGAPOUR CITY

Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un week-end pour 2 personnes en Catalogne !

Profitez d'une parenthèse enchantée pour 2 personnes à Castello d'Empuries en Catalogne avec l'Office de Tourisme de Castello d'Empuries.