Guide de TEL AVIV : Mode de vie

Front de mer.
Front de mer.

Difficile de définir un seul et unique mode vie dans la société israélienne, elle-même en proie aux divergences culturelles et religieuses que nous connaissons tous. Il faut toujours garder à l'esprit trois choses puis accepter les paradoxes : tout d'abord, Israël est un pays très jeune qui souffle tout juste ses 70 ans en 2018. Un pays qui se cherche encore dans un contexte peu favorable. Ensuite, c'est le premier et seul " Etat juif et démocratique " au monde et qui tente donc constamment de se créer une identité. Enfin, cette terre est déchirée entre Israël et les Territoires palestiniens, deux communautés qui n'ont ni le même mode de vie ni les mêmes moyens pour vivre.

Dans ce tableau nébuleux, Tel Aviv a un style de vie en tous points singulier : sa première différence, c'est qu'elle contrecarre ce que nous venons d'énoncer : elle accepte les différences, prône la laïcité et assume effrontément la fougue de ses jeunes années.

Vie sociale

Famille. Tel Aviv est donc l'exception qui confirme la règle en Israël et sa structure familiale diffère de celle du pays. En effet, la famille israélienne typique compte 2,4 enfants. Toutefois, Tel Aviv compte le plus grand nombre de couples sans enfants (32%) et le plus faible pourcentage de couples avec des enfants de moins de 17 ans (39%). La cellule familiale s'exprime, à Tel Aviv comme ailleurs en Israël, beaucoup à travers la religion. Le shabbat, par exemple, est une occasion de se retrouver en famille, toutes les semaines.

Education. L'école, en Israël, est obligatoire de 5 à 16 ans et gratuite jusqu'à 18 ans.

Parallèlement au système éducatif laïque, il existe un système d'écoles religieuses juives. Le pays compte également des établissements arabes et druzes où l'enseignement se fait en arabe (le gouvernement israélien a souvent été accusé de pratiquer une discrimination au niveau des budgets attribués aux écoles arabes par rapport aux écoles juives). Enfin, il existe des établissements privés, gérés par divers organismes religieux ou internationaux.

L'enseignement supérieur est assuré par de nombreuses institutions telles que l'université hébraïque de Jérusalem (1925), l'Institut israélien de technologie de Haïfa (1924), l'université de Haïfa (1963), l'université de Bar-Ilan (1955) à Ramat Gan, l'université de Tel-Aviv (1956), l'université Ben Gourion (1969) à Beersheba et l'institut Weizmann pour les sciences (1934) à Rehovot. Le taux d'alphabétisation est de 96 %.

Service militaire. C'est une part très importante de la société israélienne. Le service dure 3 ans pour les garçons et 2 ans pour les filles. Après la quille, les hommes sont encore rappelés sous les drapeaux pour environ un mois de réserve par an, jusqu'à l'âge de 45 ans.

Le service féminin est parfaitement ancré dans la société israélienne. Certains garçons vous diront peut-être que les filles " ne foutent rien " dans l'armée, mais, pour la plupart, l'injustice est que ces dames font leur service moins longtemps. Et du coup, disent les machos israéliens, volent leurs places à l'université ou leurs emplois, en finissant plus tôt leurs études et en arrivant les premières sur le marché du travail.

En effet, autre particularité israélienne, les études supérieures se font après l'armée. Pas de report : dans un souci d'égalité, tout le monde fait son service au même âge et au même niveau, c'est-à-dire à 18 ans, après l'équivalent du baccalauréat. L'inégalité vient ensuite, et Tsahal y contribue : l'armée est un critère de la sélection universitaire et de l'accès aux bourses d'études. Bref, l'armée joue le rôle des grandes écoles en France : l'élite israélienne fait son service dans les tanks ou les parachutistes, particulièrement valorisés. Ceux qui ne sont pas passés par l'armée se trouvent souvent condamnés au chômage : presque toutes les petites annonces pour un emploi précisent bien la nécessité d'avoir fait son service. Du coup, les Arabes, qui ne peuvent (et ne veulent pas) servir dans l'armée, sont exclus de fait d'une grande partie du marché du travail israélien.

Beaucoup de lieux d'affectation et de résidence deviennent aussi inaccessibles, tout comme des crédits pour des maisons ou des terres, entre les mains de diverses institutions publiques et gouvernementales qui stipulent généralement que les candidats doivent avoir fait leur service.

Cela pose aussi problème pour les Juifs ultra-orthodoxes qui refusent de faire le service militaire. Depuis la création de l'Etat d'Israël, les étudiants des yeshivot ont droit à un sursis jusqu'à la fin de leurs études. Certains étudient toute leur vie. Dans les premiers temps de l'Etat hébreu, quelques centaines de religieux seulement bénéficiaient de ce sursis. Aujourd'hui, ils seraient au moins 20 000, peut-être le double : 60 % des élèves des yeshivot ne portent jamais l'uniforme de Tsahal. Restent les 40 % qui finissent par faire leur service : pour les jeunes religieux, un service spécial d'une durée de 4 ans a été mis en place, où leur emploi du temps se partage entre les études à la yeshiva et l'armée. Car tous les ultra-orthodoxes ne refusent pas l'existence de l'Etat juif et de son armée, certains sont au contraire violemment partisans de la colonisation des Territoires occupés.

De nombreux jeunes arrivent également à passer entre les mailles puisque, en 2011, 2 700 des jeunes garçons ont échappé illégalement à la conscription (soit 50% de plus que l'année précédente). Ce chiffre ne fait qu'augmenter avec les années. Le nombre de jeunes filles dans le même cas s'élèvait à plus de 1000 la même année. Il faut également noter que près de 20 % des jeunes conscrits quittent l'armée au terme de 6 mois de service militaire, la plupart pour des raisons médicales. Les femmes qui refusent de servir se voient généralement exclure facilement ; les femmes mariées ou enceintes en sont le plus souvent dispensées. Mais il n'en va pas de même pour les hommes. L'objection de conscience est très rarement reconnue, et les " refuseniks ", comme on nomme ceux qui refusent de servir, sont passibles de prison.

Mœurs et faits de société

Là encore, Tel Aviv se démarque d'Israël. Car la seconde ville de ce pays, fondé sur la religion juive, est aussi l'une des villes les plus gays du monde. Si à Jérusalem ou dans les campagnes israéliennes, l'homosexualité n'est pas toujours bien vue - le judaïsme interdit l'homosexualité, la société israélienne moderne l'accepte de mieux en mieux, et les droits des couples gays sont de plus en plus reconnus par les tribunaux.

Des progrès politiques. Les hommes politiques semblent aussi s'apercevoir de la force électorale que représentent les gays : en 1988, l'homosexualité est légalisée ; en novembre 2006, la Cour suprême oblige le ministère de l'Intérieur à enregistrer en tant que " couple " les homosexuels qui ont contracté un mariage à l'étranger : ceux-ci peuvent donc bénéficier de droits en matière de propriété et d'héritage ; En février 2008, la justice israélienne reconnaît l'adoption d'enfants par des couples de gays ou de lesbiennes. En 2009, la Knesset accorde le droit au " congé de paternité " pour les couples homosexuels. Enfin, en 2014, Israel ouvre la gestation pour autrui (en vigueur depuis 1996) aux couples de même sexe. Israël est devenu l'un des pays les plus progressistes au monde et le pays le plus tolérant au Proche-Orient en garantissant aux homosexuels des droits civiques et privés. Les homosexuels israéliens peuvent donc aujourd'hui se marier à l'étranger, se pacser, adopter des enfants et servir dans l'armée tout en étant protégés par une législation anti-discrimination.

Manifestations gays en Israël et en Palestine. Tel Aviv est le fer de lance de cette vision progressiste. En raison de l'ouverture d'esprit générale, la communauté gay israélienne s'affiche dans les bars gays et gay friendly, et, chaque année, des milliers de personnes défilent dans les rues de Tel Aviv et de Jérusalem à l'occasion de la Gay Pride. Jérusalem est cependant beaucoup moins tolérante que Tel Aviv, et mieux vaut s'y montrer un peu plus discret. Chaque année, la tenue de la Gay Pride dans la Ville sainte provoque un tollé de la part des autorités religieuses. Dans les Territoires palestiniens, l'homosexualité reste un tabou. Il existe une communauté palestinienne gay " expatriée " à Tel Aviv et à Netanya, où les homosexuels peuvent vivre leur intimité en toute liberté.

Le paradis des chiens

Avec ses 25 000 chiens, soit un ratio de 1 pour 17 habitants, Tel Aviv est considérée comme une des villes les plus accueillantes au monde pour le meilleur ami de l'homme. En vingt ans, la population canine a triplé et les infrastructures dédiées se sont multipliées : magasins spécialisés, vétérinaires, toiletteurs, éducateurs et... promeneurs ! Vous en croiserez forcément durant votre séjour. Des jeunes gens à pied ou à vélo traînant une horde derrière eux. On compte aujourd'hui plus d'une soixantaine de parcs à chiens à Tel Aviv. Ceux-ci sont autorisés dans les bus et dans la plupart des lieux publics. Il sont aussi chouchoutés par les bars et restaurants de la ville qui déposent souvent une écuelle remplie d'eau devant leur porte. Les chiens ont encore leur propre plage, " Hof Haclavim " et, nation start-up oblige, leurs propres applications ! En 2017, la municipalité a lancé la plateforme " Diggi-Dog " qui donne accès à de nombreux services pour les propriétaires de chiens et leur compagnons à quatre pattes. Pas étonnant que la ville soit désormais surnommée " Dog city " !

Religion

La population israélienne est composée à 75 % de juifs, 17 % de musulmans, 2 % de chrétiens et 1,7 % de druzes. Les 4 % restants ne sont pas affiliés à une religion et il existe une toute petite communauté baha'ï.

La religion dans l'Etat. Le problème de la place que doit avoir la religion dans l'Etat d'Israël n'est pas nouveau. Il est posé dès les débuts du sionisme. Jusqu'à la création d'Israël en 1948, trois camps en présence avaient des positions clairement définies. La majorité du mouvement sioniste était laïque et voulait un Etat moderne et séculier, le camp religieux partageait l'aspiration à un Etat moderne, mais voulait que cet Etat fasse une large place à la tradition juive et refusait la séparation entre l'Etat et la religion. Enfin, le camp haredim (qui signifie : " celui qui craint "), ou ultra-religieux, était antisioniste - selon eux, l'Etat juif n'existerait qu'à l'arrivée du Messie. L'Etat d'Israël est né en 1948 sur la base d'un compromis entre ces différentes perceptions de ce que devrait être l'Etat juif. Aujourd'hui encore, les Israéliens affichent des conceptions très différentes de la religion et du rôle qu'elle devrait avoir dans l'Etat.

Différentes pratiques religieuses. Dans la société israélienne, on peut établir des catégories en fonction de la pratique religieuse : les laïcs (non pratiquants, voire athées mais pas forcément anticléricaux), les traditionalistes (pratique religieuse partielle), les orthodoxes (pratique religieuse stricte, mais immersion dans le monde moderne) et les ultra-orthodoxes qui, comme les Juifs orthodoxes, pratiquent strictement la religion mais qui, contrairement à ces derniers, refusent la modernité et affichent une volonté de séparatisme social : vêtements spécifiques, quartiers spécifiques, institutions religieuses spécifiques.

Le cas des Haredim ou ultra-orthodoxes. Jusqu'en 2014, ils bénéficiaient d'un régime particulier qui les autorisait à ne pas faire le service militaire, afin de continuer à étudier dans les écoles talmudiques (yeshiva). Cet accord était dû au fait qu'ils étaient très peu nombreux. Toutefois, aujourd'hui ils comptent 10% de la population. Cette situation privilégiée, critiquée par la majorité des Israéliens, est remise en cause par une loi votée à la Knesset en mars 2014. Depuis 2017, les juifs ultra-orthodoxes prennent part au " fardeau national " également. Cela dit, des quotas sont mis en place et tous ne sont pas enrollés. De grandes manifestations ont secoué Jérusalem, les juifs ultra-orthodoxes accusant l'Etat de " persécution religieuse ".

Du côté arabe. Les Palestiniens et les Arabes israéliens ont, quant à eux, une relative unité religieuse : ils sont à 90 % musulmans, sunnites (plutôt que chiites), c'est-à-dire attachés à la lettre, plutôt qu'à l'interprétation, et au respect de la Charia (la loi). Sur les quatre rites sunnites, deux (chaféite et hanéfite) sont représentés en Palestine.

Le Livre

La Bible hébraïque, ou Ancien Testament des chrétiens, compte une quarantaine de livres distincts. Les cinq plus importants forment la Torah, ou Pentateuque, qui contient la Genèse (de la création du monde au voyage de Joseph en Egypte) et les quatre livres (l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome) relatant l'Alliance passée entre Moïse et Yahvé et l'ensemble des lois reçues par Moïse, dont les Dix Commandements. Viennent ensuite les livres historiques, qui relatent les guerres de conquête des Israélites en Terre promise (Josué), les douze tribus (Livre des Juges), la guerre contre les Philistins (Samuel), les règnes de David et de Salomon (Livres des Rois), l'exil à Babylone et, enfin, la révolte des Maccabées. Les livres poétiques et sapientiaux regroupent des textes parmi les plus beaux de la littérature biblique, notamment le Livre de Job, les Psaumes, les Proverbes et le Cantique des cantiques. Enfin, les dix-huit livres prophétiques transmettent les paroles des prophètes dits " postérieurs " par opposition aux prophètes " antérieurs " (Josué, Samuel), c'est-à-dire Isaïe, Jérémie, Daniel, Jonas, etc.

Après la naissance du christianisme, les Juifs ont adjoint à la Bible le Talmud, qui regroupe la Mishna, la " loi orale " (par opposition à la " loi écrite " qui est la Torah), et la Gemara, un ensemble de prescriptions et de commentaires rabbiniques.

Les chrétiens ajoutent à l'Ancien Testament le Nouveau Testament : les quatre évangiles (Matthieu, Marc, Luc et Jean) relatant la vie du Christ, les Actes des Apôtres, les épîtres des premiers propagateurs de la foi chrétienne (Paul, Jacques, Pierre, Jean, Jude) et l'Apocalypse de Jean.

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