En 1859, Faidherbe (encore lui) décide de transformer le marais de Kassak afin d'alimenter Saint-Louis en eau. 17 km de conduites seront construites à cette fin, et la machine de pompage sera finalement opérationnelle en 1885. Une deuxième machine fut construite un peu plus tard, afin de refouler l'eau du marais, et l'usine fonctionna pendant des dizaines d'années avant d'être finalement désaffectée en 1952. Aujourd'hui, il n'en reste que des ruines... mais quelles ruines ! Ceux qui sont un peu sensibles à l'art industriel doivent vraiment faire le détour par ce complexe abritant les plus anciennes machines à vapeur d'Afrique noire et dont tous les éléments en acier sont encore quasiment en état de marche. Les grandes cheminées sont en parfait état, les roues en fonte ne demandent qu'à être réveillées. Il y a deux bâtiments principaux. Le premier en arrivant par la piste est sans danger. Il n'y a plus de toit, ça sent un peu le crottin de chèvre, mais on fait le tour des machines sans problème. On n'en dira pas autant du second, pourtant extraordinaire avec son escalier métallique en colimaçon desservant l'accès aux machines en sous-sol, en raison des petits nids d'abeilles qui ont envahi la bâtisse. Alors prudence ! On y entre par l'arrière, mais il est néanmoins possible d'en avoir un très bon aperçu par les ouvertures dans le mur. Lors de notre passage, une partie des installations avaient été nettoyées pour les besoins du tournage d'un téléfilm pour une chaîne privée française, redonnant ainsi au lieu une nouvelle jeunesse. Pour s'y rendre, on prend la route qui mène au parc national du Djoudj. On passe le village de Ndiawdoune, et la piste pour Makhana sera fléchée à l'arrivée de Mbarigot, après la route du barrage.

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13.95 €
2019-09-18
456 pages
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