Les oeuvres réunies, au musée Paul Valéry de Sète pour cette expostion proviennent de musées français et étrangers, de collections particulières internationales pour beaucoup rarement exposées. Elles témoignent de l'extrême diversité des paysages d'eau auxquels Marquet s'est intéressé : un quai, une jetée, les eaux calmes d'un port voisinant avec l'activité débordante d'autres ports encombrés, foisonnants de mâts, de bateaux, de grues, de lignes verticales, obliques, horizontales. Plus rarement, mais avec toutefois une certaine régularité, il s'intéresse également aux " intérieurs " des terres ; ce sont alors une rue, une arche ouvrant sur une ruelle, un bâtiment, un paysage d'arbres, un bouquet sur une fenêtre, un ou des personnages dans un intérieur... En illustrant la production de l'artiste dans son entierté, l'exposition propose un regard d'ensemble sur les liens étroits qui ont uni Marquet à la Méditerranée. Une Méditerranée vers laquelle il revenait sans cesse, trouvant en elle cet élément essentiel qui a présidé à la majorité de son oeuvre : l'eau. Et au-delà de l'eau, les paysages qui la bordent, les fenêtres derrière lesquelles il s'installait pour les peindre, les voyages qui le menaient d'une rive à une autre. Pendant plus de quarante ans, la Méditerranée va être, avec Paris où il vit, une de ses sources principales d'inspiration. Il va développer autour d'elle une oeuvre d'une grande homogénéité, d'une grande puissance évocatrice, de laquelle les " périodes " que l'on distingue habituellement dans la production d'un artiste sont étrangement absentes - une oeuvre qui fait de lui un immense paysagiste et peut-être le plus émouvant de son époque.

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