Le sud-africain Guy Tillim (né en 1962) s'est attaché, avec cette nouvelle série "Museum of the Revolution" présentée à la Fondation Cartier-Bresson, à observer les effets de la décolonisation dans les grandes capitales africaines. De longues déambulations l'ont conduit ces dernières années de Johannesbourg à Durban, Maputo, Beira, Harare, Nairobi, Kampala, Addis-Abeba, Luanda, Libreville, Accra, Abidjan, Dakar et Dar es Salaam. Les avenues, nommées et renommées, agissent en témoins silencieux des flux et reflux des changements politiques, économiques et sociaux. Elles sont devenues " le musée " des deux révolutions majeures qui ont vu le jour dans ces pays lors des dernières décennies : des régimes coloniaux aux régimes postcoloniaux, avec des emprunts aux pratiques socialistes, puis du nationalisme africain aux États capitalistes.

Guy Tillim a reçu de nombreux prix au cours des 15 dernières années. Il a été le lauréat des résidences photographiques du musée du quai Branly en 2015. Son travail a fait l'objet de plusieurs expositions personnelles comme au Centre photographique d'Ile-de-France, à la Fondation Serralves à Porto ou au musée Peabody à Harvard. Il a aussi participé à des expositions collectives, notamment Africa Remix, l'art contemporain d'un continent, au Centre Pompidou en 2005, à la Biennale de São Paulo en 2006 et à la documenta 12 à Kassel en 2007. 

Plus de renseignements