Au cours du XIXe siècle, les oeuvres des malades mentaux retiennent l'attention des psychiatres, qui engagent leurs patients à créer dans le cadre "d'art-thérapie". Premiers collectionneurs, premiers " critiques ", leur souci de diagnostic et d'étude fait place à la conscience d'être face à un art véritable. Refusant l'imagerie de la folie et la mise en spectacle des troubles mentaux, l'exposition entend ne montrer que l'oeuvre des malades et leur rendre hommage, en tant qu'artistes, comme elle rend aussi hommage aux psychiatres. 

Via quatre collections majeures constituées par des psychiatres, l'exposition à la Maison de Victor Hugo met en lumière près de 200 oeuvres, parmi les plus anciennes de l'art brut et souvent inédites en France. Clandestines, fragiles, faites sur les murs de l'asile ou sur des matériaux de hasard récupérés en cachette, dessins ou peintures, broderies ou objets, chacune de ces oeuvres ouvre les portes d'un univers singulier, aux racines de l'art brut.

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