Quand le Festival de l'Imaginaire fut lancé en 1997, on en retint surtout l'exotisme des créations d'ailleurs qu'il mettait en scène. Aujourd'hui, la donne a changé certainement car nous nous sommes davantage accoutumés à ces formes d'expression mais aussi parce que le respect identitaire est au centre de tous les débats. Un débat que mène depuis toujours ce festival au travers de la musique, la danse, le théâtre et les performances rituelles qui dévoilent les expressions culturelles dans le monde. Trois temps forts prévus pour cette manifestation qui commence le 2 octobre et se termine le 16 décembre. Tout d'abord les étonnantes représentations des marionnettes de l'île de Sado que l'on nomme au Japon les Bunya Ninyo. Egalement la carte blanche donnée à Waed Bouhassoun qui a prévu des chants des églises d'Orient à l'Eglise Saint-Roch ainsi que les chants des Djebels syriens à l'Institut du Monde Arabe. Et enfin, la création indonésienne du chorégraphe Eko Supriyanto, programmée au Musée du Quai Branly. Inutile de vous donner des noms pour la plupart inconnus mais sachez que vous pourrez assister à un spectacle de contes égyptiens inspiré des Mille et une nuits, à des spectacles inédits des Wagogo de Tanzanie, à un concert de musique sufiana kalam du Cachemire ou encore à une nuit de kutiyattam, un genre de drame issu du Kerala. Autant d'occasion et autant de lieux pour faire danser nos imaginaires sur des rythmes inconnus.

Tarifs : de 12,8 à 66€

Festival de l'imaginaire, Paris, du 2 octobre au 16 décembre

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