Le guide touristique BALÉARES / IBIZA-MINORQUE-MAJORQUE-FORMENTERA du Petit Futé : Mode de vie

Mode de vie

Vie socialeHaut de page

Famille. Comme dans l'Espagne en général, la famille est une notion très importante aux Baléares. La solidarité et l'entraide sont de rigueur au sein d'un même clan. Les enfants sont les rois mais les plus âgés, souvent très respectés, leur inculquent certaines valeurs les empêchant de tomber dans l'égoïsme. La structure familiale est encore traditionnelle. Il n'est pas rare de voir cohabiter trois générations sous le même toit. Les jeunes, même lorsqu'ils travaillent, restent chez leurs parents jusqu'au mariage (et on se marie plus tard). Dans les villages, le cercle familial est encore plus étendu, la structure familiale y est encore traditionnelle. Nombreuses sont les entreprises familiales où chacun a sa place, que ce soit dans les sociétés de service ou les restaurants.

Prénoms. Aux Baléares, tout comme sur le continent espagnol, la religion a encore une grande influence sur le prénom. Beaucoup de Maria, Jesús, Josep..., mais qui laissent de plus en plus place à des prénoms anglophones apportés par le tourisme. On donne habituellement le prénom du père ou de la mère à l'aîné de la famille, ou alors celui des grands-parents.

Habitat. Le logement typique s'appelle une finca. Des murs très épais évitent une trop grosse chaleur en été et permettent de faire face au froid de l'hiver. La finca est traditionnellement organisée autour de la pièce principale, accueillant une cheminée qui, dans l'ancien temps, servait également de four et était placé juste à côté de l'évier. Le toit reste plat, ce qui permet la construction de nouvelles chambres en cas de naissances. Installées majoritairement en campagne, les propriétaires les plus audacieux les transforment petit à petit en hôtel d'agrotourisme.

Isidor Macabich i Llobet

Né en 1883, cet intellectuel, grand connaisseur des coutumes et modes de vie de son île natale, est l'auteur d'une Histoire d'Ibiza (1966) en quatre volumes et d'un essai historique, Corsaires ibiziens des XVIIIe et XIXe siècles (1969). Très apprécié de tous, Monseigneur Macabich s'est éteint à Barcelone en 1973. Il affirmait qu'à Ibiza les classes sociales n'existent pas et que les Ibiziens sont fils de marins, de pagès (paysans) ou de putains.

Mœurs et faits de sociétéHaut de page

Place de la femme. En même temps que la grande révolution politique et culturelle de l'après-dictature, la situation des femmes a beaucoup évolué. Avant la chute du franquisme, elles étaient plutôt assignées aux trois " C " : la cuisine, les chiquillos (les gosses) et le curé. Aujourd'hui, la plupart d'entre elles vivent relativement tard chez leurs parents, font bien plus d'études que leur mère et se marient donc plus tard (l'âge moyen du premier mariage est passé de 24 à 30 ans en une génération). Leur taux d'activité progresse en moyenne d'un point par an, même si l'écart salarial entre hommes et femmes demeure très important. Le taux moyen de fécondité est de 1,37 enfant par femme et l'âge moyen pour le premier enfant est de 31 ans. Ces chiffres se retrouvent de nouveau menacés en 2014 par le projet de loi sur l'avortement, interdisant l'IVG aux femmes (sauf dans deux cas de figure très spécifiques...). Déclenchant une forte opposition au niveau national, international et même au sein du PP, le projet de loi est retiré en septembre 2014. Les moyens de garde et la politique d'aide à la famille, quant à eux, demeurent quasi absents, la présence des femmes est beaucoup plus rare dans les postes les plus élevés.

Homosexualité. La communauté gay est très présente à Ibiza, paradis de la fête et de l'extravagance. Au contraire, au fin fond des terres de Majorque et de Minorque, les mentalités sont souvent plus fermées. Ibiza demeure ainsi le véritable eldorado de la communauté gay venue de toute l'Europe.

ReligionHaut de page
Cathédrale de Nuestra Señora de las Nieves.
Cathédrale de Nuestra Señora de las Nieves.

Religion. La plupart des Espagnols sont catholiques, au moins de tradition si ce n'est de confession, et les Baléares comptent un très grand nombre de pratiquants. Mais les moeurs ont commencé à changer et les bancs des églises sont de plus en plus vides. Ayez une tenue correcte pour la visite (les femmes devront avoir les épaules couvertes, comme en Italie) et évitez les heures de culte. D'autres religions, comme l'islam ou le protestantisme, sont minoritaires, mais ont leurs propres lieux de culte dans les îles, car bon nombre d'étrangers de tous pays et de toutes religions y résident.

Superstitions. Les habitants des Baléares peuvent être considérés comme superstitieux. De nombreuses croyances sont ancrées dans la mémoire collective, en particulier à Ibiza. On dit, entre autres, qu'à Atlantis il y aurait eu plusieurs morts et des disparitions inexpliquées. On raconte le mystère des talayots à Majorque et à Minorque, ou bien encore le pouvoir étrange qui habite les chèvres vivant sur l'îlot d'Es Vedrà, vierge de toute présence humaine...

Ailleurs sur le web

Liens utiles Baléares

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté