Le guide touristique BALÉARES / IBIZA-MINORQUE-MAJORQUE-FORMENTERA du Petit Futé : Politique et économie

Politique et économie

PolitiqueHaut de page
Structure étatiqueHaut de page

Sur le plan politique, l'Espagne est une monarchie constitutionnelle. Felipe VI est le nouveau roi d'Espagne depuis le 19 juin 2014, suite à l'abdication de son père le 2 juin 2014. Juan Carlos Ier espère que, de cette façon, son fils et successeur représentera le renouveau et pourra sauver la monarchie qui est en chute libre dans les derniers sondages.

Les îles Baléares sont l'une des 17 communautés autonomes d'Espagne. Elles ont un statut d'autonomie approuvé en 1983 par les Cortes (Parlement espagnol) et présentent une organisation institutionnelle composée par le Parlement, el Govern, la présidence de la CCA et les conseils insulaires : Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera. Les conseils insulaires sont formés par des parlementaires de chaque île qui choisissent le président. D'après la loi électorale approuvée lors de la première législature, Majorque détient 33 députés, Minorque 13, Ibiza 12 et Formentera 1. Le président du gouvernement des îles Baléares est choisi par le Parlement des îles Baléares, et le catalan est défini comme la langue propre et officielle, au même titre que le castillan. Les compétences de la Communauté autonome incluent les travaux publics, les transports, l'assistance sociale, la culture, le sport et le développement du tourisme.

Les principaux partis politiques actuels sont le Parti populaire (parti de droite), le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), les coalitions de gauche (ER), ainsi que les Verts et d'autres partis régionalistes, tels que Més per Menorca/Mallorca (Plus pour Majorque/Minorque).

Enjeux actuelsHaut de page

Depuis les dernières élections en date, le 24 mai 2015, le Parti populaire a perdu la majorité absolue qu'il avait depuis 2011. C'est actuellement le PSOE qui gouverne, après une coalition regroupant les partis Més pour Majorque et Més pour Minorque, ainsi que des alliances regroupant des partis de gauche et les Verts. Depuis 1999, c'est l'alternance politique qui est à l'ordre du jour ; en effet, aucun gouvernement ne reste au pouvoir plus d'une législature.

ÉconomieHaut de page
Principales ressourcesHaut de page

Les îles Baléares, avant la phase d'ouverture de 1963 décidée par le général Franco, ont une économie typiquement méditerranéenne, tirant leur richesse, toute relative, du travail de la terre. Le sol fertile et le climat très doux en font, jusqu'à aujourd'hui, un pays producteur de fruits et de vin. L'agriculture représente alors le premier secteur d'activité des îles, encore très présente aujourd'hui dans les campagnes. L'agriculture intensive a entraîné de profondes modifications du paysage îlien. La mise en valeur de nouvelles terres a fait reculer le couvert végétal et les forêts primitives des îles. A Majorque et à Ibiza, on a su conserver d'importants vestiges de cette forêt qui couvre encore actuellement une bonne part des reliefs.

L'agriculture insulaire est tournée vers les cultures fruitières. Amande, caroube et citron sont toujours intensément cultivés. L'olivier a fait pendant de nombreux siècles la richesse de l'île, produit phare de l'agriculture. Il a été remplacé au cours du XXe siècle par l'oranger, qui continue d'être intensément cultivé à Majorque (et en particulier à Sòller). Depuis, l'agriculture insulaire s'est également beaucoup diversifiée. Des fruits traditionnellement ignorés des producteurs ont trouvé une place de choix dans l'économie locale, comme l'abricot.

La pêche continue d'occuper quelques familles à Majorque comme à Ibiza où l'on est pêcheur de père en fils. Les flottilles de petits bateaux qui faisaient le charme de nombreux ports majorquins ont été remplacées par des chalutiers, productivité oblige.

Les salines, quant à elles, sont vouées à disparaître. Naguère, elles représentaient la principale activité des îles comme Ibiza et Formentera. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, elles ont quasiment disparu.

De même si les céréales, les fruits, les légumes, les tubercules et les agrumes sont encore des productions importantes, l'agriculture est néanmoins en régression constante, et ce depuis 1950.

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Magaluf, une station balnéaire branchée.
Magaluf, une station balnéaire branchée.

Avec l'ouverture du pays vers l'extérieur, au début des années 1960, l'agriculture a perdu son statut de leader de l'économie insulaire. La faute en revient au tourisme, qui est devenu la principale source de richesse de l'archipel. Ce tourisme concerne essentiellement les visiteurs étrangers, mais aussi les Espagnols continentaux. L'afflux a donc commencé dans les années 1960. Le pays était bon marché alors, comme aiment à le rappeler les fidèles des Baléares. Question prix, tout a changé aujourd'hui. Mais chaque année, des millions d'amoureux continuent de filer sur les traces de Frédéric Chopin et de George Sand afin de passer quelques jours de bonheur sur les rivages de la mare nostrum.

A l'heure actuelle, l'économie des Baléares est devenue dépendante de ce flot de touristes : près de 10 millions de touristes étrangers visitent chaque année les Baléares, dont 3,5 millions d'Allemands et 2 millions de Britanniques. Les Français arrivent en 3e position avec un total de 350 000 visiteurs.

En 2012, les touristes ont dépensé plus de 11 milliards d'euros aux Baléares. Malgré une mauvaise période en 2009 due à la baisse de la livre par rapport à l'euro (entraînant une baisse de 1 million de visiteurs en seulement un an), les Baléares se sont vite redressées, profitant des événements du " Printemps arabe ", qui ont permis de capter de nouveaux visiteurs. Pour la seule année 2014, les Baléares ont accueilli plus de 13,5 millions de touristes soit plus de 4 % de plus qu'en 2013, avec une forte augmentation de touristes hollandais mais aussi espagnols. Avec la nouvelle taxe touristique entrée en vigueur au début de l'été 2016, le gouvernement des Baléares compte récupérer 60 millions d'euros par an, qui seront réinvestis dans la protection du patrimoine et de la nature de l'archipel.

Enjeux actuelsHaut de page

L'emploi aux Baléares étant très saisonnier, en hiver la situation se dégrade, surtout dans les petites îles car, comme dans tous les endroits touristiques, les Baléares se distinguent par un rythme de travail calqué sur l'arrivée des touristes, surtout à Ibiza et Formentera. Majorque et Minorque se démarquent par une activité industrielle et agricole plus importante. Pourtant, la crise du secteur de la construction, le recul des activités agricoles et la diminution du pouvoir d'achat ont passé facture aux Baléares. Concernant le marché du travail, après avoir traversé une période difficile comme le reste de l'Espagne et une bonne partie de l'Europe, les chiffres du chômage sont plutôt encourageants avec une légère baisse entre le troisième trimestre 2014 et le troisième trimestre 2015, époque à laquelle son taux s'élevait à 13,88 %. Ces chiffres sont à considérer avec parcimonie, les emplois étant beaucoup plus nombreux en saison.

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