Guide de Chine du Sud-Ouest : Survol de la Chine du Sud

Géographie

Les huit provinces du Fujian, du Jiangxi, du Hunan, du Guangdong, du Guangxi, du Guizhou, du Yunnan et de Hainan, sans oublier les deux régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao, représentent une superficie totale de 1 520 000 km² pour une population globale de près de 400 millions d'habitants. Des côtes du Fujian jusqu'aux confins tibétains du Yunnan, vous pourrez découvrir une collection de paysages uniques.

Fujian

La province du Fujian est une région principalement montagneuse. A l'est la mer, et à l'ouest les montagnes. Au nord-ouest, la réserve de Wuyishan est la zone du Fujian la plus élevée, avec le pic de Huanggang se dressant à 2 158 m au-dessus du niveau de la mer. La province compte également de nombreuses rivières : Minjiang, Jinjiang et Jiulong Jiang, prenant leur source dans ces reliefs escarpés avant de se jeter dans le détroit de Formose. Le Fujian surprend par la beauté de ses montagnes. La chaîne de montagnes de Wuyishan, à la frontière avec la province du Jiangxi, en est le joyau. La réserve, classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1999, s'étend sur près de 60 km². Wuyishan est très connue pour ses immenses forêts et sa riche végétation, et notamment ses plants de thé. N'hésitez pas à goûter le thé du Fujian : ses multiples variétés sont de véritables délices. La province compte près de 3 324 km de côtes. Située face à Taïwan (à 180 km), le Fujian regorge de baies magnifiques et d'environ 1 400 îles, dont la célèbre Gulangyu, mais aussi les plus petites îles de Nanri ou de Major. Longtemps connu et apprécié des Chinois, le patrimoine naturel de cette région attire aujourd'hui un nombre croissant de touristes étrangers. Les amoureux de la nature seront ravis.

Jiangxi

Les montagnes enserrent la province du Jiangxi sur trois côtés, et seule la partie nord de la province est plus aplanie. Le point culminant de la province est le mont Huanggang (2 157 m), qu'elle partage avec la province du Fujian, dans les Wuyishan. Comme le Fujian, le Jiangxi regorge de paysages montagneux enchanteurs, à l'image des régions de Lushan ou de Wulingyuan. Peu étonnant que de nombreux poètes, peintres et autres lettrés soient venus ici chercher l'inspiration depuis les temps antiques. Du nord au sud, la province est traversée par le fleuve Gan, l'un des affluents majeurs du Yangtze, qu'il rejoint à la frontière septentrionale du Jiangxi. Autre particularité géographique : des lacs nombreux, superbes, autrefois cristallins mais aujourd'hui tous menacés par la pollution infernale que connaît la Chine. Le plus connu d'entre tous, qui se déverse lui aussi dans le Yangtze, reste le lac Poyang, le plus grand lac d'eau douce de Chine.

Hunan

La province du Hunan, littéralement "au sud du lac", tient son nom du lac Dongting qui marque la séparation entre le Hubei de Wuhan au nord, et le Hunan de Changsha au sud. Comme le Jiangxi, un fleuve la traverse de part en part : le Xiang, long de 856 km et l'un des principaux affluents de l'impérieux Yangtze. Les formations karstiques qui s'étendent tout au long de la Chine du Sud trouvent ici des exemples particulièrement frappants, à l'image des environs de Fenghuang, et les montagnes ne recouvrent pas moins de 80 % de la superficie de la province. C'est là, au milieu des pics et des collines, que les minorités ethniques des Miao, des Tujia et des Dong ont établis leurs villages, loin de l'emprise des capitales impériales.

Guangdong

La province du Guangdong est située à l'extrême sud du pays et dispose de 4 300 km de côtes. La rivière des Perles, la troisième rivière la plus longue de Chine avec 2 200 km, récupère les eaux de trois affluents majeurs (Beijiang, Xijiang et Dongjiang) et traverse toute la province du nord au sud. Le delta de la rivière des Perles est aujourd'hui très menacé par la pollution. On peut aussi découvrir des volcans inactifs sur la péninsule méridionale de Leizhou. Quant aux montagnes du nord du Guangdong, elles sont relativement peu peuplées, mais dotées de paysages magnifiques. Voisin du Fujian, du Jiangxi, du Hunan et du Guangxi et situé sur la côte, le Guangdong bénéficie d'une position géographique stratégique qui l'ouvre sur le monde. La province possède 32 % de régions montagneuses, 29 % de régions accidentées, 17 % de terres cultivables en terrasse, 24 % de plaines, et 3,5 millions d'hectares de terres cultivables. Elle est aujourd'hui l'une des provinces les plus riches de Chine, une sorte d'Eldorado chinois.

Guangxi

La province du Guangxi est une région superbe, au relief karstique très irrégulier qu'irriguent de nombreux cours d'eau, dont la fameuse rivière Li. La ville de Guilin est connue à travers le monde pour ses paysages en pain de sucre, célébrés et immortalisés à jamais par de nombreux peintres et poètes. Au nord du Guangxi, les impressionnantes rizières en terrasse de Longsheng attirent un nombre croissant de touristes. Nanning, capitale de la province, est un passage obligé pour rejoindre les plages de Beihai, les fresques de Huashan ou plus au sud, le Viêt-Nam. Entourée de montagnes (dont le mont Mao'er, point culminant à 2 142 m d'altitude) et de forêts (23 % de la superficie de la province), le Guangxi a très longtemps souffert de son isolement. Aujourd'hui désenclavé, la beauté de ses paysages fait l'unanimité et le flot continu de voyageurs séduits par l'appel de Guilin et Yangshuo n'est pas près de s'interrompre.

Guizhou

La province du Guizhou, une des plus pauvres du pays, possède une palette très riche de paysages. Vous y découvrirez des cultures en terrasse, des régions montagneuses, de vastes plateaux verdoyants et de superbes grottes calcaires. Les plus connues sont les grottes de Longgong (près d'Anshun) qui traversent au total 20 collines. Les chutes de Huangguoshu sont d'immenses chutes de près de 75 m de hauteur, parmi les plus hautes du monde. Perdue dans les collines et les montagnes (qui représentent 97 % de son territoire), cette province attire les amoureux de paysages karstiques. Très longtemps prisonnier de sa géographie, le Guizhou était peu praticable. La région est longtemps restée enclavée, mais à l'image de ses provinces voisines du Yunnan et du Guangxi, les infrastructures s'améliorent chaque jour. En s'appuyant sur de longues recherches archéologiques effectuées sur les plateaux du Guizhou et du Yunnan, les spécialistes chinois peuvent affirmer que cette zone aurait été, il y a des millions d'années, le pays natal des pandas géants. De nombreux crânes et ossements ont été retrouvés dans le Guizhou. L'évolution du climat aurait poussé les animaux à se déplacer vers la province du Sichuan, où il ne resterait plus que 1 600 spécimens.

Yunnan

Signifiant littéralement " le sud des nuages ", la province du Yunnan se situe à l'extrême sud-ouest de la Chine, à la frontière avec le Viêt-Nam, le Laos, le Myanmar. Son extrémité nord-ouest appartient au Tibet historique. Le Yunnan possède également des paysages d'une extrême diversité. Des plateaux du Tibet jusqu'aux forêts tropicales du Xishuangbanna, la province surprend par la richesse de sa topographie. Le Nord se caractérise par des régions montagneuses, alors qu'au Centre on admire les vestiges calcaires de Shilin. Une fois bien équipés, les amateurs de trekking pourront se rendre dans la gorge du Saut du Tigre, l'une des gorges les plus profondes au monde. Quant aux amoureux des rizières, ils pourront s'extasier devant les plus belles cultures en terrasses de Chine, près de Yuanyang. Plus au sud, à la frontière du Myanmar et du Laos s'étirent les forêts millénaires du Xishuangbanna, peuplées d'espèces animales et végétales rares et menacées. Quatre fleuves importants traversent la région : le Mékong (Lancang Jiang), la Salouen (Nu Jiang), le Yangtse (Jinsha Jiang) et le fleuve Rouge (Hong Jiang). Vous l'aurez compris, le Yunnan est une province particulièrement riche. Les paysages magnifiques et les possibilités d'excursions laisseront sans doute des souvenirs indélébiles dans vos mémoires. Nous vous conseillons de lui accorder une place importante dans votre découverte du sud de la Chine.

Hainan

L'île de Hainan, séparée de la péninsule de Leizhou par le détroit de Qiongzhou, est officiellement la plus grande île de Chine. Officieusement, la Chine considère toujours Taïwan comme son île la plus grande. Longtemps rattachée administrativement à la province du Guangdong, elle n'est province à part entière que depuis 1988, date à laquelle elle acquit même le statut de zone économique spéciale afin de favoriser son développement. Le point culminant de Hainan est le mont Wuzhi (1 840 m), le centre et sud-ouest de l'île concentrant la plupart des reliefs. En termes de climat, la partie orientale de l'île fait face à la mousson, ce qui explique qu'elle soit moins développée que la côte ouest. Ses paysages en sont donc plus sauvages, et d'une certaine manière plus intéressants que la riviera bétonnée aux abords de Sanya.

Hong Kong

Situé à la pointe sud-est de la Chine, à proximité de Canton, Hong Kong occupe une superficie de 1 095 km², dont 80 km² pour l'île de Hong Kong proprement dite, 12 km² pour la péninsule de Kowloon, 794 km² pour les Nouveaux Territoires et 174 km² pour les îles environnantes.

Hong Kong Island est une île montagneuse s'ouvrant au nord sur le port de Victoria Harbour. Les gratte-ciel de verre et d'acier du centre d'affaires sont concentrés au nord de l'île sur une fine bande de terre.

Kowloon, au bout des Nouveaux Territoires, n'est séparée de Hong Kong Island que de quelques encablures. Les Nouveaux Territoires s'étirent de Boundary Street, au nord de Kowloon, jusqu'aux postes-frontière de Shenzhen. Les îles environnantes comprennent 234 îles, dont Lantau qui est deux fois plus grande que Hong-Kong Island, et même des îles désertes pas plus grandes qu'un caillou dans la mer.

Le nom de Hong Kong vient de deux caractères chinois, heung et gong, qui se traduisent par " port aux parfums " (lié aux exportations d'encens). A l'origine, le nom désignait uniquement une petite localité proche d'Aberdeen, autrefois le principal port de pêche de Hong-Kong avant la colonisation. Quant à la péninsule de Kowloon, gow long signifie " les neuf dragons ". On pense que l'empereur Ping de la dynastie Song fut à l'origine de ce nom, à l'époque où la cour impériale, menacée par les troupes mongoles, dut s'enfuir à Hong Kong. Ayant dénombré huit montagnes sur la péninsule, l'empereur aurait décidé d'appeler cette péninsule " les Huit Dragons " (autrefois, les Chinois croyaient que chaque montagne était habitée par un dragon). Un courtisan pertinent fit remarquer que, puisque l'empereur était également un dragon suprême, l'endroit devrait s'appeler les " Neuf Dragons ". Le nom est resté depuis.

Depuis le 1er juillet 1997, Hong Kong est redevenu un territoire sous souveraineté chinoise, après avoir été une colonie britannique pendant plus de 156 ans. Le port franc de Hong Kong, réparti entre Hong Kong Island, la péninsule de Kowloon et sur une partie de la rivière des Perles en aval, est l'un de ceux où transitent le plus de conteneurs au monde avec plus de 180 millions de tonnes de fret par an. Une grande partie du commerce de la Chine avec les pays occidentaux transite par Hong Kong.

Macao

Coincé entre les frontières de la Chine et les eaux brunâtres de l'estuaire de la rivière des Perles (Zhu Jiang) et de la rivière de l'Ouest (Xi Jiang), le territoire de Macao (ou Aomen) couvre une superficie d'une vingtaine de kilomètres carrés, soit 5 000 fois moins que celle du Portugal, son ancienne métropole jusqu'en 1999 ! Composé d'une péninsule et de deux îles, Coloane et Taipa, reliées à la ville par deux ponts, ce territoire lilliputien a pourtant, avec ses 540 000 habitants (95 % de Chinois, 5 % de Portugais), une des plus fortes densités de population au monde. Elle est quatre fois supérieure à celle de Hong Kong, alors qu'elle s'inscrit dans un territoire 63 fois plus petit. Si l'on arrive en ferry, en s'approchant du terminal, on aperçoit déjà les courbes gracieuses des deux ponts qui relient Macao aux îles de Taipa et de Coloane. On repère aussi immédiatement les buildings au design élaboré des récents casinos. On en compte plus d'une trentaine aujourd'hui, et ce sont eux qui drainent le plus grand nombre de touristes, notamment hong-kongais et chinois du continent. Immédiatement au nord de la ville, la péninsule est étranglée par un isthme étroit marqué par un imposant portail, la Portas do Cerco, qui indique la frontière avec la province chinoise du Guangdong.

Climat

En Chine du Sud, à l'exception des sommets montagneux, il n'y a pas trop de différence entre les températures d'hiver et d'été mais attention, le climat est très humide. L'extrême sud, subtropical, est soumis au régime des moussons avec des hivers doux et des pluies abondantes en été. En général, le printemps et l'automne sont les meilleures périodes pour voyager dans ces régions.

Le Fujian bénéficie d'un climat subtropical avec des hivers doux. En janvier, le mercure ne descend guère en dessous de 10 °C. L'été est très chaud et humide. Il n'est pas rare que des typhons s'abattent sur la province. La mousson s'installe de juin à août.

Les provinces du Jiangxi et du Hunan, comme le Fujian, jouissent d'un climat subtropical, aux hivers doux mais aux précipitations importantes.

La province du Guangdong bénéficie, comme le Fujian, d'un climat subtropical avec des hivers doux et courts et des étés longs, chauds et humides. Aux mois de juillet et août, les températures peuvent frôler les 40 °C et l'humidité devient très vite insupportable. On vous déconseille donc d'y aller à cette période. La température moyenne annuelle est de 22 °C.

La région du Guangxi jouit d'un climat subtropical sujet aux moussons. Le climat y est doux avec des températures moyennes qui se situent entre 17 °C et 21 °C. Situé sur le plateau du Yunnan, le nord du Guangxi bénéficie d'un climat plus tempéré. Attention aux fortes précipitations pendant la saison des pluies (surtout entre les mois de juin et août). Les mois de septembre et octobre sont les meilleurs moments pour aller visiter le Guangxi.

La province du Guizhou possède un climat dit tempéré. La température annuelle se situe autour de 15 °C. Les hivers sont doux et les étés pas trop chauds. Le sud de la province jouit d'un climat plus tropical avec des températures plus élevées. Le climat est assez pluvieux en général ce qui repousse d'ailleurs de nombreux touristes.

La province du Yunnan jouit de climats très variés. Sa diversité géographique et son relief contrasté font que le même jour, il peut neiger au nord et faire plus de 20 °C au sud. La saison des pluies entre mai et octobre s'abat sur toute la province, avec des régions plus ou moins exposées tout de même. Le sud du Yunnan possède un climat tropical humide, le centre de la province, quant à lui, jouit d'un climat plus tempéré. La région du nord-ouest bénéficie d'un climat montagneux avec des hivers froids. Kunming, également appellée la ville de " l'Eternel Printemps ", a la particularité d'avoir un climat doux sans gelée. Pour cette raison, on y cultive beaucoup de fleurs. Si vous voyagez en été, vous souffrirez certainement de la chaleur dans certaines régions ; prévoyez donc des vêtements en coton et surtout buvez beaucoup. Le climat humide a tendance à fatiguer les voyageurs, n'hésitez pas à vous reposer et à prendre votre temps pour profiter de chaque visite !

La province de Hainan bénéficie d'un climat tropical et subit annuellement la mousson. L'amplitude thermique moyenne au long de l'année ne dépasse pas 15 °C, avec des hivers très doux (16-18 °C) et des étés chauds et humides (30-32 °C). Pour bénéficier d'un climat plus clément, il faudra prendre de la hauteur... La mousson frappe la côte est de l'île, et c'est en été que les précipitations sont les plus lourdes.

Hong Kong, situé juste au sud du tropique du Cancer, se trouve à peu près à la même latitude que les Bahamas, Hawaii et Mexico. Son climat est subtropical, chaud et humide. La moyenne annuelle est de 21 °C. L'automne est sans doute la meilleure période pour une visite. Vous éviterez de fortes chaleurs en ville en été (bien que pratiquement tous les immeubles, hôtels, magasins et restaurants soient climatisés). Le printemps, de mars à mi-mai, comporte des températures moyennes de 18 à 27 °C et une humidité de l'air de 77 %. L'été, de fin mai à mi-septembre, est très chaud et humide. Les températures vont de 26 à 33 °C, avec une humidité qui augmente jusqu'à 86 % et plus. L'automne, de fin septembre à début décembre, est souvent agréable, ensoleillé et clair. L'humidité ambiante redescend à une moyenne de 72 % et les températures vont de 18 à 28 °C. L'hiver, de mi-décembre à février, est frais sinon froid, avec des températures de 14 à 20 °C et une humidité autour des 72 % accompagnée de brouillards et de pluies. Malgré ces températures relativement clémentes, quand les vents de Mongolie descendent jusqu'ici, on est glacé jusqu'aux os en raison de l'humidité ambiante. La période des typhons dure de juillet à septembre, mais le système d'alerte, bien rôdé à Hong Kong et Macao, est des plus efficaces. Tant que vous restez à l'intérieur des maisons, vous ne courez aucun danger. Cependant, les avions peuvent être retardés ou détournés.

À Macao, le climat est chaud, alourdi par une humidité ambiante de 73 à 90 %. Macao est cependant un peu plus exposée au vent du large que Hong-Kong. Ce vent apporte, les nuits d'été, une agréable brise à la manière d'une climatisation naturelle. On vous déconseille cependant de vous y rendre aux mois de juillet et août, les températures excessivement chaudes pourront rendre votre séjour particulièrement difficile. La meilleure saison est l'automne, d'octobre à décembre, quand les jours restent chauds et que l'humidité est la moins élevée. L'hiver, de janvier à mars, est frais mais ensoleillé. A partir d'avril, l'humidité revient et, de mai à septembre, le climat est chaud et humide avec de la pluie et, occasionnellement, des tempêtes tropicales et des typhons.

Environnement – écologie
Champs en terrasse du Yunnan.
Champs en terrasse du Yunnan.

La croissance très rapide du pays depuis la fin des années 1970 a fait une victime de taille : l'environnement. Pollution de l'air et de l'eau, désertification, disparition d'espèces rares, déforestation... La Chine commence tout juste à prendre conscience des méfaits de l'industrialisation forcée et se trouve confrontée à une situation environnementale catastrophique. L'une des principales menaces est la désertification. La Chine est recouverte de déserts sur plus d'un quart de son territoire, et ces zones, qui progressaient déjà de 1 500 km² par an dans les années 1950, avalent aujourd'hui 2 500 km² de territoire chaque année. La désertification menace désormais 400 millions de personnes. 300 millions de personnes boivent une eau impropre à la consommation, ce qui rend malades près de 190 millions de personnes par an. 26 millions de Chinois ne peuvent satisfaire leurs besoins en eau. Les villes du Nord du pays sont les plus touchées : plus de 300 agglomérations frôlent la pénurie d'eau, et de violentes tempêtes de sable balaient régulièrement le Nord de la Chine, dont Pékin. Autre symptôme de cette désertification, les eaux du fleuve Jaune, le berceau de la civilisation chinoise, n'ont pu atteindre la mer pendant 226 jours consécutifs en 1997. Du coup, la Chine s'est lancée dans un ambitieux programme de construction de trois canaux reliant le Yangzi au fleuve Jaune, afin de réalimenter ce dernier. Les travaux ont débuté en décembre 2002 et coûteront 156 milliards de yuans au pays. Mais cette pénurie se double d'importantes pollutions : à l'heure actuelle, un tiers des rivières du pays sont " très polluées ", ainsi que 75 % des lacs et 25 % des eaux côtières. Plus de 17 000 villes n'ont pas de système d'égouts. Depuis maintenant trente ans, la Chine est par ailleurs engagée dans un projet pharaonique de reforestation, en particulier au nord-ouest du pays. Certaines provinces comme le Gansu ou la Mongolie intérieure ont ainsi été l'objet d'immenses campagnes avec des millions d'arbres plantés. Cet effort est indispensable, mais il ne permet cependant pas de lutter suffisamment activement contre les risques de désertification, l'autre grand défi environnemental chinois. La pollution atmosphérique est également préoccupante, notamment dans les grandes villes où l'explosion du nombre de voitures contribue aux émissions nocives. En 2007, selon un rapport de la Banque mondiale, 16 des 20 villes les plus polluées au monde étaient chinoises ! La première cause de cette pollution atmosphérique provient du charbon, traditionnellement utilisé pour chauffer les maisons, et facilement identifiable à la poussière noire en suspension dans l'air durant l'hiver. A l'heure actuelle, moins de 1 % des villes chinoises ont une qualité d'air conforme à celle des normes internationales. Les grandes agglomérations, désormais conscientes du problème, ont entamé un vaste programme de conversion du charbon vers le gaz ou le fioul, mais le processus sera long. Et la Chine, en 2007, est devenue le plus gros pollueur mondial devant les Etats-Unis, avec des émissions annuelles de dioxyde de carbone dépassant 6 milliards de tonnes.

Des politiques nationales ont enfin été mises en place pour lutter contre cette détérioration de l'environnement qui finit par grever la croissance économique : entre 2006 et 2010, les autorités chinoises se sont fixé comme objectif de diminuer de 2 % par an leurs émissions polluantes. Mais l'objectif s'est révélé difficile à atteindre, et la Chine a dû avouer son échec pour les années 2006 et 2007. En 2008, l'apparition d'un nouveau mix énergétique ainsi que l'emploi plus important des énergies non fossiles ont permis au pays de baisser sensiblement ses émissions polluantes. La Chine fait aujourd'hui des efforts législatifs pour contrôler les émissions des usines et autres sources de pollution. Mais l'application locale de ces directives nationales pose toujours problème. En plus du coût humain, la pollution en Chine a un impact économique important : selon un rapport de la Banque mondiale, la pollution coûte toujours tous les ans à la Chine entre 8 et 12 % de son PNB. Et malgré tout ceci - et pour conclure - la Chine (tout comme les Etats-Unis) a refusé de signer le protocole de Kyoto. Pourtant, la situation semble sur le point de changer (on ne peut pas encore vraiment parler d'amélioration) car le gouvernement a pris acte de la situation et une série de mesures visant à améliorer durablement la protection de l'environnement. On notera également qu'il a formulé des objectifs élevés en matière de réduction des gaz à effet de serre lors de la COP21 de Paris en décembre 2015. L'avenir nous dira si la Chine dans son ensemble reverdira.

Parcs nationaux

Heureusement, les amoureux de la nature trouveront leur bonheur dans le sud de la Chine. Celle-ci dispose de très beaux sites en partie ou intégralement protégés, riches d'une flore et d'une faune exceptionnelles. Parmi eux nous pouvons citer :

Les monts Wuyi (province du Fujian).

La région paysagère de Lushan (province du Jiangxi).

Les zones karstiques du Hunan, du Guizhou, du Yunnan et du Guangxi.

Le lac Dian (province du Yunnan).

Les 3 fleuves parallèles du Yunnan (Yangtse, Mekong et Salouen).

La région tropicale du Xishuangbanna (sud du Yunnan).

Faune et flore
Kowloon, marché aux oiseaux.
Kowloon, marché aux oiseaux.

Le Sud de la Chine consiste en un fantastique alignement de monts et de lacs, de vallées irriguées et de pics acérés, une véritable ode à la vie sous ses formes minérale, végétale et animale. Au fil des siècles, l'homme a bien sûr dû maîtriser ces reliefs, sculptant la montagne et domptant les eaux afin de pouvoir en tirer des ressources pour sa propre survie. Les incroyables rizières en terrasse de Longsheng, dans le Guangxi, ou de Jianshui, au Yunnan, sont à ce titre de remarquables exemples, tout comme les cultures de thé du Yunnan, du Fujian ou du Guangdong.

La flore varie selon les climats régionaux, passant d'une végétation tropicale sur les côtes méridionales ou dans la jungle du Xishuangbanna, à de denses forêts tempérées, autrefois d'une grande variété mais aujourd'hui de plus en plus souvent replantées de résineux. C'est que la déforestation prend de nos jours une ampleur considérable, asservie qu'elle est à la croissance économique du pays, au point de compromettre la préservation de nombreuses espèces végétales et animales.

La province du Guangxi lutte ainsi pour protéger ses langurs à tête blanche, une espèce de singe en voie rapide d'extinction. Confrontés à la perte de leur habitat, les tigres de Chine méridionale sont quasi-condamnés : toute trace d'individus sauvages ayant semble-t-il disparue, il est désormais question de réhabiliter ceux tenus en captivité. Quant aux eaux polluées du Yangtze, qui baignent le Yunnan et longent le nord des provinces du Hunan et du Jiangxi, elles ont déjà payé un lourd tribut au développement économique en perdant à jamais leur seule espèce de dauphins d'eau douce connue à ce jour.

Nouveau record pour la Chine : celui de l'insecte le plus long !

Un chercheur chinois, Zhao Li, a découvert rien de moins que l'insecte le plus long du monde baptisé le Phryganistria chinensis Zhao. D'une longueur de 62,4 centimètres, cet insecte ressemble à une longue branche. Il a été découvert dans la province du Guangxi en août 2014. Faites attention lors de vos balades, l'insecte n'est pas venimeux, mais il surprend.

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