Guide du Pays de Galles : Politique et économie

Politique

Le pays de Galles est une principauté - ce que le titre de " prince de Galles ", donné à l'héritier du trône depuis 1301, vient symboliquement rappeler. Le pays de Galles est aussi l'une des quatre provinces administratives qui forment le Royaume-Uni avec l'Angleterre, l'Irlande du Nord et l'Ecosse. La reine Elisabeth II est par conséquent le chef de l'Etat (depuis février 1952), mais joue avant tout un rôle symbolique et de représentation.

Première ministre du Royaume-Uni : Theresa May (depuis juillet 2016), Parti conservateur.

Premier ministre du pays de Galles : Carwyn Jones (depuis décembre 2009), Parti travailliste.

Prochaines élections : Chambre des Communes en mai 2020.

Division administrative

Le pays de Galles est divisé en 22 autorités unitaires qui sont responsables de la mise en place des services publics locaux en matière d'éducation, d'environnement, d'assistance sociale, de voirie... Elles comprennent 9 comtés, 3 villes et 10 communes d'arrondissement.

Les comtés : Carmarthenshire, Ceredigion, Denbighshire, Flintshire, Gwynedd, Isle of Anglesey, Monmouthshire, Pembrokeshire, Powys.

Les villes : Cardiff, Swansea, Newport.

Les communes d'arrondissement : Blaenau Gwent, Bridgend, Caerphilly, Conwy, Merthyr Tydfil, Neath Port Talbot, Rhondda Cynon Taf, Torfaen, Vale of Glamorgan, Wrexham.

Structure étatique

L'Assemblée nationale de Galles est composée de soixante membres élus qui représentent chacun une région spécifique du pays de Galles en tant que membre d'un parti politique particulier, ou comme membre indépendant. Le pays de Galles faisant partie de la Grande-Bretagne, il conserve des députés à Westminster et les lois votées s'appliquent.

Histoire des institutions galloises

L'histoire politique du pays de Galles en tant que principauté commence en 1536 lors de la signature du premier Acte d'Union qui l'intègre à l'Angleterre, donnant au peuple gallois les mêmes droits et obligations que les sujets anglais, mais interdisant les postes de fonction publique à ceux qui ne parlent que le gallois.

C'est surtout au XIXe siècle que les pressions nationalistes se font le plus ressentir avec la création de la Bibliothèque nationale, de l'université galloise et du Musée national du pays de Galles. Par la suite, plusieurs tentatives furent lancées pour instaurer un Parlement gallois.

Après la Première Guerre mondiale, l'idée d'un transfert de pouvoir ou " devolution " est évoquée lors d'une conférence, en octobre 1919, durant laquelle les parlementaires parlent de la possibilité de créer des organismes subordonnés pour l'Ecosse et le pays de Galles. Dix ans plus tard, les promesses du parti travailliste sont loin d'avoir été mises à exécution.

La désillusion due à la langue de bois et aux fausses promesses des travaillistes et des conservateurs gallois favorise la création d'un nouveau parti politique défendant l'idée d'un gouvernement gallois autonome. Le parti national gallois, le Plaid Cymru, voit le jour en 1925 sous l'impulsion de Saunders Lewis. Il faut attendre 1945 pour que le parti travailliste et les conservateurs deviennent à leur tour favorables au principe d'un gouvernement autonome.

1951 est une grande année pour le pays de Galles : les conservateurs au pouvoir créent le premier poste de ministre délégué aux Affaires galloises. En 1955, Londres reconnaît Cardiff comme capitale officielle du pays de Galles, mais les problèmes entre les deux capitales sont loin de disparaître. En 1957, la loi Tryweryn, combattue par les parlementaires gallois, permet à la Liverpool Corporation de construire un réservoir et de submerger le village gallois de Capel Celyn. Le projet est vu comme une réaffirmation de la domination anglaise, et le site du barrage est attaqué à de nombreuses reprises par des terroristes gallois. La même année, face à la pression autonomiste, le gouvernement conservateur crée le poste de ministre d'Etat pour le pays de Galles, suivi trois ans plus tard par le Comité gallois. Nouvelle déception : le nouvel organe n'a pas beaucoup de pouvoir et ne se réunit que deux ou trois fois dans l'année.

Il faut attendre les années 1960 et l'ère travailliste, qui débute en 1964, pour que le pays de Galles obtienne une représentation plus fidèle avec la désignation du premier secrétaire d'Etat gérant les affaires d'éducation et de santé galloises dans un premier temps. Progressivement, le bureau aux Affaires galloises obtient de plus en plus de pouvoirs et de responsabilités. Les Gallois se font enfin entendre avec l'élection du premier représentant gallois au Parlement, Gwynfor Evans. En 1976, une proposition de loi pour la " devolution " (transfert des pouvoirs au pays de Galles et en Ecosse) est déposée. Trois ans après, un référendum sur la question est voté. Véritable défaite pour les nationalistes gallois puisque seulement 20 % de la population vote en faveur de la création d'une Assemblée galloise ; en Ecosse, par contre, 52 % des votes sont favorables. La lutte continue dans les années 1980 : une campagne intensive est menée pour l'autonomie galloise. En 1996, le Labour Party s'engage à préparer la création d'une Assemblée galloise qui réglerait les questions législatives " secondaires ". Depuis la dévolution de 1999, suite à un second référendum, les Affaires galloises, en ce qui concerne les questions de santé, d'éducation et de développement économique, relèvent de la compétence de l'Assemblée nationale galloise, située à Cardiff Bay. Mais ce n'est qu'en 2006, suite à l'adoption d'une loi par le Parlement britannique que l'Assemblée nationale galloise développe véritablement son pouvoir législatif. Elle peut aujourd'hui voter ses propres lois dans ses domaines de compétence sans passer par le Parlement britannique. En 2006, l'Assemblée nationale galloise s'est aussi vue accorder le droit de préparer un référendum pour acquérir un pouvoir législatif équivalent à celui du Parlement écossais. Approuvé en 2010, son mandat s'étend aux domaines tels le développement économique, l'environnement, le tourisme... Aujourd'hui, les " galloisants " et les travaillistes militent pour que l'Assemblée nationale galloise obtienne plus d'autonomie budgétaire.

Partis

Labour Party : le parti socialiste britannique ou parti travailliste, au pouvoir de 1997 à 2010 avec Tony Blair, puis Gordon Brown. C'est dans les années 1920 que le Labour Party prend une véritable ampleur au pays de Galles, face à la perte de vitesse du parti libéral. Les communautés de mineurs du nord du pays qui connaissent des conditions de travail déplorables délaissent ainsi le parti libéral de l'époque pour le Labour Party. Le pays de Galles est un bastion travailliste comme fut jadis l'Ecosse. Le Labour Party a toujours été le premier parti à l'Assemblée nationale galloise, mais n'a jamais eu de majorité absolue (au mieux 50 % des sièges).

Welsh Conservatives : créé en 1921, le parti conservateur gallois est l'un des partis politiques les plus populaires au pays de Galles. Il occupe l'un des quatre sièges gallois au Parlement européen et onze des quarante sièges gallois au Parlement britannique.

Liberal Democrats : parti du centre fondé en 1988 suite à la fusion entre le parti libéral et le parti social démocrate. Il existe une branche galloise à l'Assemblée nationale du pays de Galles (cinq députés libéraux démocrates sur soixante).

Plaid Cymru : le parti nationaliste gallois, fondé en 1925 par Saunders Lewis, suit une ligne politique d'autonomie accrue pour le pays de Galles - voire l'indépendance pure. Il faudra attendre plusieurs années avant que le parti ne soit pris au sérieux avec l'élection d'un parlementaire du Plaid Cymru à Londres, en 1966. Le parti s'inscrit dès lors en opposition frontale avec les partis britanniques dominants.

United Kingdom Independence Party (UKIP) : parti nationaliste et eurosceptique. Aux élections de mai 2016 pour l'Assemblée nationale galloise, le parti UKIP a fait une poussée sans précédent dans le sud du pays de Galles, pourtant terroir travailliste.

Green Party of England and Wales (GREENS) : le principal parti politique écologiste du Royaume-Uni, implanté en Angleterre et au pays de Galles, a émergé tardivement dans les années 1980, et reste à ce jour nettement plus faible que les autonomistes du Plaid Cymru du point de vue électoral.

David Lloyd George (1863-1945)

Eminent homme politique britannique d'origine galloise, il devint chef de l'aile gauche du parti libéral. Il est à l'initiative de nombreuses réformes sociales : il fit adopter un système d'assurances sociales et taxa les grandes propriétés et les grosses fortunes pour pouvoir le financer. Premier ministre de 1916 à 1922, il joua un rôle essentiel pendant la Première Guerre mondiale. Pacifiste convaincu, il mobilisa toutes les forces nationales et fit accepter le commandement unique des troupes alliées sur le front occidental par Foch. Il s'opposa aux vues de Clemenceau pendant la Conférence de paix en 1919. La création de l'Etat libre d'Irlande (1921) entraîna le chute de son gouvernement.

Enjeux actuels

Lors des élections locales du 5 mai 2016, les travaillistes conservent la direction du gouvernement du pays de Galles, tandis que l'UKIP fait une entrée remarquée à l'Assemblée nationale galloise avec sept élus.

Brexit, un événement géopolitique majeur

Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni s'est prononcé à 51,9 % en faveur de la sortie de l'Union européenne. Le leave a recueilli une majorité de voix en Angleterre (53,4 %) et au pays de Galles (52,5 %), alors que le remain l'a emporté en Irlande du Nord (55,8 %) et en Ecosse (62 %). La politique du Royaume-Uni " indépendant " soulève un certain nombre d'incertitudes et la confusion régnait au sein du gouvernement de Theresa May lors de la rédaction de ce guide.

En outre, le référendum sur le Brexit a considérablement attisé les velléités indépendantistes au sein du Royaume-Uni. Pour preuve, le parti indépendantiste gallois, Plaid Cymru, a annoncé qu'il souhaitait relancer un processus d'indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni pour rester dans l'Union européenne. Une mouvance qui risque encore de croître si le pays de Galles, tout comme l'Ecosse et l'Irlande du Nord, ne pèse pas comme souhaité sur les négociations entre Londres et Bruxelles.

Économie

Après cinq ans de crise, l'économie britannique a fortement rebondi depuis 2013, affichant de meilleures performances que beaucoup d'autres grandes économies avancées. En 2015, la croissance économique du pays s'est élevée à 2,5 % du PIB.

Malgré cela, le taux de chômage (auparavant l'un des plus faibles d'Europe), estimé autour de 5,6 %, est en hausse depuis la crise. Un jeune de moins de 24 ans sur cinq est au chômage.

Principales ressources

Agriculture et charbon du sud du pays sont traditionnellement les deux mamelles de la richesse galloise.

Secteur agricole. Le centre n'a guère d'autres ressources que l'élevage et la sylviculture, adaptés à la faible densité de population. L'agriculture est encore vigoureuse et très productive, le pays de Galles est recouvert de petites fermes. Sur les plateaux se trouvent de nombreuses exploitations spécialisées dans l'élevage de moutons. Dans les vallées, on trouve plutôt des élevages de bovins. Le lait et la viande sont en grande partie destinés à approvisionner les régions anglaises de Merseyside et Cheshire.

Le secteur de la pêche est aussi développé mais souffre actuellement de la diminution du volume de poisson dans les lieux de pêche traditionnels.

Secteur industriel. Au nord-ouest, les montagnes de Snowdonia abritent également d'importantes carrières d'ardoise ; le pays de Galles en a été le plus gros extracteur au monde à la fin du XIXe siècle ; 1898 enregistra le taux d'extraction record d'un demi-million de tonnes ! Aujourd'hui, l'activité de ces ardoisières est faible et le charbon n'est pas non plus resté une source de richesse. Depuis les années 1970, avec les délocalisations industrielles et les privatisations, le nombre des exploitations de houille s'est effondré. Par contre, la trace de ce passé industriel saute aux yeux, en particulier dans le sud (Port Talbot, Newport). Du secteur industriel, subsiste l'exploitation de métaux lourds, notamment le fer blanc et autres métaux non ferreux. Le raffinage du pétrole (Milford Haven) et l'industrie chimique (région de Swansea, Port Talbot) ont elles aussi pris le relais de l'industrie minière.

Secteur des énergies renouvelables. Le pays a su s'adapter à cette situation en développant de nouvelles technologies, notamment en tirant parti de ses nombreux cours d'eau. Dans les années 1960, un réservoir fut construit dans la vallée de Tryweryn pour alimenter en eau potable la ville de Liverpool, ce qui ne fut pas sans provoquer la colère des Gallois, ayant le sentiment de se faire abuser par leurs voisins anglais. Les lacs artificiels - nombreux dans la région des Brecon Beacons - contribuent beaucoup à la mise en valeur du paysage. Des centrales hydroélectriques virent également le jour à partir des années 1960. Une première centrale ouvrit ses portes à Ffestiniog, mais la plus impressionnante se trouve à Dinorwig, dans le nord : l'installation de cette centrale gigantesque de 1 728 MW, connue sous le nom d'Electric Mountain, est considérée comme un prodige de l'ingénierie mondiale.

Secteur des services. Dans les années 2000, le reste de l'économie du pays de Galles est en pleine rénovation. Pour s'adapter aux besoins des secteurs du transport, des nouvelles technologies, de l'e-commerce et de la communication, de nombreuses entreprises investissent : 1 500 sociétés étrangères se sont implantées et 75 000 employés travaillent pour la fabrication internationale. Le secteur des services, qui emploie près de 70 % de la population active, est la force motrice de l'économie. Les Gallois bénéficient grâce à cela de l'une des infrastructures commerciales les plus modernes d'Europe.

L'extraordinaire histoire de Tower Colliery

En 1993, les mineurs de Tower Colliery furent menacés de licenciement. Comme partout dans le pays, les mines sont privatisées, volonté de la politique libérale de Margaret Thatcher. Le 22 avril 1994, la mine ferme et le gouvernement la met sur le marché. Quelque 239 mineurs parviennent à récolter les deux millions de livres nécessaires à sa réouverture ! Ils investissent bien évidemment leurs indemnités de licenciement ; certains vont même jusqu'à s'endetter. Le 3 janvier 1995, ils retournent travailler dans ce qui est désormais LEUR mine de charbon, symbolisant ainsi la résistance galloise. Après treize années d'autogestion réussie, Tower Colliery doit fermer pour des raisons purement géologiques.

Une histoire vraie portée au cinéma. Le film Charbons ardents (de Jean-Michel Carré, 2000) est de fait inspiré de la gestion coopérative de cette mine et de ces patrons d'un autre genre.

Place du tourisme

Pourtant moins important qu'en Irlande et en Ecosse, le tourisme est devenu une source importante de recettes. Près d'un million de touristes visitent le pays de Galles chaque année. Résultat : le secteur touristique représente 7 à 8 % du PIB et devient une ressource de moins en moins négligée.

Le pays qui envoie le plus de touristes par an est l'Irlande, suivi de près par les Etats-Unis. En effet, beaucoup d'Américains viennent au pays de Galles à la recherche de leurs racines celtes. Il est étonnant de constater que nombre de petits musées, dans les villages, ont leur département généalogique, chargé de conserver les archives des naissances et des mariages et d'assister les personnes dans les recherches concernant leurs origines familiales. Les Hollandais et les Allemands arrivent également dans le peloton de tête en termes de visiteurs : amoureux des randonnées et de la nature, ils arpentent sans relâche les Brecon Beacons et les sentiers côtiers du Pembrokeshire. Et, en quatrième position : la France (dont beaucoup de Bretons !). Il ne faut pas oublier qu'une longue histoire unit ces deux peuples qui ne faisaient qu'un il y a de nombreux siècles. Les Bretons seraient les descendants de Celtes émigrés vers la péninsule pour fuir les Saxons. D'où la similarité entre la langue galloise et le breton. Le pays de Galles attire les âmes celtes, et de nombreux programmes d'échange sont organisés avec la Bretagne (toutes les villes galloises sont jumelées avec des villes bretonnes et de nombreux festivals interceltiques sont coorganisés).

Malgré tout cela, le tourisme demeure plus modéré que chez ses voisins. C'est en partie dû à la fragile promotion touristique et au manque de positionnement clair de la destination. Longtemps, le pays de Galles a eu une mauvaise publicité, assimilé trop facilement à l'Angleterre par rapport à la promotion de l'Ecosse (et son whisky !) et de l'Irlande (et sa Guinness !). Car, si aujourd'hui l'office de tourisme gallois (Visit Wales) bénéficie d'un budget autonome du budget anglais, les Gallois n'ont pas toujours eu l'opportunité ni la possibilité de promouvoir leur pays comme ils l'entendaient.

Enjeux actuels

L'avenir du pays de Galles repose en grande partie sur le développement du tertiaire (concentré dans le littoral sud) et la progression de l'offre touristique.

Le secteur du tourisme, moteur de croissance. Aujourd'hui, le gouvernement gallois cherche à maximiser les bénéfices de l'activité touristique, tout en minimisant son impact potentiellement négatif sur les communautés, les cultures et l'identité du pays de Galles. Les entreprises liées au tourisme continuent d'investir pour soutenir une meilleure qualité et une plus grande compétitivité. Afin de renforcer la réputation du pays de Galles sur le plan mondial, de grandes manifestations sportives (finale de l'UEFA Champions League 2017, Ryder Cup) et culturelles (Hay festival) sont organisées, générant des retombées économiques et de fortes audiences médiatiques.

Enjeux économiques liés au Brexit. Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni a voté en faveur d'une sortie de l'Union européenne lors d'un référendum. L'incertitude qui règne autour du processus de sortie impacte infailliblement l'économie britannique. Le Brexit pourrait entraîner un départ important d'entreprises privées. Tandis que certaines organisations internationales, telles que l'OCDE et le FMI, prévoient que le Brexit ralentira la croissance du Royaume-Uni dans les prochaines années, d'autres analyses contestent ces conclusions.

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