Guide de l'Ontario : Mode de vie

Vie sociale

Le mode de vie en Ontario présente de nombreuses similitudes avec celui des autres pays occidentaux. Il en va de même pour la vie sociale (éducation, travail/retraite, famille, habitat, hobbies) qui s'apparente à celle que l'on retrouve en Europe de l'Ouest, à quelques exceptions près (notamment les couvertures sociales !). Nous avons donc décidé de ne pas trop nous attarder sur le sujet. Voici toutefois quelques faits intéressants :

Démographie

L'âge médian des Ontariennes et Ontariens est d'environ 40 ans. Il y a environ cinq millions de foyers en Ontario avec une population d'un peu plus de 13 750 000 habitants, soit près de 40 % de la population canadienne. L'espérance de vie y est de 80,2 ans pour les hommes et de 84,3 ans pour les femmes. La croissance annuelle moyenne est d'environ 1 %.

Education

Excepté pour les écoles privées, fréquentées par une minorité de Canadiens, l'instruction est gratuite pour l'école primaire et secondaire, de façon générale, jusqu'à l'âge de 17 ans. Ensuite, les élèves ou leurs parents doivent subvenir aux frais qui varient selon le programme d'étude et le type d'établissement scolaire. C'est le collège en Ontario qui fait le pont entre l'école secondaire et l'université. Cette période dure normalement 2 ou 3 ans, mais parce que les étudiants sont libres de faire leurs horaires elle peut se prolonger sur plusieurs années. Le phénomène de décrochage ou d'abandon scolaire n'est pas indépendant du fait que plusieurs étudiants doivent payer eux-mêmes leurs études post-secondaires. Chez certains étudiants qui doivent travailler tout en poursuivant leurs études, l'argent gagné facilement au travail peut leur paraître plus gratifiant qu'un diplôme universitaire. Le coût des études universitaires varie selon les provinces ; en Ontario un étudiant paye en moyenne 7 000 CAN $ de frais de scolarité par an (deux semestres). Ce montant reste toutefois inférieur à celui des universités américaines.

Emploi

Selon le Bulletin sur le marché du travail en date de décembre 2017, la population active en Ontario se composait de 7 511 900 personnes. C'est ainsi que 64,8 % de la population en âge de travailler en Ontario étaient soit employés soit à la recherche d'un emploi de façon active. Ce pourcentage est également connu sous le nom de taux d'activité. Toujours en décembre 2017, 7 034 300 personnes exerçaient un emploi en Ontario, pour un taux d'emploi de 60,8 %.

Santé

En Ontario, c'est le régime d'assurance-santé qui vise à maintenir et à améliorer la santé de la population en assurant à tous la possibilité d'être soignés gratuitement (au moyen de différentes taxes et impôts) en facilitant l'accès à tous aux soins de santé. La carte Santé (l'équivalent de la carte Vitale) permet d'avoir accès à ces soins. Toutefois, tout n'est pas couvert (dentiste par exemple) et une assurance médicale privée ou collective (pour les travailleurs) s'avère fort utile. Il existe également un régime public d'assurance médicaments auquel cotisent les citoyens afin d'obtenir un remboursement partiel sur les prescriptions (non applicable à ceux ayant une assurance privée). L'Ontario est donc beaucoup plus près du système français que de celui de son voisin américain.

Retraite

Au Canada, si on veut une retraite la plus confortable possible, mieux vaut ne pas se fier à la pension de retraite du gouvernement. Même si les Canadiens y cotisent toute leur vie active, les prestations versées dès l'âge de 65 ans sont minimes. Il faut donc cotiser à des fonds de pension privés, à des fonds communs de placement, ou encore au Régime enregistré d'épargne-retraite (REER) qui est un outil financier visant à faire croître un actif financier à l'abri de l'impôt, et ce jusqu'au moment de la retraite.

Mœurs et faits de société

Tout comme pour la vie sociale, les moeurs et faits de société en Ontario sont très semblables à ceux d'Europe de l'Ouest (sexualité, relations hommes/femmes, place de la femme, droits de l'homme, etc.). Quelques faits à noter :

Mariage

Le gouvernement canadien a redéfini la notion de famille pendant le dernier mandat du Premier ministre Jean Chrétien. En 2000, se fondant sur la Charte des droits et des libertés canadiennes, le Parlement étendait les obligations des couples et les avantages dont ils peuvent bénéficier à tous les couples, y compris ceux de même sexe. Cette ouverture d'esprit s'est confirmée en juin 2003 lorsque le gouvernement fédéral a légiféré sur le mariage des couples de même sexe. Ce geste a provoqué de vives réactions venant de Rome, entre autres, par la voix d'un communiqué émis par le pape lui-même, sans toutefois trouver d'écho dans l'administration canadienne. En résumé, les concubins, de même sexe ou non, ont les mêmes droits que les époux mariés. Une grande majorité d'entre eux vivent donc en union libre (union de fait). Toutefois, l'institution du mariage est en baisse

Homosexualité

Le Canada est l'un des rares pays au monde à permettre le mariage entre conjoints de même sexe. Toronto compte un village gay reconnu (Church-Wellesley) ainsi qu'Ottawa (rue Bank et ses environs). On trouve également plusieurs établissements en région pour la communauté LGBTTQ. À noter que l'un des deux T veut dire Two-Spirit, un terme spécifique aux Amérindiens de l'Amérique du Nord. Cette bispiritualité se décline sous quatre genres : hommes masculins, femmes féminines, hommes féminins et femmes masculines. Dans ces deux derniers cas, les bispirituels exécutent des travaux et portent des vêtements associés à la fois aux femmes et aux hommes. Ils peuvent également tenir un rôle spécifique au sein de leur nation, tel que la transmission de l'histoire orale ou encore l'organisation des mariages. Toutefois, la bispiritualité n'implique pas nécessairement l'homosexualité.

Religion
<p>Intérieur de la Basilique-Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa.</p>

Intérieur de la Basilique-Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa.

La province de l'Ontario, tout comme le reste du pays, n'a pas de religion officielle et prône le pluralisme religieux, même si l'influence du christianisme est notable dans certains domaines, particulièrement dans l'organisation des jours fériés. Toutefois le Canada reconnaît l'existence de Dieu, comme le montrent les références faites dans le préambule de la Constitution et dans l'hymne national, et cela dans les versions française et anglaise.

Avant l'arrivée des premiers colons français au XVIe siècle, différentes communautés amérindiennes qui peuplaient déjà le territoire pratiquent leur propre spiritualité. Puis, le catholicisme s'installe pendant de longues années, comme le protestantisme avec l'immigration britannique vers la fin du XVIIIe siècle. A partir des années 1960, on parle d'ouverture et de pluralisme. L'immigration contribue à diversifier le paysage religieux : islam, hindouisme, judaïsme, sikhisme, bouddhisme... Par contre, encore aujourd'hui, l'église protestante est la plus grande dénomination religieuse en Ontario, suivie de l'église catholique (romaine). Il est à noter que la religion s'immisce moins dans la vie politique que chez son voisin frontalier (Etats-Unis), même si des sujets tels que l'avortement, l'union libre ou le mariage homosexuel restent hautement tabous dans certaines régions, une tendance néanmoins à la baisse.

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