Le guide touristique NORMANDIE du Petit Futé : Les immanquables

Les immanquables

CalvadosHaut de page
La Basilique de LisieuxHaut de page
Vieille maison de Bayeux
Vieille maison de Bayeux

Quand on pense "  Bayeux  ", on pense "  tapisserie  ", et c'est bien légitime  : classée au Patrimoine de l'Unesco, cette broderie est la star de la capitale du Bessin  ! Pourtant, il serait dommage de ne pas visiter dans le même temps la cathédrale, inaugurée par Guillaume le Conquérant, le Musée Mémorial de la Bataille de Normandie, fort intéressant, et le Musée d'Art et d'Histoire (MAHB) installé dans le palais épiscopal. Par ailleurs, Bayeux est une ville pleine de charme, foisonnant de maisons à pans de bois et de magnifiques hôtels particuliers. Pour découvrir toutes ces merveilles architecturales, n'hésitez pas à abandonner votre véhicule car les rues de Bayeux sont propices à la promenade pédestre. Ne manquez pas de faire un tour dans la rue Saint-Martin puis dans la rue Saint-Jean, joliment restaurée. Le " Circuit du Vieux Bayeux " - dont le plan est disponible gratuitement à l'office de tourisme - permet de visiter à son rythme le secteur de la ville médiévale et d'en découvrir les secrets grâce aux 23 bornes explicatives qui jalonnent le parcours. C'est le complément indispensable à la visite des musées de la ville. Un centre-ville commerçant animé ainsi que des manifestations festives et culturelles font vivre la cité tout au long de l'année. Bien desservie par les voies rapides, joignable par train direct depuis la capitale, la ville peut constituer une excellente base de départ avant d'arpenter les lieux symboliques normands, dont les plages du débarquement, toutes proches. Vous l'aurez compris, Bayeux est une ville chargée d'histoire, mais dynamique et résolument ancrée dans le présent.

Labellisée Ville d'Art et d'Histoire depuis décembre 2013 seulement - il était temps ! -, Caen est une ville où passé, présent et avenir cohabitent à merveille. Riche d'un héritage exceptionnel et d'une histoire plus que millénaire, elle est à la fois cité historique où château, églises, abbayes et musées offrent aux férus de patrimoine de quoi assouvir leur soif de découverte, cité de culture où théâtres, salles de cinéma et de concert font leurs festivals, cité étudiante animée d'une jeunesse créative et turbulente, cité verte où parcs et jardins invitent à la flânerie, cité sportive organisatrice de nombreuses courses et manifestations, riche d'un hippodrome et d'équipes de foot, de hockey et de basket célèbres, cité fluviale où l'Orne, la presqu'île et le port de plaisance jouent un rôle crucial, cité commerçante au centre animé de boutiques de toutes sortes, et enfin cité gastronomique où les (très) bons restaurants foisonnent. Dans le coeur historique de Caen, vous découvrirez nombre d'incontournables à commencer par le patrimoine de Guillaume le Conquérant : château de Caen, abbaye aux Hommes, abbaye aux Dames, Palais ducal, mais aussi un héritage des siècles suivants : églises, rues Froide et Saint-Pierre, place Saint-Sauveur, musées des Beaux-Arts et de Normandie et... le Mémorial, musée-monument dédié à la paix sur Terre, issu d'une histoire plus récente, celle de la Seconde Guerre mondiale et de la bataille de Normandie. Les amateurs de nature seront agréablement surpris de dénicher à Caen quelques magnifiques espaces verts comme la Colline aux Oiseaux, le Jardin Botanique ou encore les jardins du Mémorial. Caen peut être sillonnée à pied si l'on aime marcher mais, en cas de fatigue, un remarquable réseau urbain de bus et de trams dessert l'agglo. Enfin, avis aux inconditionnels d'histoire, Caen est également la porte ouvrant sur les plages du débarquement...

La côte et les plages du DébarquementHaut de page
Un musée à ciel ouvertHaut de page

Le 6 juin 1944, les plages du Calvados ont écrit dans le sang une page d'histoire. Prélude à la bataille de Normandie, l'un des grands événements du XXe siècle, le débarquement fut la plus grande opération amphibie et aéroportée de tous les temps. Vestiges et souvenirs de cette grande épopée foisonnent le long des côtes du Calvados. Venus du monde entier, vétérans et descendants des acteurs de cette aventure viennent régulièrement rendre hommage aux libérateurs. Les plages comptent parmi les espaces historiques les plus visités de France. Sous les feux des projecteurs lors des cérémonies internationales du 70e anniversaire, le 6 juin 2014, elles font aujourd'hui l'objet d'une demande d'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco et figurent sur décision du ministère de la Culture sur la liste indicative française des biens.

Tel un musée à ciel ouvert, l'ensemble des départements du Calvados, de la Manche et de l'Orne rassemble les sites, musées et lieux de mémoire qui traitent du Jour J et l'offensive qui s'ensuivit. Au départ du Calvados, des parcours chronologiques soulignés par la signature " Circuit Normandie 1944 " permettent de découvrir les lieux et de mieux comprendre le déroulement de la bataille de Normandie.

Votre visite dans le Calvados est ainsi l'occasion de longer la côte à la rencontre des plages du débarquement : Sword, Juno, Gold, Omaha, Utah, avec quatre parcours fléchés pour retracer l'histoire de la bataille de Normandie depuis les plages du déparquement jusqu'à l'arrière-pays du Calvados. La visite du Mémorial de Caen peut indifféremment clore ou ouvrir votre parcours sur l'histoire du débarquement en Normandie. Plusieurs jours sont nécessaires pour tout voir.

" Overlord l'Assaut ". Le parcours Overlord-l'Assaut longe les plages du débarquement. Empruntant le nom - Overlord - que donnèrent les Alliés aux plans et au dispositif militaire liés au débarquement, cet itinéraire a pour objectif la découverte des très nombreux lieux et événements qui ont marqué la journée du 6 juin 1944 dans le secteur anglo-canadien. Le plus simple est de partir de Merville-Franceville pour arriver à Bayeux, première ville libérée en France, au soir du 7 juin. Vous passerez par le célèbre Pegasus Bridge à Bénouville avant de vous diriger vers les plages du débarquement par Courseulles-sur-Mer jusqu'à Arromanches où vous découvrirez le Musée du Débarquement et le port Mulberry, élément essentiel du débarquement en Normandie.

" L'affrontement ". Au départ de Pegasus Bridge à Bénouville, cet itinéraire vous permet de suivre la progression des troupes alliées vers le bocage normand et la consolidation de leur tête de pont. Afin de faciliter l'offensive vers l'ouest des troupes américaines, les Britanniques tentèrent, au soir du Jour J, de contourner Caen en attaquant dans le bocage. L'arrivée de renforts ennemis les obligea à mener jusqu'à début août une longue bataille au terme de laquelle des bourgs stratégiques comme Villers-Bocage, Tilly-sur-Seulles, Saint-Martin-des-Besaces, Vire, Aunay-sur-Odon furent entièrement (ou presque) détruits avec, parmi les civils, de nombreuses victimes.

" Le dénouement ". Au départ de Caen, ce parcours correspond à la phase où les offensives alliées convergèrent vers ce qui fut le champ de bataille le plus déterminant de la bataille de Normandie : la poche de Falaise - Chambois, avant de rejoindre L'Aigle dont la libération ouvrit la route de la Seine aux armées alliées. L'itinéraire suit les pas des armées britanniques, canadiennes et polonaises se dirigeant vers Falaise dans l'opération " Totalize ", à la rencontre des troupes américaines et françaises. Il montre comment, dans la vallée de la Dives, au pied du Mont Ormel et au terme d'un combat sans merci, se referme le piège tendu à l'armée allemande. Le mardi 22 août, Américains et Polonais pénètrent dans Chambois, bouclant la poche de Falaise et mettant ainsi fin à la bataille de Normandie. Celle-ci se solde pour l'Allemagne par près de 250 000 morts ou blessés, 210 000 prisonniers, la destruction de 15 000 chars et de deux armées. L'armée allemande venait de subir dans la poche de Falaise son plus grand désastre depuis Stalingrad.

" D-Day- le choc ". Articulé autour de l'offensive américaine, ce parcours conduit de Bayeux vers Carentan dans la Manche (Cotentin), depuis la tristement célèbre plage d'Omaha Beach, théâtre d'une terrible bataille, jusqu'à la prise de Saint-Lô et de Carentan. Il traduit la violence des combats notamment à " Omaha la sanglante " où, à l'aube du Jour J, les vagues d'assaut de la 1re division d'infanterie US se heurtèrent à la résistance acharnée des troupes allemandes ainsi qu'à la Pointe du Hoc où se déroula l'exploit héroïque des Rangers du colonel Rudder. Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer et la Pointe du Hoc sont les incontournables du parcours du D-Day.

Les plages du débarquement : points de repèreHaut de page

Cinq plages ont été utilisées lors de l'opération Overlord (bataille de Normandie). Ce sont, d'est en ouest, depuis Ouistreham (Calvados) jusqu'aux côtes du Cotentin (Manche) :

Secteur anglo-canadien

Sword : C'est à Ouistreham que se sont déroulées les cérémonies du 70e anniversaire du débarquement, le 6 juin 2014. Ce secteur de 11 kilomètres était attribué à la 3e Division d'infanterie britannique appuyée par les " Bérets verts " dont le Commando n°4 des 177 fusiliers-marins du commandant Philippe Kieffer. Cette plage a été la seule où ont débarqué des commandos français. Elle englobe les communes de Ouistreham-Riva-Bella, Colleville-Montgomery, Hermanville-sur-Mer, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Langrune-sur-Mer.

Juno : C'est une plage de quelque 9 kilomètres attribuée aux Canadiens, en plein secteur britannique, entre Sword et Gold Beach. Cet espace s'étend entre Saint-Aubin-sur-Mer et La Rivière. Elle englobe les communes de Bernières-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer, Graye-sur-Mer.

Gold : Entre la localité de La Rivière et Port-en-Bessin, sur 17 km, ce secteur voit arriver, le Jour J, les troupes britanniques. Dans l'impossibilité de s'emparer d'un grand port dans les premiers jours du débarquement, les Alliés avaient décidé de créer deux ports artificiels dont celui d'Arromanches pour les Anglo-Canadiens. Les nombreux vestiges de ce dernier sont parfaitement visibles depuis la plage ou les falaises. Elle englobe les communes de Ver-sur-Mer, Le Hamel-Asnelles, Arromanches-les-Bains, Longues-sur-Mer, Port-en-Bessin.

Secteur américain

Omaha : Second des deux secteurs de débarquement américains. La portion de cette côte est une plage de 6 kilomètres, bordée de chaque côté par des falaises d'une trentaine de mètres. Elle se compose des localités de Colleville-sur-Mer et Le-Grand-Hameau à l'est, Saint-Laurent-sur-Mer au centre, et Vierville-sur-Mer à l'ouest.

Utah : Plage la plus à l'ouest des zones du débarquement allié, elle la seule située sur la côte nord-est du Cotentin (Manche) à l'ouest de l'estuaire de la Vire. Utah Beach s'étendait de Sainte-Marie-du-Mont jusqu'à Quinéville sur environ 5 kilomètres de long, avec une zone d'assaut principal à hauteur de Varreville. Utah Beach est prise d'assaut par les Américains qui doivent prendre le port de Cherbourg et son immense rade le plus rapidement possible.

Fleurie ou de Nacre : la côte de Honfleur à Isigny-sur-Mer

Dans le Calvados, la côte touristique, c'est 120 kilomètres de littoral et d'immenses plages de sable. Elle est divisée en trois secteurs à la personnalité bien trempée : la Côte Fleurie, la Côte de Nacre et le Bessin. Les stations balnéaires et leurs villas se suivent et ne ressemblent pas. De Honfleur à Grandcamp-Maisy et Isigny-sur-Mer, en passant par les planches de Deauville, les cabines de plages de Ouistreham ou de Luc-sur-Mer jusqu'aux falaises d'Arromanches, le littoral est aussi divers que surprenant.

La Côte Fleurie de Honfleur à Merville-Franceville. La campagne fleurie du pays d'Auge et les nombreux jardins des villas qui bordent la mer ont donné son nom à ce petit bout de la côte normande. Honfleur, Villerville, Deauville, Trouville, Houlgate, Villers-sur-Mer, Cabourg, Merville-Franceville... La Côte Fleurie, c'est à la fois des plages familiales et tendance, pas forcément sélectes et pas nécessairement réservées à une certaine catégorie de clientèle " haut de gamme ". Même à " Deauv' ", il y a des plans futés.

La Côte de Nacre de Ouistreham à Courseulles. Les cabines de plage sont emblématiques de cette côte qui s'étend depuis Ouistreham Riva-Bella jusqu'à Courseulles-sur-Mer. Les stations et leurs plages y sont très familiales et leurs activités diversifiées. Ouistreham Riva-Bella, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer : casino, thalassothérapie, centre nautique, port de plaisance, port de pêche, village de pêcheur, station balnéaire, rues étroites, maisons de pêcheurs et villas en front de mer en font d'authentiques destinations de charme. C'est sur cette côte que l'on recense les plus grands parcs à huîtres (Asnelles, Courseulles-sur-Mer...).

Le Côte du Bessin de Courseulles à Isigny. De Courseulles-sur-Mer à Isigny-sur-Mer (Grandcamp-Maisy), cette vaste côte se caractérise par de grandes plages et de hautes falaises abruptes. La Côte du Bessin possède plusieurs sites touristiques incontournables : le port artificiel d'Arromanches, la plage d'Omaha Beach (de Colleville-sur-Mer à Saint-Laurent-sur-Mer) et la pointe du Hoc. Historiques, ces immenses plages sont des spots idéals pour le nautisme, la plaisance. Sans oublier Isigny, haut lieu de l'huître d'Isigny, du beurre et de la crème AOC d'Isigny, des caramels d'Isigny...

Le pont de NormandieHaut de page

Le pont de Normandie, mis en service en 1995, est devenu l'une des grandes attractions touristiques de la Normandie tout entière. Il a mis Caen à moins d'une heure du Havre et constitue un maillon essentiel de l'autoroute des Estuaires (A29). Grâce à la jonction des départements de la Seine-Maritime et du Calvados, la Haute et la Basse-Normandie ne font plus qu'une au point le plus large de l'embouchure de la Seine. En attendant leur réunification en une seule entité régionale, le 1er janvier 2016, les deux Normandie ont appris à mieux se connaître. Certains diront à s'apprivoiser.

Pour les habitants des deux rives, l'embouchure du fleuve était une barrière physique, culturelle et sociale forte dont les verrous ont sauté au fil des années. En un saut de puce (2 141,25 mètres, exactement et dix minutes à peine), on passe d'une rive à l'autre, naturellement. À l'époque de sa mise en oeuvre, le pont de Normandie fut désigné comme plus grand pont à haubans du monde. Détrôné depuis 2004 par le viaduc de Millau dont la longueur du tablier haubané est de 2 460 mètres, il demeure toutefois parmi les pionniers du genre. Sa prouesse technologique - des pylônes de 20 000 tonnes chacun qui dépassent la tour Montparnasse, un tablier de quatre voies, deux pistes pour les vélos et encore deux pour les piétons (car oui, on peut franchir à pied le pont de Normandie !) - ne fait pas oublier le prix pour le portefeuille : 5,40 € la traversée, dans un sens, pour l'usager occasionnel. Mais, passons-le ce pont et concentrons-nous sur le plaisir des yeux. Sujet au vertige, vous saurez, malgré tout, vous imprégner de la vue plongeante et saisissante sur l'estuaire, un panorama exceptionnel sur les marais et la réserve naturelle.

Le pont de Normandie se visite autant que ses environs. Côté Honfleur, le circuit " De l'autre côté de l'eau " propose deux heures de promenade pour la grande traversée du pont. Côté Le Havre, le circuit " Sur le sentier des roselières " surplombe le magnifique espace naturel de l'estuaire de la Seine. À mi-route, " Le jardin des ingénieurs ", près du bâtiment des péages, présente une pile du pont de Normandie où sont gravés les noms des 1 600 bâtisseurs de l'ouvrage.

Infos : Service exploitation des ponts. Tél : 02 35 24 64 90 ou 02 35 24 64 99. Site Internet : www.pontsnormandietancarville.fr/informations-pratiques/visites.html

Office de tourisme du Havre. Tél : 02 32 74 04 04. www.lehavretourisme.com

Office de tourisme de Honfleur. Tél : 02 31 89 23 30. www.ot-honfleur.fr.

Un défi technologique

Pendant sa construction, le pont de Normandie était l'un des plus grands chantiers de France. Au total, en comptant les bureaux d'études, les fournisseurs et les sous-traitants, le pont de Normandie a fait travailler plus de 1 600 personnes. Pour tous ces intervenants, cet ouvrage représente le savoir-faire du génie civil français. Plus stable au vent et moins cher qu'un pont suspendu, le pont à haubans se conçoit comme deux balances dont les axes seraient les pylônes. Les 184 haubans supportent le poids du tablier. Chaque hauban peut être démonté séparément, sans interrompre la circulation des véhicules. Avec ses 856 mètres de portée centrale, conçu comme un avion, il sait résister à des vents de plus de 300 km/h et à la plus terrible des tempêtes. Une véritable performance pour un ouvrage de cette envergure.

Abbaye du Bec-HellouinHaut de page
Jardins de Monet à GivernyHaut de page

Ils sont l'oeuvre du célèbre artiste Claude Monet. Jamais encore un peintre n'avait à ce point façonné son motif dans la nature avant de le peindre, créant ainsi son oeuvre deux fois. Monet y puisera son inspiration pendant plus de vingt ans. Après la série des ponts japonais, il se consacrera à celle des nymphéas, jusqu'aux gigantesques décorations de l'Orangerie. Les deux parties du jardin de Claude Monet, le Clos normand et le Jardin d'eau, s'opposent et se complètent.

Le clos normand. Le Clos Normand est un jardin d'environ un hectare, riche en perspectives, en symétries et en couleurs. Le terrain se découpe en plates-bandes où les massifs de fleurs de différentes hauteurs créent les volumes. Les arbres fruitiers ou d'ornement dominent les rosiers grimpants, les tiges élancées des roses trémières et les masses colorées des annuelles. Monet y a mêlé les fleurs les plus simples (pâquerettes et coquelicots) aux variétés les plus recherchées.

Le jardin d'eau. En 1893, soit dix ans après son arrivée à Giverny, Monet achète le terrain qui voisine sa propriété de l'autre côté de la voie de chemin de fer. Il est traversé par un petit cours d'eau, le Ru, une dérivation de l'Epte. Monet fera creuser ici un premier petit bassin, qui sera par la suite agrandi pour atteindre ses proportions d'aujourd'hui. Le jardin d'eau, tout en asymétrie et en courbes, s'inspire des jardins japonais que Monet connaît par les estampes dont il est un fervent collectionneur. On trouve dans ce jardin d'eau le fameux pont japonais couvert de glycines, d'autres ponts plus petits, des saules pleureurs, une forêt de bambous, et surtout les fameux nymphéas qui fleurissent pendant tout l'été. Le bassin et la végétation qui l'entoure forment un monde clos, indépendant de la campagne des alentours. À la mort de Claude Monet en 1926, la maison et le jardin reviennent à son fils Michel. En 1966, celui-ci lègue la propriété à l'académie des Beaux-Arts. En 1977, Gérald van der Kemp est nommé conservateur de Giverny. André Devillers, qui avait eu la chance d'accompagner Georges Truffaut, un éminent jardinier souvent invité à la table de Monet, l'aide à reconstituer le jardin tel qu'il était à l'époque du maître. Pour redonner au jardin et à la maison leur ancienne splendeur, il faudra près de dix ans. La propriété a été ouverte au public en septembre 1980. 500 000 visiteurs découvrent les jardins restaurés de Monet chaque année. Les visiteurs circulent dans les allées latérales et peuvent faire le tour complet du jardin pour en admirer toutes les perspectives.

Lyons-la-ForêtHaut de page

Lyons-la-Forêt, c'est un peu une image du village idéal de Normandie : des maisons à colombages de la fin du XVIe siècle, de belles demeures en brique des XVIIe et XVIIIe siècles. Classé parmi les plus beaux villages de France, Lyons abrite à la fois les vestiges d'un théâtre romain, d'une église médiévale, des halles en bois sur la place principale, un hôtel de ville bâti sur des cachots du Moyen Âge et qui a conservé sa salle du bailliage dont la tapisserie aux fleurs de lys remonte au XVIIIe siècle. Un décor qui rappelle que Lyons fut, sous l'Ancien Régime, une ville royale, un relais de chasse aussi pour les rois de France et d'Angleterre. Car la ville est environnée d'une hêtraie magnifique, l'une des plus belles d'Europe, s'étendant sur 10 000 hectares. Vous avez dit décor ? Les artistes ne s'y sont pas trompés qui, de Maurice Ravel à Camille Pissarro, y séjournèrent, ou y tournèrent leur version de Madame Bovary, comme Jean Renoir et Claude Chabrol.

Musée des Impressionnismes à GivernyHaut de page
La Cité de la merHaut de page
Les îles ChauseyHaut de page

Archipel peu connu et paradisiaque, Chausey mérite plus qu'un simple détour. La légende veut que l'ensemble, qui se situe à 17 kilomètres au large de Granville, compte 365 îlots à marée basse, et 52 à marée haute : facile à retenir. Protégé et sans voitures, l'ensemble est composé d'une île principale aux dimensions modestes, pourtant appelée "Grande Île", qui ne couvre que 45 hectares, et sur laquelle vous trouverez gîte et couvert. Ailleurs : l'infinité de la mer, des couleurs paradisiaques, le calme, la sensation d'être coupé de tout, et un paysage magnifique qui évolue au rythme des marées - la différence peut atteindre ici pas moins de 14 mètres. Sur place, partez à la découverte de criques sublimes, voguez - ou marchez ! - d'îlot en îlot, bref, savourez. Pour s'y rendre, Granville est la base de départ principale, et les traversées sont nombreuses. Très fréquenté l'été, l'archipel est sublime à chaque saison, y compris l'hiver, lorsque seule une petite dizaine de personnes reste à peupler les lieux.

Musée AirborneHaut de page
Musée et jardin Christian DiorHaut de page
Haras national du PinHaut de page
Le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle à AlençonHaut de page
Bagnoles-de-l'OrneHaut de page

Au coeur du parc naturel régional de Normandie-Maine, Bagnoles-de-l'Orne est née, il y a un siècle, de la vogue des stations thermales. Ce thermalisme de la Belle Epoque est aujourd'hui encore bien actif, faisant de Bagnoles l'une des plus grandes stations de l'Ouest, et ce dans une petite ville attractive où les cures thermales se vivent aussi au rythme des balades nature et des virées gastronomiques.

Seine-MaritimeHaut de page
Cathédrale Notre-Dame à RouenHaut de page
Le HavreHaut de page
Le bassin du Commerce au Havre
Le bassin du Commerce au Havre

Ville inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 2005, station balnéaire, métropole historique, nautique, architecturale, culturelle, berceau de l'impressionnisme... Le Havre croule sous les appellations ! Et ce n'est pas tout : Le Havre, première ville normande (seconde agglomération après Rouen) bénéficiant d'une position stratégique à l'embouchure de la Seine, s'est tout d'abord développé comme port royal, alors que ses voisins d'Honfleur et d'Harfleur s'enlisaient, pour répondre aux ambitions territoriales et commerciales de François Ier. D'autres marqueront le paysage urbain. Les bombardement de la Seconde Guerre mondiale ayant endommagé fortement la ville, l'architecte Auguste Perret a reconstruit un centre-ville de béton, dominé par l'église Saint-Joseph-du-Havre, elle-même faite de béton. Plus récemment, la ville a entamé une longue et impressionnante mue. Ainsi Jean Nouvel a signé le complexe aquatique, un tramway sillonne la ville, des lieux culturels ont vu le jour, ainsi que de nouveaux quartiers. Vous aimerez la mer, le port, la plage, les belles avenues et leurs boutiques, les espaces verts, les forêts périurbaines et les nombreux sites culturels, musées, et lieux de création dont les dynamiques Docks Océanes.

Falaises de la Côte d'Albatre
Falaises de la Côte d'Albatre

Tout simplement immanquable  ! Pourquoi  ? Pour ses restaurants panoramiques où l'on peut déguster des fruits de mer en plongeant son regard dans la mer  ? Oui, en partie... Pour le Clos-Lupin, demeure de Maurice Leblanc toujours hantée par l'esprit d'Arsène Lupin  ? Oui, évidemment... Pour son centre-ville plein de trompe-l'oeil, où un Manoir de la Salamandre et un marché couvert jouent à nous faire croire qu'ils sont d'époque ? Oui, assurément... Pour sa plage de galets qui accueille encore de frêles embarcations  ? Oui, bien sûr... Mais immanquable surtout pour ses falaises, celle d'Aval et celle d'Amont, pour son Aiguille creuse et pour son Trou à l'Homme, merveilles de la nature à admirer, depuis la plage comme du sommet des falaises  !

La fabuleuse histoire de la Bénédictine commence à la Renaissance lorsqu'un moine vénitien, Don Bernardo Vincelli, crée à l'abbaye de Fécamp un élixir à base de 27 plantes et épices originaires des 4 coins du monde. Très apprécié à la cour du roi François Ier, l'élixir, devenu célèbre, est produit par les moines bénédictins jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Mais vers 1789, dans la tourmente de la Révolution française, la recette manque d'être perdue à jamais... Le manuscrit du XVIe siècle contenant la formule de l'élixir est acheté par un notable de Fécamp en 1791. Ignorant le secret qu'il contient, il le range dans sa bibliothèque et l'oublie. En 1863, Alexandre Le Grand, lointain descendant de ce dernier, tombe par hasard sur le grimoire et y découvre la recette secrète. À force d'acharnement, il réussit à la recréer, la modernise et la baptise "  Bénédictine  ". La liqueur devient rapidement très populaire  : en 1873, la production atteint près de 150 000 bouteilles. Quand les premiers locaux de l'usine Bénédictine sont devenus trop étroits, leur propriétaire décide d'agrandir sa distillerie en construisant... un palais. Inauguré en 1888, puis remanié après un incendie en 1892, celui-ci est doté d'un campanile de 60 mètres, allie styles gothique, Renaissance et Art nouveau, multiplie les décors somptueux et chargés, bref, ce palais n'est autre qu'une ode à la fantaisie et à l'éclectisme ! Et il n'en fallait pas moins pour accueillir la célèbre liqueur. Musée des Beaux-Arts, le palais expose d'abord les collections, forcément éclectiques elles aussi, d'Alexandre Le Grand (vous trouverez ici des manuscrits, des peintures, des sculptures, de la ferronnerie, des ivoires, ou encore des albâtres...) ainsi que des expositions temporaires d'art contemporain. Ensuite, vous découvrirez les secrets de fabrication de la liqueur en visitant la salle des épices, la salle des alambics et les caves. La recette  ? Motus et bouche cousue sur ce savoir-faire artisanal. Les palais les plus fins profiteront de la dégustation dans le jardin d'hiver pour tenter de percer ce mystère...

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