Le français est la cinquième langue la plus parlée au monde. Être francophone permet donc de voyager dans de nombreux pays en communiquant sans aucune barrière de la langue ! Toutefois, il est probable que certaines tournures locales vous échappent et créent des malentendus parfois gênants. Au Québec, par exemple, les habitants vous accueilleront très chaleureusement, mais vous ne comprendrez certainement pas toutes leurs expressions imagées. Pour vous aidez, voici 10 de nos expressions québécoises favorites. Vous aurez votre voyage ! 

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Se tirer une bûche 

 

Si un Québecois vous propose de vous tirer une bûche, ne vous imaginez pas dans les bois en train d'abattre un arbre ! Non, il vous invite simplement à prendre une chaise pour vous joindre aux autres invités ! Cette expression tire son origine des conditions de vie plutôt spartiates des colons qui ne possédaient pas de chaises mais des troncs d'arbres taillés à la hauteur adéquate. 

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Chiquer la guenille

 

Littéralement, cette expression nous renvoie l'image d'une personne mâchouillant un chiffon - en québécois on utilise fréquemment "guenille" pour un morceau de tissu destiné à faire le ménage. Pourtant, quelqu'un qui "chique la guenille" est tout simplement en train de bougonner, faire la moue ou ronchonner. Mieux vaut le savoir ! Mais on est sûr qu'on ne vous le reprochera jamais, n'est-ce pas ? 

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Faire du train

 

Non, faire du train ne vous fera pas voyager. Par contre, il est probable que vos proches souhaitent fuir puisque vous leur cassez les oreilles !  En effet, si l'on vous reproche de "faire du train" c'est que vous faites trop de bruit, un vacarme comparable à celui d'une locomotive ! Une expression très imagée comme le québécois en réserve. 

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Avoir la chienne

 

Au Québec, il semble que le meilleur ami de l'homme soit plutôt du genre paresseux. En effet, si quelqu'un vous précise qu'il "a la chienne" d'aller travailler, comprenez tout de suite qu'il n'a aucune motivation, aucune envie. L'expression a aussi un deuxième sens très utilisé : on ne dira pas "avoir la trouille", mais "avoir la chienne". Peureux et fainéant, le chien en prend pour son grade au Québec ! 

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Se sucrer le bec 

 

Sirop d'érable, tire : le Québec est un paradis pour les gourmands qui n'hésiteront pas à se sucrer le bec ! Vous l'aurez compris, cette charmante expression illustre l'action de manger des sucreries, des desserts ou n'importe quel autre plaisir sucré. Après une bonne poutine, ce n'est jamais de refus ! 

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Avoir des croûtes à manger

 

Rassurez-vous, si l'on vous dit que : vous avez encore des croûtes à manger, on ne vous obligera pas à vous nourrir de croûtes de pain ! Cette expression imagée signifie que vous avez encore beaucoup d'expériences à acquérir, et pour cela, il vous faudra passer par de nombreuses déceptions et un chemin parfois difficile, soit des croûtes à manger. Dans quelques années, vous aurez le droit à la mie, promis ! 

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Passer la nuit sur la corde à linge

 

Si un Québécois vous dit qu'il a passé "la nuit sur la corde à linge", il n'est pas en train de vous parler de sa lessive mais de vous confier qu'il a très peu dormi. Cette expression très imagée signifie avoir passé une nuit blanche ou très agitée. Le manque de sommeil est alors comparé aux vêtements qui ont passé la nuit dehors, sur la corde à linge, et qui au petit matin ont encore les traits tirés. 

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Chanter la pomme

 

À première vue, cette expression semble incompréhensible. Pourtant, si l'on y pense bien, la pomme a toujours été associée à la tentation et au désir. Si un Québécois ou une Québécoise vous "chante la pomme" il/elle sera donc en train de vous séduire ! À vous de voir si vous voulez croquer ou non dans cette pomme ! 

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Cogner des clous

 

Il s'agit certainement de l'une des expressions les plus charmantes du Québec. Pour cogner des clous, il ne faut pas forcément être bricoleur, il suffit de manquer de sommeil ! En effet, le mouvement répétitif du marteau venant frapper le clou est ici associé aux mouvements inconscients de la tête qui tombe lorsque la fatigue se fait sentir mais que l'on tente de rester éveillé. Une sensation très fréquente après avoir passé la nuit sur la corde à linge ! 

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Avoir son voyage

 

Encore une fois, l'expression s'avère trompeuse. Ce n'est pas un voyage au sens propre dont on parle ici, mais d'une très grande surprise, d'un étonnement  

- on peut penser "au j'en reviens pas ! ", très utilisé en France, sauf qu'au Québec on précise que l'on ne revient pas de voyage ! La surprise peut toutefois être désagréable et "avoir son voyage", dans ce cas, signifie être très "agacé". 

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