Guide d'Inde du nord : Politique et économie

Politique
Parade de cavaliers de l'armée indienne, à New Delhi.
Parade de cavaliers de l'armée indienne, à New Delhi.
Structure étatique

Le gouvernement indien est constitué d'un gouvernement central et de gouvernements d'Etat. Le gouvernement central détient une autorité exclusive dans les domaines suivants  : politique étrangère, défense, communications, budget, impôt sur les sociétés, revenu non agricole et réseau ferroviaire.

Les gouvernements d'Etat ont le pouvoir de légiférer sur des sujets tels que l'ordre public, la santé publique, l'administration locale, les paris et les jeux, l'impôt sur le revenu agricole, les divertissements et l'alcool. Les deux gouvernements, celui de l'Union et ceux des Etats, peuvent légiférer sur certaines questions, bien qu'une loi de l'Union soit généralement prioritaire. Il s'agit des questions relevant du droit pénal, du mariage et du divorce, des contrats, de la planification économique et sociale, du contrôle de la population et du planning familial, des syndicats, de la sécurité sociale et de l'éducation. Les domaines non énumérés ci-dessus et qui nécessitent une législation relèvent de la compétence exclusive du gouvernement central.

L'un des pouvoirs les plus importants du gouvernement de l'Union est celui de créer de nouveaux Etats, en les regroupant, en modifiant les frontières ou en mettant fin à l'existence de certains. Le gouvernement de l'Union peut aussi créer et dissoudre n'importe quel territoire de l'Union, ces derniers ayant des pouvoirs plus limités que ceux des Etats. Bien que les Etats, seuls ou conjointement, exercent un contrôle sur un grand nombre de questions, la Constitution confère un rôle dominant au gouvernement de l'Union.

Pouvoir local

Chaque Etat possède une assemblée, Vidhan Shaba, et un gouvernement représentatif de sa majorité. Le gouvernement local, mené par un Chief Minister, a les pleins pouvoirs en matière d'ordre public, d'économie locale, d'agriculture, d'éducation et de santé. Un gouverneur nommé par le président de la République veille cependant à ce que la politique locale s'inscrive dans le cadre de la Constitution indienne, adoptée le 26 janvier 1950. Au cas où le gouvernement local s'éloignerait de ses devoirs constitutionnels ou s'avèrerait incapable d'assurer l'ordre et la sécurité, le président de la République se réserve le droit de le dissoudre et de prononcer la " President Rule ". Le gouverneur assure alors la gestion de l'Etat.

Les institutions indiennes

Parlement. Le Parlement indien est constitué du Rajya Sabha (Chambre supérieure) et du Lok Sabha (Chambre basse). Les membres du Rajya Sabha sont élus indirectement par les assemblées législatives des Etats, sur la base de la représentation proportionnelle. Un tiers de ses membres se retire tous les deux ans, mais ils peuvent cependant être réélus. Le président nomme 12 membres au Rajya Sabha, qui se sont distingués dans divers domaines (arts, sport, musique, etc.) Les membres du Lok Sabha sont élus directement par le peuple pour cinq ans. Tout citoyen indien de plus de 25 ans peut être élu au Lok Sabha et tout citoyen âgé de 18 ans et plus peut voter.

Les Etats sont dirigés de la même façon que la nation. Ils ont une assemblée législative semblable au Lok Sabha. Chaque Etat a aussi un gouverneur, nommé par le président.

Pouvoir exécutif. Le président est le chef constitutionnel de l'exécutif de l'Union. Le pouvoir exécutif véritable est détenu par un Conseil des ministres, avec à sa tête un Premier ministre qui aide et conseille le président. Le Conseil des ministres est responsable devant la Lok Sabha, la Chambre du Peuple, qui peut faire tomber le Premier Ministre en votant une motion de défiance. Dans les Etats, le gouverneur, en tant que représentant du président, est le chef de l'exécutif, mais le pouvoir exécutif véritable appartient au ministre à la tête du Conseil des ministres.

Pouvoir judiciaire. L'autorité juridique en Inde est exercée par un système de cours nationales administrant les lois de la République et des Etats. Tous les juges sont nommés par l'instance exécutive du gouvernement, mais leur indépendance est garantie par divers dispositifs de sécurité. Une Cour suprême comportant jusqu'à 26 membres est au sommet du système juridique. Juste en-dessous se trouvent les hautes cours et les cours subordonnées de chaque Etat. Le rôle principal de la Cour suprême est d'arbitrer les querelles entre les gouvernements centraux et d'Etat, ainsi que les litiges publics impliquant une interprétation de la Constitution. Totalement autonome, la Cour suprême a souvent été utilisée par le peuple, dans l'histoire récente, comme une instance de contrôle sur le gouvernement.

Processus électoral

Les élections sont conduites et contrôlées par une Commission électorale. C'est un corps indépendant qui veille à ce que les élections se déroulent de façon libre et régulière. La Commission électorale fixe et annonce les dates des élections.

Après le décompte des votes, on déclare élu le parti ayant obtenu la majorité simple. Cette majorité peut être de deux types  : simple (celle du parti ayant le nombre de votes le plus élevé) ou absolue (celle où le parti obtient plus de 50 % des votes). Une majorité simple peut conduire de temps en temps à des paradoxes, dans lesquels les représentants élus peuvent gagner seulement parce qu'ils totalisent le plus grand nombre de votes mais sans avoir pour autant le mandat de la majorité du public votant. Ce qui conduit à des situations intéressantes les lendemains d'élection  !

Partis

L'Inde compte plus de 200 partis politiques. Les deux plus importants sont le Parti du Congrès (Indian National Congress) fondé en 1885, et le Bharatiya Janata Party (BJP), fondé en 1980.

Le Parti du Congrès a participé à toutes les étapes menant à l'indépendance, notamment avec la présidence de Nehru (1929) et l'autorité de Gandhi. Il a longtemps accueilli en son sein toutes les tendances politiques indiennes. Le parti a pris des orientations socialisantes (dirigisme économique, révolution verte, rapprochement avec l'URSS, etc.), mais depuis la fin des années 1980, ses orientations sont nettement plus sociales-libérales, bien qu'il soit allié avec deux partis communistes. Le parti du Congrès se targue d'être un parti laïque et centriste, historiquement dominant, mais sa popularité a été effritée par plusieurs affaires de corruption et des scissions et le parti a subi un revers magistral lors des élections législatives de 2014.

Le BJP (le Parti du peuple indien) est un parti à orientation nationaliste hindoue. Depuis 2004, le président du parti est Lal Krishna Advani (ancien ministre de l'Intérieur). Le parti tire sa force politique de la Hindi Belt (régions du Nord et de l'Ouest de l'Inde, peuplées d'hindiphones). Considéré comme le parti des hautes castes, des milieux commerçants et du Nord, il a cependant accru son électorat dans les castes intermédiaires et dans certains Etats du Sud, en jouant sur le sentiment religieux. Le BJP a été porté au pouvoir lors des élections de 2014 raflant 281 sièges sur 543. Narendra Modi est devenu Premier ministre de l'Inde à la suite de ces élections.


Autres partis relativement importants  : le Janata Dal, un parti national s'appuyant sur les basses castes, et le Shiv Sena, un parti d'extrême-droite, implanté dans le Maharashtra et allié du BJP.

Enjeux actuels
Défense

Le président de la République est le commandant suprême des forces armées, composées uniquement de volontaires. L'armée régulière compte 1 129 000 soldats et 960 000 réservistes. Impliquée dans trois guerres depuis son indépendance, l'Inde accorde une grande importance à sa défense. Ayant deux puissances nucléaires pour voisins (le Pakistan et la Chine), l'Inde a aussi développé et testé des armes nucléaires. Le pays n'est pas signataire du Traité de Non-Prolifération Nucléaire. En 2007, l'Inde a conclu un accord avec les Etats-Unis sur le nucléaire civil. Mais le Premier ministre a indiqué que cet accord n'empêcherait pas l'Inde de reprendre ses essais nucléaires militaires si sa sécurité était menacée. Il est intéressant de noter que jusqu'ici, l'Inde n'a jamais été l'agresseur lors d'un conflit. Le pays dispose aujourd'hui d'une technologie qui lui permet de fabriquer missiles, avions de chasse, chars d'assaut...

Politique étrangère

Jusqu'au début des années 1990, la politique étrangère de l'Inde était une politique de non-alignement avec les grandes puissances, quelles qu'elles soient. Le pays est l'un des membres fondateurs du Mouvement des Non-Alignés (MNA) et a joué un rôle important dans les affaires mondiales se ralliant souvent à la cause des nations colonialement exploitées et les moins développées. L'Inde a maintenu son adhésion au Commonwealth (autrefois Commonwealth britannique des Nations) et est devenue le premier pays de ce Commonwealth à passer du statut de dominion à celui de République, en 1950. L'Inde était membre, bien que non indépendante, des Nations unies, où elle a joué un rôle actif. En 1985, elle a rejoint six pays voisins dans le lancement de l'Association asiatique du Sud pour la coopération régionale (AASCR). Aujourd'hui, l'Inde est un membre de l'ANASE (l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est). Depuis le début des années 1990, elle a amorcé un sérieux virage, la politique de non-alignement n'étant plus à l'ordre du jour. Consciente de son potentiel économique et de sa situation géostratégique délicate, l'Inde s'ouvre de plus en plus aux grandes puissances. Elle tente d'apaiser les tensions avec ses proches et puissants voisins (Chine et Pakistan), tout en nouant de nouvelles alliances, officielles ou officieuses, avec les grandes puissances. En 2006, l'Inde passe un accord avec les Etats-Unis sur la coopération nucléaire civile, qui lui permet entre autres d'acheter de l'uranium. Elle devient par ce fait la 6e puissance nucléaire mondiale. La diplomatie est donc à l'ordre du jour, mais la méfiance reste plus que jamais de mise.

Politique intérieure

Nommé Premier ministre en 2014, Narendra Modi perpétue la politique de modernisation du pays. Beaucoup de ses initiatives ont eu pour but d'essayer de niveler les disparités entre les classes pauvres et intermédiaires. Il a instauré un système de retraite, créé la TVA unique, mis en place un programme de toilettes pour chaque village. Il mène également une lutte contre la corruption qui s'est manifestée par la démonétisation des coupures de 500 Rs et 1 000 Rs, obligeant ainsi les Indiens à déposer leurs bas de laine en banque. Malgré de nombreuses réformes sur tous les fronts, il semble qu'un enjeu de taille résiste au Premier ministre indien : l'amélioration du sort des agriculteurs. Les suicides de fermiers se succèdent, les marches sur Delhi d'agriculteurs en colère se multiplient. Étranglés de dettes, soumis à des récoltes inégales en fonction des moussons, victimes de cours en baisse, ils n'arrivent plus à faire face. 50 % de la population indienne travaille aux champs, ne participant qu'à hauteur de 15 % au PIB. Ne voyant rien venir, les agriculteurs menacent de peser lourdement sur les élections législatives de 2019. Modi saura-t-il lâcher du lest et les rassurer en vue d'obtenir un second mandat ?

Économie

A l'inverse des " dragons " d'Asie du Sud-Est, l'Inde est restée très protectionniste jusqu'au début des années 1990. Le manque d'infrastructures, le retard des campagnes et une sympathie non dissimulée pour le modèle soviétique mettaient alors le pays à l'abri de toute influence occidentale. Amorcée sous Rajiv Gandhi (entre 1984 et 1988), l'ouverture de l'Inde sur le monde extérieur n'a eu vraiment lieu qu'en 1991. Le Premier ministre Narasimha Rao se lance alors dans une série de mesures spectaculaires pour redresser l'économie indienne, à l'agonie  : dévaluation de la roupie pour favoriser les exportations, ouverture de certains secteurs aux investisseurs étrangers, exonération de taxes, libéralisation du change de devises étrangères... Très vite, les multinationales se jettent sur le marché indien. La classe moyenne des grandes villes s'enthousiasme pour les rites de consommation à l'occidentale, si longtemps interdits. Quinze ans plus tard, la fièvre n'est pas retombée, et force est de reconnaître le dynamisme des classes d'affaires et des publicitaires pour entretenir ce courant. L'Inde ne comptait guère que trois marques de voitures fin 1980, et il est à présent difficile de les dénombrer. Enfin, symbole de l'adaptabilité du pays , Internet s'y est banalisé avant même d'apparaître en France !

Aujourd'hui plus que jamais, l'Inde devient une priorité pour les Occidentaux. Les grands de ce monde sont convaincus que l'Inde est un acteur incontournable sur la scène internationale, ne serait-ce qu'en raison de sa taille (1/6 de la population mondiale) et de son potentiel économique. En 2004, Bush a défini l'Inde comme l'un des nouveaux concurrents des Etats-Unis. L'émergence de " l'éléphant indien " est de plus en plus visible. Pour 2007, le Bureau central de Delhi a annoncé une croissance record depuis vingt ans, avec une augmentation de 9,4 % du PIB.

L'augmentation du PIB indien s'est toutefois ralentie dans les années 2010 puisqu'il s'élève à 6,5 % sur l'année fiscale 2011-2012, crise mondiale oblige.

La capitale du high-tech, Bangalore, compte aujourd'hui plus d'ingénieurs en informatique que la Silicon Valley américaine. Les délocalisations de centres d'appels et autres téléservices créent 200 emplois par jour dans le pays, et les entreprises indiennes sont de plus en plus présentes au niveau international. A ce rythme, certains estiment que l'Inde sera la 3e économie mondiale dans 10, 20, ou 30 ans, derrière les Etats-Unis et la Chine. En même temps, le pays constitue l'un des derniers grands marchés émergents de la planète, et donc un débouché irremplaçable pour les entreprises occidentales. Les Indiens le savent et pèsent de tout leur poids dans les négociations internationales sur le commerce. Bien qu'elle ne compte encore que pour 1 % du commerce mondial, l'Inde est un interlocuteur de premier plan à l'Organisation mondiale du commerce. Longtemps l'un des leaders des pays " non alignés ", elle se veut aujourd'hui chef de file des pays en voie de développement, refusant de se laisser faire par Bruxelles ou Washington. Malgré ce boom économique, l'écart entre les grandes villes et les campagnes est flagrant. Le miracle indien a ses limites... Le salaire d'un ouvrier agricole ne dépasse guère 35 € par mois, et celui d'un ingénieur débutant, 250 €. Aujourd'hui, les objectifs du gouvernement sont de renforcer les infrastructures, accélérer le développement économique et améliorer l'accès aux soins médicaux et à l'éducation.

Principales ressources
Fabricant de tapis.
Fabricant de tapis.
Agriculture

L'Inde a toujours été une société principalement agricole, avec la majorité de sa population qui dépend de l'agriculture. Cela saute aux yeux dès que l'on quitte les grandes villes. L'agriculture ne représente que 15 % du PIB, mais fait travailler 50 % de la population. Malgré les millions de nouveaux riches urbains, 300 millions d'Indiens vivent avec moins de 1 dollar par jour. Une politique agricole bien planifiée, amorcée dans les années 1960, a abouti à une Révolution Verte en Inde, à un véritable boom de la production agricole. Le gouvernement s'est concentré sur le développement de régions à possibilités de cultures extensives, d'un réseau complet d'irrigation, d'emplacements de choix pour la production de bois de construction. Non seulement l'Inde est ainsi devenue autosuffisante en grain d'alimentation, mais elle a pu aussi exporter ses récoltes. Elle a les plus grandes surfaces cultivées de légumineuses du monde, et elle est la première à avoir développé un hybride du coton. Mais cette agriculture reste fragile et peu compétitive ; pour la protéger, les taxes douanières sur les produits agroalimentaires importés peuvent atteindre 300 % ! Mais avec les aléas climatiques, la menace de la faim n'a pas encore totalement disparu, si bien que pour Abhijit Das, directeur du centre d'études de l'OMC basé à New Delhi, " l'agriculture n'est pas seulement une question économique, mais aussi de subsistance ".

Minerais

Les ressources minières de l'Inde apportent un soutien important à son industrie manufacturière diversifiée et leur exportation, une source modeste de revenus. La nationalisation de nombre d'entreprises étrangères et locales, ainsi que l'implication du gouvernement indien dans la gestion de plusieurs autres ont donné à ce dernier un rôle prédominant dans l'industrie minière.

L'Inde se classe parmi les leaders mondiaux dans la production de minerai de fer, de charbon et de bauxite, et elle produit des quantités significatives de manganèse, mica, dolomite, cuivre, pétrole, chrome, plomb, zinc, or et argent. Loin des débats sur l'écologie, le ministère indien du Pétrole a annoncé en septembre 2013 avoir finalisé le cadre de loi et la règlementation devant diriger les futures opérations d'exploitation du gaz de schiste sur le territoire, pour encourager les investissements étrangers.

Jehangir Ratanji Dadabhoy Tata, le père de l’aviation indienne

Jehangir Ratanji Dadabhoy Tata est né en France en 1904, d'une mère française et d'un père indien. Après des études à Paris et à Londres, ce passionné d'aviation et ami du fils de Louis Blériot, fonde la première compagnie aérienne indienne en 1932 : le Tata Aviation Service. Il sera plus tard (1953-1978) à la tête d'Air India. En 1938, il est nommé président de Tata and Sons, le plus grand groupe industriel de l'Inde, fondé par son grand-oncle. Sous sa présidence, l'empire Tata devient tentaculaire et participe grandement au développement de l'économie indienne. Aujourd'hui le groupe est, entre autres, le premier producteur de véhicules utilitaires du pays. J.R.D. Tata va également révolutionner la gestion d'entreprises en Inde, en privilégiant notamment le facteur humain. Indemnités pour les accidents de travail, gratuité des soins médicaux, plan de retraite des salariés, programmes d'alphabétisation, etc. Ce visionnaire s'est éteint en 1993, un an après avoir reçu le Bharat Ratna, la décoration civile la plus prestigieuse en Inde, pour récompenser sa réussite exemplaire et ses efforts désintéressés en faveur du développement du pays.

Industrie

Le secteur industriel de l'Inde est fortement diversifié et inclut une gamme d'industries lourdes et à haute technologie qui sont en grande partie propriété du gouvernement. Les industries de biens de consommation sont généralement privées. Les productions majeures du pays sont le textile (encore le poids lourd de leur économie), l'industrie chimique (12 % du PNB), le fer et l'acier, le ciment, les véhicules automobiles, les bateaux, les bicyclettes, les appareils électriques et électroniques, ainsi que les produits pharmaceutiques. Les syndicats, généralement affiliés à des partis politiques divers, sont importants dans les secteurs modernes de l'économie. La balance commerciale de l'Inde est structurellement déficitaire. Depuis 2008-2009, le solde ne cesse de se détériorer. Les principaux partenaires commerciaux de l'Inde sont l'Union européenne, les Emirats Arabes Unis, la Chine et les Etats-Unis.

Place du tourisme

Si pendant longtemps le tourisme n'a pas été la priorité du gouvernement, il en est tout autrement aujourd'hui. Dans sa stratégie globale d'ouverture sur le monde extérieur, l'Inde prête une attention toute particulière à cette activité, et les résultats sont là. Néanmoins, les changements de cap constants dans l'attribution de visa, l'augmentation des frais de visa, ainsi qu'une forte augmentation des taxes dans le secteur hôtelier en 2017 font craindre aux opérateurs de l'industrie une baisse importante de fréquentation. Les acteurs de l'industrie ne cessent de se plaindre d'une baisse de fréquentation des touristes étrangers, malgré des chiffres officiels en légère croissance.

Secteur devenu essentiel pour l'économie indienne, moteur de croissance et d'emplois, l'industrie touristique et hôtelière en Inde est la 3e industrie exportatrice après le prêt-à-porter, les pierres précieuses et la bijouterie. Alors que l'Inde accueillait 1,8 million de touristes en 1992, ils étaient près de 7 millions en 2013 et 14,5 millions en 2017 selon le ministère du Tourisme indien. Les Français sont environ 240 000 à s'y rendre tous les ans. Cette augmentation est notamment due à l'amélioration des produits touristiques, des prestations, et à l'extension du trafic aérien. Aujourd'hui, ce secteur emploie plus de 30 millions de personnes et contribue à 9,6 % du PIB, en croissance constante. La part du tourisme domestique représente 88 % des revenus issus du tourisme.

Enjeux actuels

Le secteur des services est la partie la plus dynamique de l'économie indienne. Bien que n'employant qu'un quart de la population, il contribue à plus de 55 % du PIB. Avec une population diplômée et anglophone, et grâce à ses coûts salariaux faibles, l'Inde a su se positionner très rapidement en leader sur les plateformes de services délocalisées, mais également sur le développement de logiciels.

Un des principaux enjeux économiques est le surendettement des fermiers. Faibles revenus, récoltes incertaines, difficultés à obtenir des emprunts, taux d'intérêt élevés sont autant de facteurs qui pèsent sur les épaules des fermiers. 50 % de la population indienne dépendent d'une activité agricole, mais seuls 20 % de la surface cultivable sont irrigués. L'accès à l'eau constitue un défi majeur, d'autant plus que les dérèglements climatiques provoquent des moussons de moins en moins abondantes.

L'inefficacité bureaucratique et la corruption généralisée sont un autre frein au développement économique. Les résultats éclatants du BJP aux élections de 2014 prouvent que les Indiens dans leur ensemble appellent à un vrai changement dans le mode de gouvernance, tant à l'échelon national que local. Une purge des mauvaises pratiques administratives (absentéisme, horaires variables, désintérêt, copinage, dessous-de-table...) se montre plus que nécessaire pour redonner confiance aux Indiens dans leurs institutions et favoriser les prises d'initiative. Malgré une campagne menée sur le slogan " Zéro corruption ", le gouvernement de Narendra Modi semble s'être fixé d'autres objectifs prioritaires.
Une des premières mesures phares du nouveau gouvernement a été d'assouplir les conditions d'investissement des étrangers afin d'accélérer le processus de modernisation et inciter à la production en Inde : la campagne " Make in India " bat son plein. Indian Railways, la compagnie ferroviaire indienne, projette aussi de développer des partenariats permettant de construire des lignes à grande vitesse.
L'hygiène est également un enjeu de préoccupation important et ne pourra qu'améliorer l'image désastreuse de l'Inde auprès des étrangers. Modi a lancé une grande campagne " Inde propre " en octobre 2014 incitant les Indiens à nettoyer un peu plus loin que leur pas-de-porte et à ne pas jeter leurs déchets n'importe où. Mais la gestion des déchets, le ramassage, le recyclage, le traitement et le stockage nécessitent des investissements importants qui ne sont pas encore prévus. Cette campagne s'accompagne d'une volonté de généralisation des sanitaires, sachant que seulement 23 % de la population vivant dans des zones rurales a accès à des toilettes, soit autant d'occasions de véhiculer des maladies et souiller l'eau et les sols. Modi a ainsi prévu de construire 110 millions de sanitaires en cinq ans afin d'offrir à l'Inde et aux Indiens un environnement plus sain. Ne reste plus qu'à les maintenir propres et convaincre les citoyens de les utiliser !

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