Le guide touristique CORSE du Petit Futé : Économie

Économie

L'économie de la Corse a été longtemps dominée par l'agriculture et l'élevage mais maintenant, elle se compose surtout de commerces et d'industrie touristique. La Corse est l'une des régions françaises les plus pauvres. Après la crise des années 1990, la Corse se porte clairement mieux et est en progression sur tous les plans mais sa situation reste néanmoins fragile. En 2003, son PIB par habitant était toujours inférieur de 11,5 % à la moyenne des régions françaises. La Corse a une économie très typée : peu d'industrie, une agriculture faible et un poids important du tourisme, de l'administration et de la construction.

Environnement et énergiesHaut de page

La corse respecte déjà l'objectif du Grenelle de l'environnement de produire d'ici 2020, 23 % de l'électricité consommée à partir d'énergies renouvelables. La production électrique à partir des énergies renouvelables est principalement assurée par les barrages et sera renforcée avec la mise en service du Barrage du Rizzanese en 2012. Toutefois, pour faire face à l'augmentation forte de la consommation électrique (3 à 4 % par an), le développement des énergies renouvelables est nécessaire, accompagné de mesures de maîtrise de la consommation. La Collectivité Territoriale de Corse (CTC) dispose de compétences spécifiques dans le domaine des énergies renouvelables, et notamment l'élaboration du Plan de développement des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie. Il existe actuellement en Corse 3 parcs éoliens en activité : en Balagne, la ferme éolienne de Calenzana (10 éoliennes), développe une énergie de 4 MW ; dans le Cap Corse, les deux parcs d'Ersa- Rogliano (21 éoliennes) produisent 17 MW. En raison de son fort potentiel d'ensoleillement et de conditions tarifaires d'obligation d'achat incitatives au développement de cette filière jusqu'en 2010, un nombre important de projets d'installations photovoltaïques ont été initiés en Corse. Alors qu'en 2010, une seule installation photovoltaïque au sol était en service sur l'île (à Rapale, pour une puissance de 8 MWc), de nombreux projets, bénéficiant des dispositions tarifaires antérieures au changement règlementaire de décembre 2010, se sont concrétisés à partir de 2011.

AgricultureHaut de page

La part de l'agriculture dans l'économie se situe bien en deçà de la plupart des régions françaises. L'agriculture ne représentait en 2003 que 2,3 % du PIB corse, contre 3,5 % pour les régions de France métropolitaine moins l'Île-de-France. La part de l'agriculture dans le PIB est en diminution rapide : -12,5 % en 2003. Seuls 36 % de la surface de l'île sont exploités pour l'agriculture, contre 54 % en moyenne nationale. La culture intensive viticole et fruitière se concentre dans la plaine d'Aléria (est) alors que le reste de l'île connaît une agriculture de montagne extensive dont les principales productions sont l'élevage, l'olivier et le châtaignier. Récemment, les surfaces boisées ont eu tendance à s'étendre.

IndustriesHaut de page

La Corse est la région la moins industrialisée de France. Dans le même temps, elle est aussi celle où la construction a le poids le plus important dans le PIB. L'élan d'industrialisation de l'île commencé au milieu du XIXe siècle a été brisé par la saignée de la Première Guerre mondiale. L'entre-deux-guerres a amorcé le processus qui a donné naissance à l'économie corse contemporaine faite d'emplois publics et d'émigration. Les richesses naturelles de l'île ont longtemps été exploitées. En particulier, les scieries, les charbonneries et les mines (antimoine, plomb, fer).

TertiaireHaut de page

Le secteur tertiaire occupe une place prépondérante dans l'économie de la Corse. En 2002, il concentre 80 % de l'emploi régional. Depuis 1999, l'emploi du secteur a progressé de 9 %. La hausse est importante dans les transports et le commerce, les services étant moins dynamiques. Le tertiaire marchand hors services financiers regroupe 78 % des établissements en 2004, la plupart d'entre eux sont de petite taille.

TourismeHaut de page

Le tourisme représente un atout non négligeable dans l'économie de la Corse. Ce secteur emploi environ 16 % des salariés et représentait pratiquement 13 % de la richesse de l'île soit 1,8 milliard d'euros en 2012. Avec plus de 7 millions de nuitées annuelles dans le secteur marchand (auquel il faut ajouter le secteur non marchand), l'activité touristique est caractérisée par :
- le contexte politico-économique insulaire qui conditionne les résultats (grèves des transports, activisme des indépendantistes).
- la proximité de régions concurrentes en termes de prix, telles que la Croatie ou la Sardaigne.
- la grande concentration de l'activité sur les 2 mois d'été.
Plus qu'ailleurs, se pose le problème de la maîtrise d'un développement ne mettant pas à mal les nécessités de la préservation de l'environnement naturel.

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