ARMÉNIE - guide touristique du Petit Futé

Բարի գալուստ Հայաստան !

Ex-République d'URSS blottie au sud du Caucase, l'Arménie ne prétend pas susciter un tourisme de masse, même si ses montagnes et patrimoine attirent toujours plus de visiteurs. Pionnier sur une terre en friche, le Petit Futé, qui m'a chargé en 1998 de dévoiler les charmes d'un pays alors méconnu, a contribué à cette évolution. En 2015, alors que paraît la 7e éd., l'Arménie a reçu un nombre record de visiteurs, avec un pic le 24 avril : aux côtés du peuple et de ses leaders, plusieurs chefs d'Etat, dont F. Hollande, se recueillent au mémorial de Erevan dédié au 1,5 million d'Arméniens tués dans l'Empire ottoman en 1915. Point d'orgue des événements rythmant l'année du centenaire de ce génocide que la Turquie refuse de reconnaître, la cérémonie cristallise l'identité d'un peuple déchiré entre deuil et renaissance, d'autant plus attaché à ses racines qu'il a survécu à 3000 ans d'une Histoire cruelle.

Cette longévité fait l'orgueil d'une nation qui a subi invasions et massacres culminant avec ce génocide qui effaça l'Arménie occidentale de l'Est de la Turquie, causant la dispersion des rescapés. Née sur les ruines de l'Empire russe, l'Arménie actuelle n'occupe que la partie orientale de l'Arménie historique, et réunit la moitié à peine des Arméniens du globe, mais porte l'héritage de cette histoire tragique ; elle garantit la pérennité d'une vieille nation, tournée vers l'avenir et le monde, malgré le blocus turco-azéri sanctionnant son soutien au Karabagh, émancipé du joug azéri en 1994 au prix du sang. Une nouvelle génération, libérée d'un lourd passé soviétique, redécouvre les traditions nationales tout en édifiant un pays moderne et accueillant, avec sa légendaire hospitalité, qui marie sens de la fête et art de la table.

Longtemps terre de pélerinage des Arméniens de la diaspora, le pays s'ouvre aux autres visiteurs ; je suis heureux de les guider à travers montagnes, lacs et vallées, écrin d'innombrables églises et monastères rappelant que l'Arménie fut le 1er Etat chrétien ! Avec des sommets renvoyant l'écho de grands mythes, tel l'Ararat et son arche de Noé, aujourd'hui en Turquie, l'Arménie est un lieu où souffle l'esprit. Si elle garde sa part de mystère, elle n'est plus confidentielle. Le centenaire du génocide invitait le monde à assister à la renaissance d'un pays miraculé de l'Histoire, à partager le deuil et la foi en l'avenir de son peuple. Terre de mémoire, l'Arménie est aussi terre de voyage et d'aventure.

Gari Ulubeyan

REMERCIEMENTS : Hélène, Madeleine et Maral.

Avant-propos

C'est en Arménie, dit-on, que " le Tout-Puissant établit le paradis terrestre ". C'est encore dans cette contrée caucasienne, au carrefour de l'Orient et de l'Occident, entre mer Noire et mer Caspienne, que s'élève le mont Ararat, dont les neiges éternelles renfermeraient les vestiges bibliques de l'Arche de Noé. Ces quelques repères symboliques, qui la désigneraient comme le berceau de certains des grands mythes originels, suffiraient à graver l'Arménie dans notre imaginaire, en bonne place aux côtés d'autres contrées légendaires excitant la curiosité du voyageur. Ces références, pourtant, ne parlent réellement qu'aux initiés, arménophiles invétérés ou exégètes des chroniques médiévales ; pour le grand public, l'Arménie reste très généralement une terra incognita, méconnue, mal connue.

Ironie d'une histoire vieille de 3 000 ans, la légende des siècles, tournant au conte cruel dans ce pays situé à la croisée des chemins des envahisseurs, effacera cette dimension mythique de notre mémoire. L'Arménie chrétienne est de ces pays dont le nom résonne comme un cri de douleur, renvoyant à une litanie de souffrances plus qu'à la délicieuse insouciance du jardin d'Eden.

Comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs ? C'est par les massacres des Arméniens de l'Empire ottoman que l'Arménie se révéla au public européen à la fin du siècle dernier et au début du XXe siècle. Encore cette actualité tragique, qui mobilisa nos hommes politiques et qui sut émouvoir l'opinion, ne donnait-elle qu'une idée très floue de la réalité culturelle, artistique, voire seulement géographique de l'Arménie, qui était alors divisée entre les Empires russe et ottoman. Après la Première Guerre mondiale, l'Arménie retourne à son anonymat, quand l'armée de Lénine met un terme à l'éphémère indépendance de l'Etat arménien, créé au Caucase sur les décombres de l'empire des tsars. Province méridionale de l'URSS, elle se fige dès lors dans le long hiver soviétique, disparaissant derrière une ligne d'horizon fermée par le rideau de fer.

En Occident, où ils ont constitué d'importantes communautés, les Arméniens nous sont certes familiers, mais on songe rarement à les associer à un pays : et pour cause, puisqu'ils sont pour la plupart d'entre eux originaires d'une Arménie désormais rayée de la carte, cette " autre " Arménie sous domination turco-ottomane d'où leurs parents ou grands-parents ont été chassés par les massacres perpétrés de 1915 à 1922. Ce génocide et le lourd contentieux qu'il a provoqué entre la Turquie, qui persiste à en nier l'existence, et des Arméniens profondément marqués dans leur conscience collective et nationale font partie de ces deux ou trois choses que l'on sait d'une communauté forte en France de 500 000 membres. Animée par une volonté d'intégration payée d'un réel succès, cette communauté, qui cultive ses traditions et son identité dans la plus grande discrétion, a très vite perdu de son exotisme, trahie par la seule terminaison en " ian " de ses patronymes. Rançon de cette intégration réussie, l'Arménie semble à la fois très proche et terriblement lointaine, et la levée du rideau de fer n'a pas vraiment dissipé l'opacité qui entoure ce pays, sinon pour le révéler, encore une fois, sur un mode tragique : c'est par le meurtrier séisme du 7 décembre 1988 que l'Arménie soviétique a fait irruption dans notre actualité ; et son retour dans le concert des nations indépendantes a été couvert par le fracas de la guerre avec l'Azerbaïdjan voisin, autour de l'enclave arménienne du Haut-Karabagh, ajoutant aux difficultés liées à la transition économique communes à tous les pays de l'ex-URSS.

Corrigeant une injustice, ce guide répond à la nécessité de réhabiliter l'Arménie comme terre de voyage. L'Arménie n'a certes pas vocation à devenir un " paradis touristique ", au sens où l'entendent les agences de voyage, et reste une destination insolite, hors des sentiers battus du tourisme de masse, même si, à l'époque soviétique, son soleil et son peuple généreux surent attirer des cohortes de visiteurs originaires des pays satellites de l'ex-URSS. Sans maquiller une réalité quotidienne effectivement difficile, notre entreprise vise à faire connaître une Arménie autre que celle suggérée par la presse au détour de l'actualité, renfermant, dans ses montagnes majestueuses, tour à tour austères et luxuriantes, un patrimoine architectural d'une richesse insoupçonnée, forgé dans le creuset du christianisme que l'Arménie fut le premier Etat à embrasser, en 301. A mi-chemin entre les mythes oubliés et les projecteurs d'une actualité forcément réductrice, un voyage en Arménie permettra de voir vivre les Arméniens in vivo et in situ, de partager avec eux l'exaltation d'un antique pays en voie de reconstruction, d'admirer la ténacité d'un peuple qui a su garder intact son sens de la fête et de l'hospitalité malgré les épreuves de l'histoire et les invasions. Alors que le pays s'ouvre résolument au tourisme, avec des infrastructures de plus en plus développées, il est grand temps de voir cette destination sortir des réseaux confidentiels du pèlerinage national ou du voyage culturel réservé aux spécialistes et aux érudits. Après tout, il fut une époque où l'Arménie était assez à la mode pour que Jean-Jacques Rousseau s'habille à la mode arménienne, en turban et en caftan !

On n'en est pas encore là, mais les choses bougent, rendant nécessaire ce petit avertissement adressé au lecteur-voyageur : pour l'Arménie comme pour tout pays en transition, certaines des informations pratiques livrées dans ces pages sont forcément " périssables " et risquent donc d'être obsolètes ou incomplètes. C'est le prix à payer, par le voyageur, au développement des infrastructures du pays qu'il visite, et il nous en excusera très certainement. Mais du moins peut-on espérer que ces informations exhaleront toujours, au fil des pages, cet envoûtant parfum d'encens, à l'instar de celui que laisse le " papier d'Arménie " en se consumant... et qu'elles lui donneront l'envie de cette aventure aux sources du christianisme, voire de l'humanité, au pays de l'Arche perdue...

Idées de séjour ARMÉNIE

La carte de l'Arménie permet une variété considérable de séjours à la carte. Si le pays, dans sa plus grande extension, n'excède pas les 500 km, le relief rallonge les distances. On ne pourra en faire le tour en quelques jours, surtout si l'on veut s'imprégner de l'âme du pays. Les infrastructures touristiques étant encore peu développées dans les régions, les visiteurs séjournent généralement dans la capitale, Erevan, à partir de laquelle on rayonnera par des excursions quotidiennes dans le pays. Pourtant, les opportunités de halte dans les régions se développent et les nombreux tour-opérateurs connaissent les bonnes adresses pour proposer des circuits à travers le pays, les routards ayant la possibilité de voyager par leurs propres moyens, en bus, en train ou à bord d'une voiture de location, et en logeant chez l'habitant. Enfin, les ressources du patrimoine arménien sont telles que vous pourrez concilier les longues randonnées dans des sites naturels en friche au regard du tourisme avec la visite de monastères perdus dans les montagnes, sans que vous soyez pour autant amateur de pèlerinages. La foi déplace les montagnes, dit-on...

En Arménie, elle vous aidera en tout cas à vous déplacer dans les montagnes !

Séjour court (1 semaine)Haut de page

Jour 1 : arrivée à Erevan et installation dans la capitale, où l'on résidera pendant toute la durée du séjour. Premier contact avec la ville et les habitants : les terrasses de cafés sont nombreuses, qui vous attendent sur la place de la République (Hanrabédoutioun), ex-place Lénine et toujours centre nerveux de la capitale arménienne, avec son architecture de style national obéissant aux canons esthétiques soviétiques, ou sur la place de la Liberté (Azadoutioun) ou de l'Opéra, que vous gagnerez en déambulant dans la rue Abovian, l'artère la plus animée de la capitale. Coucher de soleil sur le mont Ararat, depuis les gorges du fleuve Hrazdan, vers l'usine de Brandy d'Erevan.

Jour 2 : visite d'Erevan et de ses musées, notamment la galerie nationale sur la place de la République et l'Institut des manuscrits anciens Matenadaran, le mémorial et musée du Génocide de Dzidzernagapert, la mosquée persane Goy et le marché central, la forteresse Erebouni. Dans l'après-midi, une petite vingtaine de kilomètres jusqu'à Etchmiadzin, le Saint-Siège arménien, visite de la très vénérable cathédrale et de son trésor, et des églises médiévales de la ville (Sainte-Hripsimée, Sainte-Gayanée et Saint-Hovannés) et sur le chemin du retour, visite des ruines de l'église de Zvartnots, près de l'aéroport.

Jour 3 : visite de Etchmiadzin si elle n'a pu être effectuée la veille (prévoir la visite si possible pendant un office religieux ou mieux encore, à l'occasion des grandes fêtes religieuses). Dans l'après-midi, la courte excursion au temple hellénistique de Garni et dans la foulée la visite du monastère de Geghard et de ses chapelles troglodytes vous familiarisera avec le pays. En chemin, panorama sans égal sur le mont Ararat depuis l'arche de Tcharents.

Jour 4 : excursion sur les rives du lac Sevan, nappe d'eau douce de 1 300 km² à près de 2 000 m d'altitude, via la localité de montagne de Dzaghkadzor, avec le monastère de Ketcharis niché dans la forêt. Halte gastronomique sur une presqu'île du lac Sevan, au pied de deux églises du Xe siècle. Poursuite de l'excursion au-delà du col de Sevan, à Dilijan, porte d'entrée de l'Arménie septentrionale, verdoyante et couverte de forêts. Au détour d'une route forestière, visite du monastère médiéval de Haghartsin, entouré de montagnes escarpées, en bordure d'un torrent.

Jour 5 : détente et farniente à Erevan, au rythme nonchalant de ses habitants. Visite du musée Paradjanov et du musée d'Art moderne. Shopping (le week-end au Vernissage, marché aux puces de la capitale) ; le soir, sortie à l'opéra, au théâtre dramatique et dans les autres lieux, bars, discothèques ou salles de jeux qui ont ouvert leurs portes ces dernières années.

Jour 6 : découverte du Sud, à la faveur d'une excursion au monastère d'Amaghou-Noravank, via le site de pèlerinage de Khor Virap, sur fond de mont Ararat. Villages viticoles en cours de route.

Jour 7 : tour du mont Arakadz, immense volcan éteint recouvert de neiges dominant le haut plateau arménien et son chapelet d'églises, de monastères et de forteresses (Saghmosavan, Hohanavan, Mughni, Harithavank, Talin, etc.) ; arrêt à Gyumri, ex-Leninakan, qui renaît lentement après le terrible séisme de décembre 1988.

Jour 8 : départ d'Erevan.

Séjour long (2 semaines)Haut de page

Jour 1 : arrivée à l'aéroport d'Erevan et installation dans la capitale, où l'on résidera pendant la plus grande partie du séjour. Promenade dans les rues de la ville.

Jour 2 : visite d'Erevan et de ses musées.

Jour 3 : visite d'Etchmiadzin, ville sainte, avec le siège du catholicos et ses églises médiévales. Toujours plus à l'ouest, dans la vallée de l'Ararat, le petit lac d'Aïguerlitch et le site archéologique de Medzamor, le mémorial de Sardarapat, puis Armavir et ses marchés colorés. Sur la route du retour à Erevan, une halte s'impose à Zvartnots, près de l'aéroport, vaste église en forme de rotonde détruite par un séisme au Xe siècle.

Jour 4 : matinée à Erevan, l'après-midi courte excursion au temple de Garni et dans la foulée visite du monastère de Geghard et de ses chapelles troglodytes.

Jour 5 : excursion dans la ville de montagne de Dzaghkadzor et du monastère de Ketcharis. Randonnée sur les hauteurs à partir du premier tronçon du télésiège. (Possibilité de séjourner, été comme hiver, dans des chalets dispersés dans les forêts environnant cette localité à 50 km d'Erevan).

Jour 6 : visite du bassin du lac Sevan. Tour du lac, en voiture ou en bateau, détente et contemplation, possibilité d'y séjourner quelques jours.

Jour 7 : poursuite de l'excursion au-delà du col de Sevan, à Dilijan, porte d'entrée magistrale de l'Arménie septentrionale, couverte de forêts renfermant de nombreux monastères (Haghartsin, Gochavank, etc.). Plus au nord, vers la frontière de l'Azerbaïdjan et de la Géorgie, longer la vallée verdoyante de l'Aghtsev jusqu'à Idjevan. Possibilité de logement.

Jour 8 : cap au sud à partir de Noïembérian en remontant la vallée du Débed ourlée de forêts truffées de forteresses et de monastères, dont les plus remarquables, Haghpat et Sanahin, classés au patrimoine mondial de l'Unesco, près d'Alaverdi.

Jour 9 : à partir de Vanadzor, bifurquer vers l'ouest pour longer le versant nord de l'Arakadz, majestueux avec ses glaciers, jusqu'à Gyumri.

Jour 10 : retour à Erevan via Talin (belle cathédrale et restes de forteresse), avec une halte près de l'antique basilique de Ererouk pour contempler de l'autre côté du fleuve Akhourian marquant la frontière turque, les ruines de l'ancienne capitale arménienne Ani.

Jour 11 : détente et farniente à Erevan. Shopping (le week-end au Vernissage, marché aux puces de la capitale).

Jour 12 : découverte du sud rural et pittoresque, via le site de pèlerinage de Khor Virap et le monastère de Amaghou-Noravank. La route traverse des villages viticoles jusqu'à Goris, ville frontière entourée de cheminées de fée percées d'anciennes habitations troglodytes, qui commande l'accès au Haut-Karabagh. Avec un visa accordé à la Représentation d'Erevan, on peut visiter le Haut-Karabagh à partir de sa capitale, Stepanakert, où l'on logera.

Jour 13 : visite du monastère de Gandzasar, au nord, dans un magnifique paysage de montagnes et de forêts. Au sud, vers Martuni, paysages steppiques évoquant l'Iran.

Jour 14 : retour à Erevan en 4 heures de route (avec un bon véhicule), un peu plus si l'on fait un crochet par le monastère de Tatev, à 20 km au sud de Goris.

Jour 15 : départ d'Erevan.

Séjours thématiquesHaut de page
Circuit aux sources de la spiritualité arménienneHaut de page

Jour 1 : arrivée à Erevan et installation dans la capitale. Premier contact avec la ville et les habitants.

Jour 2 : visite d'Erevan, de ses musées, de ses églises, dont la toute nouvelle cathédrale Grégoire l'Illuminateur (Krikor Loussavoritch) et de sa mosquée persane. Dans l'après-midi, visite de la cathédrale d'Etchmiadzin, siège du catholicos, et des églises de la ville.

Jour 3 : courte excursion au temple de Garni, suivie d'une visite au monastère de Geghard.

Jour 4 : départ en bus ou en voiture pour la localité d'Achtarak (20 km d'Erevan), point de départ d'un grand circuit autour du mont Arakadz, jalonné par de nombreux monastères et églises médiévaux (Saghmosavan, Ohanavan, Mughni, etc.). Traversée de villages habités par des Kurdes Yézidis. Après une halte sur les rives du lac artificiel d'Abaran, logement autour de la ville de Vanadzor, entourée de forêts.

Jour 5 : depuis Vanadzor, remonter le cours de la rivière Débed, jusqu'à Alaverdi, pour visiter les superbes monastères de Haghpat et Sanahin. Un peu plus au nord, vers la Géorgie, le monastère d'Akhtala, avec ses églises ornées de fresques et protégées par des murailles bien conservées mérite le détour.

Jour 6 : demi-tour vers Vanadzor, d'où on prendra le chemin de l'ouest, via Spitak, jusqu'à Gyumri, ex-Léninakan, qui se remet lentement du terrible séisme de 1988. Vieux quartiers typiques de l'architecture coloniale russe, mais marqués par les influences arméniennes, visibles dans le décor des façades des anciens hôtels particuliers et des églises. Logement possible et excursion au lac d'Arpa, à plus de 2 000 m d'altitude, aux confins de l'Arménie et de la Géorgie, dans le décor steppique de la plaine de Chirak.

Jour 7 : retour vers le sud, via la ville d'Artik, célèbre pour ses carrières de tuf, la pierre volcanique dans laquelle sont construits la plupart des édifices arméniens, dont le beau monastère de Haritchavank. Halte à Erérouk, avec son antique basilique paléochrétienne et le point de vue sur les ruines majestueuses de l'ancienne capitale arménienne Ani, en territoire turc.

Jour 8 : retour à Erévan, via Talin et sa grande cathédrale.

Jour 9 : visite du sud rural en passant par le site de Khor Virap, niché dans les vignobles et les vergers au pied du mont Ararat, visite du puits où fut enfermé Grégoire l'Illuminateur pendant treize ans. On reprend la route en direction du monastère de Noravank, avec ses singulières églises ornées de sculptures, dans un décor de hautes montagnes et de vallées profondes. Logement à Djermouk, centre de cure thermale d'altitude, bruissant de cascades.

Jour 10 : visite de la région du Zanguézour, qui a préservé ses traditions rurales, via Sisian, jusqu'à Goris et un peu plus au sud, le monastère de Tatev, reconstruit après le séisme qui l'avait ruiné dans les années 1930, et auquel on accède depuis 2010 par un téléphérique exceptionnel, le plus long d'Europe.

Jour 11 : retour à Erevan.

Jour 12 : excursion au lac Sevan et visite de ses antiques chapelles, via la station de montagne de Dzaghkadzor.

Jour 13 : départ d'Erevan.

Circuit nature et cultureHaut de page

Jour 1 : arrivée à Erevan et installation dans la capitale, point de départ d'une longue randonnée dans le pays, alliant le trekking dans la montagne, les loisirs balnéaires sur le lac Sevan et la découverte des monastères.

Jour 2 : visite d'Erevan et de ses musées. Dans l'après-midi, excursion au temple de Garni et visite du monastère de Geghard.

Jour 3 : départ pour Achtarak, au pied du mont Arakadz, traversée par la rivière Kazakh qu'enjambe un beau pont médiéval, dans la même pierre de tuf ocre que les antiques églises dispersées à travers la ville. Logement possible avant l'expédition au sommet de l'Arakadz.

Jour 4 : en voiture, partir à l'assaut du mont Arakadz, depuis les gorges du Kazakh bordées de monastères (Saghmosavan, Ohanavan, Mughni, etc.) jusqu'à la forteresse médiévale d'Amberd ; rencontres avec les nomades yezidis qui vous offriront du tan (yaourt fermenté) sous les tentes dans lesquelles ils logent pendant la transhumance de leurs troupeaux de moutons. La route est carrossable jusqu'au lac Kari Litch (3 400 m), entouré de névés. Possibilité de loger dans un refuge, de bivouaquer ou de s'arrêter pour déguster des brochettes.

Jour 5 : ascension, accessible aux non-alpinistes, accompagnés bien sûr d'un guide, vers les sommets enneigés (altitude maximale : 4 090 m) qui dominent la plaine de l'Ararat. Descente du versant nord, plus à pic, jusqu'à la plaine du Chirak et Gyumri. Logement.

Jour 6 : de Gyumri à Stepanavan, porte de l'Arménie septentrionale. Visite de la forteresse de Lori Berd. Remonter le fleuve Debed jusqu'à Alaverdi et les monastères de Haghpat et Sanahin.

Jour 7 : rejoindre le lit de l'Aghtsev, que l'on longera vers le sud, via Idjevan, jusqu'à Dilijan, où on logera dans un chalet.

Jour 8 : visite des monastères de la région de Dilijan, Gochavank et Haghartsin.

Jours 9-10 : reprendre la route en direction du lac Sevan. Logement dans un hôtel sur les rives du lac. Détente, sports nautiques, virées à bord de voiliers ou de bateaux de pêche.

Jour 11 : du nord au sud du lac (70 km), en bateau ou par la route, via le monastère de Hayravank et Gavar (côte ouest), jusqu'à Martouni.

Jour 12 : gagner le sud de l'Arménie, via le col de Selim et son beau caravansérail. Eghegnadzor, les communes rurales du Zanguezour, la station de cure thermale de Djermouk, la cascade de Chaki, près de Sisian, Goris...

Jour 13 :... et le Haut-Karabagh, l'un des points de fracture de l'ex-URSS, où l'histoire, révélée par ses monastères dans leur écrin de montagnes verdoyantes, rejoint l'actualité la plus brûlante.

Jour 14 : visite de Stepanakert, la capitale, et approche de la région.

Jour 15 : retour en Arménie, poursuivre vers le sud, via le monastère de Tatev, en direction de Kapan, dans un beau parc naturel forestier au pied du mont Kapoudjouk (2e sommet d'Arménie, 3 904 m), et jusqu'à Méghri, ville frontière avec l'Iran, écrasée de soleil et entourée de montagnes déchiquetées (prévoir 2 jours de plus au moins), ou remonter directement vers Erevan, via le monastère de Amaghou-Noravank.

Jour 16 : repos à Erevan, avec une visite au Saint-Siège d'Etchmiadzin.

Jour 17 : départ d'Erevan.

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