Guide des Fidji : Arts et culture

A la différence d'autres îles du Pacifique, Fidji n'a pas connu de mouvement contemporain dans les arts. Le pays a su conserver son art traditionnel et donc son patrimoine culturel.
L'artisanat local fidjien est simple mais varié : poteries, bijoux de perles, coquillages, broderies, sculpture en bois... La plupart des métiers artisanaux et folkloriques sont toujours pratiqués dans les villages fidjiens. Les arts traditionnels sont transmis de génération en génération dans les villages : la fabrication de tissu (Masi) et le Mat-tressage sont enseignés aux plus jeunes, tout le meke (la danse traditionnelle). Malheureusement, quelques compétences tendent parfois à se perdre. Pour cause, les jeunes quittent les villages pour les écoles et l'université sans toujours emporter avec eux le savoir de leurs parents. De même, si certains arts sont de qualité identique à celle d'époque (sculpture sur bois ou poteries) d'autres tendent à perdre en qualité (la construction de maisons traditionnelles va disparaître d'ici quelques années, due à l'arrivée de nouveaux matériaux).

Vaiana, la princesse Disney du Pacifique

Si de nombreux dessins animés Disney© s'intéressent davantage à notre vieille Europe ou au continent américain pour y construire ses histoires, le géant du divertissement s'est tourné vers le Pacifique, entre 2010 et 2015, afin d'y préparer son nouveau film. Et pour construire l'univers de Vaiana (Moana en anglais), la nouvelle princesse en question, les équipes ont trouvé l'inspiration sur les îles du Pacifique entre Tahiti, Samoa et Fidji. Jeune fille courageuse, Vaiana part à l'aventure, affronter l'océan, afin de sauver son île qui se meurt. Des personnages, aux eaux cristallines tout en passant par les légendes et les animaux marins tout évoque Fidji et ses voisines polynésiennes. L'océan, également, aussi redoutable que nourricier, est l'élément le plus important du film. L'équipe de scénaristes et de dessinateurs s'est notamment invitée dans des villages et sur différentes îles fidjiennes, s'inspirant constamment de la culture et de l'art de vivre de ce petit bout du monde. Un gros travail de documentation qui se ressent d'ailleurs lors du visionnage du film : on y voit le tissage de paniers, les pagnes de fleurs, les bures au toit de chaume, les îles luxuriantes bordées de lagon bleu... certaines images sont on ne peut plus proche de la réalité ! Les influences du film sont certes davantage polynésiennes (avec le personnage de Maui par exemple), mais on retrouve avec plaisir la beauté des paysages et des traits culturels de Fidji. De Nouvelle-Zélande à Bora-Bora en passant par Hawaï, toutes les petites filles originaires du Pacifique se sont identifiées à cette princesse intrépide et Fidji n'a pas échappé au Moana effect ! Le film, sorti en 2016, a fait un véritable carton dans le monde entier à tel point qu'il est le cinquième film Disney au box-office mondial (avec une recette de 643 331 111 US$). Enfin, si vous avez la chance de vous faire accompagner par la bande-son du film pendant votre voyage, alors ne manquez surtout pas l'opportunité de parfaire votre immersion au Fidji !

Architecture

Il n'est pas vraiment possible de parler d'architecture spécifiquement Fidjienne. Les villes sont relativement récentes et il n'y a pas grand-chose à souligner sur leur urbanisme si ce n'est que les bâtiments ne sont jamais trop élevés. A Suva, la résidence du président, the Government House, rappelle surtout la présence et l'influence des Anglo-Saxons sur le territoire. C'est plutôt avec les habitations traditionnelles, les bures, que se distingue une apparence typiquement Fidjienne. De forme rectangulaire, la structure interne repose sur des troncs d'arbres joints par de la fibre de cocotier en guise de corde. Les toits sont couverts de feuilles de cocotiers. La construction finale donne un aspect aéré et confortable à la structure. Les ressorts pour touristes d'ailleurs recréent très souvent des bures selon le style traditionnel. De nos jours, même si la forme rectangulaire des bures a été conservée, le cocotier et les bambous sont désormais remplacés par du béton et de la tôle ondulée. Seul le village de Navala sur la Kings Road présente un ensemble de bures traditionnelles encore très authentique. Comme partout l'architecture et certains monuments reflètent l'histoire du pays. Ainsi, on note la présence de plusieurs temples hindouistes, indicatif de l'importante présence de la communauté indienne à Fidji. En particulier à Nadi, le temple de Sri Siva Subramaniya, lumineux et coloré, la façade externe du temple avec ses milliers de sculptures est impressionnante. De même, le temple de Naag Mandir à Labassa trône au milieu des champs de cannes à sucre et transforme le paysage, on ne sait plus trop si on est à Fidji ou dans le sud de l'Inde. Enfin à partir des années 1840, les maristes français furent très actifs dans la construction d'églises et cathédrales, on en compte près de 300. Malgré leur aspect un peu dénué, ces édifices sont toujours fréquentés. Vestiges d'un autre temps, nombreuses de ces églises en pierre maintiennent un charme indéniable avec des vitraux toujours bien conservés. Le meilleur exemple restant la cathédrale de la Wairiki Mission à Taveuni ou encore la petite église de Naiserelagi sur King's Road avec la présence d'un Christ à la peau noire portant un sulu. L'artiste français Jean Charlot fut l'auteur de cette réalisation originale. Tenue à bout de bras par le Fiji Museum et sa directrice, Sagale Buadromo, la sauvegarde du patrimoine représente aujourd'hui un enjeu culturel majeur aux Iles Fidji. L'héritage laissé par les maristes français est aussi actuellement l'objet d'un projet entre l'association Patrimoine sans Frontières et l'ambassade de France de Fiji afin de rétablir et maintenir ces églises, leurs vitraux et sculptures. Un certain nombre d'artisans, notamment calédoniens, ont été approchés afin de participer au projet, ainsi que des professionnels issus de métropole. L'ONG Patrimoine sans Frontières, basé à Paris, a par ailleurs accepté d'agir en tant qu'opérateur. Une démarche de sensibilisation au patrimoine dans certaines écoles proches de l'église est également prévue pour compléter ce projet. En effet, il a semblé primordial d'inclure les populations locales au projet pour qu'ils connaissent l'histoire du site et en mesurent la richesse patrimoniale.

Koro, village fidjien

C'est le nom donné au village fidjien. La plupart des Fidjiens, à l'exception de ceux qui habitent dans la capitale Suva, vivent dans des villages, dont le mode de fonctionnement est resté très traditionnel. Les Fidjiens sont très attachés à leur village et ne le quittent que très rarement. Quoi qu'il arrive, c'est leur lieu d'appartenance. Aux Fidji, on n'est pas " fils de ", mais on " vient de ". Au cours de votre séjour, vous aurez la possibilité de visiter plus d'un village et, partout, les Fidjiens vous accueilleront en toute simplicité. Lors de ces visites, il convient de respecter la tradition et de couvrir vos épaules ainsi que vos jambes.

Artisanat
Masi (tapa)

C'est le tissu fidjien par excellence. Tissé minutieusement par les femmes, il habillait autrefois la population. Et s'il n'est pas des plus souples, il a le mérite d'être 100 % végétal. Sa matière première provient de l'écorce interne du mûrier. L'écorce est découpée en très fines bandes et trempée dans de l'eau pour la rendre plus facile à travailler. Une fois humides, les bandes sont raclées avec des coquillages, puis pilées en de toutes petites feuilles, à coups de maillet en bois. Plusieurs couches de feuilles sont ensuite assemblées, pressées et exposées au soleil. Le tissu est alors suffisamment souple pour être malléable. En guise de décoration, les femmes utilisent soit de la suie pour les motifs noirs, soit de l'argile pour les tons rouge bordeaux.

Poterie

Des traces de poterie ont été identifiées chez les toutes premières civilisations fidjiennes. C'est notamment grâce à ces poteries et à leur mode de fabrication que l'on a pu dater les premières heures du peuplement des îles Fidji. Aujourd'hui, les Fidjiennes continuent la tradition. Plus qu'une expression artistique, les poteries ont un caractère utilitaire, bien qu'elles ne soient plus aussi essentielles pour la vie quotidienne qu'autrefois. On utilise l'argile et le sable pour les confectionner, et, pour leur donner forme, rien de plus que dix doigts, des pierres et des spatules en bois. Pour la décoration, des dents, comme autrefois, ainsi que des feuilles et des coquillages. Les poteries sont ensuite séchées au soleil avant d'être chauffées entre 700 et 1 000 °C, au moyen d'un feu de feuilles, de coques de noix de coco et de bambou. La touche finale consiste à lustrer la poterie avec une résine, que l'on applique sur le pot encore chaud et que ce contact brûlant fait fondre.

Sculpture sur bois

Les sculpteurs sur bois se font rares dans les villages, exceptés ceux qui fabriquent des objets pour les touristes. Cette fonction mise à part, on ne sculpte que très peu le bois dans la vie quotidienne. Autrefois, le bois était travaillé pour donner forme à des armes de guerre et avait donc une très grande utilité. Dans la vie courante, de nos jours, seul le tanoa (bol à kava) nécessite l'intervention d'un sculpteur sur bois.

La construction des Waqa Drua

C'est ainsi qu'on appelait les anciens canoës utilisés il y a plusieurs siècles. C'est sur ces canoës que les Fidjiens partaient combattre d'autres tribus ou d'autres peuples (les Tonguiens notamment). Les astucieuses constructions à base de bois de vesi, le plus résistant de tous, étaient extrêmement robustes. Sans aucun entretien, elles pouvaient servir pendant une dizaine d'années. Mais leur construction exigeait presque tout autant de temps. En général, sept années étaient nécessaires à l'achèvement d'un drua. De nombreuses fêtes et cérémonies accompagnaient chaque étape de la construction. On dit également qu'un nom était attribué à chaque planche. Une fois sur l'eau, le canoë pouvait accueillir au moins 300 personnes. Aujourd'hui, le seul et unique drua encore visible, construit selon une technique ancienne et traditionnelle, se trouve au Fiji Museum de Suva.

Expressions modernes
Cinéma d'auteurs et littérature contemporaine

Fiji est une destination idéale pour de nombreux réalisateurs surtout de Bollywood ainsi que certaines productions américaines comme le tournage d'Anacondas, the Hunt for the Blood Orchid en 2004 près de Suva ou le célèbre TV reality show Survivors tourné à Vanua Levu. Cependant, il ne faut pas ignorer la créativité locale des auteurs Fidjiens. Ainsi plusieurs ouvrages littéraires et réalisations ont été remarqués à un niveau international. Parmi eux, le travail remarquable de Vilsoni Hereniko, originaire de Rotuma. Auteur et réalisateur du premier long-métrage fidjien, The land has eyes (Pear ta ma 'on maf) tourné en 2004 à Rotuma. Le casting (à commencer par le personnage principal) regroupe des habitants de Rotuma sans aucune formation théâtrale. Le film suit le destin de Viki, une jeune femme, dont le père est accusé à tort d'être un voleur. Viki devient alors victime d'une disgrâce par la communauté. Elle trouve force et courage grâce à la présence mystérieuse d'une guerrière inspirée des légendes locales. A travers cette histoire, l'auteur met en lumière la pression des clans et croyances traditionnelles mais aussi le pouvoir des récits anciens. Le film fut présenté au Sundance Film Festival en 2004 et remporta plusieurs prix dont le prestigieux Best Overall Entry Award en 2005 au Wairoa Maori Film Festival, et le Best Dramatic Feature Award en 2004 au Festival de Toronto Imagine Native Film & Media Arts Festival.

En décembre 2011, Vilsoni Hereniko grâce au soutien de l'ambassade de France et du SCAC (Service de Coopération et d'Action Culturelle), présente à l'Oceanic Center de l'université du Pacifique Sud une pièce de théâtre Fine Dancing. Cette pièce pour adulte, aborde avec subtilité des thèmes délicats et lève certains tabous comme l'homosexualité, l'infidélité ou encore l'impact du Christianisme dans le Pacifique. Larry Thomas d'origine mélanésienne est aussi un auteur et réalisateur très actif. Il tourna plusieurs documentaires dont Bitter Sweet Hope en 2005, le film retrace l'histoire de l'industrie de la canne à sucre, les conflits entre les fermiers mélanésiens et indo-fidjiens. En 2007, il réalise Struggling for a better living, un regard social sur le phénomène grandissant des squatters en milieu urbain à Fidji. Enfin en 2010, Larry Thomas réalise Lakovi la première pièce de théâtre contemporaine réalisée en langue Fidjienne. Selon l'auteur " la pièce illustre le constant conflit dans la société Fidjienne entre modernité et les obligations traditionnelles ". En mai 2012, les deux réalisateurs Vilsoni Hereniko et Larry Thomas furent invités au festival de film Rochefort Pacifique en France. A noter aussi le travail de Rajendra Prasad, de souche indo-fidjienne, un descendant des Girmitiyas (les travailleurs indiens débarqués à Fiji dans les 1870 pour l'exploitation de la canne à sucre). Son livre Tears in the Pacifique retrace avec exactitude la douloureuse expérience de ces travailleurs indiens exploités par les colons. Le livre présente aussi une analyse de l'histoire contemporaine allant de 1920 à 2004.

FIFO, le Festival du film océanien

En place depuis 2003, Le FIFO se déroule à Tahiti. Au centre du Pacifique Sud, le FIFO se veut le carrefour annuel des images océaniennes. Trait d'union entre les peuples de Mélanésie, de Micronésie, de Polynésie et l'Occident, le festival est devenu un lieu privilégié où la parole est donnée à l'homme du Pacifique. Tous les films sélectionnés sont visionnés par un jury composé de professionnels de l'audiovisuel reconnus internationalement. Les réalisateurs des quatre films primés reçoivent une dotation financière qui récompensera leur travail.

Plusieurs réalisateurs Fidjiens ont participé à ce festival.

Pour plus d'informations. www. fifo-tahiti.com

Danse
Danseurs de meke.
Danseurs de meke.

Impossible de faire l'impasse sur le meke. Lors d'un séjour aux Fidji, vous y serez obligatoirement exposé ! Il s'agit de la danse traditionnelle des Fidjiens, une danse très complète où la musique et le chant sont tout aussi importants que les mouvements. Ces derniers ne sont pas anodins et racontent une histoire. Bien souvent, il s'agit d'histoires guerrières. Torse nu, vêtus de feuilles de bananier, les hommes miment des gestes martiaux. Une danse tout en tension où les corps (et les muscles) s'expriment sur des rythmes très saccadés. Aujourd'hui encore, dans les villages, le meke accompagne chaque manifestation festive et fait réellement partie de la tradition fidjienne. Il est dansé par tous avec plus ou moins de variantes. Partout, ce sont les hommes qui dansent debout et occupent l'espace, tandis que les femmes assises, jambes croisées, font des gestes avec des éventails tressés de pandanus. Leurs chants sont accompagnés de cris poussés par le meneur de la danse, qui annonce les mouvements et les changements de temps. Traditionnellement, le meke était organisé à l'occasion d'événements à caractère social : décès, naissance, signature d'un accord avec un autre village, etc.

Littérature

Les premiers ouvrages publiés de la littérature fidjienne datent de la fin des années 60 et début des années 70, ce qui coïncide avec la période d'indépendance du pays. Parmi les pionniers de cette littérature, citons, Subramani, Pio Manoa ou encore Raymond Pillai. En 1968, Fidji fonde l'Université du Pacifique Sud à Suva, avec cela, une profusion de cours, d'ateliers de création et de connaissances pour tout le Pacifique. Des magazines de littérature commencent à voir le jour, tels que le Pacific Islands Montly ou encore la revue Mana. Les anthologies de littérature fidjienne commencent à paraître et les fidjiens s'y intéressent de près. Parmi eux, certains ont fait preuve d'un véritable talent et leur travail s'est fait connaître même au-delà des frontières fidjiennes. La littérature fidjienne s'étend ainsi de la poésie (Satendrra Nandan, Sudesh Mishra, Larry Thomas), au roman (Joseph Veramo) et bien d'autres genres encore. Les oeuvres sont également très riches, à l'image du pays ; les écrits peuvent se faire en fidjiens, anglais avec parfois de l'hindi.

Médias locaux
Musique

Si les sons des artistes fidjiens ne nous sont pas encore parvenus, c'est que leur popularité reste pour le moment limitée à la zone du Pacifique. Black Rose, Daniel Rae Costello, Voqa ou Delaidokori n'évoquent rien pour nous, alors qu'en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Samoa, à Tonga et en Nouvelle-Calédonie, ils font partie du meilleur de la musique traditionnelle du Pacifique revisitée. Le groupe Black Rose est le plus connu, il a même récemment repoussé les frontières de sa popularité pour entamer une tournée outre Pacifique aux USA. Son album Voice of Nature, classé World Music, mêle musique et chant traditionnels à des sons contemporains pour un résultat des plus convaincants qui a définitivement assis sa notoriété dans le Pacifique. La chanson Raude est jouée partout. Son rythme entraînant est irrésistible et vous l'entendrez quasiment où que vous alliez, dans les hôtels, lors des visites, etc. C'est un must et il y a de fortes chances pour qu'elle devienne la chanson souvenir de votre voyage... Daniel Rae Castello est l'autre artiste incontournable des Fidji. Il touche à tous les instruments et son timbre de voix lui assure une adhésion instantanée du public. Il s'associe ponctuellement avec le groupe The Cruset. Il a produit 36 albums depuis le début de sa carrière. A l'échelle plus locale, Steve McComber, originaire de Taveuni, est aussi une star à Fidji et se présente de temps à temps pour jouer dans quelques resorts. En marge de ces artistes fidjiens, le reggae reste le style de musique le plus apprécié et le plus écouté. Bob Marley remporte haut la main les faveurs des locaux, suivi d'autres monstres du genre, comme Jimmy Cliff ou encore UB40.

Pour information : on peut acheter des CD chez Tappoo, Prouds et SPR à Nadi, Lautoka ou Suva.

Lali

C'est l'instrument de musique privilégié et traditionnel des Fidji. Vous le verrez trôner au centre de chaque village, généralement installé sous un abri. Le lali est un tronc d'arbre auquel on a donné une forme incurvée, qui repose sur deux rondins de cocotier et qu'on frappe de deux morceaux de bois. Instrument à percussion donc, le lali joue un rôle primordial dans le quotidien des Fidjiens. Il annonce les moments importants de la journée. De taille imposante, il mesure entre 60 cm et 2 m. Le lali est taillé dans le bois de vesi, arbre choisi pour sa densité et sa résonance. L'instrument de musique qui accompagne la danse et le chant, appelé lalinimeke, est bien plus petit que son modèle. On le fait résonner à l'aide de deux baguettes de bambou.

"Isa Lei", pour des adieux tout en émotion !

Isa Lei " est une chanson d'adieu fidjienne, mélodique et sublime, que vous aurez très certainement l'occasion d'entendre lors du départ de votre hôtel. Chantée à cappella ou accompagnée d'un ukulele, elle donne souvent des frissons tant la beauté des voix est émouvante. Si votre coeur n'est pas trop occupé à s'attendrir, vous pouvez vous essayant à chanter ses quelques paroles fidjiennes. Les Fidjiens n'en seront plus que touchés de vous entendre les accompagner !

 

" Isa Isa vulagi lasa dina

Nomu lako au na rarawa kina

Cava beka ko a mai cakava,

Nomu lako au na sega ni lasa "

 

Refrain :

" Isa Lei, na noqu rarawa,
Ni ko sana vodo e na mataka
Bau nanuma, na nodatou lasa,
Mai Suva nanuma tiko ga "

 

" Vanua rogo na nomuni vanua,

Kena ca ni levu tu na ua,

Lomaqu voli me'u bau butuka

Tovolea ke balavu na bula "

 

Refrain

 

" Domoni dina na nomu yanuyanu,

Kena kau wale na salusalu,
Mocelolo, bua, na kukuwalu,
Lagakali, aba na rosi damu "

 

Refrain

Peinture et arts graphiques

L'art à Fidji demeure traditionnel. Les artistes contemporains malgré la modernité de leur travail semblent inspirés principalement par leurs origines océaniennes. Les matériaux utilisés varient entre les masi (tapa), la poterie, le tissage sur fibres naturelle et le tatouage.

Les expositions à Fidji ont lieu souvent dans les grands hôtels, certaines galeries à Nadi et Suva mais principalement a l'Oceanic Center de l'Université du Pacifique Sud à Suva. Crée en 1997 par Epeli Hau'ofa, le centre organise régulièrement des expositions et manifestation culturelles plutôt contemporaines. Le musée de Fiji à Suva organise aussi des expositions. Il existe deux collectifs d'artistes à Fiji afin d'aider à promouvoir les artistes.

Pour plus d'infos : www.fijimuseum.org.fj

L'organisation CreatiVITI crée des événements afin de réunir le meilleur des peintres et artistes fidjiens. Chaque année se tient à Nadi une foire artisanale connue sous le nom de 'Foot by foot exhibition'. Pour plus d'information sur ce collectif, consulter leur page sur Facebook.

Les membres et artistes de l'Oceanic Center ont aussi crée un collectif connu sous le nom de 'The Red Wave Collective'. Parmi les artistes contemporains actifs Mason Lee, peinture à l'huile et encre, Josaia Mc Namara, designer, William Bakalevu, artiste autodidacte qui utilise l'expression artistique afin de promouvoir l'égalité entre les appartenances ethniques.

A noter aussi le blog URBAN VITI dédié à la promotion l'art pacifique contemporain. Sur le blog on trouve des entretiens d'artistes et informations sur les expositions en cours à Fidji. Urban Viti est aussi sur Facebook : Urban Viti, Email : [email protected]

Traditions
Légendes

L'histoire de Fidji abonde en légendes. Chaque lieu, chaque épisode historique, chaque événement particulier s'entoure d'une légende. L'arrivée des Fidjiens sur l'île de Fidji n'échappe pas à la règle... Il va sans dire que, d'un récit à l'autre, les histoires divergent un peu et c'est bien normal, sinon ce ne seraient plus des légendes. On se les transmet autour du tanoa, lors des cérémonies du kava. Aux Fidji, rien n'est dû au hasard... Les légendes ont une explication pour tout.

Yaqona : la cérémonie du kava

La cérémonie du kava est une tradition pratiquée quotidiennement dans les villages fidjiens. Chaque soir, les hommes (et les femmes selon l'usage) se retrouvent autour d'un tanoa (récipient à kava), pour se raconter des histoires. Assis en rond, les jambes croisées, ils prennent tour à tour un bol de cette boisson prodigieuse aux vertus anesthésiantes. Si le cérémonial tend à être négligé quelque peu dans la pratique quotidienne, certaines règles persistent, auxquelles, en tant qu'invité, il vous faudra vous plier.

Des 1001 usages du cocotier

Le cocotier est l'élément le plus fonctionnel du Pacifique et, de ce fait, totalement indispensable à la vie quotidienne. D'abord, il y a l'usage culinaire de la noix de coco, aussi bien pour nourrir les hommes que les poules et les poulets ! Ensuite, il y a l'utilisation pratique de tous les éléments du cocotier.

La coque de la noix de coco : elle sert à raviver le feu. La coque intérieure est largement utilisée dans l'artisanat, mais surtout elle sert de bol lors de la cérémonie du kava.

Les fibres : elles sont tissées à la main pour obtenir une corde extrêmement rigide appelée magi magi dont on se sert en de nombreuses occasions. Le magi magi était, à l'origine, utilisé pour maintenir les charpentes des bure.

Les feuilles du cocotier : une fois tressées, elles peuvent servir à la fois de chapeau ou de panier pour transporter fruits et légumes du marché. Ce sont également ces feuilles et celles du bananier qui recouvrent la nourriture du fameux lovo, avant qu'il ne soit enterré.

La tige de la feuille peut servir à confectionner des balais.
Le tronc du cocotier est utilisé pour sculpter de minutieux objets d'art. C'est une importante source de revenus, via l'artisanat, qui en découle.
L'industrie du coprah est très importante à Fidji et a longtemps constitué le fer de lance de l'économie locale.

Conque et lali : les moyens de communication traditionnels

Dans l'ancien temps, la conque (coquillage), le lali (instrument en bois) et les nuages de fumée étaient les moyens de communication à longue distance des Fidjiens. Leur fonction principale était de prévenir des invasions extérieures. Il arrivait également qu'un tireur d'élite, placé sur les collines, tire des flèches sur une pile de pots en terre cuite de tailles différentes. Plus la taille du pot touché est importante, plus le danger annoncé est grand. Aujourd'hui encore, la conque et le lali ont ce même usage dans les villages. L'écho du souffle dans la conque invite les villageois à se rassembler pour telle ou telle cérémonie. Il indique également la fin de la journée de travail et le début des activités traditionnelles (cérémonie du kava). Quant au son du lali, il annonce la venue d'un individu extérieur au village et le moment de passer à table.

Médecine de la terre

Des feuilles de mandarine pour soigner les otites aux herbes de tarawau placées sous la paupière pour les infections oculaires, les Fidjiens ont pour habitude de se soigner avec ce que leur offre leur bonne amie la nature : les plantes. Aujourd'hui encore, nombre de décoctions et branchages sont utilisés pour remédier à toutes sortes de maux. Voici quelques-uns de ces remèdes.

Totodro : il s'agit d'une petite feuille verte qui pousse un peu partout. Sous ses allures de mauvaise herbe, elle sait soigner les problèmes gastriques. Il suffit de laver les feuilles, les faire bouillir et boire l'eau dans laquelle elles ont bouilli. Ça nettoie l'estomac et ça le purifie.

Guava (Goyave) : il faut mâcher la peau d'un fruit encore vert clair, que l'on a cueilli sur l'arbre, pour soigner les maux de ventre dus à un mauvais transit.

Kaukamea et mile a minute : ces petites herbes une fois posées sur une plaie ouverte stoppent instantanément toute hémorragie.

Branche du papayer : le remède n'est pas simple, mais il semble être efficace pour soigner les infections dentaires. Il suffit d'entourer d'un morceau de tissu l'une des extrémités de la branche. L'autre extrémité est placée sur la dent malade et infectée. Le morceau de tissu a été préalablement badigeonné d'aubergine. On met le feu au morceau de tissu et, pendant ce temps, le patient doit aspirer via la branche de papayer jusqu'à ce que l'on entende un déclic. A ce moment-là, la bactérie est sortie de sa cachette et il ne reste plus qu'à la cracher dans la bassine. Elle est, selon les dires, de couleur rouge. Si, si !

Hibiscus : faire mijoter et malaxer les feuilles d'hibiscus dans de l'eau, qui devient alors peu à peu gélifiée. Un verre de cette décoction aide à diminuer les crampes abdominales. Les femmes en boivent tous les jours à partir du 8e mois de grossesse pour faciliter l'accouchement.

Arbre à pain : si l'on gratte le dos de l'arbre à pain et celui du manguier, et que l'on mixe les résidus avec de l'eau bouillante, on obtient une composition assez atroce aux vertus contraceptives...

La fleur derrière l’oreille

Aux Fidji, les femmes arborent une jolie fleur à l'oreille qui les rend d'autant plus agréables à regarder. Cependant, le port de cette fleur n'est pas anodin. Portée à droite, la fleur signifie que la dame est mariée, portée à gauche, que la dame est libre. En anglais, on dit ironiquement : oreille gauche : looking, oreille droite : cooking ! Autrement dit, l'une est à la pêche et l'autre déjà à la cuisine... Des petits mâlins s'amusent à inventer toutes sortes de significations quant au port de la fleur !
Vous vous en rendrez compte par vous-même, dans les différents endroits dans lequels vous vous rendrez, vous remarquerez que les hommes portent eux aussi la fleur sur l'oreille.

Kava : plus qu’une boisson, un breuvage médicinal

Le kava a de nombreuses vertus thérapeutiques reconnues dans le milieu scientifique. Il est efficace pour soigner l'insomnie, le stress et l'anxiété.

Ses effets anesthésiants et relaxants sont tels que de nombreux laboratoires pharmaceutiques ont décidé de s'en servir pour mettre au point des médicaments destinés aux sportifs de haut niveau, pour calmer et prévenir les crampes et douleurs dues à un excès d'effort. Certains le considèrent même comme une alternative naturelle au Prozac.

On lui connaît également des effets positifs en période de ménopause : il réduit les sautes d'humeur et les bouffées de chaleur. Enfin, le kava serait un excellent remède contre l'impuissance. A bon entendeur...

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