Guide du Belize : Arts et culture

La nation bélizienne est encore jeune et ne compte qu'un peu plus de 300 000 habitants. Ce pays, assez isolé pendant de nombreuses décennies avant son indépendance, n'a pas vraiment su développer de scène artistique émergente sur le plan international, mis à part quelques personnalités exceptionnelles qui ont trouvé écho en Amérique et en Europe. Il n'existe aucune école dans le domaine des Beaux-Arts, de la musique ou du cinéma et, bien que plusieurs villes disposent de maison de la culture, ces institutions manquent en général cruellement de moyens. Pourtant, de par ses traditions culturelles métissées qui mélangent des identités mayas, garifunas, créoles et européennes, l'art et la culture du Belize est intéressante et chaque discipline a su se développer doucement, en accord avec ses héritages passés. Des initiatives locales et privées accompagnent quotidiennement ces développements.

Architecture
Maisons traditionnelles à Caye Caulker.
Maisons traditionnelles à Caye Caulker.

L'architecture précolombienne. Un des attraits touristiques principal du pays est son nombre de sites mayas composés de structures précolombiennes tout aussi sublimes que nombreuses. Un des temples les plus anciens est certainement Cahal Pech, au sud de San Ignacio, qui date de la période préclassique, aux alentours de 1200 av. J.-C. On a pu remonter si loin, grâce à la découverte de céramique sur ses sites qui ont permis de dater les constructions. Altun Ha et Xunantunich sont quant à eux les symboles de la période classique. Construits à l'orée du premier millénaire, ils voient leur apogée durant le VIIe siècle apr. J.-C. Les sites de Lamanai et de Caracol nécessitent aussi impérativement une visite pour tout amateur d'architecture précolombienne.

Belize City. Malgré les ouragans qui ont détruit une partie des habitations de la ville à plusieurs reprises, Belize City reste un écrin de préservation du style architectural colonial dans lequel s'est construite la ville. Ainsi, on peut y découvrir des monuments religieux et publics datant du XIXe siècle comme la Government House et la St. John's Cathedral. Mais on peut aussi y observer des maisons traditionnelles en bois, dans lesquelles vivent encore ajourd'hui les habitants de la capitale économique du pays. Beaucoup de ces maisons sont montées sur pilotis, afin d'éviter les dégâts des eaux causés par les inondations, et servent alors de lingerie à ses habitants (les habits sont accrochés sous la maison pour sécher). En général les toits sont en tôle. Le style de ces maisons est le créole-colonial.

Parmi les monuments aux styles architecturaux les plus intéressants de la ville, on peut citer : le phare Baron Bliss Lighthouse et non loin la tombe du Baron Bliss, la Government House, la House of Culture, le Museum of Belize, la St. John's Cathedral ou le Yarborough Cemetery.

Belmopan, capitale politique du pays depuis 1970 a été construite ex nihilo suite à l'ouragan Hattie de 1961 qui avait pratiquement rasé la ville de Belize City. La ville ne s'est vraiment développée qu'à partir des années 1990 et est le siège des constructions architecturales les plus modernes et post-modernes du pays. Plusieurs prix non officiels lui ont été décernés en tant que capitale la plus moche du monde... Il est vrai que le regroupement de structures en béton, dans un style années 1960 triste et terne mélangé à des inspirations architecturales mayas ne mérite pas vraiment qu'on s'y arrête pour y observer ses bâtiments publics.

Artisanat
Artisanat.
Artisanat.

Le bois. La sculpture du bois est très populaire au Belize. L'acajou est bien sûr très utilisé par les artisans pour réaliser des oeuvres diverses. On trouve en général le fruit du travail des artisans exposés sur des tables dans les différents marchés du pays, ainsi que dans des petites boutiques ouvertes à cet effet, et pour les travaux les plus fins il faut se rendre dans les galeries des grandes villes. Les masques et les reproductions d'animaux sont parmi les objets sculptés qui rencontrent le plus de succès sur les marchés béliziens. On peut aussi se procurer des ustensiles de cuisine en bois, comme de grandes cuillères et des plats de service réalisés avec le plus grand soin. Le grand nombre de forêts et d'espèces d'arbres présentes au Belize implique aussi une longue tradition d'ébénisterie dans le pays. D'ailleurs les hôtels et restaurants ont tendance à mettre en avant le recours à des artisans locaux pour leur mobilier. Certains ont même des ateliers leur fournissant directement leur mobilier. De nombreux européens et américains passent régulièrement commande auprès d'artisans béliziens pour la réalisation de leurs meubles qu'ils font ensuite venir chez eux.

La joaillerie. Le pays regorge de pierres utilisées dans la confection de bijoux traditionnels. Le jade, les coraux, coquillages mais aussi des os et dents d'animaux sont les pièces centrales de bracelets, colliers, boucles d'oreilles, diadèmes et autres pièces qu'il est facile d'acquérir au Belize. Là encore, les marchés sont un bon endroit pour partir à la recherche de trésors, et quelques boutiques à San Pedro, Placencia et Belize City permettent d'acquérir des pièces raffinées et de qualité certifiée.

Que rapporter de son voyage ?

Vous trouverez de nombreuses boutiques de souvenirs dans les zones les plus touristiques du pays, les grandes villes et aux abords des sites archéologiques. Vous aurez donc l'embarras du choix pour remplir vos valises de souvenirs et cadeaux pour vos proches. Voici une liste de souvenirs à ne pas rater :

Des sculptures et objets en bois réalisés par des artisans locaux. Décoratifs et pratiques, ils constituent en général de parfaits cadeaux !

Des hamacs que l'on trouve surtout dans les îles et sur les côtes, colorés et résistants, ils ne prennent pas beaucoup de place dans la valise et vous pourrez les garder longtemps.

Des corbeilles mayas, dont la réalisation à la main prend plusieurs jours et assurent des motifs originaux pour chaque création.

Des bijoux réalisés à partir de pierres et objets précieux récoltés dans la nature authentique bélizienne.

Difficile de passer à côté des délicieux chocolats artisanaux qui sont produits dans le pays et qui sont parfaits à rapporter dans sa valise, pour qu'une fois rentré vous puissiez encore goûter aux douceurs du Belize.

Le rhum produit localement plaît à nombre d'amateurs, et, bien emballée, une bouteille a l'avantage de ne pas prendre trop de place dans sa valise !

Cinéma

Il n'existe que très peu de films qui ont été tournés au Belize, ou qui relatent l'histoire du pays. La dizaine de films réalisés dans le plus petit pays d'Amérique centrale sont principalement des films d'action qui nécessitent des décors de jungles : 100 Million BC, The Dogs of War, Mega Piranha... Bref, des films qui n'ont pas vraiment marqué l'histoire du cinéma et dont l'action n'est dans le scenario même pas situé au Belize, mais plutôt en Afrique ou en Amérique du Sud.

Pourtant, lors de son premier voyage au Belize dans les années 1980, Francis Ford Coppola a très rapidement été intéressé à l'idée de faire du Belize un terrain de jeu pour le tout Hollywood. Tombé instantanément amoureux de ces paysages de jungles luxuriantes qui lui ont rappelé les décors de tournages d'Apocalypse Now aux Philippines, il a tout de suite vu l'intérêt que représentait le pays pour l'industrie cinématographique américaine. Pourquoi partir tourner en Asie ou en Afrique lorsqu'on peut venir au Belize, à 3 heures d'avion des studios de Los Angeles ? Lors de son premier voyage, il rencontre le Premier ministre Georges Price afin de parler de sa vision pour ce pays nouvellement indépendant et en pleine mutation. Bien qu'enthousiaste, le gouvernement ne suivra pas, trop occupé à gérer les affaires plus urgentes du pays. Finalement, Francis Ford Coppola se lancera dans la construction d'hôtels... Finalement, le seul film à avoir été entièrement produit au Belize est 2012 : Kurse a di Xtabai, film d'action réalisé par le réalisateur canadien Matthiew Klinck et présenté lors du Festival de film International du Belize qui se tient tous les ans depuis 2003 à Placencia (Stann Creek District), généralement en juillet. Ce festival a pour but de diffuser des films des Caraïbes de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud au Belize.

Danse

La danse est très présente dans la culture bélizienne, notamment de par son héritage garifuna. En effet, la punta, musique traditionnelle des habitants garifunas, ne s'envisage pas sans la danse. On peut découvrir ses danses lors des carnavals, festivals et autres célébrations de la culture garifuna qui ont lieu tout au long de l'année dans le pays.

La danse punta prend la forme de compétitions pendant les célébrations et des couples de danseurs s'affrontent. Chacun doit essayer de danser le plus langoureusement possible, en jouant de ses hanches et de mouvements de jambes délicats ; la foule qui les entoure décide des gagnants. Dans son aspect rituel, la danse punta est une célébration des morts, que l'on envoie vers une vie meilleure dans l'autre monde. La mémoire des ancêtres africains peut aussi être célébrée à travers cette danse, au cours de séances sur la plage. Les danseurs, au cours de leur démonstration bercée par le rythme des percussions, se tournent parfois vers l'océan Atlantique et dessinent dans le sable des marques permettant aux esprits de s'en aller vers leur terre-mère.

Littérature

Malgré sa petite taille et sa création récente, le Belize compte aujourd'hui plusieurs auteurs qui ont su marquer l'histoire littéraire du pays.

La plus célèbre d'entre eux est certainement Zee Edgell, qui a publié quatre livres après avoir travaillé en tant que professeur associée à l'université de l'Ohio aux Etats-Unis. Elle publie d'abord Beka Lamb en 1982, puis In Times Like These en 1991, The Festival of San Joaquin en 1997 et plus récemment The Time and the River en 2007. La même année, elle reçoit le titre honorifique de " Membre de l'ordre de l'Empire britannique " par la reine Elizabeth d'Angleterre. Beka Lamb a été le premier livre à être publié dans la nation indépendante du Belize, et retrace le combat nationaliste dans le pays. Ce livre a su attirer les bonnes grâces de ses lecteurs, aussi bien au Belize qu'au-delà de ses frontières, et à assurer une notoriété importante à son auteur dès cette première publication. Les trois oeuvres suivantes ont aussi été des succès, et s'intéressent toujours aux moeurs et à l'histoire du Belize à travers des personnages féminins pleins de caractère.

Dans cette même veine féministe, on peut aussi citer Felicia Hernandez qui, après avoir émigré aux Etats-Unis, et revenue s'installer au Belize et a alors commencé à écrire sur son pays, et son expérience en tant que femme. Ses livres sont intitulés : I Don't Know You but I Love You, Those Ridiculous Years - A collection of Short Stories, Narenga, et Reflections.

Un autre écrivain célèbre est le talentueux George Seymour Gabb, qui est aussi connu pour ses peintures et ses sculptures. On peut aussi citer comme auteurs contemporains du Belize : Glen Godfrey, Sullivan Martinez, John Alexander Watler, Leo Bradley, Milton Arana, Nicholas Anthony Ignatius Pollard, ainsi que Raymond Barrow.

Médias locaux
Télévision

La constitution du pays garantit la liberté d'expression et de la presse dans le pays. Mais en cas d'incident portant atteinte à la sécurité nationale du pays, à l'ordre public ou à la moralité, des exceptions peuvent être émises par le gouvernement. Par exemple, en 2010, le Premier ministre Dean Barrow a mis sur liste noire la chaîne n° 5, après que la chaîne a diffusé différents reportages d'investigation sur des scandales de corruption touchant le gouvernement et ses élus. Mais la mobilisation internationale d'associations américaines et caribéennes de défense des droits de la presse ont permis de faire pression sur Dean Barrow, afin qu'il cesse l'embargo sur cette chaîne. Voici une liste des chaînes télévisées du pays :

Channel 5 - affiliée au People's United Party (PUP).

Channel 7 - affiliée au l'United Democratic Party (UDP).

Plus TV Cable Channel - chaîne chrétienne.

CTV3 Orange Walk.

Radio

La Broadcasting Corporation of Belize (BCB) aussi connue sous le nom de Radio Belize qui a commencé à être diffusé sur les ondes dans les années 1930, était la seule radio à émettre dans tout le pays jusqu'en 1998. La privatisation des ondes cette année-là a entraîné la création de nombreuses chaînes qui se partagent désormais l'antenne au Belize. Les émissions sont principalement musicales, mis à part quelques radios religieuses qui diffusent des lectures de la Bible et des prêches tout au long de la journée. Ci-dessous une liste de quelques radios béliziennes :

Love FM : 95.1 - Diffuse de la musique et des journaux quotidiens.

Estereo Amor : 95.9 - Diffuse principalement de la musique, langue espagnole.

More FM : 99.5 - A destination des adolescents, diffusent principalement de la musique.

Wave Radio : 105.9 - Radio de l'United Democratic Party (UDP).

Vibes Radio : 90.5 - Radio du People's United Party (PUP).

My Refuge Radio : 93.7 - Radio chrétienne.

Presse

Les journaux sont généralement hebdomadaires à l'exception d'Amandala Newspaper qui est publié deux fois par semaine. Il n'y a aucun journal publié quotidiennement dans le pays.

The Belize Times - journal officiel du Peolple's United Party (PUP).

The Guardian - journal officiel de l'United Democratic Party (UDP).

The Reporter.

The Independent.

Amandala Newspaper.

The San Pedro Sun - journal publié à San Pedro.

All Belize News - Journal sur Internet.

Musique

La musique bélizienne est faite de mélanges et d'influences multiples directement héritées de la diversité culturelle et ethnique du pays, qui en font sa principale force. Les colons européens avaient apporté avec eux des styles comme la polka, la valse, les quadrilles, les esclaves africains ont diffusés des chants tribaux et la pratique des percussions, ainsi que l'utilisation d'instrument comme le banjo, la guitare, l'accordéon, et les mayas ont fait perdurer leur style à travers le marimba.

Parmi les styles les plus populaires aujourd'hui, on peut citer le punta rock et la soca, mais aussi la cumbia, le reggae, le dancehall, le brukdown et la musique garifuna.

Un des artistes les plus célèbres du pays, Andy Viven Palacio (1960-2008), a mélangé le style traditionnel garifuna avec le punta rock afin de faire connaître le style et la culture garifuna à l'étranger.

Musique garifuna. Mélange de rythmes ouest-africains et amérindiens, la musique garifuna relate la valeureuse histoire de cette communauté et les problèmes du quotidien à travers des chants accompagnés de percussions diverses, de xylophones, d'instruments à vent. Une danse s'associe à cette musique, et prend traditionnellement la forme d'un duo entre un homme et une femme au milieu d'un cercle formé par le public venu les acclamer. Les chants sont principalement en créole, espagnol et garifuna.

Musique maya. Le marimba est l'instrument maya par excellence, même s'il trouve son origine dans le xylophone ouest-africain. Il est encore pratiqué dans certaines communautés mayas, dont les membres construisent eux-mêmes les instruments à partir de bois récolté dans leur localité. Un autre instrument marquant utilisé par ces communautés et la harpe maya, impressionnant caisson de bois en deux parties assez imposantes. Florencio Mes, harpiste maya reconnu pour son talent, a été enregistré, ce qui permet de découvrir cet instrument très étonnant.

Punta rock. Le style le plus populaire auprès des jeunes du pays. Dans les nightclub, le punta est le style le plus joué et dansé. Hérité de la tradition garifuna dite " punta music ", le punta rock remet au goût du jour ce style en y ajoutant des sonorités électroniques et technos. Le mouvement est très rapide, et il faut bien s'accrocher pour suivre cette cadence très rythmée en dansante.

Brukdown. Musique de type créole, le style a émergé chez les esclaves africains travaillant dans les exploitations forestières aux temps des colonies. Après une longue journée de travail, ils se rassemblaient, chantaient et dansaient au son des percussions afin de s'échapper de leurs terribles conditions. Le langage utilisé est généralement le créole. On utilise les percussions, l'accordéon, le banjo et la guitare dans ce style musical très populaire dans les villages du Belize.

Reggae et dancehall. Le reggae et le dancehall jamaïcains sont très présents dans ce pays aux influences caribéennes. Plusieurs radios ne s'arrêtent jamais de diffuser ce son tout droit venu de Kingston, et quelques groupes locaux s'essayent à la pratique de la musique de Bob Marley et de ses héritiers. Dans les îles, le reggae que l'on diffuse et joué en live est plutôt roots.

Hip Hop. Le rap venu des Etats-Unis est très populaire au Belize, les grandes stars comme Jay Z, Kanye West et Eminem font rêver les jeunes générations des villes et villages du Belize.

Peinture et arts graphiques

Les arts graphiques béliziens sont baignés d'influences caribéennes et centro-américaines. La peinture à l'huile et la technique la plus majoritairement représentée dans les galeries du pays, et on pourrait décrire le style contemporain comme coloré et d'inspiration naïve. Peintures figuratives, les artistes peignent généralement leur environnement, la nature étant très présente dans les tableaux contemporains. Sous forme de fresques, ils cherchent à reproduire cette nature préservée et luxuriante si caractéristique de leur pays. Les couleurs sont vives, la lumière puissante et les formes rondes. Walter Castillo, qui a grandi à San Pedro et vit désormais dans le district de Cayo est un représentant international de ce style de peinture. Les peintres de la capitale du Stann Creek District, Dangriga, comme Benjamin Nicholas et Pen Cayetano s'intéressent aussi à décrire la vie de leurs compatriotes, en les représentant dans des scènes basiques de la vie quotidienne. Plusieurs galeries permettent de découvrir ces créations. San Pedro, sur l'île d'Ambergris Caye, compte certainement le plus grand nombre de galeries avec notamment la fameuse Belizean Arts Gallery, qui a su se construire une réputation de choix depuis plus de 30 ans. La ville de Belize City propose quant à elle une sélection très contemporaine, comme à The Image Factory Shop and Gallery considérée aujourd'hui comme la plus avant-gardiste des institutions culturelles du pays.

Sculpture

Peu de sculpteurs ont réussi à se construire une réputation internationale. Mais c'est le cas du sculpteur le plus célèbre du Belize, George Seymour Gabb. Né à Belize City en 1928, il s'est formé tout seul à la pratique artistique et a su exceller dans des domaines variés (littérature, sculpture et peinture). Il débute la pratique de la sculpture à l'adolescence et apprécie particulièrement le travail du bois ziricote. Beaucoup de ses oeuvres ont été acquises par des collectionneurs privés et il a connu un succès international assez rapidement.

Son oeuvre la plus célèbre et la plus reproduite est certainement son " The Sleeping Giant " qui figure désormais sur tous les billets de banque de 100 BZ$. Sa statue " Freedom of Thought " est aussi très célèbre car après avoir était acquise par l'Etat, elle a été placée à l'entrée de la capitale du pays, Belmopan.

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