Guide d'Islande : Arts et culture

<p>Le musée d'art contemporain présente de nombreuses expositions.</p>

Le musée d'art contemporain présente de nombreuses expositions.

Artisanat

L'artisanat prend une place de plus en plus importante en Islande. A Reykjavík, Akureyri et dans de plus petites agglomérations, les boutiques de souvenirs abondent et proposent aux visiteurs des objets faits main à la qualité indéniable. Les Islandais connaissent bien les atouts de leurs produits et il n'est pas rare de trouver certains d'eux avec l'estampille " qualité islandaise ". Parmi les principales formes d'artisanat se trouvent le travail de la laine, la céramique, ainsi que la création de bijoux...

Vêtements de laine

La laine islandaise se révèle d'une précieuse utilité en plein hiver ou à la mi-saison. Elle est particulièrement confortable, et sa fabrication réside dans le tissage de deux types de fibres. Celles qui sont situées à l'intérieur des fils de laine se montrent fines, douces et particulièrement isolantes, tandis que celles de l'extérieur, plus lisses, résistent bien à l'eau. Liés, ces éléments confèrent aux vêtements réalisés quatre caractéristiques qui les différencient de ceux conçus à partir d'autres matériaux : une grande légèreté, une excellente perméabilité (la sueur s'évacue naturellement à l'extérieur), une très bonne rétention de l'eau en laissant au sec la personne qui porte l'habit, et un aspect résistant à la salissure. Quelques exemples de produits réalisés à partir de laine islandaise sont les couvertures, pulls, bonnets et gants à motifs jacquard, aussi bien vendus dans les échoppes que dans certaines fermes.

Bijoux islandais

Du volcanisme actif de l'Islande découle une prolifération de roches aux couleurs harmonieuses. Celles-ci se voient employées dans la confection de bijoux de toute nature. Il n'est ainsi pas rare de rencontrer des oeuvres représentant le célèbre marteau de Thor, l'un des plus grands dieux pour les Vikings, montées en pendentifs ou en boucles d'oreilles. Quelques bijoux se parent de bronze, d'or ou d'argent. Outre les célèbres anneaux vikings, de jolies bagues sont également conçues à partir de pierres plus colorées, qui viennent se greffer à une monture d'or ou d'argent. Dans certaines cultures, les pierres se parent de vertus. Il est possible de vous procurer des ouvrages sur le sujet dans les grandes librairies de Reykjavík ou Akureyri.

Que rapporter de son voyage ?

Le souvenir le plus prisé est le pull en laine, fabriqué à la main et réputé pour être très chaud ! Les peaux de mouton et autres accessoires en laine (gants, bonnets, chaussettes, chaussons, écharpes, plaids, pelotes, etc.) connaissent aussi leur petit succès. Les bijoux réalisés à partir de pierres volcaniques (lave basaltique notamment) ou directement inspirés des symboles runiques demeurent aussi des inconditionnels. Parmi les autres idées d'objets à ramener lors de votre voyage : de l'alcool brennevin, du skyr, des T-shirts avec des motifs ou slogans islandais amusants, des sacs ou des accessoires en galuchat (peau de raie ou de requin), des crèmes à base de plantes, un CD de musique islandaise, et pourquoi pas du poisson séché, très apprécié des Islandais !

Cinéma

Au fil des ans, l'industrie cinématographique islandaise a connu un grand essor. Elle sort désormais environ 6 productions par an répondant aux standards techniques les plus pointus. Mais si l'Islande dispose de ses propres réalisateurs, dont certains ont su s'exporter, elle constitue également le cadre de bon nombre de films. L'une des scènes les plus connues reste celle se déroulant au lac Jökulsarlón dans l'un des films de la série des James Bond 007, Meurs un autre jour. Une société de production islandaise, Icelandic Film Company, a reçu quatre EDDA Awards, l'équivalent des oscars en Islande, pour son film The Icelandic Dream, sorti en 2000 et réalisé par Robert I. Douglas. Elle a produit également A Man Like Me en 2002, film se déroulant à Reykjavík et dont l'histoire n'est autre qu'un Roméo et Juliette des temps modernes. Les précédents succès de Icelandic Film Company sont Wallpaper (1992) et Blossi/810551 (1997), tous deux réalisés par Julius Kemp. D'autres sociétés de production ont vu le jour récemment, laissant la porte ouverte à une croissance du cinéma islandais dans les prochaines années.

Quelques-uns des films notables réalisés par des Islandais :

Reykjavík 101, Baltasar Kormakur (2001). Tiré du livre de Hallgrímur Helgasson, un portrait acide d'un jeune de Reykjavík. Avec Victoria Abril pour réchauffer le climat. Un des plus grands succès islandais à l'étranger.

The Sea, Baltasar Kormakur (2002). Comédie familiale dans les fjords.

Cold Fever, Friðrik Þór Fririksson (1995). Un Japonais traverse l'Islande, en hiver, pour rendre hommage à ses parents, morts dans un accident automobile lors d'un séjour dans l'île de glace.

Noí Albinoí, Dagur Kari (2003). Noé l'albinos se penche sur les relations d'un jeune un peu marginal avec les gens de son village. Un autre succès islandais, primé à Rouen, Rotterdam et au festival Premiers Plans d'Angers.

Esprit d'équipe (2006). Succès international, cette comédie raconte les déboires d'une équipe islandaise de footballeurs gay.

Jar city (Mýrin), Baltasar Kormakur (2006). Film islando-dano-allemand, tiré du livre de Arnaldur Indridason.

Heima (2006). Film musical de la tournée du célèbre groupe islandais Sigur Rós à travers l'île.

Back Soon (Skrapp út), Sólveig Anspach (2008). Ce film franco-islandais raconte la vie d'une poétesse islandaise, qui décide de quitter l'île et qui, pour financer son projet, entreprend de revendre son commerce de vente de... marijuana. Commence alors une succession de rencontres et d'histoires typiquement islandaises !

Bjarnfreðarson, Ragnar Bragason (2009). Une comédie islandaise mordante.

Dreamland, Þorfinnur Guðnason (2009). Documentaire qui s'intéresse aux aspects économiques, politiques et environnementaux liés à la construction de la centrale Kárahnjúkar.

Jitters, Órói (2010). Un adolescent de seize ans à la recherche de son identité. Un portait fidèle et tourbillonnant de la jeunesse islandaise aujourd'hui.

The Swan, Ása Helga Hjörleifsdóttir (2017). Une adolescente envoyée chez sa tante et son oncle à la campagne découvre les turpitudes du monde adulte et se réfugie dans l'imaginaire pour échapper à l'ennui qui la ronge.

Trapped, série TV de Baltasar Kormakur (2015). Dans le cadre oppressant d'un village encaissé dans un fjord et coupé du monde par les éléments climatiques, la police locale se trouve avec un cadavre humain sur les bras...

Woman at War, Benedikt Erlingsson (2018). La " croisade " d'une femme contre l'industrie islandaise de l'aluminium.

Littérature
Sagas

Les sagas forment un ensemble de chroniques des rois de Norvège et de récits sur les hauts faits des grands colonisateurs de l'Islande. Elles proviennent d'une tradition orale prodigieusement riche : souvenirs de voyages prestigieux des ancêtres vikings célèbres et évocations de grandes traditions sacrées ou épiques du monde germanique (textes anciens scandinaves antérieurs au IXe siècle). Les sagas ont été écrites vers la fin du XIIe siècle. Loin d'être la transcription fidèle de traditions orales, ce sont des oeuvres éminemment littéraires, composées par des auteurs hautement conscients de leur art. Elles rapportent les aventures de héros mémorables dans un style lapidaire, rapide et concis jusqu'à l'obscurité parfois, attaché aux faits et ennemi du pathos, d'une force tragique ou d'un humour froid admirable. Snorri Sturluson (1179-1241) était un homme politique et un grand chef de clan au destin mouvementé. Il fut aussi scalde et écrivain de génie, auteur de l'Edda de Snorri, de Heimskringla et de certaines des sagas islandaises. Sturluson laisse loin derrière lui tout ce que l'Europe a pu écrire en fait d'histoire à la même époque. Son style est fait de clarté, de mesure et d'humour. L'Edda contient les poèmes mythologiques du Nord. Les sagas sont généralement réparties en quatre catégories.

Les sagas des temps anciens plongent dans la plus haute antiquité germanique avec la romantique Friðthjofs Saga. L'Edda poétique remonte au paganisme mythologique de la Scandinavie des Vikings, sans négliger pour autant de vieilles traditions finnoises ou même chamanistes. Deux catégories : la Völuspa (" Prédiction de la voyante ") avec ses visions dantesques, et le subtil Havamal (" Dits du Très Haut "), condensé de la sagesse nordique ancienne ; ainsi que des poèmes héroïques, version nordique de l'histoire de Siegfried-Sigurður, vainqueur du dragon, des thèmes mieux connus depuis que Wagner s'en est inspiré pour son Anneau des Nibelungen. Les poèmes de l'Edda exaltent des valeurs d'action et de triomphe sur le destin, baignant dans un halo magique assez fascinant. L'Edda de Snorri est un curieux manuel de 1230, rédigé par Snorri Sturluson pour rendre intelligibles certains points obscurs des textes anciens. Heimskringla (" L'Orbe du monde ") raconte la vie des rois de Norvège, des origines mythiques à Magnus Erlingsson, tandis que Gragas est un recueil de lois et de coutumes sans équivalent pour l'époque.

Les sagas dites " de famille " retracent la vie de quelques personnages célèbres en Islande aux deux premiers siècles de la colonisation. L'Islendingabók (" Livre des Islandais ") raconte l'histoire de l'île, de la colonisation à la christianisation. Le Landnamabók (" Livre de la colonisation ") relate l'installation des 400 premiers occupants de l'île (dont dérivent les sagas). C'est ici que se rangent les plus belles : réalistes comme la Saga d'Egill Skallagrímsson, romantiques comme la Saga des Gens du Val-au-Saumon (Laxdaela), fatidiques comme la Saga de Grettir. L'ensemble est dominé par la Saga de Njáll le Brûlé, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature européenne du Moyen Age.

Les sagas dites " de contemporains ", comme la compilation intitulée la Saga des Sturlungar, tiennent autant de la chronique locale que du roman. La Byskupa Sögur est une biographie des évêques qui précèdent les biographies des ancêtres ou des contemporains des Islandais.

Les sagas mensongères ou sagas " de chevalerie " sont influencées par les chansons de geste et les romans courtois apparus vers la fin du XIIIe siècle, la plus intéressante étant la Saga de Karlamagnus. De cette époque datent les rimur, sortes de romans mesurés ou de ballades aux mètres fixes, forts savants, comme Skiða Rima.

Littérature moderne

Enfants des sagas, les Islandais sont parmi les plus grands lecteurs au monde. Il suffit de parcourir les rayons des librairies de Reykjavík pour s'apercevoir du nombre incroyable de livres édités en Islande, que ce soit des ouvrages d'auteurs locaux ou des oeuvres traduites. Le rapport entre le nombre de titres et le nombre de locuteurs est impressionnant. Le long hiver incite sans doute à lire (et à beaucoup regarder la télévision, selon les statistiques), et ce pays fascinant pousse sûrement à écrire. Les écrivains étrangers s'intéressent d'ailleurs de plus en plus à cette terre étrange. Les auteurs contemporains islandais sont donc nombreux et connaissent quelques succès à l'étranger, depuis H. Laxness (Prix Nobel de littérature en 1955) à Arnaldur Indridason.

La littérature islandaise contemporaine a acquis ses lettres de noblesse grâce à ses auteurs de romans policiers, plusieurs fois primés à l'étranger et de plus en plus traduits en français. Ils ont pour nom Arni Thorarinsson, Stefan Man, Árni Þórarinsson, Jón Hallur Stefánsson, Yrsa Sigurdadottir... mais le plus connu, réputé comme le grand maître du polar islandais, reste Arnaldur Indridason. Ce dernier met en scène, dans la majorité de ses romans, les mêmes enquêteurs dont Erlendur, un personnage charismatique hanté par la disparition de son frère et les déboires de sa fille toxicomane. Les nouveaux chefs de file du polar scandinave puisent leur force dans un mélange subtile entre héros sombres, marginaux à l'humour noir, et une nature puissante, omniprésente, entourée de mythes et de légendes (trolls, elfes, etc.). Notre imagination est alors propulsée au coeur d'une société islandaise rongée par l'alcool et la drogue... ce qui est loin de la réalité puisque l'Islande a un taux de criminalité quasi nul !

Médias locaux
Télévision et radio

Chaînes privées, payantes ou non, et publiques (à l'instar de la RÚV, entreprise de radiotélévision publique nationale) se partagent le petit écran. Elles diffusent des documentaires et des séries américaines en grand nombre - version originale sous-titrée - datant de quelques années, mais peu violentes.

Dans les hôtels ou pensions, il arrive que votre téléviseur vous offre TV5, France 24 ou Euronews.

Une station de radio émet, en anglais, sur la fréquence FM 94.3 des informations touristiques et des bulletins météorologiques. Pour capter Radio France Internationale (RFI), connectez-vous : www.rfi.fr.

Journaux

Les Islandais lisent beaucoup et profitent d'une presse classée par RSF (Reporters sans Frontières) comme l'une des plus libres du monde. Ils ont à leur disposition quatre grands journaux quotidiens, dont les fameux Morgenbladid (principal journal d'information), DV (tabloïd local), Fréttablaðið (information), mais aussi le mensuel en langue anglaise Icelandic Review (www.icelandreview.com - une mine d'informations renouvelées chaque jour). Enfin, le pays compte une vingtaine d'éditeurs.

Le petit mensuel gratuit What's On, guide en anglais de la vie culturelle à Reykjavík, recense restaurants, musées et galeries. Consulter le site - www.whatson.is

D'autres journaux gratuits en anglais tels que Grapevine (www.grapevine.is) peuvent apporter des informations sur ce qui se passe dans la capitale et dans le reste du pays.

Certains quotidiens et revues franco­phones sont distribués, avec plusieurs jours de retard, dans les librairies de Reykjavík.

Un nouveau journal gratuit, le Pourquoi Pas ?, informe en français sur quelques faits d'actualité majeurs du pays. Vous le trouverez parfois dans les librairies, les cafés et les visitor centers.

Musique

Alors que la musique islandaise reste peu connue à travers le monde, certains de ses artistes ont toutefois parfaitement réussi à s'exporter.

Björk est ainsi devenue une célébrité internationale et a enchaîné les tubes avec sa voix douce plaquée sur des airs de musique électronique expérimentale. Les titres tels que Big Time Sensuality ou Hunter ont atteint les sommets des classements, et, depuis l'album de jazz Gling Gló datant d'avant ses premiers pas avec le groupe Debut, la chanteuse a fait bien du chemin. La reconnaissance de Björk a permis au monde entier de s'apercevoir de l'existence du pays et a prouvé qu'une petite île, beaucoup, beaucoup moins peuplée que l'Angleterre, pouvait elle aussi posséder une scène musicale vivante et très performante. Ceux qui en douteraient encore devraient se rendre au festival Iceland Airwaves qui se déroule chaque automne à Reykjavík. La scène islandaise dispose aujourd'hui d'une grande diversité d'artistes, guettés dès leur éclosion par la presse spécialisée anglo-saxonne. Cela va des ensembles de choeurs et musiciens classiques aux groupes pop. On s'étonne à l'étranger de les voir si souvent conquérir les scènes du monde entier. C'est pourtant logique : le public islandais est fort réduit, ce qui oblige les artistes à regarder très tôt au-delà des côtes de leur île.

Mugison fait sans conteste partie des vedettes du pays. Il a connu un véritable succès avec le titre Murr Murr et ses albums Lonely Mountain, Sea Y, Niceland, et Murr Murr/Id Ask Jolly. Le groupe Minus, aujourd'hui dissous, a également joui d'une jolie notoriété avec son titre Long Face.

Parmi les autres artistes qu'il convient d'écouter, il ne faut pas oublier Sigur Rós, très connu aux États-Unis et en Europe où il remplit les plus grandes salles, Agent Fresco et leur style éclectique entre jazz, rock et métal, Rökkurró ou encore FM Belfast qui comme son nom ne l'indique pas est islandais. Récemment de jeunes talents ont conquis le coeur des Islandais et entamé une conquête internationale : Sóley, Sing Fang, Lay Law, Pascal Pinon, Lay Low, Hjaltalin, For a Minor Reflection, Kaleo, Berndsen ou encore Of Monsters and Men. En France, on connaît mieux la calme pop électro du groupe Múm, le groupe expérimental GusGus (dont le dernier album est Lies Are More Flexible) ou encore Ásgeir Trausti, avec son tube King and Cross.

Mais si la musique islandaise devait toutefois se résumer en quelques chansons, Sprengisandi ferait sans conteste partie de celles-ci. Ce poème, un grand classique écrit par Grímur Thomsen, est connu par tous les Islandais depuis leur tendre enfance. Particulièrement apprécié des cavaliers, il conte l'histoire des fermiers qui rassemblent les moutons dans les hauts pâturages des montagnes du pays, avec pour crainte, l'obscurité et les hors-la-loi. Encore étudiant à Copenhague, au Danemark, Grímur Thomsen rencontre une jeune Danoise qui écrit dans sa langue natale un poème au doux titre de Jeg Elsker Dig (Je t'aime). Sa mise en musique par Jón Thórarinnson l'a transformé en l'une des chansons les plus touchantes du répertoire islandais.

À faire

Surveiller la programmation musicale très riche lors de votre passage à Reykjavík et assister à un concert dans l'un des bars de la capitale.

Aller au festival Iceland Airwaves (www.icelandairwaves.is en novembre)

Parcourir les petits rayons du magasin 12 Tonar (15, Skólavörðustígur +354 511 5656 - www.12tonar.is) qui vend tout ce qui se produit en Islande en matière de musique.

Tempête musicale

Ce groupe choral de 6 islandais, 5 garçons et 1 fille a conquis l'univers rock folk en seulement un album. Ils ont passé l'année 2012 à jouer à guichets fermés des Etats-Unis à la Nouvelle-Zélande et enchaînent depuis les tournées. Formé en 2009 le groupe prend le nom Of Monsters and Men en référence au livre de John Steinbeck, Des souris et des hommes (Of Mice and Men), et s'amuse à déverser sa bonne humeur à travers des sonorités indie rock puissantes adoucies par de mélancoliques mélodies. On les compare volontiers à Arcade Fire pour leur performance sur scène et on apprécie la finesse de la mélodie et la beauté des voix. Déjà passé par Rock en Scène, Of Monsters and Men joue de plus en plus souvent en France ; surveillez votre calendrier !

Peinture et arts graphiques

Un grand nom s'impose parmi la communauté de peintres islandais : Erró. Né le 19 juillet 1932 à Ólafsvík, il a voyagé et vécu dans trois pays européens, dont la France. Après avoir appris l'art de la mosaïque à Florence, il réalise de nombreuses expositions à Paris et à travers le monde. Sa peinture s'inscrit dans le mouvement pop art, cette tendance des années 1950 dans laquelle on retrouve beaucoup de reproductions d'images stéréotypées des médias. En dehors de ce personnage islandais illustre, un autre grand nom a donné son empreinte au mouvement pop art, l'américain Andy Warhol. Erró n'est bien sûr pas le seul peintre islandais réputé.

Représenté sur les billets de 2 000 Kr, Jóhannes Sveinsson Kjarval (1885-1972) est l'un des peintres les plus populaires du pays. Il s'inspira très fortement de la nature islandaise et une grande partie de ses tableaux, riches en créatures légendaires, reflètent une ambiance féerique et des paysages fantasmatiques. A l'image de l'homme, excentrique, son style est très personnel, mélange d'expressionisme, d'abstrait, de cubisme (voire de symbolisme), tant pour ses paysages que pour ses portraits et dessins. Un musée lui est dédié, le Kjarvalsstaðir à Reykjavik, où vous pourrez admirer les milliers d'oeuvres léguées par cet artiste très prolifique de son vivant.

En visitant les musées de l'île, vous en découvrirez bien d'autres : Gunnlaugur Scheving, Svavar Guðnason, Nína Tryggvadóttir, Helgi Þorgils Friðjónsson, Þórarinn B. Þorláksson, Ásgrímur Jónsson...

 

Céramique

Selon certains historiens, les premiers objets en céramique datent de l'ère préhistorique. Les Islandais ont très tôt appris à employer ce matériau, aussi bien pour des besoins quotidiens que de façon artistique. La céramique, c'est aussi l'art de façonner de la poterie grâce à divers types d'argiles et de l'eau, résultant en une pâte molle qui durcit une fois cuite. Il existe divers types de céramiques, dont celles dites poreuses : en terre cuite ou faïence par exemple, et celles imperméables.

En Islande, de multiples galeries et échoppes proposent à l'achat des objets en céramique classiques, tels des vases et objets de décoration en tout genre, mais quelques artistes, comme Gudrun Halldorsdottir (www.gudrunart.com) et Kristin Gudjonsdottir, ont poussé cet art bien plus loin, sculptant visages, drakkars vikings et oeuvres modernes de toute beauté.

Sculpture
<p>Sculpture au bord du lac Tjörnin</p>

Sculpture au bord du lac Tjörnin

Le centre-ville de Reykjavík est animé par de nombreuses sculptures réalisées au cours du XXe siècle. L'office du tourisme publie une petite brochure intéressante : un guide de découverte du centre-ville à travers ses statues (en anglais). Plusieurs musées de la ville sont consacrés à un et unique sculpteur. A voir ainsi : le musée Einar Jónsson (ses oeuvres sont inspirées par la mythologie et le folklore islandais), le Sigurjón Ólafsson Museum, où sont exposées les sculptures abstraites de cet artiste islandais (1908-1982) et le musée Ásmundur Sveinsson (Ásmundarsafn) qui abrite 370 sculptures en bois, plâtre, terre, pierre, métal ou bronze, et quelque 2 000 dessins du pionnier de la sculpture islandaise.

Adresses Futées d'Islande

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