Guide du Panama : Santé

Les conditions sanitaires sont satisfaisantes au Panamá. Avant de partir, il n'est jamais superflu de faire une visite de contrôle chez le médecin et un bilan dentaire. Il serait trop bête de se trouver bloqué par une rage de dents ou d'être obligé de rentrer plus tôt que prévu pour une petite maladie.

Eau. Si l'eau du robinet est potable à Panamá City et dans la plupart du pays (en dehors de la côte caraïbe principalement), il est recommandé de consommer de l'eau en bouteille. Évitez de consommer des glaçons, ainsi que les glaces et sorbets achetés dans la rue. Il n'est pas toujours facile de savoir si l'eau a été purifiée ou non. Vous pouvez purifier votre eau avec des comprimés désinfectants (Aquatabs®, Drinkwell Chlore®, Micropur®) que vous aurez eu soin d'emporter. Mais attention, les différents désinfectants ne protègent pas contre tous les microbes transmis par l'eau à moins que celle-ci ait été filtrée au préalable. Mieux vaut donc être vacciné contre les maladies transmises de cette manière.

Hygiène alimentaire. Les cas les plus courants sont les troubles intestinaux. Le fait de changer de régime alimentaire est déjà source de perturbations, mais lorsque s'ajoute à cela une nourriture préparée dans des conditions d'hygiène pas nécessairement en phase avec les normes auxquelles nous sommes habitués, cela se traduit la plupart du temps par de fortes diarrhées, également connues sous le nom de turista. Pour l'éviter, attention aux fruits déjà pelés (pas de problème pour ceux que vous pelez vous-même) et aux mets crus. Et lavez-vous les mains régulièrement. La source de tous ces maux est également un remède à ceux-ci. En effet, si les diarrhées sont plus désagréables que dangereuses, il faut savoir qu'elles ont pour effet de déshydrater. C'est pourquoi il faut penser à boire beaucoup d'eau purifiée lorsque l'on est atteint de ce genre de troubles intestinaux.

Mer et plages. Les courants sont parfois dangereux, soyez prudent : ne vous baignez pas seul, trop loin de la côte, ou après un repas trop copieux (de surcroît bien arrosé). Évitez de plonger soudainement dans l'eau après une exposition prolongée au soleil : pénétrez dans l'eau progressivement. Méfiez-vous des oursins, coraux, raies et méduses. Il n'y a jamais eu de cas d'attaque de requin au Panama.

Piqûres et morsures. Le paludisme (malaria) est très rare au Panamá. Cela ne dispense tout de même pas de se protéger des piqûres de moustiques par le port de vêtements à manches longues (au mieux imprégnés par un insecticide), l'application de répulsifs sur la peau découverte (Biovectrol, etc.) et l'utilisation d'insecticides dans la chambre (tortillons chinois, diffuseurs électriques) et d'une moustiquaire (Moustiquaire Premium, etc.). Ces mesures permettent d'éviter d'autres maladies transmises par les piqûres d'insectes comme la dengue ou la leishmaniose. En cas de séjour en forêt, la moustiquaire, au mieux imprégnée d'insecticide, est indispensable.

Soleil. Attention aux brûlures dues au soleil. Il faut se montrer prudent et éviter les expositions trop longues. Utilisez des écrans solaires efficaces et n'hésitez pas à vous couvrir avec des vêtements en toile légère et des chapeaux à larges bords. Les enfants à peau claire sont particulièrement vulnérables. A signaler : le vent est trompeur et les nuages ne filtrent pas forcément les UV, on ressent la chaleur du coup de soleil sur la peau alors qu'il est déjà trop tard. L'excès d'exposition solaire est dangereux pour la peau.

Conseils

Pour recevoir des conseils avant votre voyage, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Vous pouvez aussi vous adresser à la société de médecine des voyages du centre médical de l'Institut Pasteur au ✆ 01 45 68 80 88 (www.pasteur.fr/fr/sante/centre-medical) ou vous rendre sur le site du ministère des Affaires étrangères à la rubrique " Conseils aux voyageurs " (www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs). 

En cas de maladie ou de problème grave durant votre voyage, consultez rapidement un pharmacien puis un médecin.

Maladies et vaccins

Si aucun vaccin n'est requis pour entrer sur le territoire panaméen, il est vivement recommandé de se faire vacciner contre certaines maladies comme les hépatites A et B. Pour les enfants, tous les vaccins à réaliser en France doivent ainsi l'être avant le départ.

L’usine à mouches stériles !

La lucilie bouchère (Chrysomyie de Bezzi ou Gusano barrenador del ganado en espagnol) est une grosse mouche qui pond ses oeufs par centaines dans les plaies des animaux. Les oeufs une fois éclos se transforment en larves qui pénètrent dans la chair. Les larves sont tellement nombreuses que l'animal finit par mourir des infections bactériennes. La maladie, qui s'attaque surtout au bétail mais aussi à l'homme, cause d'énormes dégâts à travers le monde.

Une seule méthode s'avère efficace pour lutter contre ce fléau : des usines un peu spéciales élèvent des millions de larves de la lucilie bouchère dans une mixture indescriptible, avant d'irradier les mâles pendant quelques minutes pour les rendre stériles. On les place ensuite en chambre froide avant de les charger dans des avions. Les mouches sont ensuite lâchées dans les airs au-dessus des forêts, là où les mouches sauvages vivent. Enfin libres, les mâles stériles entrent en concurrence avec les autres mâles pour s'accoupler avec les femelles. Les femelles qui copulent avec les mâles de laboratoire ne produisent pas d'oeufs... La capacité de reproduction de l'espèce est ainsi graduellement réduite pour peut-être un jour être éradiquée complètement.

La technique du " lâcher de mouches mâles stériles ", qui existe depuis une trentaine d'années, a fait ses preuves. Au Panama, la COPEG (www.copeg.org) a inauguré en 2006 une usine de production de mouches stériles près de Pacora. C'est la seule au monde. Sa capacité de production est de 16 millions de mouches stériles par semaine !

Dengue

Ce virus assez courant dans les pays tropicaux est transmis par les moustiques Aedes aegypti, le même vecteur du virus Zika et de la chikungunya. La dengue se traduit par un syndrome grippal (fièvre, maux de tête, fortes douleurs articulaires et musculaires). Il n'existe pas de traitement préventif. Ne prenez jamais d'aspirine. Cette maladie pouvant être mortelle, il est fortement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre et de boire de l'eau régulièrement.

Fièvre jaune

Le dernier cas de fièvre jaune recensé au Panama date de 1974. Il est recommandé mais pas obligatoire d'être vacciné contre la fièvre jaune pour entrer sur le territoire panaméen, par contre si vous vous rendez au Costa Rica, on peut vous exiger le certificat de vaccination contre la fièvre jaune, surtout si vous avez voyagé en Amérique du Sud auparavant (où la maladie est présente).

Hépatite A

Pour l'hépatite A, l'existence d'une immunité antérieure rend la vaccination inutile. Elle est fréquente lorsque vous avez des antécédents de jaunisse, de séjour prolongé à l'étranger ou êtes âgé de plus de 45 ans. L'hépatite A est le plus souvent bénigne mais elle peut se révéler grave, notamment au-delà de 45 ans et en cas de maladie hépatique préexistante. Elle s'attrape par l'eau ou les aliments mal lavés. Si vous êtes porteur d'une maladie du foie, la vaccination contre l'hépatite A est hautement recommandée avant tout type de voyage où l'hygiène est précaire. Elle doit être effectuée en deux fois mais la première injection, un mois avant le départ, suffit à assurer une protection pour un voyage de courte durée. La deuxième (six mois à un an plus tard) renforce la durée de l'immunité pour des dizaines d'années.

Hépatite B

Risque élevé dans le pays. L'hépatite B est plus grave que l'hépatite A. Elle se contracte lors de rapports sexuels ou par le sang. Le vaccin contre l'hépatite B est à faire en deux fois à un mois d'intervalle (mais il existe des vaccinations accélérées en un mois pour les voyageurs pressés), puis un rappel six mois plus tard pour renforcer la durée de la protection.

Leptospirose

La leptospirose est une maladie bactérienne transmissible de l'animal à l'homme. Ses principaux réservoirs sont les eaux douces stagnantes et les rongeurs. Après une à deux semaines d'incubation, des symptômes peu spécifiques apparaissent : fièvre, frissons, douleurs musculaires, articulaires et maux de tête. Bien que souvent bénigne chez l'homme, la maladie peut conduire à l'insuffisance rénale, voire à la mort dans 5 à 20 % des cas. Evitez la baignade en eau douce.

Paludisme

Le paludisme n'est présent que dans certaines régions isolées et très peu touristiques. Inutile donc de prendre des cachets si vous suivez un circuit classique : leurs effets secondaires peuvent vous gâcher le voyage. Si vous envisagez une expédition hors des sentiers battus au milieu de la jungle, consultez votre médecin pour prendre connaissance d'un éventuel traitement préventif adapté. Le plus simple est de réduire les risques de contraction du paludisme en évitant les piqûres de moustiques (répulsif et vêtements couvrants). Entre le coucher et le lever du soleil, près des points d'eau stagnante et des espaces ombragés, les risques de se faire piquer sont les plus élevés.

Typhoïde

La fièvre typhoïde est une infection bactérienne qui se traduit par de fortes fièvres, une diarrhée fébrile et des troubles de la conscience. Les formes les plus graves peuvent engendrer des complications digestives, neurologiques ou cardiaques. La période d'incubation de la maladie varie entre dix et quinze jours. La contamination se fait par les selles ou la salive, de manière directe (contact avec une personne malade ou un porteur sain) ou indirecte (ingestion d'aliments contaminés : crudités, fruits de mer, eau et glaçons). Le vaccin, actif au bout de deux à trois semaines, vous protège pour trois ans. En cas de contamination et de non-vaccination préventive, un traitement par les fluoroquinolones sera préconisé.

Centres de vaccination

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site Internet du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr) pour connaître les centres de vaccination proches de chez vous.

En cas de maladie

Un réflexe : contacter le consulat de France. Il se chargera de vous aider, de vous accompagner et vous fournira la liste des médecins francophones. En cas de problème grave, c'est aussi lui qui prévient la famille et qui décide du rapatriement. Pour connaître les urgences et établissements aux standards internationaux : consulter les sites www.diplomatie.gouv.fr et www.pasteur.fr

Assistance rapatriement – Assistance médicale

Si vous possédez une carte bancaire Visa® et MasterCard®, vous bénéficiez automatiquement d'une assurance médicale et d'une assistance rapatriement sanitaire valables pour tout déplacement à l'étranger de moins de 90 jours (le paiement de votre voyage avec la carte n'est pas nécessaire pour être couvert, la simple détention d'une carte valide vous assure une couverture). Renseignez-vous auprès de votre banque et vérifiez attentivement le montant global de la couverture et des franchises ainsi que les conditions de prise en charge et les clauses d'exclusion. Si vous n'êtes pas couvert par l'une de ces cartes, n'oubliez surtout pas de souscrire une assistance médicale avant de partir.

Trousse à pharmacie

Bien que les médicaments communs soient accessibles dans les pharmacies locales, il est important de bien vérifier la provenance de ceux-ci. Dans tous les cas, les médicaments vendus en dehors des officines sont à proscrire. Mieux vaut donc préparer sa pharmacie avant le départ. La trousse du parfait petit voyageur devra au minimum se composer de :

Paracétamol type Doliprane® pour les maux de tête et fièvre. Dans ces régions du monde, évitez de consommer de l'aspirine qui, en cas d'infection par la dengue, risquerait de provoquer une fièvre hémorragique mortelle. Evitez aussi les comprimés effervescents, il peut être compliqué de trouver un verre d'eau.

Un antidiarrhéique tel qu'Imodium® (les comprimés se prennent après chaque selle).

Un désinfectant intestinal tel qu'Ercéfuryl® (comprimés à prendre matin, midi et soir, pendant cinq jours : n'arrêtez surtout pas le traitement dès que ça commence à aller un peu mieux, au risque que les troubles gastriques reprennent de plus belle !).

Un antiseptique cutané, une pommade antimoustiques de type Insect'Ecran® (" pas de piqûres, pas de palu ! ").

Une protection solaire pour lèvres et peau et des crèmes pour soigner brûlures et coups de soleil, telles que Madécassol® ou Biafine®.

Hôpitaux – Cliniques – Pharmacies
Urgences

Si vous avez un gros pépin, tournez-vous vers les hôpitaux et cliniques privés qui disposent d'un matériel moderne et de bons spécialistes.
Les soins y sont souvent plus onéreux qu'en France mais vous y serez bien soignés (gardez vos ordonnances et factures pour d'éventuels remboursements une fois rentrés). En raison du manque de moyens, les hôpitaux publics sont en général moins sûrs.
En province, on trouve dans presque toutes les villes au moins un centre de santé (centro de salud). Les pharmacies sont nombreuses et souvent ouvertes 24h/24.

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