Guide du Panama : Jeux, loisirs et sports

Les Panaméens sont de fervents amateurs d'athlétisme, de boxe, de football et surtout de baseball. Le voyageur viendra, lui, profiter des innombrables activités nature à pratiquer en mer, en forêt ou en montagne : randonnée, birdwatching, pêche, plongée, rafting, surf...

Disciplines nationales
Athlétisme

Depuis que le Panamá compte des athlètes de renommée internationale tels Irving Saladino (champion du monde et champion olympique en saut en longueur) ou Bayano Kamani (400 m haies), il semble que le pays se soit pris d'affection pour l'athlétisme et que la relève soit assurée avec Alonso Edward (100 et 200 m).

Boxe

Le 18 juin 1929, "  Panamá  " Al Brown devient le premier champion du monde latino-américain de l'histoire de la boxe. Mais c'est surtout Roberto Durán, alias Mano de Piedra (Main de Pierre), champion du monde de boxe dans quatre catégories, qui a véritablement porté la boxe panaméenne sous les projecteurs à partir de 1972  : un impressionnant palmarès de 105 victoires dont 69 par KO ("  nocauts  ", comme disent les Panaméens). Cette légende vivante a suscité de nombreuses vocations parmi les jeunes du pays. Si personne n'a pour le moment réussi à l'égaler, les boxeurs panaméens continuent à bien se défendre sur les rings, en s'imposant dans diverses catégories. Aujourd'hui, les supporters continuent d'aduler Luis " El Nica " Concepción, Alberto " Metralleta " Mosquera, ou Roberto " La Araña " Vásquez... Chez les filles, Chantall " La Fiera " Martínez a été la première championne du monde de boxe féminine panaméenne en catégorie Super coq, en 2011.

Football

Le Panama n'a jamais vraiment été un pays de foot mais la première qualification de l'histoire à la Coupe du monde, en 2018, a réveillé les vocations ! Le but de Roman Torres qui a permis cette qualification à la toute fin des éliminatoires a fait vibrer les foules et il est devenu une véritable star dans son pays. Quand au seul but panaméen lors d'une phase finale de de la Coupe du Monde, inscrit par Felipe Baloy (alors que le Panama était mené 6-0 par l'Angleterre), il déclencha un véritable tremblement de terre de joie ! A leur retour les joueurs de l'équipe nationale ont été accueillis comme de véritable héros ! D'autres joueurs ont marqué les années 1980 et 1990, comme Rommel Fernández Gutiérrez (1966-1993), qui joua avec les clubs de Tenerife, Valence et Albacete et qui marqua 32 buts sur 103 matchs en première division espagnole. Le meilleur attaquant panaméen de tous les temps se tua en pleine gloire, à 27 ans, dans un accident de la route à Albacete. La fédération panaméenne de football donnera son nom au stade national, en son honneur. Un autre joueur s'était distingué il y a quelques années, un certain "  Panagol  " Julio Cesár Dely Valdes, qui a joué durant deux saisons au PSG (1995-1997). De 2010 à 2013, il fut sélectionneur du Panama avec son frère jumeau Jorge Dely Valdés, également ancien joueur professionnel, avant de laisser la place au Colombien "Bolillo" Hernán Darío Gómez qui mena "La Sele" jusqu'à son premier Mondial.

Basket et football américain

Il n'y a pas que le ballon rond dans la vie. Même si le soccer comporte de nombreux adeptes, il ne faut pas oublier le football américain, dont les équipes fleurissent ! On en dénombre une quinzaine dans le pays. Le basket est également très populaire, notamment à Colón et Panama, mais aussi sur les petites îles de San Blas, chez les Guna pas forcément aidés par leur taille !

Baseball

Quant au baseball (béisbol), c'est Le " sport national " ! Pratiqué depuis les années 1870, il est bien plus populaire que le football, surtout en province. La ligue panaméenne compte une douzaine d'équipes, dont Chiriquí, Colón, Bocas del Toro et Panama Metro, les derniers vainqueurs du championnat national. De nombreux joueurs panaméens ont été recrutés par des équipes étasuniennes et certains sont devenus de véritables stars, comme Mariano Rivera, considéré comme " le meilleur lanceur de tous les temps " et qui a finalement pris sa retraite en 2013 après 19 saisons avec les New-York Yankees.

Panamá Al Brown, l’étoile des rings et des cabarets

Colón est le berceau de nombreuses vedettes de la boxe. Parmi elles  : Panamá Al Brown. Certains le considèrent comme le premier Panaméen universel, le premier Panaméen à porter bien haut le nom de son pays à travers le monde ! Né en 1902 à Colón, Alfonso Teofilo, de son vrai nom, a durci ses poings dans les ruelles mal famées de cette ville caribéenne. Il a treize ans à la mort de son père, un ancien esclave parti des Etats-Unis pour devenir manoeuvre dans l'aventure française du canal. L'adolescent chef de famille se lance dans les combats pour quelques balboas dans les cantinas des quartiers chauds, pour nourrir sa famille. Avec son physique de fil de fer, 1,75 m pour un peu plus de 52 kg, ce poids coq est doté d'une droite redoutable. "  Kid Teofilo  ", comme on l'appelle alors, empoche le titre de champion du Panamá en 1922. Mais le jeune homme ne compte pas en rester là.

A 20 ans, Alfonso rêve d'aventures et s'embarque sans un sou, comme aide-cuisinier sur un cargo, pour rejoindre New York. Clandestin, le latino noir survit à Spanish Harlem. Il y rencontre un manager véreux qui l'exploite comme peut le faire un manager blanc d'un boxeur noir dans les années 1920. "  Kid Teofilo  " devient "  Panamá Al Brown  " et enchaîne les combats à travers les Etats-Unis, mettant K.O. presque tous ses adversaires en moins d'une minute. Mais la fédération américaine lui refuse pour divers prétextes de combattre pour le titre mondial, pourtant largement à sa portée. A l'époque, il n'est pas souhaitable qu'un Noir devienne champion du monde. Al Brown prend alors un ferry pour la France en 1926. Le Panaméen s'installe à "  Paname  " puis enchaîne les combats dans toute l'Europe, en Afrique du Nord et au Canada.

Le globe-trotter de la boxe est aussi doté d'une personnalité des plus fantasques. Le public le déteste et le hue (il exécute ses adversaires trop vite  !), mais le milieu artistique l'adore et l'invite dans les plus grands cabarets de Paris. Polyglotte, alliant élégance et sens de l'humour, il simule des entraînements sur les rythmes de jazz, joue de la batterie et du saxo, ou danse avec Joséphine Baker ! Coco Chanel est sa grande amie et Maurice Chevalier mime des combats contre lui, tandis que Jean Cocteau, amoureux, l'invite pour des nuits d'opium et de champagne... Cocteau écrit de lui : " Je m'étais attaché à ce boxeur parce qu'il me représentait une sorte de poète, de mime, de sorcier qui transportait entre les cordes la réussite parfaite d'une des énigmes humaines : le prestige de la présence ".

Le poète du ring oublie de s'entraîner mais continue de mettre au tapis ses adversaires dès les premières reprises. Son secret  ? Peut-être les lampées de champagne qu'il ingurgite pendant ses combats... Panamá Al Brown gagne le titre de Champion du monde des coqs le 18 juin 1929 (le premier Latino-américain à obtenir le titre). Il le conserve six ans, six années durant lesquelles son manager engrange beaucoup d'argent, faisant combattre à une cadence dangereuse le trentenaire déjà bien usé par la vie. Al Brown est en effet affaibli par la syphilis et la tuberculose et ne peut presque plus utiliser sa fameuse main droite, maintes fois fracturée.

Le champion du monde endetté par une vie pleine d'insouciance et par sa passion pour les courses de chevaux n'a pas le choix  : il doit combattre, quitte à y laisser sa peau. Alors qu'il s'apprête à fuir la boxe et les dettes, on lui propose un dernier combat (le 13e en championnat du monde), celui de trop ! Empoisonné par son soigneur, Panamá Al Brown perd son titre le 1er juin 1935 à Valencia, en Espagne.

Le boxeur déchu vivote alors de spectacles dans les cirques. Cocteau l'encourage à remonter sur le ring et à reprendre son titre, pour l'honneur. Après une cure de désintoxication et de longues séances d'entraînement, le succès est au rendez-vous... mais, à bientôt 40 ans, le champion décide de rentrer dans son pays natal pour terminer sa carrière. Il n'est cependant pas accueilli avec faste par ses compatriotes, comme cela avait été le cas en 1929, au moment du sacre de l'enfant du pays, le "  Kid  " de Colón. Après quelques victoires, il prend sa retraite définitive en 1942 et repart vivre aux Etats-Unis. Mais la drogue le rattrape et l'ancien champion n'est plus que l'ombre de lui-même. Pour vivre, il remet les gants, mais cette fois comme "  sparing partner  " payé un dollar la reprise...

Né dans la misère à Colón, Alfonso Teofilo terminera pauvre et oublié à New York. Celui qui n'est jamais tombé K.O. en 171 combats s'effondre à Harlem le 11 avril 1951, vaincu par la tuberculose.

A lire, Panama Al Brown, l'énigme de la force, bande dessinée du scénariste Jacques Goldstein et du dessinateur Alex W. Inker, édition Sarbacane, 2017. Bel hommage en noir et blanc au prince du ring. La chaîne Arte a diffusé à partir de septembre 2018, un roman graphique interactif, adapté de la BD, accompagné d'une superbe bande son, à découvrir sur smartphones ou tablettes, à partir du site panamaalbrown.com

Biographies traduites en français, Panama Al Brown 1902-1951, de Eduardo Arroyo, Grasset 1998, et Swing de Stefano Jacomuzzi, Climats 1990.

A voir, Panamá Al Brown : Cuando el puño se abre, documentaire du réalisateur panaméen Carlos Aguilar Navarro.

Activités à faire sur place
Observation des oiseaux

Plus de 976 espèces d'oiseaux ont été recensées dans le pays, soit plus que dans toute l'Amérique du Nord ! Plusieurs secteurs de grande richesse ornithologique sont internationalement reconnus : l'Achiote Road sur le versant atlantique, la Ciénaga de las Macanas (Azuero), les environs du volcan Baru (Chiriqui), la baie de Panamá, le parc Metropolitano, ou encore le parc Soberanía et son fameux Camino del Oleoducto (Pipeline Road), qui attire les birders du monde entier. Et la liste est encore longue, notamment dans des endroits plus difficiles d'accès : Cerro Hoya (Veraguas), Cerro Pirre (Darién), Cerro Colorado (Comarga Ngäbe Buglé)...

Les ornithologues seront intéressés par les publications de l'ONG Panamá Audubon, en charge de l'observation des oiseaux et de la conservation de leur habitat. Sont disponibles en anglais ou espagnol  : Where to Find Birds in Panama (2006), A Guide to the Birds of Panamá par Robert Ridgely et John Gwynne (Princeton University Press, 1992), A Guide to the Common Birds of Panamá City (2004) par Jorge Ventocilla, illustrations Dana Gardner. A la portée de tous, ce dernier propose une découverte des oiseaux de la capitale et de ses alentours proches. Sur le site  Internet - www.audubonpanama.org - vous aurez également une belle présentation des oiseaux présents dans le pays. L'association organise des sorties qui s'adressent aussi bien aux néophytes qu'aux observateurs expérimentés. A l'occasion du "Global Big Day" (concours international d'observation du maximum d'espèces d'oiseaux en un jour) qui a eu lieu le 5 mai 2018, le Panama a dominé les autres pays centro-américains et est arrivé 6e au niveau mondial, avec 750 espèces observées, dont 8 des 11 espèces endémiques recensées dans le pays.

Randonnée

Sur les flancs du volcan Barú, dans la forêt vierge, sur le sable chaud des plages, vous trouverez une multitude d'excursions possibles, dont quelques-unes indiquées dans ce guide. Pour en savoir plus sur les sentiers du Panama, rendez-vous sur le site : www.caminandopanama.org

Pêche

"  Panamá  " signifie en langue indigène "  abondance de poissons  ". La position de l'Isthme panaméen ainsi que ses nombreux fleuves qui se jettent dans les deux océans font du Panamá une référence en matière de pêche traditionnelle, à la mouche ou sportive. Pour la pêche sportive c'est surtout le Pacifique qui attire les spécialistes, du Golfe de Chiriqui jusqu'au Darién. La pratique du catch and release (ou no-kill) consiste à relâcher systématiquement ses prises dans le milieu naturel où elles vivent. La carpe cubera de 15 kg, ça n'est que pour la photo, on la rejette ensuite à la mer. Les inconditionnels caresseront l'idée de prendre mérous, thons jaunes ou à dents de chien, marlins noirs ou bleus, poissons coqs, coryphènes, carangues et même quelques tarpons du côté Pacifique  ! Cette espèce, qui évolue normalement dans les eaux des Caraïbes, a profité du canal pour passer de l'autre côté. La pêche, plus développée du côté Pacifique, est possible toute l'année, mais elle est plus agréable en saison sèche (de décembre à avril). Il faut également faire son choix en fonction du poisson qui vous motive ; préférez octobre et novembre pour les carpes rouges...

Plongée

Le pays étant encore peu connu, ses sites de plongée sous-marine ne sont pas encore envahis, à vous d'en profiter  ! L'île de Coiba, dont le principal atout est sa grande biodiversité, est un site encore préservé mais qui attire un nombre croissant de pêcheurs et plongeurs, on y voit de sacrés monstres ! Des sorties sont organisées également vers Isla Iguana, dans le Golfe du Chiriqui, ou dans l'archipel de Las Perlas. Sur la côte Atlantique, les meilleurs sites se trouvent entre Portobelo et San Blas, ou à Bocas del Toro. La plongée avec masque et tuba (snorkel ou snorkeling) est aussi très populaire. Les bons spots sont très accessibles.

Rafting, canoë, kayak

350 rivières se jettent dans le Pacifique, 150 dans l'Atlantique, le potentiel du Panamá pour les passionnés de kayak et de rafting est immense  : ríos Chagres, Chiriquí Grande, Mamoní ou Chiriquí Viejo... La grande variété des cours d'eau classés de I à IV fera le bonheur des initiés mais aussi des débutants.

Surf, kite

Un défi que l'homme lance à la mer ! Des vagues parfaites, des spots puissants, des murs de 4 à 6 m, de l'eau chaude, la possibilité de surfer le même jour dans deux océans... tout est possible au Panamá quand il y a du swell. Les destinations surf sont nombreuses, côté Atlantique et côté Pacifique. Parmi les plus réputées, la péninsule d'Azuero (Playa Venao, Playa Guanico, Cambutal, Mariato, Playa Morrillo), les plages de Panamá (Malibú, Playa Teta, San Carlos, Rio Mar), de Bocas del Toro, d'Isla Grande, et bien sûr l'incontournable Santa Catalina ! Le Panamá offre aussi quelques spots pour la planche à voile et surtout pour le kitesurf, comme à Punta Chame, non loin de la capitale ! Pour avoir un aperçu de ce qui vous attend  : www.surfeapanama.com

Préparez votre voyage !

transports
  • Vol pas cher
  • Louer une voiture
  • Traversée Maritime
  • Parkings Aéroport/Gare
hebergement
  • Réservez un hôtel
  • Votre logement AirBnB
  • Location de vacances
Séjours
  • Voyagez sur mesure
  • Réserver une croisière
Sur place
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité

Organiser son voyage au Panama

Transports
  • Vol pas cher
  • Location voiture
  • Traversée Maritime
  • Parkings Aéroport/Gare
Hébergements
  • Trouver un hôtel
  • Location Airbnb
  • Location de vacances
Séjours
  • Voyage sur mesure
  • Réserver une croisière
Services / Sur place
  • Réserver une table
  • Activités & visites

Adresses Futées du Panama

Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un séjour exceptionnel pour 2 personnes en Champagne !

Un séjour exceptionnel pour 2 personnes en Champagne avec l'Office de Tourisme du Grand Reims .