Guide du Panama : Politique et économie

Politique
Structure étatique

La république du Panamá est née le 3 novembre 1903. C'est un Etat souverain et indépendant qui a retrouvé la démocratie en 1990 après la chute du général Noriega. Le territoire est composé de 10 provinces administratives (Bocas del Toro, Chiriquí, Coclé, Colón, Darién, Herrera, Los Santos, Veraguas, Panamá et Panamá oeste - la petite dernière), dirigées par des gouverneurs nommés par le président de la République.

Chaque province est divisée en districts, administrés par un municipio, émanation des représentants élus des corregimientos (" arrondissements ") qui composent le district.

Une curiosité locale est l'existence, à côté de cette subdivision administrative classique, d'un territoire autonome (comarca) géré par les communautés amérindiennes gunas : Guna Yala (Terre Guna), dont la " capitale " est Porvenir. On trouve cinq autres comarcas (Emberá-Wounaan 1 et 2, Wargandí, Madugandi, Ngäbe-Buglé) ayant également une organisation politique propre, mais qui font partie de provinces administratives.

Institutions

La Constitution organise les pouvoirs de la façon suivante :

l'exécutif est composé du président de la République, à la fois chef de l'Etat et chef du gouvernement, d'un vice-président et d'un cabinet ministériel.

Le Parlement est composé d'une seule chambre, l'Assemblée législative, qui réunit 71 legisladores (" députés ") élus dans le cadre du district.

L'autorité judiciaire est constituée de plusieurs niveaux de tribunaux, chapeautés par la Cour suprême. La justice est le point noir de la démocratie panaméenne en raison du manque d'indépendance des juges.

Le Panamá compte également de nombreuses institutions ou établissements publics sur lesquels le gouvernement garde un droit de regard plus ou moins fort : l'Autorité du canal de Panamá (ACP), l'Unité administrative des biens rétrocédés (UABR), la sécurité sociale, deux universités publiques, la banque nationale (Banco Nacional de Panamá), la zone libre de Colón ou encore la loterie nationale...

Le Panamá est l'un des rares pays au monde à ne pas disposer d'armée. Abolie en 1994, elle a été remplacée par la fuerza pública, sorte de police nationale qui reste intimidante tout de même !

Partis

Les élections présidentielles, législatives, municipales et d'arrondissement ont lieu en même temps, tous les 5 ans. Le vote, à partir de 18 ans, n'est pas obligatoire mais l'abstention est généralement faible (autour de 20 %). Le président est élu au suffrage universel direct à la majorité simple (pas de second tour) en même temps que son vice-président. La Constitution interdit au président en exercice de se représenter immédiatement à la fin de son mandat.

Il existe une dizaine de partis politiques. Les principaux sont le Parti panaméiste (ou Arnulfiste), conservateur, au pouvoir depuis juillet 2014, le Changement démocratique (CD, au pouvoir de 2009 à 2014, droite libérale), le Parti révolutionnaire démocratique (PRD), un gros parti de centre gauche et le Mouvement libéral nationaliste républicain (MOLINERA) de tendance libérale.

Clientélisme et populisme sont les maîtres mots des campagnes électorales. Plusieurs mois avant les élections, dans tout le pays, les candidats organisent des fêtes de quartier ou de village pour charmer les foules. Les drapeaux ou tee-shirts partisans sont distribués allègrement, cela jusque dans les petites îles de San Blas ! Les candidats aiment jouer de la corde nationaliste et usent des grands classiques : construction de routes et hôpitaux, lutte contre la pauvreté, la corruption ou l'insécurité... Le Panaméen n'hésite pas à débattre et à afficher sa couleur politique, en accrochant un drapeau à sa fenêtre, ou en défilant dans un convoi officiel dont les haut-parleurs inondent la rue de discours enflammés et de salsa ou típico !

Les élections présidentielles de 2014 ont vu la victoire du panaméiste Juan Carlos Varela. Les prochaines élections se tiendront le 5 mai 2019.

Enjeux actuels

Comme son prédécesseur, le président Juan Carlos Varela doit faire face à d'importants mouvements de protestation, dans les secteurs de l'éducation, de la santé, des transports et de la construction. L'école publique est vivement décriée, mais reste la seule option financièrement accessible pour une majorité d'élèves.

Varela doit faire face également à une explosion de la dette publique générée par les grands travaux de Ricardo Martinelli. D'autant que sa cadence tranquille lui est régulièrement reprochée et que certains projets entrepris sous Martinelli stagnent. Il lui faudra terminer la deuxième ligne de métro, le troisième pont sur le canal et les différents chantiers lancés dans la capitale.

Enfin plusieurs communautés rurales et indigènes manifestent régulièrement contre des projets de barrages hydroélectriques et de mines sur leurs terres ou à proximité, et pour réclamer un meilleur accès à la santé et à l'éducation. Car la pauvreté et les inégalités sociales sont toujours criantes au Panamá, et malgré la bonne santé économique du pays, la protection sociale reste insuffisante pour les personnes les plus démunies.

Varela devra aussi mettre les bouchées doubles pour rendre son pays plus propre. Car il sait que le tourisme peut en tirer des bénéfices, à l'instar de son voisin le Costa Rica. Même si, dans ce guide, nous préférons mettre en valeur les initiatives locales pour le traitement des déchets, il faut bien avouer que certaines plages du Panama sont sales, et que l'éducation au respect de l'environnement est encore très limitée.

Économie

La situation géographique du Panamá, au coeur des Amériques, entre deux océans, offre à ce petit pays de 4 millions d'habitants une position toute particulière dans l'économie mondiale. Depuis toujours, l'isthme a constitué un passage obligatoire, pour la faune, la flore, les groupes humains, et aujourd'hui les navires et les avions du monde entier.

Sa vocation de terre de transit, dont les hommes ont pris conscience à partir de la découverte du Pacifique par Vasco Nuñez de Balboa en 1513, a pris une ampleur considérable avec la mise en service du canal il y a un siècle. Profitant de cette attraction exercée par la voie inter-océanique sur les marchandises et capitaux du monde entier, le pays a orienté son développement vers les activités maritimes, le commerce et les services qui représentent aujourd'hui 80 % du produit intérieur brut (PIB).

Un centre bancaire international de premier rang, de fortes incitations fiscales, une stabilité politique, le dollar comme monnaie courante depuis 1904, et une grande connectivité avec le reste du monde, ont permis d'attirer en masse les investisseurs étrangers. Plus d'une centaine de multinationales ont aujourd'hui leur siège régional dans les tours de verre de la capitale.

L'Etat panaméen s'est par ailleurs lancé depuis quelques années dans une politique de grands travaux (agrandissement du canal, nouvelles routes et agrandissement de l'aéroport, plusieurs lignes de métro...) qui a porté ses fruits : un taux de croissance de 8 % en moyenne annuelle durant la dernière décennie, une situation de quasi plein emploi (un taux de chômage assez faible de 6,1 % en 2017), un taux de pauvreté passée de 38 % en 2008 à 20,7 % en 2018.

Plutôt épargnée par les dernières crises mondiales, l'économie du Panama est l'une des plus solides et dynamiques du continent. Ces données encourageantes masquent toutefois une dualité géographique de l'économie, avec d'un côté Panama City et la zone du canal, qui concentrent l'essentiel de l'activité économique nationale, et de l'autre, les zones rurales, qui connaissent depuis longtemps de sérieuses difficultés, avec une filière agricole peu compétitive qui ne représente que 3 % du PIB. La bonne santé globale de l'économie panaméenne masque également une répartition très inégale des richesses. Le Panama serait le 10e pays le plus inégal au monde en 2017 d'après la Banque mondiale et plus de 10 % de la population vit encore dans des conditions d'extrême pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour.

Principales ressources
Café de Boquete.
Café de Boquete.
Une plate-forme du commerce maritime international

Le canal  : la clef de voûte de l'économie. Avec une quarantaine de navires par jour, plus de 14 000 par an, le canal voyait circuler 5 % du commerce mondial et rapportait plus de 1 milliard de dollars par an à l'Etat avant les travaux d'agrandissement achevés en juin 2016. Dans les six premières années de propriété panaméenne qui ont suivi la rétrocession du 31 décembre 1999, le canal aurait rapporté l'équivalent des 85 ans de redevances versées par les Etats-Unis  ! Le canal est donc aujourd'hui le véritable moteur économique du pays et aussi son meilleur ambassadeur. Les travaux d'agrandissement de la voie d'eau qui permettent à presque tous les navires d'emprunter ses écluses (la moitié des porte-conteneurs actuels ne passaient pas auparavant) devraient apporter à l'Etat plus de 3 milliards de dollars par an dès 2020, soit trois fois plus qu'aujourd'hui.

Les ports. En offrant des concessions à de grands groupes asiatiques et américains, le pays s'est doté d'un système portuaire ultramoderne aux embouchures du canal. Côté Pacifique, on trouve le port de Balboa à Panamá. A Colón, côté Atlantique, on trouve trois grands ports à containers (Manzanillo, Cristobal, Colón Port Terminal).

De puissantes infrastructures (quais, grues...) associées à d'immenses entrepôts de stockage permettent de décharger des milliers de containers, de les entreposer puis de les réexpédier en lots plus petits vers des ports plus modestes des côtes sud et nord-américaines. Par ailleurs, Colón possède un port destiné aux bateaux de croisières (Colón 2000).

La Zone libre de Colón. Créée en 1948, dans la ville de Colón à proximité de l'embouchure du canal, c'est la plus grande zone franche de l'hémisphère Nord, la 2e au monde après Hong Kong. Véritable plate-forme de distribution, cet entrepôt de 400 ha accueille, sans droit de douane, les produits les plus divers (habillement, électronique, produits pharmaceutiques, parfums et cosmétiques), en provenance d'Asie, des Etats-Unis et d'Europe. Contenu et contenant arrivent séparément pour des gains de volume et de coûts. Les marchandises sont conditionnées, assemblées, emballées et groupées avant d'être renvoyées, généralement en plus petites quantités en fonction de la demande, et de nouveau sans taxe, vers les pays de la région. Plus de 2 000 entreprises du monde entier profitent ainsi d'une exemption totale de taxes à l'import et à l'export, ainsi que sur les bénéfices. Le volume total des transactions de la ZLC atteint environ 30 milliards de dollars par an.

Le pavillon de complaisance. Par le biais de son pavillon de libre immatriculation ou de "  complaisance  ", le Panamá possède la première flotte de marine marchande du monde. N'importe quel navire, quel que soit son âge, son tonnage et la nationalité du propriétaire, peut demander une immatriculation panaméenne et bénéficier ainsi d'une législation sociale, fiscale et maritime particulièrement souple.

Créé en 1925 par les Etats-Unis, onze ans après la mise en service du canal, le registre panaméen est géré par l'Autorité maritime de Panamá, relayée par une soixantaine de consulats panaméens à travers le monde (à Marseille, par exemple). Procédure d'enregistrement rapide et peu coûteuse, exonérations fiscales et anonymat (chers aux armateurs peu scrupuleux) expliquent le succès du pavillon. Avec plus de 8 000 navires représentant environ 180 millions de tonnes brutes de marchandises, le registre rapporte à l'Etat 60 millions de dollars de droits d'immatriculation et à peu près autant en ressources indirectes (avocats, assurances, hypothèques navales...). En fait, les emplois créés dans le pays sont bien plus nombreux dans le secteur juridique qu'à bord des navires. Les Panaméens représentent moins de 1 % des 300 000 marins de toutes nationalités qui naviguent sous drapeau panaméen !

Suite aux trop nombreuses catastrophes maritimes impliquant des bateaux mal entretenus arborant des pavillons de complaisance, l'organisation maritime internationale tente de faire pression sur les Etats pour améliorer la sécurité. Le Panamá, dont le tiers de la flotte a plus de vingt ans, a adopté des mesures importantes de contrôle des navires mais de gros efforts restent à faire. Le pavillon est aussi parfois soumis aux pressions politiques internationales, comme ce fut le cas en septembre 2018 quand les autorités maritimes durent retirer son immatriculation panaméenne à l'Aquarius, le navire de sauvetage non gouvernemental qui recueille les migrants naufragés en mer Méditerranée, suite aux pressions de l'Italie vraisemblablement.

Un centre bancaire, financier et d'affaires de premier ordre

Le pays est doté d'une législation attractive pour la création de sociétés et offre une sécurité juridique rassurante pour les investisseurs étrangers qui bénéficient d'une égalité de traitement avec les nationaux. Le Panamá est souvent considéré comme un paradis fiscal en raison de l'application du principe de territorialité  : seuls les bénéfices réalisés sur le sol panaméen sont imposés, et non ceux réalisés à l'étranger et transférés dans le pays.

Panamá est aussi une place bancaire et financière très importante. Son Centre bancaire international créé en 1970, au moment où les pétrodollars abondaient, compte une centaine de banques nationales et internationales. La 4e place bancaire mondiale s'est développée grâce à l'utilisation depuis 1904 d'une monnaie stable et rassurante, le dollar étasunien, ainsi qu'à des règles strictes de confidentialité. Des lois récentes limitant le montant des dépôts d'argent liquide et l'usage de prête-noms ont permis au CBI de sortir des listes noires et grises en matière de blanchiment d'argent. Le blanchiment s'est vraisemblablement déplacé vers le secteur de l'immobilier qui vit aujourd'hui un important mouvement spéculatif...

Les secteurs primaire et secondaire

Les secteurs primaire et secondaire sont faibles, même s'ils représentent un tiers des emplois. Le marché intérieur modeste et des salaires élevés pour la région, expliquent la faible compétitivité de l'agriculture panaméenne. Le secteur des mines est par contre en plein essor.

L'agriculture. Les paysans représentent 15 % de la population active du pays mais le secteur agricole à peine 2,7% du PIB. Le climat subéquatorial et la variété du relief sont particulièrement propices à la culture d'une grande variété de produits tropicaux destinés en majorité à l'export : cacao, café, tabac, banane, canne à sucre, ananas, melon, pastèque... Les productions de manioc, riz et maïs sont surtout destinées au marché local.

La pêche. Malgré des eaux territoriales riches, la pêche reste une activité essentiellement artisanale qui emploie environ 20 000 personnes. Le secteur est confronté depuis quelques années à une surexploitation des zones de pêches. Celles-ci se raréfient avec l'installation de grands complexes touristiques à proximité des villages de pêcheurs et les indispensables contraintes environnementales qui restreignent l'activité dans certaines zones. Enfin, la hausse du prix du carburant affecte bien évidemment la rentabilité de chaque sortie en mer.

L'élevage. L'élevage de volailles, bovins et porcins, suffit à peine au marché local, grand consommateur de viandes. L'élevage bovin, qui s'est longtemps concentré dans les régions des provinces centrales et de Chiriquí, s'étend en quête de nouveaux pâturages dans le Darién, au détriment malheureusement des zones forestières.

La sylviculture. On déboise pour offrir des pâturages aux vaches ou planter du maïs, mais aussi pour revendre du bois précieux coupé dans les dernières forêts primaires. Pour empêcher ces dérives, des incitations fiscales poussent à replanter à des fins commerciales des essences comme le teck et le pin, essences non traditionnelles, très rentables financièrement mais au bilan plutôt négatif en terme de biodiversité.

Le secteur industriel concerne essentiellement l'agroalimentaire (raffineries sucrières, huileries, conserveries de poisson, brasseries), le textile et le raffinage de produits pétroliers. L'industrie minière (or, argent, manganèse et cuivre surtout) reprend du service avec la hausse des cours mondiaux de ces métaux, tandis que les cimenteries tournent à plein régime pour alimenter la frénésie immobilière du pays.

Pour l'énergie, le Panamá, qui ne produit ni gaz ni pétrole, a recours aux barrages hydroélectriques (61 % de l'énergie produite), le reste est essentiellement d'origines fossiles (35%). L'éolien se développe à grande vitesse avec la construction d'une dizaine de parcs dans le pays. Eólico Penonomé, dans la province de Coclé, est le plus grand d'Amérique centrale. Doté de 88 turbines pour une capacité de 220 mégawatts, il est censé satisfaire 7 % de la demande interne d'énergie et réduirait l'émission de 450 000 tonnes de CO2 par an. L'énergie solaire et la géothermie de leur côté, sont pour l'instant encore peu développées.

Place du tourisme

Le Panamá commence à peine a être considéré comme une destination touristique. Le pays s'est longtemps cantonné au tourisme d'affaires, avec pour principal attrait la zone libre de Colón et le centre bancaire international. Les hôtels de la capitale fonctionnent encore beaucoup avec ces businessmen qui viennent passer des contrats ou assister à des congrès. Les projets touristiques d'envergure n'ont vraiment commencé qu'à la fin des années 1990, avec le réaménagement des terrains de la Zone du Canal rétrocédés par les Américains. Des groupes hôteliers, colombiens et espagnols surtout, ont ainsi converti les anciennes bases militaires en grands complexes touristiques.

"  Panamá, mucho más que un Canal ", " Panamá se queda en ti "... " Le Panamá, bien plus qu'un canal ", " Panamá reste en toi "... Pour séduire une clientèle variée, les campagnes touristiques internationales ont mis en lumière en vrac toutes les richesses du pays : plages de rêve, faune et flore, cultures amérindiennes, canal, mais aussi casinos et centres commerciaux. Le secteur a progressé au milieu des années 2000 avec l'arrivée de la légende de la salsa, Rubén Blades, à la tête de l'Autorité du tourisme, entre 2004 et 2009. Porté par cette icône charismatique, mais aussi par des incitations fiscales, le secteur a explosé en quelques années. Les compagnies de bateaux de croisière ont commencé à s'intéresser au Panama, grâce au prestigieux passage du canal. Le pays soigne particulièrement cette clientèle fortunée qui descend dans les ports ou sur les îles pour faire ses emplettes et quelques excursions. Parmi ces passagers certains ne sont pas insensibles au charme de l'isthme et décident de rester ! Les années 2000 ont ainsi vu l'arrivée massive des baby-boomers. Des milliers de jeunes retraités, pour la plupart nord-américains, s'installent à la montagne et sur le littoral de la côte Pacifique. Altos de María, Valle Escondido, Cielo Paraíso, Montañas de Caldera, Rancho Los Sueños, Las Nubes... On voit fleurir dans des endroits de rêve de grands complexes avec piscine, golf, églises, médecins, le tout dans une enceinte sécurisée et une vue imprenable sur la vallée ou l'océan... Dans les classements nord-américains des destinations les plus attractives au monde pour vivre une retraite heureuse, on trouve toujours le Panamá dans les cinq premiers, avec des villages stars comme Boquete, ou plus récemment Pedasi. L'attrait est certain : paysages magnifiques, climat agréable et à l'abri des catastrophes naturelles, stabilité politique, sécurité, coût de la vie souvent plus intéressant comparé aux pays d'origine avec des avantages tarifaires importants pour les retraités, avantages fiscaux et stabilité pour obtenir un visa, dessertes aériennes, centres commerciaux, casinos...

En Panamá unimos al mundo ", Panama The Way "... Les campagnes touristiques ont également mis l'accent sur la position géographique du pays. Pour son canal bien sûr mais aussi pour son accès aérien depuis 80 villes du monde. L'aéroport international de Tocumen, en plein agrandissement actuellement, serait le 6e hub aérien au monde. Il a reçu 15,6 millions de visiteurs en 2017 (+6 % par rapport à 2016).

Mais l'aéroport sert principalement d'escale et une partie importante des visiteurs ne sont qu'en transit. Et c'est bien là que le bât blesse : depuis quelques années, le secteur touristique stagne, alors que le parc hôtelier a fait l'objet d'un vrai boom depuis dix ans, avec des investissements importants dans la construction d'hôtels de toutes catégories, et notamment de grandes chaînes internationales (les 3/4 dans la capitale). Le taux d'occupation est aujourd'hui assez faible et les établissements ont dû revoir leurs prix à la baisse, certains ont dû fermer leurs portes.

Les professionnels du tourisme ont commencé à sentir une décélération depuis 2014 et une baisse sensible depuis 2016 (à l'exception du marché européen en hausse de 8%). Beaucoup se plaignent du monopole de la compagnie aérienne Copa qui impose des tarifs aériens élevés vers le Panama, et surtout du manque de promotion internationale de la destination, alors que les pays voisins, Costa Rica et Colombie, voient leurs données touristiques s'envoler.

Panamá para exploradores, no para turistas ", "Panama pour les explorateurs, pas pour les touristes". La dernière campagne de promotion internationale, principalement digitale, met l'accent sur les expériences à vivre au Panama, le côté nature, sport, aventure, la culture locale... Le potentiel du pays est énorme, et le pays reste très authentique, c'est le moment d'en profiter !

Le  tourisme médical 

De plus en plus de tour-opérateurs se spécialisent dans l'accueil des touristes américains venant se faire soigner les dents ou opérer d'une hernie, tout en combinant un séjour sous le soleil panaméen. Cela coûte en effet beaucoup moins cher d'associer la pose d'une prothèse dentaire à une semaine de vacances dans les tropiques, que de se faire soigner chez un dentiste aux Etats-Unis ! Par ailleurs, de nombreux médecins panaméens ont fait leurs études aux Etats-Unis, ce qui rassure ces patients-voyageurs !

Enjeux actuels

Le Panamá a su exploiter sa position géographique pour profiter de la mondialisation des échanges. Le pays a poursuivi récemment son ouverture au commerce mondial en signant de nouveaux accords de libre-échange. Ses indices sont plus proches de ceux des pays industrialisés que des pays dits en développement. Le Singapour ou Dubaï latino, comme certains le surnomment, présentait ces dernières années l'un des taux de croissance les plus élevés du continent selon la CEPAL et s'est bien sorti de la crise économique mondiale.
Le grand chantier de modernisation du canal, qui s'est achevé en 2016, devrait dynamiser l'économie nationale, qui voit déjà affluer les investisseurs du monde entier dans tous les secteurs : travaux publics, ports, tourisme... 
Le principal enjeu serait une meilleure répartition de ces richesses : le Panamá est l'un des pays les plus inégalitaires au monde  : 20 % de la population la plus riche concentre 60 % des revenus et les 20 % les plus pauvres 3 %. Selon l'ONU, 80 familles détiennent plus de 40 % des richesses du pays, et plus de 20 % des Panaméens vivent toujours sous le seuil de pauvreté, 10 % avec moins de 2 dollars par jour ! L'inégalité et la pauvreté touchent davantage la campagne et en particulier les communautés amérindiennes, souvent isolées et avec des difficultés d'accès à l'éducation, à la santé et au crédit. Enfin concernant l'emploi, si le taux de chômage officiel tourne autour de 6 %, ce " plein-emploi  " masque une grande proportion de sous-emploi et de travail informel. Les politiques en sont conscients dans les discours, feront-ils le nécessaire pour transformer le Panamá en véritable " éden " comme on peut le voir dans les publicités des revues touristiques ?
La lutte contre la corruption et la transparence financière reste aussi des défis de poids pour le Panama qui dépend fortement des investissements étrangers et garde l'image d'un paradis fiscal. Avec la révélation des Panama Papers, le gouvernement a dû prendre de réelles mesures et le Panama est finalement sorti de la liste noire de l'Union Européenne en janvier 2018.

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