Guide du Portugal : Politique et économie

Politique
Structure étatique
<p>Gardes du palais de Belém.</p>

Gardes du palais de Belém.

Depuis 1910, le Portugal est officiellement une République, mais le système de multipartisme a seulement été réintroduit après la révolution des oeillets, en 1974. Le Portugal est, depuis lors, une démocratie parlementaire.

Pouvoir exécutif. Constitutionnellement, le chef de l'Etat est le président de la République. Il est élu au suffrage universel pour cinq ans et rééligible deux fois. Il est le chef suprême des Armées, peut dissoudre le Parlement (une chambre législative de 230 membres élus au suffrage universel pour quatre ans), siège au Palais de Belém à Lisbonne et dispose d'un droit de veto sur les lois. Le président de la République nomme le Premier ministre, véritable détenteur du pouvoir exécutif, et le gouvernement sur proposition de ce dernier. A la suite des élections législatives de l'automne 2015 et quelques péripéties, António Costa (PS) est nommé Premier ministre. Il gouverne depuis avec une majorité parlementaire de gauche.

En janvier 2016, l'ancien professeur de Droit, ex-dirigeant du PSD et commentateur politique Marcelo Rebelo de Souza est élu dès le premier tour Président de la République.

Pouvoir législatif. Il est exercé par l'Assemblée de la République, siégeant au Palacio de São Bento à Lisbonne, composée de 230 députés (dont 86 députées en 2018) élus pour quatre ans au scrutin proportionnel à un seul tour, dans 22 circonscriptions sur la liste plurinominative de chaque parti. Malgré le taux d'abstention le plus élevé de l'histoire du Portugal, les élections législatives du 4 octobre 2015 sont remportées par l'opposition de gauche (123 sièges contre 107). Le socialiste Eduardo Ferro Rodrigues est nommé Président de l'Assemblée de la République le 23 octobre 2015.

Le découpage administratif. Le pays est divisé en 5 régions principales, puis en 8 provinces. D'un point de vue administratif, le Portugal continental comprend 18 circonscriptions administratives. Les distritos sont un peu l'équivalent de nos départements français. Chaque district a une capitale : Aveiro, Beja, Braga, Bragança, Castelo Branco, Coimbra, Évora, Faro, Guarda, Leiria, Lisbonne, Porto, Portalegre, Santarém, Setúbal, Viana do Castelo, Vila Real et Viseu. Puis, le découpage s'affine avec les conselhos, les conseils sont un peu nos cantons, les municípios (municipalités) et les freguesias (paroisses).

Depuis 1976, les archipels de Madère et des Açores ont été reconnus régions autonomes et ont leur propre gouvernement. Macao, le dernier territoire portugais d'outre-mer encore gouverné selon un statut spécial, a été rendu à la Chine en 1999.

Partis

Les principaux partis politiques sont :

Le Parti social-démocrate (PSD). Dirigé par Rui Rio qui, depuis le 18 février 2018, a succédé à Passos Coelho - Premier Ministre de 2011 à 2015. Le PSD est le berceau politique de nombreux hommes politiques influents du Portugal : Sa Carneiro, Anibal Cavaco Silva (Président de la République de 2006 à 2016) ou encore José Manuel Barroso (précédent président de la Commission européenne). Il est connu pour ses visions libérales de l'économie et ses positions plutôt conservatrices sur un plan social. Il a remporté les élections législatives d'octobre 2015 et occupe 89 sièges à l'Assemblée, mais le total des sièges détenu par l'opposition en fait un parti minoritaire.

Le Parti socialiste (PS). Au centre gauche, le parti a perdu de sa légitimité après la mise en examen et l'incarcération préventive de son président (et ex-Premier ministre) José Socrates pour corruption et blanchiment d'argent. A l'origine d'inspiration marxiste, ce parti défend les idées d'un État social au sein d'une démocratie plurielle. Le PS dispose aujourd'hui de 86 sièges à l'Assemblée, juste derrière le PSD qui, avec 89 sièges, détient une majorité numérique relative. Soutenu par le PCP et le BE, le parti socialiste, dirigé alors par Antonio Costa, parvient à renverser le 10 novembre 2015 le gouvernement minoritaire de centre-droite et, après moult péripéties et tergiversations, Antonio Costa devient Premier ministre et gouverne avec le soutien exigeant de cette majorité parlementaire.

Le Parti populaire (CDS/PP). Héritier du centre démocrate social de droite (CDS) fondé dès 1974, le Parti populaire a connu au cours des dernières années une virée vers le populisme sous le leadership de Paulo Portas. Celui-ci démissionnera suite aux élections législatives en février 2005, puis reviendra à la tête du parti en 2007. Ce parti conservateur et nationaliste a remporté 10,4 % des voix en 2009. En 2011, le CDS-PP revient au gouvernement suite aux élections anticipées du 5 juin. À l'issue du scrutin, le parti est crédité de 11,78 % des suffrages et obtient 24 sièges. Lors des élections du 4 octobre 2015, le CDS/PP obtient 18 sièges et représente l'unique possibilité d'alliance du PSD sur l'échiquier politique actuel. Assunção Cristas en est la présidente depuis mars 2016.

Le Parti Communiste (PCP). Fondé en 1921, après l'instauration de la dictature militaire et plus tard du régime dictatorial de Salazar, le parti communiste a travaillé clandestinement et a été la seule force organisée de résistance au régime pendant des décennies. Le secrétaire général du parti est Jerónimo de Sousa. Le PCP compte actuellement 15 députés à l'Assemblée de la République. Le PCP vient en soutien au Parti socialiste pour renverser le gouvernement de centre-droit de Passos Coelho le 10 novembre 2015.

Le Bloco de Esquerda (BE). Le " bloc de gauche ", union de plusieurs partis de gauche et d'extrême gauche, a été créé à la fin des années 1990 par des dissidents du PS. Il a été dirigé jusqu'en novembre 2012 par Francisco Louçã. Catarina Martins en est l'actuelle porte parole. Lors des élections d'octobre 2015, le BE obtient 19 sièges et décide de s'unir aux socialistes pour faire chuter le gouvernement de Passos Coelho qu'il juge illégitime. Le 10 novembre 2015, c'est chose faite.

Globalement, le Nord est plus conservateur (surtout le Minho autour de Braga) : le PSD et le CDS/PP enregistrent ici leurs meilleurs résultats. Le Sud est généralement plus tenté par la gauche, voire l'extrême gauche. L'Alentejo est ainsi le grand bastion communiste du pays ! Le PS est le seul parti qui réussit à mobiliser ses militants sur l'ensemble du territoire, principalement dans les grandes villes.

Enjeux actuels

La politique anti-austéritaire de relance a donné des résultats inespérés : le taux de chômage est passé de 16 % en 2015 à 6,8 % en juillet 2018 ; c'est mieux que la plupart des pays européens, y compris la France ou le voisin espagnol désespérément collé autour de 15 %. En 2018, le PIB devrait progresser de 2,8 % contre 2,5 % pour la zone euro (et seulement 2,2 % pour la France). La relance du pouvoir d'achat a été opérée à travers l'augmentation des retraites et des allocations familiales, la baisse des impôts pour les plus modestes, l'arrêt des privatisations, et pour les fonctionnaires, la suppression des coupes et le dégel progressif des revenus ainsi que le retour à un temps de travail à 35 heures hebdo, et l'augmentation du salaire minimum pour atteindre 650 € en 2018.

Le pays a, dans le même temps, ramené son déficit de 3,1 % à 1,9 % du PIB, devançant même les exigences européennes.

Les élections municipales d'octobre 2017 ont plutôt été favorables aux socialistes, alors que le principal parti de droite (PSD) y a reconnu une de ses pires défaites, qui a entraîné la démission de son leader Passos Coelho, ancien Premier ministre.

Ce " modèle portugais ", pour discret soit-il - la discrétion et la modestie ne sont-elles pas des vertus lusophones ? -, et dont le seul défaut serait de n'être pas conforme aux canons des institutions internationales, semble faire depuis la preuve de sa réussite.

Économie

A son adhésion à la CEE en 1986, le Portugal était l'un des pays les plus pauvres du marché commun. La libéralisation de l'économie, un programme de privatisation des grandes entreprises, l'octroi de fonds européens et la mise en place de réformes imposées par le Premier ministre Anibal Cavaco Silva (Parti social-démocrate) dès 1985 ont permis à l'économie de prendre son envol. La croissance est au rendez-vous dans les années 1990, le Portugal adopte l'euro en 2002 comme 11 autres états européens. En 2008-2010, le pays, fortement endetté, a beaucoup de mal à faire face à la crise économique qui secoue le monde. Cela lui vaut d'ailleurs d'être sanctionné par Bruxelles, remettant ainsi en cause de nombreux investissements. Depuis la fin de sa mise sous tutelle financière le 17 mai 2014 par la Troïka (entamée deux ans plus tôt), l'économie portugaise connaît une embellie : records de fréquentation touristique, reprise du marché de l'immobilier et hausse des investissements et exportations, bien que la dette publique, les impôts, le chômage et le taux d'émigration des jeunes demeurent très élevés...

L'arrivée au pouvoir en novembre 2015 d'Antonio Costa, à la tête d'un gouvernement socialiste soutenu par une majorité parlementaire de gauche, a pratiquement, même si discrètement, mis fin aux années d'austérité imposées au pays par les précédents gouvernements. De 2016 à 2018, les résultats positifs ont été tonitruants ; mais l'économie portugaise reste encore fragile.

La crise économique, ses conséquences et la renaissance du pays

La crise mondiale des années 2008 touche fortement le Portugal. Dès le début, le Premier ministre Socrates essaye de résoudre la situation sans faire appel aux fonds internationaux. Fin mars 2010, il met en place un Programme de stabilité et croissance (PEC), afin de rééquilibrer la politique budgétaire. Ces mesures visent ainsi à réduire les dépenses de l'Etat et à augmenter ses recettes. Pour en citer quelques-unes : augmentation de l'IVA (TVA) de 20 à 23 %, augmentation de 1 % des contributions à la sécurité sociale, et non renouvellement de nombreux contrats de fonctionnaires. Il va s'en dire que ces restrictions provoquent la colère et le mécontentement des syndicats. S'ensuit une grève générale le 24 novembre 2010, première organisée depuis 1988. Le 23 mars 2011, le Premier ministre Socrates démissionne suite au rejet du nouveau PEC par le Parlement. Face à l'augmentation de la dette publique, le Portugal se voit contraint en avril 2011 de demander l'aide des instances européennes à savoir la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. L'aide accordée au Portugal pour rétablir sa situation économique est un prêt de 78 milliards d'euros, qui devrait être remboursé entièrement en 2023. En 2011, Passos Coelho devient Premier ministre, à la tête d'un gouvernement de droite issu d'une coalition entre le Parti social démocrate et le Parti populaire. Le nouveau gouvernement prend un certain nombre de mesures fortes : suppression du 13e mois de salaire des fonctionnaires, suppression de jours fériés, augmentation des transports publics de 15 %, baisse des allocations chômage.... Toutes ces réformes touchent directement les classes moyennes et réduisent considérablement leur pouvoir d'achat. La population portugaise se trouve dans une situation difficile, avec un salaire minimum très faible (de l'ordre de 530 € sur 14 mois en 2016) et il lui devient de plus en plus compliqué de subvenir à ses besoins quotidiens. Certaines écoles distribuent même des repas gratuits ! 20 % des aides attribuées aux étudiants sont supprimées et le coût des consultations médicales double. Les P.P.P (Partenariat Public Privé) sont une des causes de l'endettement de l'Etat au Portugal. Ces contrats permettent à l'Etat de financer des infrastructures publiques (autoroutes, hôpitaux) en ayant recours à des acteurs privés. S'ils permettent d'éviter à l'Etat un fort investissement de départ, en contrepartie d'une concession de 30 ans aux entreprises privées contractantes avec versements de loyers, ils s'apparentent souvent une escroquerie pure et simple. Le Portugal est le pays d'Europe qui a le plus recours à ces contrats qui pèsent lourd sur les dépenses publiques (plus de 50 % du budget de l'Etat). Dans le contexte de crise, la Troïka exige l'arrêt de tout nouveau contrat avant d'avoir des éclaircissements sur ceux déjà en cours.

Quant au budget de l'éducation nationale, il subit de nombreuses coupes budgétaires et des milliers d'enseignants sont licenciés ce qui pousse les parents à se tourner vers les écoles privées où l'enseignement est désormais souvent considéré de meilleure qualité. Le budget de la culture est réduit à la portion congrue et de nombreux artistes dont les réalisateurs ont bien du mal à faire financer leurs projets.

Des réformes pour attirer les capitaux étrangers. Pour faciliter le redressement de son économie, le Portugal a, fin 2012, mis en place un système de " visas en or " ou vistos dourados, offrant aux étrangers un visa portugais - et donc européen - pour tout achat d'un bien immobilier de plus de 500 000 euros. Les Chinois, les Brésiliens et les Angolais sont les clients les plus nombreux. De fait, depuis 2014, un logement sur cinq est vendu à des étrangers. En 2016, le marché connaît une hausse de 30 à 45 %. Toutefois, en raison des excès somme toute prévisibles de ce système de visas payants, le gouvernement en place y met pratiquement fin.

Une autre réforme vise à attirer les retraités étrangers au Portugal en leur offrant un statut de " résident non habituel " faisant du pays une sorte de paradis fiscal pour les seniors. Pour pouvoir en bénéficier, il faut louer ou acheter un bien immobilier au Portugal et y résider plus de 183 jours par an afin d'obtenir le statut de résident fiscal portugais. Les retraités du secteur privé ont alors une pension complètement exonérée d'impôts. Cela représente 25 à 30 % de revenus supplémentaires pour ces seniors qui profitent également de la vie moins chère au Portugal. De nombreux Français retraités ont déjà profité de cette réforme.

L'émigration des cerveaux. Durant la crise, on assiste à un phénomène d'émigration massive des jeunes Portugais les plus hautement qualifiés, qui, depuis 2011, est de l'ordre d'une centaine de milliers de personnes par an. D'une certaine manière, le Portugal, qui a investi pendant des années pour former sa jeunesse, se vide de son sang économique, au grand bénéfice des pays d'accueil pour qui cette population constitue une main-d'oeuvre de qualité dont la formation ne leur a rien coûté. Les principaux pays d'accueil sont le Royaume-Uni (avant le Brexit), la Suisse, le Luxembourg, l'Allemagne et les USA. Malgré la fin de la crise, si le phénomène s'est ralenti, il ne s'est pas tari pour autant : en 2016, environ 55 000 Portugais ont émigré ; ce chiffre est monté à 60 000 en 2017.

Résurrection. Fin 2015, l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement socialiste soutenu par la gauche met un terme aux politiques d'austérité menées par la droite depuis des années et le Portugal connaît une extraordinaire récupération. En quelques mois le pays est propulsé de la place peu enviée de " mauvais élève de l'Europe " à celle, jalousée, de " Premier de la classe ". Le comble, ou le paradoxe, c'est qu'il réussit cette exceptionnelle prouesse en mettant en place et développant des politiques totalement opposées aux recettes préconisées par l'Europe, qui, finalement, au bout du compte et en se pinçant le nez, est bien obligée de constater la qualité des résultats obtenus.

Principales ressources

Pour la fin 2018, on estime le PIB du pays à 350 milliards d'euros. Aujourd'hui grâce au très fort développement du commerce et du tourisme, les services représentent 75,9 % du PIB devant 21,8 % pour l'industrie et 2,3 % pour l'agriculture et la pêche, autrefois première ressource économique du pays. Ce secteur génère peu de ressources mais emploie encore 5,5 % de la population, contre 10,8 % en 2012. Le tourisme représente quant à lui une place de plus en plus importante et, en 2018, rapportera au pays 15 milliards d'euros (en hausse de 24 % par rapport à 2016).

Le Portugal effectue 80 % de ses échanges avec les pays de l'Union européenne, notamment avec l'Espagne, la France et l'Allemagne. La Chine, les États-Unis, le Brésil et l'Angola sont ses principaux partenaires en dehors de l'UE. La balance commerciale du Portugal s'est stabilisée à -1,5 % du PIB. L'aide financière européenne de 78 milliards d'euros accordée au Portugal en mai 2012, conjuguée aux politiques menées par le pays a permis de ramener le déficit public en dessous de 2 % du PIB pour 2018.

Place du tourisme

Le tourisme est une manne importante pour le pays car il représente 8% du PIB en 2018. Le Portugal est la 34e destination touristique mondiale en termes d'arrivées. Des chiffres si positifs que certains économistes qualifient souvent le tourisme de " remède anti-crise " du Portugal. En 2018, ce sont plus de 18 millions de touristes étrangers, en hausse de 2,6% par rapport à 2017, soit presque le double de la population (10,3 millions) qui se sont rendus au Portugal.

En 2018, les touristes auront en moyenne dépensé 38 millions d'euros par jour. Au cours du premier semestre 2018, les principaux pays d'origine des touristes vers le Portugal, en termes de recettes, ont été dans l'ordre le Royaume-Uni, la France, l'Espagne, l'Allemagne et les Pays-Bas. Concernant la France, ce ne sont plus majoritairement des descendants d'immigrés portugais qui viennent mais des Français toutes origines confondues. Le Portugal a, en effet, su tirer profit des turbulences en Égypte et en Tunisie en récupérant les touristes qui ont délaissé ces destinations jugées peu sûres. En 2017, il y a eu 65,8 millions de nuitées, avec une hausse de 18,1% en comparaison avec 2016.

La multiplication des vols vers le Portugal n'est pas sans relation avec ces chiffres : on compte, en 2018 par exemple, plus de 600 vols par semaine au départ de 20 aéroports français.

Les touristes étrangers se tournent d'une part vers les infrastructures de luxe que le pays a choisi de développer, en misant sur la qualité avec des prix accessibles ; ainsi, les hébergements les plus recherchés sont les hôtels, Quinta et Pousadas (dont les 4-étoiles, suivis par les 3-étoiles et les 5-étoiles). D'autre part, on constate une forte hausse (+28% en un an) de la demande pour les chambres d'hôtes (alojamento Local). Enfin, Porto connaît un dynamisme sans précédent dans le secteur du tourisme, grâce à son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco en 2001 et au développement des vols low cost au départ de très nombreuses villes européennes. A noter également que le Portugal est une " destination surf " qui ne cesse d'avoir le vent en poupe : ses nombreux et fameux spots attirent de plus en plus de riders venus des quatre coins du monde, avec en destination phare, Nazaré.

De nombreux médias internationaux placent le Portugal parmi les destinations estivales les plus prisées. CNN a classé Lisbonne " Ville la plus cool d'Europe ", Le Daily Telegraph désigne l'Algarve comme " l'une des meilleurs destinations de vacances avec Bali ", alors que le Condé Nast Traveler a élu le Portugal " meilleur pays à visiter " !

Enjeux actuels

Les objectifs de réduction des dépenses publiques imposés par la Troïka ont été atteints, voire même dépassés, puisque le déficit public était à 2,7% du PIB en 2016, 2,3% en 2017 et à... 0,7% en 2018, ce qui est le plus faible depuis l'instauration de la République en 1974.

Après une contraction du PIB de 3,2% en 2012, le pays est sorti de la récession au deuxième trimestre 2013, avec une croissance de 1,1%. Le taux de chômage à plus de 17% début 2013 est redescendu à 12,6% de la population active en 2015 puis 11% en 2017 et est devenu inférieur à 6,8% en 2018.

Le gouvernement et la BCE ont déjà entrepris de racheter une partie de la dette et le poids de la dette publique dans le PIB devrait diminuer au cours des prochaines années (126% en 2016, 124,5% en 2017 et 120,8% en 2018 avec projection 2019 à 117,2%)

Le 17 mai 2014, le Portugal sort de la mise sous tutelle financière de ses créanciers internationaux (UE-BCE-FMI, formant la " Troïka "). Si la dette publique portugaise s'élevait fin 2013 à presque 500 milliards d'euros, elle a été réduite à environ 250 milliards d'euros en 2017. Les résultats des élections législatives d'octobre 2015 qui ont finalement amené, avec le soutien d'une majorité parlementaire de gauche, un gouvernement socialiste au pouvoir, ont marqué un arrêt des politiques d'austérité menées par le gouvernement de centre-droit depuis 2012.

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