Guide de Nouvelle-Calédonie : Les personnalités célèbres : Nouvelle-Calédonie

Bernard Berger

Né en 1957 à Nouméa, Bernard Berger, scénariste et dessinateur de bandes dessinées, est le célèbre créateur de La Brousse en folie, où foisonnent d'amusants personnages : Joinville, par exemple, fonctionnaire venu de la métropole, qui prétend tout savoir sur tout, et l'Asiatique Tathan, vendeur qui passe son temps à chercher des acheteurs potentiels. C'est en 1983 que naît La Brousse en folie, dans les premières pages d'un hebdomadaire. Le premier album est publié un an plus tard. Bernard Berger, membre de l'Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, poursuit depuis son irrésistible ascension, publiant un album chaque année et donnant naissance à une société d'édition : La Brousse en folie SARL.

Mamie Fogliani

Très charismatique, Mamie tenait un restaurant très couru à Farino. Elle est issue d'une grande famille - quatorze enfants - de planteurs de café : elle était en dixième position ! Mamie a donc appris très tôt à tenir une maison et à s'occuper des enfants plus petits. Elle fut mise sur une caisse devant le foyer à l'âge de 9 ans pour faire avec sa mère son premier ragoût de taros. C'est elle qui a créé le fameux marché de Farino, dont le but est d'aider les femmes à valoriser les produits du terroir, et la fête du ver de Bancoule. Aujourd'hui, ce sont ses filles qui tiennent le restaurant.

Christian Karembeu

Sa mère est originaire de Lifou et il est particulièrement populaire là-bas. Après des débuts remarqués à la grande époque du FC Nantes où il sera champion en 1995, le Kanak s'envole pour la Sampdoria de Gênes (1995-1997). De 1997 à 2000, Christian évolue sous le mythique maillot blanc du Real de Madrid où il gagnera deux fois la Ligue des Champions (1998, 2000). Dans le même temps, il participe à la plus belle épopée de l'histoire du football français en gagnant la coupe du Monde 1998 et l'Euro 2000. Sa carrière prend fin au SC Bastia en 2006. Très attaché à ses racines calédoniennes, il organise son jubilé au stade Numa Daly de Nouméa le 31 mai 2008. Véritable événement populaire ce match de gala a opposé France 98 à une équipe de footballeurs d'origines océaniennes. Depuis, Christian Karembeu est devenu consultant de luxe pour France Télévisions.

Antoine Kombouaré

Né en 1963 à Nouméa, ce défenseur du ballon rond débute à Nantes et se fait définitivement connaître du grand public en 1993 lors d'un match retour mythique en quart de finale de la coupe UEFA opposant le PSG et le Real Madrid au Parc des Princes. Il réussit à marquer d'une tête surpuissante en pleine lucarne après sept minutes d'arrêt de jeu et qualifie ainsi le PSG face à l'ogre madrilène. Après avoir joué pour plusieurs clubs (Sion, Aberdeen), il prend sa retraite et passe ses diplômes d'entraîneur. Il débute sa carrière sur le banc de son club de coeur, avec l'équipe réserve du PSG (de 1999 à 2003). Il part ensuite pour le RC Strasbourg, mais, malgré une première saison encourageante (13e), il doit le quitter à la suite de mauvaises performances. Antoine Kombouaré pose ensuite ses valises à Valenciennes (Ligue 2) en juillet 2005. Champion de deuxième division dès sa première saison, le club nordiste retrouve les joutes de l'élite avec cet entraîneur qui maintient le club en première division lors des trois saisons suivantes. Il signe en mai 2009 un contrat de trois ans avec le Paris Saint-Germain, qui le remercie en décembre 2011. Il est l'entraîneur du RC Lens depuis juillet 2013. Entraîneur de Guingamp puis de Dijon FCO depuis 2019.

Jean-Marie Tjibaou

Figure emblématique du pays, Jean-Marie Tjibaou a marqué à jamais l'histoire de la Nouvelle-Calédonie. Né en 1936 à Tiendanite, cet enfant du pays est resté toute sa vie attaché aux valeurs culturelles de sa terre. Éduqué par les catholiques, il se destine à être prêtre. C'est en 1965 qu'il est ordonné à Hienghène. Attiré par les sciences humaines, il profite d'une bourse pour entreprendre des études de sociologie à Lyon, puis d'ethnologie à Paris. En parallèle, la tension monte en Nouvelle-Calédonie et Jean-Marie entend bien participer aux changements de son pays. De retour sur le Caillou, il se consacre entièrement à la défense de sa culture. En 1974, il concrétise sa vision politique en organisant avec Jacques Iekawé le festival Mélanésia 2000. C'est une première en Nouvelle-Calédonie : la culture kanake est mise à l'honneur. Jean-Marie Tjibaou n'a plus qu'un seul objectif en tête : l'indépendance pour son pays. Il débute une carrière politique en 1977, année où il remporte les élections municipales de Hienghène. La même année se déroule le 8e congrès de l'Union Calédonienne, principal parti indépendantiste du territoire. Il se voit alors nommé vice-président du parti. Deux ans plus tard, il crée le Front indépendantiste et devient son chef de file à l'Assemblée territoriale. Entre 1982 et 1988, ses implications politiques ne cessent de croître, il cumule les mandats et devient le porte-parole du peuple kanak. En juillet 1983, il participe, au nom du Front indépendantiste, à la table ronde de Nainville-les-Roches qui reconnaît aux Kanaks " un droit inné et actif à l'indépendance ". L'année suivante voit la création du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), à la tête duquel Jean-Marie Tjibaou est nommé. En 1984, il est nommé à la présidence du gouvernement provisoire et fantôme de " Kanaky ". Le 26 avril 1988, Jean-Marie Tjibaou participe aux négociations des accords de Matignon avec le Premier ministre Michel Rocard et Jacques Lafleur. Il accepte ces accords qui prévoient une décolonisation graduelle de la Calédonie sur une période de dix ans. Cette décision lui coûtera la vie, puisqu'un an plus tard, le 4 mai 1989, Jean-Marie Tjibaou est assassiné par un opposant indépendantiste extrémiste d'Ouvéa. Son fils Emmanuel est désormais à la tête du centre culturel Tjibaou à Nouméa.

Jacques Lafleur

Fils d'Henri Lafleur (homme politique et entrepreneur important) né en 1932, il est à la tête d'un vaste empire industriel et s'impose pendant vingt-cinq ans comme " l'homme fort " du territoire. Fondateur en 1978 du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR, tendance droite), il signe les accords de Matignon en 1988 et de Nouméa dix ans plus tard, qui octroient une autonomie substantielle à la Nouvelle-Calédonie. Longtemps considéré comme inamovible et jugé trop autoritaire par ses opposants, il perd les élections provinciales de mai 2004. C'est la fin d'un règne sur l'archipel : c'est Pierre Frogier qui est pressenti pour être le nouvel homme fort du parti, rebaptisé en 2002, Rassemblement-UMP. Mais coup de théâtre, Lafleur, que l'on croyait retiré de la partie, décide de se présenter comme président de Rassemblement-UMP en juillet 2005, contre Frogier auquel il reproche son laxisme face à l'Avenir Ensemble. Le congrès Rassemblement-UMP consacre sans surprise Frogier, ce qui provoque la démission de Jacques Lafleur. Il continue de faire entendre sa voix en critiquant les décisions de l'Avenir Ensemble et du Rassemblement-UMP dans un nouveau journal politique baptisé Demain. Il va plus loin, en créant un nouveau parti en juillet 2006, le Rassemblement pour la Calédonie. En dissidence, Jacques Lafleur se présente aux élections législatives de 2007 contre le candidat officiel de l'UMP Gaël Yanno. Il s'incline dès le premier tour en n'obtenant que 11,74 % des suffrages. En avril 2010, après quarante ans de carrière politique, Jacques Lafleur démissionne de ses derniers mandats à l'Assemblée de la Province Sud et au Congrès de Nouvelle-Calédonie. Il décède en Australie, le 4 décembre 2010.

Harold Martin

Homme politique, né le 6 avril 1954 à Nouméa, il est issu d'une des plus vieilles familles d'origine européenne présentes sur le territoire. Harold Martin gère des sociétés agricoles et administre des organismes d'élevage. Il a ainsi été président du conseil d'administration de l'Établissement de régulation des prix agricoles (ERPA) en 1991 et de 1993 à 1995, ainsi que président de l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique (OCEF) de 1988 à 1999. Il s'est lancé très tôt dans la politique et a longtemps été le poulain de Jacques Lafleur. Élu président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie de 2007 à 2009, Harold Martin succède à Marie-Noëlle Thémereau. Désigné tête de liste par l'Avenir Ensemble pour les élections provinciales de 2009 en Province Sud, il est élu président du Congrès de Nouvelle-Calédonie de mai 2009 à juin 2011, date à laquelle il prend la présidence du Gouvernement. En 2014 il est remplacé par Cynthia Ligeard. Il quitte le Rassemblement en 2017 et rejoint les Répubilcains Calédoniens en 2018.

Robert Teriitehau

Né en 1966 en Nouvelle-Calédonie, ce surfeur d'origine tahitienne a accumulé un palmarès impressionnant. Plutôt que d'aller à l'école, il préfère s'amuser avec son frère sur la plage de l'anse Vata et apparaît rapidement comme la gloire locale, vedette d'un tout nouveau sport : le funboard. Repéré, il quitte son île pour l'Europe et enchaîne les tournois. À sept reprises champion de France, trois fois champion du monde indoor, il voit son talent consacré à Hawaï par l'obtention du titre de vice-champion du monde de funboard toutes disciplines confondues.

Philippe Gomès

Homme politique calédonien né en 1958 à Alger. Licencié en Droit, il s'engage activement en politique en 1984 au RPCR. Maire de La Foa en 1989 il s'investit fortement et développe cette municipalité dont un des faits marquants et la création du festival du cinéma. Il abandonne cette fonction en 2008. Il rallie l'Avenir Ensemble en 2004 et s'affirme comme un des chefs de file à l'opposition interne au camp loyaliste, opposition à Jacques Lafleur. En 2009 il devient président du gouvernement jusqu'en 2011. il marque la vie politique depuis sa nomination à la présidence de la Province Sud en 2004. Les conflits avec les membres fondateurs de l'Avenir Ensemble vont émailler la vie politique calédonienne. Qualifié de trop progressiste, voire de tenant d'une politique économique trop dirigiste et tactiquement trop axée sur des accords avec les indépendantistes, son parti Calédonie Ensemble est lourdement battu aux élections provinciales de 2019. Il doit faire face à de nombreuses critiques et préfère gérer une politique d'obstruction à la mise en place des institutions gouvernementales courant 2019.

Sonia Backès

Née en 1976 à Nouméa, cette leader syndicaliste, ingénieure en informatique, active en politique depuis 2009 d'abord au Rassemblement-UMP, a réussi à rassembler en 2018 la sensibilité loyaliste, au sein de l'Avenir En Confiance, opposée à Philippe Gomès et à la politique de son parti Calédonie Ensemble. Membres de plusieurs gouvernements depuis 2009, élue du Congrès et de la Province Sud, elle fonde, en 2013, avec Gaël Yanno le Mouvement populaire calédonien - MPC -, puis la coalition UCF. Elle s'oppose à l'élection de Philippe Germain - CE -, en 2014, anime le groupe Les Républicains puis quitte le MPC. Elle échoue aux législatives de 2017, mais créée le 7 décembre 2017 les Républicains calédoniens et anime la campagne pour le non au référendum de novembre 2018. Avec l'AEC, elle sort gagnante des élections provinciales de mai 2019 et devient à 43 ans, la plus jeune présidente de la Province Sud.

 

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