Guide de Nouvelle-Calédonie : Jeux, loisirs et sports

La Nouvelle-Calédonie ressemble à un immense terrain de jeu. La diversité des paysages et l'étendue des espaces offrent un éventail de possibilités inépuisable. Entre mer et montagne, tout est presque possible si vous êtes prêt à y mettre le prix : hélicoptère, avion, ULM, parapente, saut libre... Ici, on privilégie plutôt la clientèle haut de gamme. Tout aussi excitant : la plongée ! Au coeur du lagon, sur la barrière de corail ou encore dans une passe, vous n'oublierez pas votre séjour dans les profondeurs du grand bleu. Pour le farniente et à des lieues de l'extrême, les îlots de l'archipel seront des endroits de prédilection pour se prélasser autour d'un pique-nique loin de la rumeur du monde... Proches de l'idée que l'on se fait du paradis, l'île des Pins, Maré, Lifou et Ouvéa vous laisseront des souvenirs impérissables. Si vous parcourez la Brousse, l'intérieur de la Grande Terre, vous tomberez certainement sous le charme de la chaîne montagneuse, qui s'étire sur plus de 400 km du nord au sud. Ici, la nature est reine et la notion du temps n'a simplement plus de sens... Alors prenez le vôtre, soyez patient et laissez-vous charmer par la beauté des lieux. Une randonnée à pied, une virée en 4x4, une balade à cheval ou à VTT, sont autant de moments qui font le charme d'un voyage...

Disciplines nationales
<p>Joueuse de cricket.</p>

Joueuse de cricket.

L'engouement des femmes pour le cricket

Assister à un match de cricket, le week-end, dans la vallée du Tir, c'est se plonger dans l'une des institutions du territoire. Il s'agit en effet du sport le plus pratiqué par les femmes kanakes... Après son introduction au XIXe siècle dans le Pacifique par les missionnaires anglo-saxons, les populations locales (hommes et femmes) s'en sont approprié la pratique. Si les règles varient selon les régions de l'île, la logique reste identique. Les différences essentielles ont trait au matériel et à la réglementation du lancer. Un match oppose deux équipes de treize joueurs ou joueuses qui s'organisent autour de deux cibles formées de piquets, distantes de 19 m pour les femmes et de 21 m pour les hommes. Le jeu débute par un duel entre un joueur (femme ou homme) qui lance et un joueur qui bat. Le lanceur (bola) peut éliminer le marqueur en atteignant les piquets avec la balle. Le marqueur cherche à accumuler les points en frappant la balle avec sa batte et en courant d'un piquet à l'autre avant le retour de la balle. Il peut se faire suppléer dans cette tâche par un joueur de son équipe, ou rhama. Si le retour de la balle surprend le rhama entre deux cibles, le joueur qui bat est éliminé. En cas d'envoi réussi, une course s'engage entre les défenseurs qui ramènent la balle et les rhama qui marquent. À Maré, un vieux Mélanésien fabrique les balles de cricket à partir de la sève de banian. C'est au stade Magenta, à Nouméa, que se déroulent les finales territoriales. Ce n'est pas seulement une attraction sportive, avec les joueuses vêtues de leurs robes mission de la même couleur, mais aussi un spectacle dans les tribunes.

Activités à faire sur place
Activités sur terre

Équitation. La Nouvelle-Calédonie est un pays d'éleveurs et, à l'image du Texas et de l'Australie, elle vénère le cheval. Pour s'en convaincre, rendez-vous seulement à un rodéo lors de l'une des foires organisées toute l'année en brousse (Foire de Bourail au mois d'août). La côte Ouest, c'est un peu la seconde patrie du cow-boy (stockman) après le Far West. Des simples balades, avec galop sur la plage pour finir la journée, aux randonnées d'un jour ou plus dans les montagnes (traversée de la chaîne), en passant par les parcours sportifs, chacun trouvera l'étrier à son pied.

Golf. Plusieurs golfs pour les passionnés de la petite balle : l'un à Tina, l'autre à Dumbéa. Mais aussi à Boulouparis, aux paillotes de la Ouenghi.

Randonnées. La randonnée en Nouvelle-Calédonie obéit à quelques règles élémentaires : la plupart des sentiers appartiennent à des clans et la terre coutumière est une terre privée. Alors demandez l'autorisation avant de vous engager ; généralement, elle vous sera accordée.

Inauguré en 2004, le sentier GR® NC1 (Grande Randonnée homologuée par la FFRP) permet quant à lui d'évoluer librement sur des chemins balisés, menant de Prony au barrage de Dumbéa, en traversant le parc de la Rivière Bleue. Le TopoGuide n°988 de la FFRP intitulé À travers la Province Sud de la Nouvelle Calédonie, décrit l'ensemble du parcours ainsi que 21 autres sentiers de promenade en Province Sud. Les monts Koghis, le mont Mou, le parc de la Rivière Bleue offrent de superbes promenades sans grande difficulté mais tous les itinéraires ne sont pas balisés. Le port du téléphone portable pour les balades de plusieurs jours à travers la chaîne est particulièrement recommandé. N'oubliez pas non plus la bible des randonneurs à pied, en kayak, à VTT, à cheval ou en 4x4 : Nouvelle-Calédonie sauvage de Jean-Francis Clair, aux éditions Savannah. Un bouquin bien conçu qui décrit précisément les itinéraires existants et fournit de nombreuses informations pratiques. À ce titre, nous tenons à remercier Jean-Francis pour son aide précieuse et sa contribution au guide du Petit Futé.

N'oubliez pas un pull chaud et un coupe-vent, une bonne paire de baskets et des chaussettes. Les gîtes ne fournissent en général que les nattes ou matelas, accessoirement des couvertures. Vous pouvez emporter un sac de couchage synthétique : inutile de vous encombrer avec de la plume d'oie ! Il faut qu'il soit léger et qu'il sèche vite, en raison de la condensation nocturne.

VTT. On peut se lancer à l'assaut du tour de la Calédonie à VTT. Ce n'est pas toujours passionnant, notamment dans l'ouest, mais c'est faisable. Il existe des nouveaux circuits VTT dans le Sud : les Boucles de Netcha, du côté des Chutes de la Madeleine (www.destination-grand-sud.nc). Les vélos peuvent être transportés dans les bus locaux.

Activités en l'air

La terre vue du ciel a toujours une saveur unique. La Nouvelle-Calédonie n'échappe pas à la règle. C'est déjà magnifique en bas, alors imaginez là-haut... Survol du lagon, des îlots, de la barrière de corail et des différentes baies au départ de l'aérodrome de Magenta à Nouméa. La Grande Terre est également accessible, histoire de voir un peu à quoi ressemble la chaîne centrale. Moyens de transport proposés : survol en hélicoptère, avion de tourisme, hydravion, ULM, parapente, et parachutisme.

Activités sur l'eau

Canoë-kayak. Avec le nombre de cours d'eau existant sur la Grande Terre, les férus de canoë-kayak devraient être comblés. La descente de la rivière Bleue en 3 heures et le passage de nuit dans la Forêt Noyée offrent une échappée sauvage dont vous vous souviendrez longtemps. La descente de la Dumbéa promet une belle balade non loin de Nouméa : vous pagayerez sur 7 km au milieu d'une vallée, pendant un peu moins de 2 heures. De petits rapides permettront aux débutants de s'adonner sans danger aux plaisirs des eaux vives. Pour les balades moins classiques, la Hienghène (côte Est) et le tour des roches de Lindéralique sont fermement recommandés. La baie de Prony dans le Sud mérite également le détour... La découverte de la Côte Oubliée, en compagnie de l'association Terraventure, figure parmi le top 5 des excursions en kayak.

Planche à voile. La Nouvelle-Calédonie compte un champion du monde, Robert Teriitehau, et un vice-champion du monde de vitesse, Laurent Gaüzère. Comme tous les Calédoniens, c'est à l'anse Vata qu'ils ont fait leurs armes. Exposée aux alizés dominants, elle est fréquentée toute l'année par les véliplanchistes. Vous pourrez rejoindre les îlots situés face à Nouméa en planche à voile et dorer tranquillement au soleil.

Surf. La Nouvelle-Calédonie est également une destination appréciée des surfeurs. Bateau et expérience sont néanmoins indispensables dès lors que l'on souhaite surfer sur les vagues de la barrière de corail, située à plusieurs kilomètres de la côte. Attention, certains endroits sont uniquement accessibles aux surfeurs expérimentés. Le récif est parfois recouvert d'un faible niveau d'eau et la planche peut donc se bloquer et entraîner des chutes douloureuses sur le corail (mettez du citron vert sur les plaies). Néanmoins, certains spots interdisent de se rater.

Deux sites sur la côte Ouest attirent les adeptes de la glisse : la passe de Dumbéa et la Fausse Passe. La Roche Percée à Bourail reste également un bon plan avec un départ depuis la plage. L'endroit est ouvert aux novices et aux confirmés. L'embouchure de la rivière a cependant été bloquée par un banc de sable depuis quelques années. Les pros vous diront que les vagues existent mais qu'elles sont moins belles que naguère ! Le problème majeur rencontré pour la pratique du surf, c'est l'éloignement des passes. Bourail constitue l'un des rares endroits en Nouvelle-Calédonie où la barrière est relativement proche du rivage (1 km). Vous pouvez l'atteindre depuis la plage de Poé en 5 minutes de planche. Les vagues de Water World et Twister vous attendent. Le premier site tient son nom de la carcasse du bateau échoué sur la droite de la passe, qui ressemblait à l'embarcation du film interprété par Kevin Costner. Le second vient des trois mini-tornades qui ont un jour traversé la passe jusqu'en son centre mais ont évité les surfeurs au dernier moment.

Plongée sous-marine

La Nouvelle-Calédonie est un site exceptionnel pour la randonnée palmée et la plongée sous-marine. La température de l'eau, qui varie de 21 à 28 °C, contribue à créer des conditions idéales pour le développement des coraux, des coquillages et des poissons. La position de l'archipel dans l'immense espace qui sépare les plaques indo-australienne et pacifique en fait un champ de recherche inépuisable. Près de 2 000 variétés de poissons sont ainsi recensées dans la région. Une fois la barrière de corail franchie, vous explorerez les tombants vertigineux, des grottes et des épaves et croiserez peut-être de gros pélagiques (requins, raies, barracudas). Les connaisseurs n'oublieront pas d'apporter leur matériel. Les curieux, quant à eux, doivent savoir qu'il s'agit bien des plus beaux sites de plongée au monde. Aujourd'hui les centres de plongée sont répartis sur l'ensemble de l'archipel, du nord au sud, et sur les îles. Aucune chance de croiser d'autres plongeurs en immersion ! Alors laissez-vous tenter et glissez-vous dans l'eau... Vous ne le regretterez pas !

C'est la première fois ? Dans ce cas, vous passerez votre baptême : 30 minutes sous l'eau avec un moniteur qui vous tient la main. La faible profondeur (5 m au maximum en général) suffit à rassurer et donne envie de recommencer. Comptez 9 000 CFP pour une première incursion dans le monde sous-marin. On goûte alors au plaisir de respirer sous l'eau, en apesanteur. Très vite la découverte conjointe de la vie sous-marine et de la technique excite la curiosité et pousse à aller plus loin.

Vous en voulez plus ? Dans ce cas, une formation s'impose. Le plaisir de la plongée sous-marine est étroitement lié à la sécurité. L'évolution d'un plongeur passe impérativement par l'intégration progressive de certaines notions techniques. Nous vous conseillons de suivre une formation au sein de l'un des centres de plongée agréés par la Fédération française ou internationale. Les organismes de plongée se livrent malheureusement à une " guéguerre " assez stérile : le diplôme obtenu chez les uns n'est en effet pas forcément valable chez les autres. La Fédération française d'études et de sports sous-marins (FFESSM), la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), l'Association nationale des moniteurs de plongée (ANMP) et le Syndicat national des moniteurs de plongée (SNMP) constituent les organismes de formation français. Ils dispensent des niveaux de plongée (de 1 à 4). Pour plonger en Nouvelle-Calédonie vous devrez être diplômé niveau 1 au minimum. En dépit des accords passés entre organismes, certains clubs de plongée étrangers ne reconnaissent pas toujours les diplômes français. Tantôt décriée, tantôt encensée, la Professional Association of Diving Instructors (PADI) reste la première organisation internationale de plongée. Son diplôme " de base ", l'OpenWater, permet des plongées autonomes en binôme. PADI est reconnu dans le monde entier et sur l'ensemble du territoire calédonien. La National Association of Underwater Instructors (NAUI) est également l'une des plus grandes organisations internationales de plongée. C'est aussi l'une des plus anciennes. Elle présente un cursus complet qui pourra satisfaire les plongeurs les plus exigeants.

Quelle que soit la formation que vous choisissez, les centres de plongée vous demanderont un certificat médical d'aptitude à la plongée délivré par un médecin du sport spécialisé. Les plus prévoyants auront pensé à se procurer ce document avant le départ pour ne pas perdre de temps une fois sur place à trouver un médecin. Les autres demanderont au centre de plongée qu'ils auront choisi les coordonnées d'un spécialiste. Une fois que vous serez muni de ce sésame, les choses sérieuses pourront commencer. Plonger en club nécessite de maîtriser certaines techniques essentielles. L'obtention d'un brevet couronne la première formation. Les clubs de plongée proposent généralement des formations ANMP/SNMP ou PADI étalées sur deux jours ou plus. Elles comprennent une partie théorique et une partie pratique (exécution d'exercices sous l'eau). Comptez généralement 40 000 CFP. Ce premier diplôme vous donnera le droit de plonger jusqu'à environ 20 m.

Les choses sérieuses commencent. Vous avez obtenu votre brevet ? Félicitations, à vous de jouer maintenant ! Les clubs de plongée répartis sur l'ensemble du territoire calédonien vous proposent de découvrir les somptueux fonds sous-marins. L'intérêt des plongées en club est la sécurité : vous êtes encadré par un moniteur diplômé connaissant bien le site et capable de vous montrer ce qu'un oeil non averti ne distinguerait pas forcément. Généralement, les clubs proposent des sorties en mer comprenant deux plongées : une première plongée de 45 à 60 minutes, avec une pause d'au moins une heure sur le bateau pour récupérer, et une seconde plongée, généralement plus facile et moins profonde que la première. Le retour sur terre a lieu en début d'après-midi. Comptez près de 12 000 CFP pour une sortie (location de matériel compris).

Un récif corallien classé au patrimoine mondial de l'Unesco. La barrière de corail calédonienne figure parmi l'un des trois systèmes récifaux les plus vastes du monde. Les lagons et récifs coralliens abritent des écosystèmes intacts peuplés d'une biodiversité marine exceptionnelle et offrent un habitat pour plusieurs espèces marines emblématiques ou en danger, comme les tortues, les baleines ou les dugongs. L'Unesco a donc tenu à souligner la valeur naturelle du lagon calédonien. Il s'agit là d'une première pour un territoire français d'outre-mer : puisque les deux tiers des 24 000 km du lagon calédonien, soit six zones marines définies, ont été inscrits en 2008 à la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Protégé par une barrière de corail longue de 1 600 km, avec une faune et une flore exceptionnelles, riches et souvent endémiques, le plus grand lagon du monde fait de la Nouvelle-Calédonie un des plus beaux sites de plongée de la planète. Notons que les sites protégés contiennent des zones clés, essentielles pour le maintien de la beauté naturelle du lagon et pour la conservation à long terme de sa diversité récifale remarquable : grand lagon Sud, zones côtières Est et Ouest, grand lagon Nord, atolls d'Entrecasteaux et l'atoll d'Ouvéa et Beautems-Beaupré. Ce bien de l'humanité est protégé par la législation sur la pêche et des dispositions de cogestion avec les communautés kanakes ont été établies. Des efforts permanents de protection et de gestion de ce patrimoine naturel sont nécessaires pour maintenir le fragile équilibre des écosystèmes existants.

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