Guide de Nouvelle-Calédonie : Arts et culture

La scène artistique néo-calédonienne est extrêmement riche et diversifiée du fait de l'incroyable mélange culturel qui marque le pays. Les arts traditionnels kanaks côtoient les arts urbains de la capitale d'inspiration plutôt métropolitaine et de la périphérie de type océanienne, comme à Païta. Les spectacles et oeuvres actuelles s'intéressent à la rencontre entre des modes de vie si différents et sont centrés, pour une grande partie, sur la question de l'identité. Pour vous tenir informés de l'actualité artistique calédonienne, consultez le trimestriel Endemix édité par le Pôle d'Export de la Musique et des Arts (Poemart), et le fascicule Sortir, tous deux gratuits et disponibles dans la plupart des établissements culturels ou à l'office de tourisme de Nouméa. Pour creuser un peu plus, lisez le trimestriel Mwa Véé sur la culture kanak (informations sur le site du centre culturel Tjibaou ADCK). Mwa Véé est un bon outil pour comprendre l'essentiel des questionnements auxquels la société kanak peut faire face aujourd'hui. Le trimestriel est en vente au prix de 700 FCFP en librairie et dans la plupart des points presse de Nouméa, de la Grande Terre et des îles Loyauté.

Architecture
<p>Case kanak à Lifou.</p>

Case kanak à Lifou.

Le paysage architectural néo-calédonien est pour le moins original. En ville, surtout dans les quartiers sud, de somptueuses et maintenant rares maisons coloniales côtoient de grands immeubles qui sont les marques du rapide développement de la capitale ces dernières années. Le centre-ville et surtout le Quartier latin qui possède une population mélangée est très actif et porte témoignage de l'architecture des années 1950 et 1960. Dans les quartiers périphériques de Nouméa, comme Rivière Salée, des lotissements ont permis l'accession à la propriété à nombre de personnes de la classe moyenne. Ce sont des villas comme en Australie avec un jardin et l'inévitable bateau hors-bord sur remorque près pour la pêche ou la promenade. Dans des espaces intercalaires de la ville de Nouméa, des squats, se sont développés, ce sont des habitats fragiles surtout occupés par des populations océaniennes, mais ils peuvent y cultiver des arbres et des plantes vivrières voire y élever des porcs et des volailles. Enfin, de nouveaux quartiers comprennent des petits logements collectifs ou jumelés, ce sont les logements sociaux de Ducos, de Kaméré... au nord de Nouméa. En dehors de la ville, on retrouve des cases mélanésiennes traditionnelles (cases avec flèche faîtière et chambranle) mélangées à des habitats en taule ou en bois. À visiter absolument à Nouméa : la belle réussite du centre culturel Tjibaou réalisé par Renzo Piano, véritable prouesse de l'architecture contemporaine mêlée à la culture kanak. Ce projet ambitieux est d'ailleurs le fruit du travail entre Renzo Piano et l'Agence de développement de la culture kanak (ADCK).

Artisanat

Les femmes tressent la feuille de cocotier ou de pandanus pour en faire de jolis paniers ou des nattes, tandis que les hommes sculptent le bois, la pierre à savon et les produits du lagon (corail noir, oursins, coquillages...). La Maison des artisans à Nouville en face du Musée maritime, ou la Maison des femmes du côté de la gare maritime, regroupent plusieurs ateliers. Sinon, vous trouverez sur la côte Est des étals en bord de route proposant de l'artisanat fait sur place.

Que rapporter de son voyage ?

Des manous colorés (morceaux d'étoffe) qui vous serviront à décorer votre intérieur, à acheter dans le quartier chinois de Nouméa. Une sculpture sur bois mélanésienne ou sur pierre à savon (sur la côte Est, pensez à bien la protéger dans la valise), des perles de Tahiti, une fleur de tiaré pour mettre dans les cheveux, du sel aux arômes de Poingam, de la vanille de Lifou, du miel, des claquettes et vêtements aux couleurs de la Nouvelle-Calédonie (chemises, polos, etc.)...

Expressions modernes

Malgré la difficulté du théâtre néo-calédonien à s'exporter, nombreux sont les auteurs qui font vivre la production locale. La vie théâtrale se concentre à Nouméa autour de deux salles. La première, le Théâtre de l'Île, est située à Nouville dans un ancien établissement pénitentiaire magnifiquement rénové et propose une bibliothèque qui se veut un lieu de découverte des oeuvres du Pacifique. La seconde, le Théâtre de Poche, est installée faubourg Blanchot, à proximité du centre-ville. En 2012, la province sud et le Théâtre de l'Île ont créé le festival Écrits d'ici en province sud afin de promouvoir la production locale et permettre aux auteurs néo-calédoniens de présenter leurs oeuvres au public. Les grands noms du théâtre néo-calédonien sont Pierre Gope (Le Cri du désespoir (1997) ou Les dieux sont borgnes (1999)) originaire de Maré, Régis Vandegou, André Djupa ou encore Nicolas Kurtovitch, qui abordent les thèmes de la culture et de l'identité.

La culture à domicile

Créé en 2008, le Chapitô est une structure culturelle mobile réussie. oeuvrant pour la décentralisation des activités culturelles en Nouvelle-Calédonie, il permet aux troupes de chant, danse et théâtre locales comme internationales de se déplacer à travers le pays pour aller à la rencontre d'un public nouveau. Peut-être aurez vous la chance de le croiser lors de votre séjour.

Renseignements sur : lechapito.wixsite.com/lechapito

Cinéma

Les superbes décors naturels de l'île ont attiré de nombreux réalisateurs. Luc Besson a choisi cet aquarium grandeur nature pour tourner Atlantis du côté d'Ouvéa. La série Foudre a été tournée sur la côte Est, alors que l'émission de télé-réalité Koh Lanta a choisi les paysages de l'île des Pins et du Grand Nord.

À Nouméa, un multiplexe de douze salles se situe à Port-Moselle et quelques salles sont également accessibles dans les principales localités de la Grande Terre. Le choix des films reste très proche de ceux de la métropole et les sorties sont récentes.

Des festivals à ne pas manquer. Le festival du film de La Foa (côte Ouest) qui se tient chaque année fin juin/début juillet (www.festivalcinemalafoa.com), le festival Ânûû-rû âboro, " festival des peuples " qui a lieu chaque année en octobre dans plus de dix villages, le festival des Très courts, au Centre culturel (se renseigner sur les dates), festival de courts métrages réalisés en Nouvelle-Calédonie, le Festival International de l'image sous-marine (www.festivalimagesousmarine.nc/) qui a lieu tous les ans aux alentours du 23 mai. Enfin, le festival Coup d'ciné (https://coupdcine.weebly.com/), qui a lieu fin novembre entre Koné, Voh et Pouembout.

Films et téléfilms

Le Bal du Gouverneur, film réalisé par Marie-France Pisier a été présenté en 1990. Il fait suite au roman du même nom, publié en 1984, où la réalisatrice relate sa jeunesse en 1957 à Nouméa. Le Mercenaire a été réalisé en 2016 par Sacha Wolff. Très original, il montre un jeune wallisien, Soane, qui part en métropole dans une école de rugby. Cette difficile expérience loin des siens et de ses racines sera sublimée par l'amour du sport. L'Ordre et la Morale, ce film a fait polémique. Le film de Mathieu Kassowitz, datant de 2011, relate les événements sanglants qui se déroulèrent en Nouvelle-Calédonie, entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988. Le réalisateur s'est rendu à maintes reprises à Ouvéa, mais a connu des difficultés pour mener à bien son projet. À sa sortie, le film n'a d'ailleurs pas été projeté au Ciné City, le seul multiplexe de Nouvelle-Calédonie, en raison, au regard d'une grande partie de la population, du parti pris de l'auteur. Louise Michel, un téléfilm produit en 2008 a été diffusé en 2010 par France 3. Il a été réalisé par Solveig Anspach. Il présente les sept années de détention de Louise Michel en Nouvelle-Calédonie à la suite de sa participation à la commune.

Danse
<p>Jeune danseur en costume traditionnel.</p>

Jeune danseur en costume traditionnel.

La danse traditionnelle occupe une place essentielle dans le monde océanien, kanak et wallisien ainsi que dans chaque entité culturelle comme les Indonésiens ou les Vietnamiens. Pour le monde mélanésien, elle est présente pour chaque fête ou changement dans la structure sociale (naissance d'un enfant de famille prestigieuse, mariage, mort, fin d'une période de deuil, installation d'un nouveau chef...). Si vous avez la chance de participer à une journée découverte en tribu ou à l'une des nombreuses fêtes du territoire, vous aurez l'occasion d'admirer des danses traditionnelles (le pilou est la danse traditionnelle kanak). Des troupes basées à Nouméa se sont exportées à l'international, comme Origin et son spectacle La Baie des dames présenté au festival d'Avignon en 2012. Des troupes comme Posuë et Nyian intègrent des danseurs aux origines multiples et abordent les thèmes de l'identité et de la diversité culturelle. Le groupe Wé Cé Ca reçoit les touristes et se présente comme une troupe très professionnelle. Les danses modernes trouvent aussi à s'exprimer. Le centre culturel Tjibaou a mis en place un festival de danse annuel, le Waan Danse, qui présente des troupes locales comme internationales, de la danse traditionnelle au ballet en passant par le jazz et le hip-hop.

Littérature

La tradition orale kanake, dont les récits ont été peu transcrits, explique certainement le faible nombre d'auteurs mélanésiens. On peut les retrouver dans la Maison du livre (www.maisondulivre.nc) installée dans la Maison Célières, au Faubourg Blanchot de Nouméa. Francis Carco (1886-1958), auteur de Jésus-la-Canaille, est né et a vécu une partie de son enfance à Nouméa.

Georges Baudoux (1870-1940). Premier écrivain calédonien. Ses nouvelles ont été compilées et éditées après sa mort, deux tomes pour Les Blancs Sont Venus. Ces textes furent publiés par la Société d'études historiques de la Nouvelle-Calédonie à partir de 1972.

Jean Mariotti (1901-1975) est élevé par un père corse et une mère italienne. Il franchira les frontières de l'archipel et s'installera à Paris. Trop à l'étroit sur le territoire, il souhaitait élargir ses horizons. Son oeuvre est une synthèse intéressante entre l'univers européen et le monde kanak. C'est à lui que l'on doit notamment Les Contes de Poindi, en 1939 et À bord de l'Incertaine édité en 1942, inspiré de son enfance à Farino.

Déwé Gorodey, née en 1949 et originaire de la tribu de l'Embouchure à Ponérihouen (côte Est), domine le paysage littéraire kanak. Militante indépendantiste de la première heure, Déwé Gorodey est à ce jour la seule personne à avoir fait partie de tous les gouvernements néo-calédoniens depuis la création de cette institution en 1999. Elle participera notamment à la création du Palika (Parti de libération kanak) en 1976. Auteur de poèmes, de nouvelles et de contes, elle a publié plusieurs ouvrages centrés sur l'histoire coloniale et l'identité kanake : Sous les cendres des conques (1985), Utê Mûrûnû, Petite fleur de cocotier (1994) ou encore Le Vol de la parole (2003).

Pierre Gope est une autre figure littéraire de l'archipel. Né en 1966, cet autodidacte, ancien ouvrier en bâtiment et passionné par le théâtre, travaille notamment avec le metteur en scène Peter Brook à Rennes. Au début des années 1990, il fonde la seule compagnie kanake du territoire. Il est originaire de Pénélo sur l'île de Maré, pourtant ses récits dévoilent sans concession les maux de la société mélanésienne. En 1999, il coécrit avec Nicolas Kurtovitch, autre écrivain néo-calédonien, Les Dieux sont borgnes. Il est également l'auteur du Dernier Crépuscule, paru en 2001 et de Passe, j'ai le temps (2005).

Nicolas Kurtovitch, né à Nouméa en 1955, est une des références littéraires sur le Caillou. Poète et membre de l'Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, Kurtovitch milite pour la reconnaissance d'un courant littéraire néo-calédonien. Favorable à l'indépendance du territoire, il donne à ses oeuvres un caractère politiquement engagé : Avec le masque (1994), Dire le vrai (coécrit avec Déwé Gorodey en 1999), ou encore Ode aux pauvres (2002).

Bernard Berger. Sa collection de BD La Brousse en folie dépeint et écorche avec humour et franchise les stéréotypes d'une société néo-calédonienne, où le non-dit tient parfois lieu de politique (www.brousse-en-folie.com).

Michel Chevrier. Né en 1937. Poète, auteur de trois recueils (Chroniques du Temps à Raïatea, Contre-expertise du Vide et Dead can dance).

Jean-Marie Creugnet. Il est né à Nouméa en 1940. Auteur de 17 recueils sur la vie quotidienne en Nouvelle-Calédonie sur plusieurs décennies. En 2015, il se voit décerner le prix Arembo pour l'ensemble de son travail. Ce prix littéraire a pour but de récompenser un auteur qui réside en Nouvelle-Calédonie, écrit en français et sert donc au développement culturel du territoire tout en étant le témoin de son époque.

Frédéric Ohlen (1959, Nouméa), est un écrivain actif, poète et romancier, auteur de plusieurs ouvrages Brûlures (2000), Premier sang (2001), Quintet (2014), Les Mains d'Isis (2014).

Médias locaux

La Nouvelle-Calédonie est l'un des territoires qui compte le plus de journaux distribués par habitant tant la presse de proximité est développée. Vous retrouverez des filiales des grands médias de métropole, principalement à la télévision, qui diffuse les mêmes programmes, avec une journée de retard pour s'adapter au décalage horaire.

Musique

La Nouvelle-Calédonie s'illustre par un rythme qui lui est propre : le " kaneka ". Terme issu de la contraction de " Kadence née du Kanak ", il mélange rythmes traditionnels kanaks et le reggae. Sur des sons entraînants, les paroles abordent souvent les questions de l'identité et de la rencontre entre modernité et tradition. Moïse Wadra ou Gilbert Téin sont reconnus comme les artistes fondateurs du kaneka, mais il existe désormais un nombre important d'artistes kaneka : Edou, Gulaan candidat à ce Voice, Celenod, Mexen, Atmanox, Gurejele, Boagan...

La scène calédonienne est également influencée par les rythmes tahitiens et wallisiens du fait de l'importance de ces communautés sur ce territoire. L'abondance des festivals et concerts en Nouvelle-Calédonie reflète l'importance de la musique dans la culture kanak. Depuis quelques temps, le Slam a fait son entrée sur la scène calédonienne. Le groupe MetisSlâm en est un bel exemple.

Chaque année en décembre, le concours Les Flèches de la Musique récompense les meilleurs groupes locaux. Parmi les artistes récompensés en 2018 : Tim Sameke, Edou, Onetox, Gayulaz. Hyarison. Le prix d'honneur revenant à Dewe Gorodey, Ministre de la culture et de la condition féminine.

Autour de la place des Cocotiers de Nouméa, vous trouverez deux grands disquaires qui proposent des CD et DVD consacrés à la musique traditionnelle et contemporaine.

Gypsy Jazz Festival à Nouméa en août.

Summer Jazz Festival, festival itinérant en octobre.

Le concours 9 semaines et 1 jour élit chaque année un chanteur ou groupe qui participera aux Francofolies de La Rochelle pour représenter la Nouvelle-Calédonie.

Peinture et arts graphiques

Vous aimez Botero et ses rondeurs ? Vous allez découvrir Michon, personnage haut en couleur, et ses femmes sensuelles aux poses innocentes. Vous avez rêvé des femmes de Corto Maltese ? Vous les retrouverez ici, croquées sur le vif, avec les mêmes expressions de femmes des îles. Né en 1926 en pays Goëlo en Bretagne, Michon, gamin, se nourrit de récits de voyages. Arrivé en Nouvelle-Calédonie à 21 ans avec 19 centimes en poche, il travaille pour se payer son aller vers Tahiti. Là-bas, il se découvre dessinateur de la vie des îles et surtout des femmes. Il se marie et devient fonctionnaire de l'État, ce qui l'envoie au Cameroun, à Madagascar, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et enfin à Wallis. Depuis, remarié à Sutita, il peint et signe de son nouveau prénom, Soane, l'équivalent de Jean en langue wallisienne. Ses croquis rappellent également la Bretagne et évoquent son passage en Afrique.

Parmi les enfants du pays qui sont à la mode aujourd'hui, on trouve Caroline Degroiselle, Nicolas Molé et Alan Nogues qui réalisent des clips, courts-métrages et spectacles en mélangeant culture et techniques visuelles.

Galeries et expositions : lepetitjournal.com/nouvelle-caledonie/a-voir-a-faire/de-degroiselle-michon

La Galerie Arte Bello est située au 30, rue Auguste-Brun à Nouméa (✆ +687 25 31 00). En 2019, avec les expositions suivantes : Caroline Degroiselle : Yasur A Coeur Ouvert, http://www.caroline-degroiselle.com/

Anne-Gaëlle Cabanas : Rebirth... www.facebook.com/Agcabanas/

La Galerie Lec Lec Tic est située sur l'anse Vata, complexe de La Promenade (✆ +687 82 56 01). Exposition : Salon du petit format. Clarisse Fontaine : Bleus d'Ici, Soirs, www.facebook.com/people/Clarisse-Fontaine.

La DZ Galerie est située Faubourg Blanchot, 27 boulevard Extérieur (✆ +687 24 13 85 ; www.dz-galerie.com). Expositions 2019 : Arts du Pacifique (permanente), Anne-Gaëlle Cabanas : Deviens qui tu es.

Sculpture
<p>Totem en bois de la baie Saint-Maurice.</p>

Totem en bois de la baie Saint-Maurice.

Vous remarquerez que sur tout le territoire, les établissements publics et privés sont décorés de sculptures, qu'elles soient en bois de gaïac ou de santal, ou en pierre à savon. Les ronds-points des villes du Grand-Nouméa présentent aussi souvent des belles oeuvres fréquemment en métal. Ce sont souvent des oeuvres monumentales de la sculptrice Aka, prématurément décédée en mai 2019, et que l'on retrouve également dans le mall de Dumbéa (centre commercial). La sculpture fait partie de l'art traditionnel mélanésien, on la retrouve à travers les flèches faîtières et les chambranles qui ornent les cases. Elle est essentiellement réservée aux hommes. Marjorie Tiaou, de Tribal Cut (Ouvéa) est aujourd'hui la seule femme kanake à sculpter.

À Pouébo, Ponérihouen et sur les îles Loyauté, des sculpteurs ouvrent leurs ateliers aux visiteurs.

Traditions
<p>Danseur de We Ce Ca portant un collier totem.</p>

Danseur de We Ce Ca portant un collier totem.

La vie quotidienne mélanésienne est encore régie par la coutume. Une tradition que vous devrez respecter si vous allez en tribu (reportez-vous au chapitre " Mode de vie/Moeurs et faits de société ").

Adresses Futées de Nouvelle-Calédonie

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