Guide de Chine : Festivités

Dans la société traditionnelle agricole chinoise, les fêtes servaient à marquer le temps. Les caractères communs à toutes les fêtes chinoises sont l'expression d'un désir d'écarter le malheur, d'éprouver l'unité entre l'homme et le ciel, et le désir de réunions familiales. Les Chinois sont très attachés à leurs fêtes traditionnelles, et si vous vous trouvez dans une localité au moment où une fête est célébrée, c'est très volontiers qu'ils vous feront partager leur joie, en vous conviant à un spectacle ou en vous offrant un présent, aussi modeste soit-il. En dehors des fêtes officielles célébrées dans tout le pays, plusieurs régions et minorités ethniques ont leurs festivités propres, dont l'éclat dépasse parfois celui des fêtes nationales. Dans la société traditionnelle agricole chinoise, les fêtes servaient à marquer le temps. Les caractères communs à toutes les fêtes chinoises sont l'expression d'un désir d'écarter le malheur, d'éprouver l'unité entre l'homme et le ciel, et le désir de réunion familiale. En Chine, trois fêtes sont incontournables : la fête du Printemps (le Nouvel An chinois), la fête des Lanternes et la fête de la Mi-Automne, appelée aussi fête de la Lune. Les fêtes chinoises sont susceptibles de décalage d'une année sur l'autre, puisqu'elles relèvent du calendrier lunaire. Le calendrier traditionnel chinois, dont les origines remontent aussi loin que la dynastie Xia (2 000 ans av. J.-C.), sert encore aujourd'hui à déterminer les dates de ces fêtes. La République populaire de Chine, à son instauration en 1949, décide d'adopter le système " calendrier solaire ", plus répandu dans le monde.

Jours fériés en République populaire de Chine

1er janvier. Le Nouvel An est un jour férié dans tout le pays.

Nouvel an chinois. Entre janvier et février (calendrier lunaire), une semaine de vacances est octroyée pour les fêtes du Nouvel An chinois (consultez le calendrier en préparant votre voyage).

4 avril. La Fête des morts est un jour férié dans tout le pays.

1er mai. Pour célébrer la Fête internationale du travail (1889), le gouvernement a donné trois jours de congés à tous les travailleurs.

Entre mai et juin, à l'occasion de la fête des bateaux dragons, un jour férié est octroyé à chacun.

1er juin. Fête internationale des enfants (un jour de repos pour les enfants).

1er octobre. Anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine (1949). Une semaine de vacances est désormais accordée dans tout le pays à l'occasion de cette célébration.

Janvier
Février
Le Nouvel An chinois

Le calendrier grégorien a été officiellement adopté à la fondation de la république de Chine en 1912. Le terme de " fête du Printemps " (qui correspond d'ailleurs à la traduction littérale du nom chinois) fut couramment employé afin de le distinguer du Nouvel An occidental. Le jour de l'an chinois se situe, d'après notre calendrier, entre le 21 janvier et le 19 février. A l'origine, c'était l'occasion de faire des offrandes pour les bonnes récoltes. Aujourd'hui, on se réunit en famille et l'on rend visite à ses amis, c'est l'occasion de préparer de véritables banquets où se mêlent les bruits et les pétards. Les grandes personnes donnent aux enfants " l'argent de chance " dans de petites enveloppes rouges. Les ancêtres sont honorés avec d'abondantes offrandes de nourriture. L'âtre, ou le fourneau de cuisine, était considéré comme le centre de la maison, et le " dieu du Foyer " était important. Chaque année, on brûlait son image noircie par la suie, pour qu'il puisse monter au ciel faire son rapport sur les gens de la maison. On enduisait parfois ses lèvres de miel pour qu'il ne dise que des mots doux sur la famille, ou on lui donnait des sucreries très poisseuses pour lui coller la bouche. Comme pour le " dieu du Foyer ", on changeait les posters des " dieux de la Porte " chaque année au Nouvel An. Les " dieux de la Porte " avaient la tâche importante d'empêcher les mauvais esprits de pénétrer dans la maison. Il était d'usage de coller sur la porte, à l'extérieur, une paire d'images représentant de féroces guerriers au visage terrifiant pour effrayer et repousser les démons. Cette fête donne lieu aux célébrations les plus fastueuses : danse du lion dans les rues, banquets familiaux, chapelets de pétards pour faire fuir les mauvais génies (aujourd'hui réglementés en ville). Peintures sur les portes, sentences de bonne année, images d'enfants, représentations de scènes populaires, tableaux de passages célèbres des opéras traditionnels ou de romans, talismans, papiers découpés de toutes sortes, la tradition des illustrations du Nouvel An est ancienne et variée, répandue dans toute la Chine de Pékin à Canton ! D'après les documents les plus anciens, les dieux des Portes sont les images populaires du Nouvel An qui apparurent le plus tôt. En effet, les Chinois de l'Antiquité attribuaient une puissance particulière aux parties les plus importantes de la maison, comme la cuisine - où réside le feu -, ou les portes - qui protègent. Ils en vinrent progressivement à penser que des divinités " protectrices " résidaient dans certaines salles de l'habitat comme la cuisine, la chambre, le cellier et les portes. Parmi toutes les divinités du folklore antique, les portes furent confiées à Shentu et Yulü, deux frères qui vivaient, d'après la légende, au mont Dushuo, près d'un pêcher d'où ils pouvaient voir les mauvais esprits : ils attrapaient les démons, les attachaient à l'aide d'une corde de feuilles de roseau du marais et les jetaient en pâture aux tigres. Toujours est-il qu'au moment des fêtes du Nouvel An, dès la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.), on célébra des rituels à leur intention, en les représentant sur les portes, au début de façon symbolique, en accrochant des statuettes de bois de pêcher, une corde de roseau ou une effigie de tigre sur la porte, puis en les représentant physiquement sur des peintures, devenant ainsi de véritables " dieux des Portes ". Durant les Six Dynasties (220-589), de nouvelles représentations apparurent, parmi lesquelles d'autres animaux - comme le coq, vraisemblablement à cause de l'utilisation divinatoire de ses plumes. Sous les Tang (618-907), les thèmes des images du Nouvel An devinrent extrêmement variés : généraux et fonctionnaires célèbres, chauve-souris (homophone de " bonheur ") ou cerf (homophone de " richesse "). Le développement du bouddhisme a favorisé l'enrichissement de l'iconographie chinoise, par l'apport de thèmes de la tradition indienne (bouddha et bodhisattva), et par la popularisation des procédés d'impression des sûtras et des images pieuses sur plaques de bois, la xylographie, appliquée progressivement à un usage plus large. Durant les Song du Nord (960-1127), les progrès de l'imprimerie favorisent le développement de cette tradition et l'enrichissement des thèmes : Zhonggui - le pourfendeur de démons -, les dieux des Murs et des Fossés, les enfants symbolisant la fécondité, ainsi que de nombreux personnages du riche imaginaire des panthéons des dieux et des légendes. Certains peintres fameux de la cour comme Su Hancheng et Li Song (1166-1243) créèrent même des motifs célèbres tels les tableaux Les Enfants qui jouent, Le Marchand ambulant ou Les Cinq porte-bonheur. Le déplacement de la capitale à Hangzhou sous les Song du Sud (1127-1279) favorisa l'introduction de thèmes provenant de contes locaux, mais aussi l'éclosion de nouveaux centres régionaux. Durant la dynastie des Ming (1368-1644), le développement de l'industrie de l'imprimerie, notamment pour la diffusion des romans, permit d'affiner la technique de gravure, de diversifier les procédés d'impression sur papier ou sur soie, et d'enrichir le registre des motifs peints : divinités et immortels ; histoires provenant de contes, du répertoire théâtral et des romans ; thèmes des fêtes populaires, des coutumes ou des événements de la vie. A la fin de la dynastie des Ming, le raffinement du procédé d'impression à plusieurs couleurs permit à cet art d'atteindre sa pleine maturité. Cet essor se poursuivit sous les Qing (1644-1911), avec quelques variantes apportées par la culture ou les coutumes propres des Mandchous. Les centres les plus réputés de cet art sont Pékin et Tianjin, célèbres pour les peintures de grand format de dieux ou de chevaux, le Shaanxi pour ses fameux dieux des Portes, le Shandong aux thèmes variés, y compris des scènes de théâtre, le Jiangsu (tout thème et notamment les peintures porte-bonheur aux couleurs vives de Taohuawu à Suzhou), le Fujian pour ses talismans et ses représentations de Bouddha, le Guangdong et ses peintures de divinités, le Sichuan (coutumes populaires) et le Hunan (peintures porte-bonheur et dieux des Portes). On achète ces images pour orner sa maison, mais elles peuvent aussi s'offrir et constituent une bonne idée de cadeau pour les fêtes.

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