Guide d'Ouganda : Arts et culture

Expressions modernes

Mode et stylisme. La mode est un mode d'expression très en vogue en Ouganda et les jeunes stylistes sont de plus en plus nombreux à ouvrir leur atelier. Tous les ans au mois d'octobre ou de novembre, Kampala tient même sa Fashion week ! Les modèles créés s'inspirent le plus souvent des costumes traditionnels (gomesi, tunique) ou font la part belle aux imprimés ethniques. Les stylistes les plus connus sont Santo Anzo et sa maison Arapapa, Sylvia Owori, Natasha Kainembabazi, la fille aînée du président Museveni, Madoi Kasumba Latif et ses modèles d'inspiration hip-hop. Mais les deux stars montantes du stylisme ougandais sont Samson Ssenkaaba, dit Xenson, qui associe couture et performances scéniques pour la présentation de ses collections. Ses modèles reprenant des uniformes de soldats ou des tenues ethniques et guerrières confectionnées avec des tissus d'écorce lui ont même valu un " prix spécial " lors du Festival de la mode africaine (Fima) en 2005. Et la jeune Gloria Wavamuno qui mélange d'une manière originale le tissu africain à la mode européenne. Ses collections ont été saluées par la presse spécialisée lors de la Fashion Week de Londres en 2011. Cette principale initiatrice du Kampala Fashion est devenue ces dernières années une des stylistes les plus en vue du continent.

Peinture et sculpture. Le sculpteur John Odoch Ameny, né à Lira en 1948, est sans doute l'un des artistes ougandais les plus connus à l'étranger. Ses oeuvres, inspirées par les tribus nilotiques du nord du pays, sont fabriquées à partir de matériaux de récupération et de pièces de métal (boulons, chaînes de bicyclettes...). Feu Geoffrey Mukasa (1954-2009), dont les peintures ornent les cimaises des musées et les collections privées européennes, américaines et africaines, Maria Naita, Phillip Wacha ou Ibrahim Kitimbo comptent parmi les artistes contemporains ougandais jouissant de la plus grande notoriété auprès des galeristes et marchands d'art.

Les tissus d’écorce, un patrimoine mondial

La fabrication de tissus d'écorce (ou barkcloth) est un artisanat très ancien des Baganda. L'écorce intérieure du Ficus natalensis est récoltée pendant la saison des pluies, puis longuement et vigoureusement battue jusqu'à obtention d'une texture souple et fine. Jusqu'à l'arrivée des tissus en coton, apportés par les marchands arabes au XIXe siècle, chaque village ou presque possédait son atelier de fabrication. Les barkcloths étaient utilisés pour confectionner les habits traditionnels, portés à la manière d'une toge avec une large ceinture autour de la taille pour les femmes. De couleur ocre pour le peuple, il était teint en blanc ou en noir pour les rois et les chefs. Cette technique préhistorique, antérieure à l'invention du tissage, a été classée en 2005 par l'Unesco au titre de patrimoine culturel immatériel. Le tissu d'écorce reste pour la communauté baganda un symbole distinctif de ses traditions sociales et culturelles. Depuis quelques années, sa fabrication est fortement encouragée et valorisée dans le royaume. Quelques stylistes le mettent à l'honneur et il est encore utilisé pour les vêtements de cérémonie. Les barkcloths traditionnels sont fabriqués dans les districts de Mpigi, Masaka et Rakai.

Médias locaux

En 2017, on dénombrait plus de 200 stations de radio et une vingtaine de chaînes TV (qui émettent en anglais comme en langues locales) tandis que la population était équipée de quelque 2,6 millions de postes radio et de 1,8 million de postes de télévision. Radio Uganda, à travers l'Uganda Broadcasting Corporation (UBC), reste le canal d'information le plus populaire. Les journaux de presse écrite sont lus par la population urbaine. On trouve deux quotidiens en anglais : le New Vision (journal pro-gouvernemental) et le Daily Monitor (qui appartient au groupe kenyan Nation Media Group), tandis que le Bukedde est le grand quotidien en luganda. Pour les magazines, l'East African Business Week est un hebdo de référence qui couvre l'actualité économique et financière de l'Afrique de l'Est, African Woman est un mensuel féminin de bonne facture et, enfin, The Eye et Expats in Uganda sont deux bimestriels gratuits s'apparentant à des annuaires condensant pléthore d'adresses pratiques pour le touriste de passage ou l'expatrié au long cours.

Musique

Traditionnellement, la musique et la danse accompagnent la vie sociale des villages et de leurs habitants. Chaque ethnie dispose d'un répertoire propre. Il ne s'agit pas que d'une distraction mais d'une forme de communication qui maintient la cohérence culturelle et sociale du groupe : rites monarchiques, cathartiques, initiatiques et de passage ; chants pastoraux ; exaltation du courage et de l'amour... Chacun y trouve un moyen d'exprimer son pouvoir, sa force, sa spiritualité, son charme et sa virtuosité. La danse est par ailleurs un art très vivant en Ouganda, probablement celui qui draine le plus de troupes et de foules.

L'Ouganda est riche d'une grande variété d'instruments traditionnels : l'ennanga (harpe arquée à huit cordes s'apparentant davantage à une cithare), l'engalabi (tambour cylindrique en bois pourvu d'une membrane en peau d'animal), l'ensasi (instrument idiophone constitué d'une gourde de calebasse dans laquelle sont introduites des graines dures), l'enkwanzi (flûte de Pan en bambou), l'entongoli (sorte de lyre munie d'une caisse de résonance en peau de lézard), l'endingidi (violon à une corde dont la caisse de résonance est faite de bois ou de corne de bovidé), la sanza (connue comme " piano à pouces ", elle se compose d'un résonateur et de lamelles métalliques qu'on fait vibrer avec les pouces), le mbaire (xylophone mesurant près de 4 m de long et joué par 6 musiciens). Le hochet est fréquemment utilisé, notamment par les Acholi.

De plus en plus de musiciens utilisent ces instruments typiques en association avec des instruments occidentaux. Parmi les troupes et groupes traditionnels, l'ensemble Watmon Amone, composé de danseurs et de musiciens, est certainement le plus connu. Ses chants, à la fois cri de douleur et d'espoir, ont maintenu vivante la richesse culturelle des Acholi et incarnent la mémoire de ce peuple pris en otage durant 20 ans par la LRA. Les chants polyphoniques batwa constituent également le témoignage d'une culture traditionnelle menacée.

Si les artistes ougandais les plus connus en Europe, Geoffrey Oryema (décédé en juin 2018) et Martin Juicely, appartiennent à l'univers de la world music, les jeunes Ougandais apprécient davantage le reggae et le ragga. Parmi les représentants nationaux les plus fameux, jeunes et moins jeunes, citons Bebe Cool, Jose Chameleone, Bobi Wine (devenu député en 2017, ce chanteur populaire fréquente désormais plus la scène politique que la scène musicale), Ragga Dee, Madoxx Sematimba, Eddy Kenzo et Rema Namakula. Blu 3, un girls band ayant remporté un télé-crochet, a connu un certain succès dans le pays entre 2004 et 2010 avant que les chanteuses le composant ne décident de poursuivre chacune une carrière solo. A noter, enfin, que le soukouss jouit d'une grande popularité dans les bars et les boîtes de nuit.

L’université de Makerere, un réservoir de talents

Créé en 1922 comme simple école technique, l'établissement grandit d'année en année et devient à partir de 1963 l'université de l'Afrique de l'Est dont les cours proposent de mener les étudiants africains aux diplômes généralistes de l'université de Londres. Après les indépendances, l'université de l'Afrique de l'Est se divise en trois entités indépendantes : celle de Nairobi, celle de Dar es Salaam et celle de Makerere, à Kampala, qui reste la plus prestigieuse et forme dès lors l'élite intellectuelle et artistique du pays et du continent. On ne compte plus les leaders politiques (dont Milton Obote, Julius Nyerere, Joseph Kabila, Mwai Kibaki), écrivains, magistrats, peintres, diplomates ou chefs d'entreprises qui se sont formés sur ses bancs. Après une période de déclin durant la dictature d'Amin Dada, alors que les artistes et intellectuels étaient pour la plupart emprisonnés ou contraints à l'exil, l'université de Makerere a aujourd'hui retrouvé sa superbe avec une refonte totale de ses infrastructures et un enseignement de la meilleure qualité qui soit. C'est aussi un pôle de recherche important. Répartis entre ses 22 facultés, instituts et écoles, plus de 35 000 étudiants y sont aujourd'hui inscrits, dont environ 2 000 étrangers en provenance d'une dizaine de pays différents.

Que ramener de son voyage ?

On trouve de l'artisanat de qualité à Kampala, masques, sculptures d'animaux, cuillères en bois, mais généralement ces produits sont importés du Kenya ou de Tanzanie. Pour acheter local, privilégiez la vannerie, les tissus colorés ou encore la vanille vierge, l'Ouganda en est l'un des principaux exportateurs. Les paniers traditionnels (ekiibo) sont une véritable spécialité ougandaise. Fabriqués avec des fibres naturelles (raphia, paille de millet, bananier, papyrus...) ils servent de récipients dans la vie quotidienne mais aussi lors de cérémonies (mariages, rites d'initiation) en guise de présents.

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