Guide de Tanzanie : Les personnalités célèbres : Tanzanie

John Stephen Akhwari (né en 1938). Il a écrit l'une des plus belles pages de l'olympisme, lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968, quand il franchit la ligne d'arrivée du marathon une heure après le vainqueur, en dernière position. Il avouera plus tard ne pas avoir abandonné car son pays ne l'avait pas envoyé à Mexico pour débuter la course, mais pour la finir. A son retour, il sera élevé au rang d'héros national. Aujourd'hui encore, le Comité international olympique (CIO) se sert de John Akhwari pour vanter l'esprit de l'olympisme. Il est toujours sur la scène qui l'a fait connaître puisqu'il fut invité aux JO de Sydney en 2000, en Australie, et fut porteur de la flamme olympique lors de son passage en Tanzanie en avril 2008.

Filbert Bayi (né en 1953). C'est le plus grand sportif tanzanien depuis l'indépendance de 1961. Originaire d'Arusha, il éclate au grand jour en 1974 en Nouvelle-Zélande en s'imposant aux Jeux du Commonwealth sur 1 500 m, record du monde à la clé. Malheureusement pour lui, le boycott des Jeux de 1976 par son pays ne lui permet pas d'enrichir son palmarès. Il devra attendre 1980 pour glaner l'argent sur 3 000 m steeple à Moscou. Président du Comité national olympique tanzanien, il est resté très influent dans son pays.

Freddie Mercury (1946-1991). De son vrai nom Farouk Bulsara, il fut le chanteur du mythique groupe Queen. Né à Zanzibar le 5 septembre 1946, ses parents avaient émigré d'Inde pour travailler pour le gouvernement britannique. Zanzibar était en effet sous contrôle anglais à l'époque. Freddie a grandi dans la maison familiale qui est aujourd'hui celle du Zanzibar Gallery Shop, sur Kenyatta Road. A 7 ans, ses parents l'envoient étudier en Inde. Il fait des allers-retours entre l'île et le continent. Quelques années avant la révolution de 1964, ses parents partent vivre en Grande-Bretagne. Freddie Mercury y découvre la musique. C'est le début de sa grande carrière internationale, en tant que chanteur du groupe de rock Queen. En 1991, à 45 ans, il meurt, victime du virus du Sida. Aujourd'hui, ses fans viennent du monde entier jusqu'à Zanzibar fouler les pas de leur idole, que Zanzibar qualifie comme " son fils le plus connu ".

Sokoine (1938-1984). Le premier et unique Premier ministre d'origine maasaï du pays, fut tué dans un mystérieux accident de la route. Aujourd'hui, de nombreuses avenues portent son nom un peu partout en Tanzanie.

Julius Nyerere (1922-1999). Il est appelé le " Mwalimu " par les Tanzaniens, autrement dit le professeur. Après des études en Grande-Bretagne, il rejoint son pays où il aide à l'indépendance du Tanganyika acquise en 1961. Fondateur du premier parti politique du Tanganyika, il est un temps Premier ministre avant de prendre la tête du pays l'année suivante. Avec l'union de Zanzibar en 1964, Nyerere devient officiellement le président de la Tanzanie. Un siège qu'il gardera jusqu'au milieu des années 1980. Nyerere est aussi reconnu comme une grande figure du panafricanisme, mouvement de pensée prônant une union continentale africaine. En Tanzanie, si le développement économique tarde, on lui reconnaît surtout le mérite d'avoir instauré un climat de paix avec l'élimination du tribalisme et une langue commune, le kiswahili, parlée par tous, même par les tribus ancestrales. A la fin de sa vie, il passait son temps à traduire des ouvrages anglais en kiswahili. Aujourd'hui, les Tanzaniens gardent beaucoup d'affection pour leur Mwalimu.

Bi Kidude (1910-2013). Elle a marqué les esprits par sa longévité (elle était vraisemblablement centenaire à sa mort) et son talent de musicienne. Elle a incarné mieux que quiconque le taarab pendant plus de 80 ans, notamment en raison des sonorités de sa voix si particulière. Native de Zanzibar, elle n'a quitté l'archipel que le temps de ses concerts. En 2005, elle a reçu un trophée d'honneur au festival Womex, qui réunit l'ensemble des professionnels des musiques du monde.

Edward Saidi Tinga Tinga (1937-1972). Il fut le chef de file d'un courant artistique de peinture, actif à Dar-es-Salaam, et qui commence à exposer et à très bien vendre en Occident et au Japon. Né dans un village makonde près de la frontière avec le Mozambique, Tinga Tinga étudia brièvement à l'école de missionnaires et travailla dans une plantation de sisal jusqu'à l'âge de 18 ans. Il s'engagea ensuite comme domestique chez un fonctionnaire britannique de Dar-es-Salaam. Il perdit son emploi lors de l'indépendance, en 1961, et se mit alors à peindre, jusqu'à sa mort prématurée en 1972, soit à seulement 35 ans.

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